Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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<< Pandémie de connerie... | La guerre, ça pourrait la rendre amoureuse | ici la vie est un vice de procédure... >>
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C'est à chaque fois la même chose... Perdre, c'est quelque chose d'assez doux qui fait pleurer, qui fait boire, qui fait des diarrhées, qui fait vomir sur ses pompes et rater le dernier RER... Perdre, c'est l'instant où l'on s'aperçoit qu'on a perdu...
Une fille comme Lila avait trainé ses tongues sur les collines rocailleuses où se tenaient les festivals débilitants... Elle secouait ses cheveux ondulées blonds comme dans les années 70, elle rêvait de se faire prendre sur une Coccinelle, sucer Michael dans l'herbe grasse juste à côté de la piscine à l'eau boueuse... ça sentait le barbecue, les saucises grillées, les sardines et la sueur de la foule...
Lila luisait quand elle transpirait sous le soleil et offrait sa bouche un peu salope à tous les mecs et les meufs défoncés qui s'agitaient en attendant la rentrée universitaire... Elle tirait sur des joints, pompait des bites, aspirait des chattes, elle riait et disait qu'elle s'en foutait de la politique, du monde, que la guerre, ça pourrait la rendre amoureuse, qu'en attendant, la paix, ça la transformait en défoncée, en heureuse, loin de cette crevure de père, la raclûre de mère, ce frère qui lui lâchait des pets dans la gueule et la regardait étrange quand elle prenait sa douche.
Lila avait conscience qu'elle était d'une génération de réac', des petits merdeux qui mimaient l'extrême libération des 70s' en Occident, les dents de la machoîre du monde qui broyait l'espoir... Des phrases qui ne voulaient rien dire comme ça... La libération sexuelle s'était transformée en tournage de films de boule permanent, portables, appareils numériques, connexion Wi-fi, artistes Myspace, carrière chômeurs-Pôle Emploi en attendant que les parents crèvent, qu'ils lèguent leurs biens gagnés à la force de l'hyper-consommation...
Lila ne portait plus de string depuis l'âge de 15 ans, elle en était au panty, aux fringues de putes riches du 16ème... Elle était bordélique comme les hommes d'avant, rotait comme les hommes d'avant, plaquait, trompait, trempait sa chatte partout, comme les hommes de maintenant...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 16:17:13 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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