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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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L'Antipsychiatrie, un combat d'avant-garde, encore et toujours... | 02 février 2010

Soyons clair. Toutes les méthodes, traitements, diagnostics dits psychiatriques sont inacceptables pour diverses raisons. Il n'y a pas de fous, il n'y a pas de gens dangereux... Il y a des personnes qui ont troublées l'ordre public, qui ont mis en danger physiquement, ou verbalement, des gens au hasard... Ce ne sont pas des fous. Ce ne sont pas des psychotiques, des criminels tarés potentiels... Ce sont des esseulés, des abandonnés, des niqués...

Aucune société dite "primaire" ne comporte ce type de "malades"... En fait, la "folie" a ses modes, et surtout, elle est permanente, perpétuelle, et insondable... L'homme qui défonce sa femme devrait être interné. Celui qui tente de se suicider devrait être interné. Celui qui défonce la gueule au sol d'un mec qu'il hait, devrait être interné... Il faudrait, en zone urbaine, mettre la plus grosse partie de la population dans des centres fermés, en tout cas les cloîtrer grâce à des traitements chimiques, des traitements dits "psychiatriques"... On enferme des dizaines de milliers de "malades" mentaux chaque année, et pas un seul soignant, pas un seul médecin n'est tué... Pas une seule fois, ils tuent... Alors l'aide-soignant, l'infirmier et le psychiatre affirment que les médicaments sont un "bien" pour les malades... Alors, donc, la beuh', l'alcool, les antidépresseurs, les neuroleptiques, la cocaïne, l'héroïne, etc, sont de bons traitements en dehors des HP...

L'antipsychiatrie, est une idée  nécessaire, et toujours nouvelle, un moyen social, politique et sociétal de lutter contre l'urbanisation, ses méfaits... Il n'y a pas de fous, il y a des mégapoles, des écrans partout, qui nous dépossèdent de nous, à jamais, pour toujours... au point de nous rendre criminels ou suicidaires...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:20:49 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Qui est Nonstop? | 02 février 2010

Rappel:

©Nonstop

On chie sur ta vie, faut dire merci!

Ultime étape du dossier concernant l'album de l'année: J'ai rien compris mais je suis d'accord de Nonstop. A la tête de ce projet, Fredo Roman accompagné de Richard Roman (Basse), Henning Specht (Synthé), Serge Teyssot-Gay (Guitare), t'envoient la confiture de poisse en pleine gueule, comme une bouffée d'embruns mazoutés... C'est tout simplement l'album de tous les dangers... A la première écoute, j'étais emballé, mais destabilisé. Nonstop avait choisi de filer des volées de baffes sèches... Ce disque est tellement riche qu'à chaque écoute, on est confronté à un nouvel angle, une nouvelle attaque...

La parole à Nonstop. Interview:

AV : Tu viens de sortir un album sans concession. C’est sans doute le plus engagé artistiquement que j’ai pu entendre en France depuis des années. Comment as-tu bossé ? Avais-tu une « trame », un fil au départ ?

NS : Ni fil ni trame juste une réaction pavlovienne face à ce qui m'entoure.
 
AV : Ton précédent disque a reçu un bon accueil de la part de la presse et d’un certain public. Et pourtant, il s’agissait déjà d’un opus rentre-dedans, un chien enragé lâché sur les imbéciles. Cette fois, et comme tu l’avais annoncé, tu sors un album encore plus virulent, hors catégorie, je dirais. Penses-tu rencontrer un public, interpeller certains médias ?

NS : Pour cet album auto produit je me suis chargé de la promo. J’ai donc enveloppé une centaine de CD dans du papier cul et poster tout ça aux différents médias, presse et radios compris.
Pour la presse écrite les seuls retours que j’ai eu étaient du genre : « Vous cherchez un support idéal de communication afin de toucher les vrais amateurs de chansons francophones et de festivals, nous vous proposons dès à présent de réserver un encart publicitaire. Veuillez trouver ci-après notre grille de tarifs. » J’en attendais pas plus de leur part.
En ce qui concerne les radios, le disque passe sur quelques stations du réseau férarock…
En fait les seuls échos qui comptent vraiment pour moi viennent des messages de gens qui, grâce à ce disque, se sentent un peu moins seuls.

AV : On retrouve des collaborations et associations très intéressantes. Bien sûr, il y a Arnaud Michniak, ton meilleur ami, mais aussi, je pense ton frère de rage. Il y a de nouveau Blanquet, le dessinateur qui a illustré ta pochette, avec son univers fait d’entrailles, de couleurs et de regards plutôt suppliants. S’agit-il de ton clan de création ? Presque les seuls à pouvoir pénétrer ton processus de création ?

NS : Je pense qu’il doit y en avoir d’autres, si c’est le cas, qu’ils le fassent savoir.

AV : Dans cet album, il y a également la participation impressionnante de Serge Teyssot-Gay, le guitariste de Noir Désir, mais qui sait prendre des risques artistiques et s’associer avec des artistes qui engagent leurs vies dans la création. Comment cette collaboration s’est passée, qui a souhaité travailler avec l’autre, etc ?

