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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Je suis devenu alcoolique avec 2 bouteilles de vinasse all the days… | 25 novembre 2009

Thierry Ardisson est un enculé (un plaisir so fun et tellement mâle), Frédéric Mitterrand est un enculeur (ça lui va si bien avec Nicolas)…

 

J’ai deux – trois regrets dans ma vie :

 

C’est parce que je voulais cumuler des points  « Fidélité » chez le vendeux de vins Nicolas, que je suis devenu alcoolique avec 2 bouteilles de vinasse all the days…

 

C’est parce que j’aimais les émissions de fils de putain Ardisson, celui qui regrette de pas être écrivain, mais qui sera écrivain quand il sera vioque, bien bourge, sa pute, sa famille, son église, ses chiennasses de pensées de greluche… grabataire… que je suis devenu une merde en calbute sur un canapé défoncé dans un appart’ de banliouze (l’mix de banlieue et de louzeeee in french you know).

 

Mes envolées lyriques ressemblent à ces vieux pyjamas eud’mon adolescence que je porte toujours… Le radio-réveil qui gueule, hue, dans le flan d’mon tympan… Ce n’est pas la même chose de se lever pour se pécho une chimio à l’hosto, se faire pécho par l’chaud boss du plateau/téléphone où l’on vend des abonnements à la con, s’mettre un bon dans l’fion en attendant qu’la sadique assedic fasse l’virement sur l’compte histoire d’avoir des fonds.

 

On n’est pas

Vraiment

Plus

Intelligent

Qu’un daddy

Qui achète

Un gâteau surgelé

Chez Picard à l’anniversaire

D’son fiston

 

En espérant que les congélos à donf ne détruisent pas trop vite la banquise…

 

Même la bandaison s’termine en Viagra,

Y’a qu’à tenter l’diable en lui remuant une sucrette/aspartame, du faux jus d’citron (han !) dans l’truc en plastoc en forme de citron, et du rhum estampillé « agricole » avé la tête de nègre antillais sur l’étiquette marketing sa daronne…

 

On n’est pas

Vraiment

Plus

Intelligent

Qu’un daddy

Qui achète

Un gâteau surgelé

Chez Picard à l’anniversaire

D’son fiston

 

 

On n’écoute si mal la rue, l’funky d’la morgue à daddy, les petites chaussures, avec la mauvaise pointure, les filtres à biture, les heures à marcher dans des zones dites « artisanales », des amis qu’on ne voit plus, qu’on n’a plus jamais au téléphone, des rêves de vacances  qui te font kiffer le réchauffement climatique, les petits baisers sensuuuels, les odeurs de pet dans la salle de bain, la philosophie dans le RER A à 7h37 du matin, et les heures passées avec mon fils que j’aurai pas, ma fille que je veux pas, l’hermaphrodite que j’arrêterai de payer des impôts pour qu’il survive pas…

 

On n’est pas

Vraiment

Plus

Intelligent

Qu’un daddy

Qui achète

Un gâteau surgelé

Chez Picard à l’anniversaire

D’son fiston

 

 

Une grosse tension, des moments où je sors le mot « you are so true » hue… Des heures au Havre, sur le port comme un porc à me faire sucer par une pute sans-papier, tandis que je regarde tragiquement, classe moyenne, le coucher de lune sur l’horizon…

 

Dans mes odeurs de chips pétées par mon joli anus romantique… J’écris des livres, je baise mal, la queue nulle, je regarde des films tous plus nuls les uns que les autres, j’essaie de ne pas te  détester, c’est pas si mal… mais…

 

Andy Vérol

 

P.S. : j’ai l’hue funky qui fait des malaises à Fabien à Meriel, l’roulant du constipé, l’envie de baiser pour quelques euros ridi-cul…

 

DON’T TOUch me, t’as ce petit côté chatte molle avec ta bite molle que tu enfonces dans l’fond d’ma bouche…. CHUUUUT

Publié par hirsute à 22:45:25 dans Andy Verol | Commentaires (16) |

Mon usine, la suite... | 25 novembre 2009

Polo met deux doigts dans son anus puis les sent avidement. Je me rappelle qu’à Marseille, l’un des médecins du centre de prélèvement m’avait demandé un « petit service ». En plus de récolter le sperme, et pour quelques euros de plus, je pouvais aider à la « récolte » de merde. Généralement, lorsque je branlais les vieux, tout se passait proprement. Mais dans leurs états comateux, il pouvait leur arriver de dégueuler ou même de chier.

 

J’étais expérimenté pour faire couler le foutre, mais j’avais bien plus de mal lorsque l’un d’entre eux lâchait un pet qui se transformait rapidement en explosion et écoulement de diarrhée. C’est de ça dont avait besoin le Docteur Gilbert qui vendait les excréments à une petite société marseillaise qui s’en servait comme engrais naturel ou comme combustible. Pour quelques 50 centimes d’euros par demi-litre récupéré, je pouvais largement arrondir mes semaines. J’étais armé d’une spatule servant originellement à laver des pare-brises de voiture, une tasse en plastique et une éponge rapidement imbibée de merde.

 

La description de ce moment de ma vie est moins écœurante que la réalité. Il y avait les odeurs, mais aussi ces entrecuisses à récurer : la chair, la viande, les poils… Bref, la base de mon quotidien d’alors… L’acceptable.

 

Mon Usine, la suite…(roman toujours en cours d'écriture)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:02:00 dans Andy Verol | Commentaires (5) |

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