NS : Ça s’est passé très simplement : je suis allé le chercher à la gare, on a bouffé un steak en écoutant les intrus et il a aligné les riffs.

AV : Tu as utilisé ton slogan « Né, élevé, abattu en France » dans ce second disque. Penses-tu la France, le Monde en général dans un pire état qu’au début des années 2000 ?

NS : Aucune idée, je n'étais pas né en 2000 mais si je comprends bien ce que mes aînés me racontent, j'en déduis que si tout se casse la gueule certains ont pris la précaution de s'équiper d'un parachute. On fera les comptes à l'arrivée. Personnellement j'ai déjà fait quelques paris sur les vainqueurs potentiels et je constate, une fois de plus, que je ne fais pas partie de la liste. Je vais peut-être monter une association de victimes...

AV : « J’ai rien compris mais je suis d’accord », est un titre incontournable et une phrase lourde de sens. Elle traduit, selon moi, le caractère « mouton » du citoyen-votant, l’acceptation permanente, par ceux que l’ont dit être « d’en bas », des agissements, des truanderies, des escroqueries et des manipulations de leurs dirigeants.

NS : Je transmets votre question à mon directeur de cabinet. Ceci-dit, pas besoin d'être un "dirigeant" pour truander, manipuler, escroquer. On imite d'autant mieux les modèles que l'on s'impose.

AV : Certains de tes morceaux sombrent dans un chaos poétique. Tu manies les mots, l’écriture comme peu dans le milieu musical. Pour le premier album, tu avais utilisé des textes rassemblés sur des cahiers. As-tu évolué quant à l’écriture ou as-tu continué à écrire comme tu le faisais auparavant ?

NS :
Tout ce qui a changé c'est le cahier, j'en ai acheté un autre.

AV : La création, dans le sens brut et pur du terme, telle que tu la pratiques, ne reçoit que peu d’échos de nos jours. Alors que nous vivons dans un monde ultra-médiatique où les supports dits culturels se sont développés à vitesse grand V, j’ai l’impression qu’il existe un véritable appauvrissement avec la démocratisation de l’information, notamment via Internet ? Qu’en penses-tu ?

NS : La pauvreté du contenu ne dépend pas du moyen et nous avons toujours le choix. Information, culture et spectacle ne sont pas et n'ont jamais été synonymes. Chacun peut faire le tri s'il s'en donne la peine et surtout s'il en ressent le besoin.

AV : Pour beaucoup, ta musique pourra apparaître comme agressive, mais selon moi, il s’agit d’un bijou sonore. Et pourtant, malgré ça, malgré la présence de Teyssot-Gay, tu rames pour être diffusé plus largement. Les labels indépendants seraient-ils aussi devenus des couilles molles ?

NS :
Les couilles sont rarement dures du moins chez nous les mammifères.
En ce qui concerne les labels, reconnaissons-leur le mérite de ne jamais s'écarter de leurs "cœurs de cible".

AV : Qui sont tes artistes du moment ?

NS : Agent réel, Svankmajer, Rodrigo Garcia et tous les membres du gouvernement.

AV : Sens-tu poindre un mouvement, une tendance qui te parlent ? Il y a divers courants intéressants qui vivent bien dans l’underground véritable, tel le Dubstep.

NS : Je ne fréquente plus trop les salles de gym depuis que mon cardiologue est en grève.

 

Le dossier complet sur Nonstop:

http://www.blogg.org/blog-50803-themes-non_stop-106411.html

Se procurer l'album:

http://riencompris.net/

Publié par hirsute à 21:56:58 dans Non Stop | Commentaires (2) |

Andy Vérol à Gwada (6) - je bande à tous les coups avec des muscles et tout de flics | 02 février 2010

Gwada, la loggia qui donne sur l'océan plutôt calme ce soir... J'ai supervisé mes affaires par téléphone à un coût exorbitant... la minute... J'ai becqueté du requin, histoire de contribuer à la destruction de la diversité des fonds marins, j'ai roulé avec une putain de bagnole asiatique pendant cent bornes, histoire de niquer l'industrie françaiiisee (voix de fluet façon commentateur vichyste, fan de Laval - le ministre pas l'équipe de foot ducon - rassuré à l'idée de pas être bolchevik)... Puis je me suis sifflé une demi-bouteille de rhum, mais du Damoiseau à 6 euros 90 au Leaderprice de Gosier, putain, avec du jus de Goyave et d'ananas... et une pointe de sirop de grenadine... sa mère.

J'ai lâché mes "potes" du Raizer, histoire de me taper du bon temps façon Béké (blanc kréyol pour l'inculte blanc d'métropole)... J'avais envie de péter ma carte bleue, défoncer mes droits d'auteur, m'enquiller la piscine chlore avé les vieux connards de retraités dedans, glander au bar à tenter de draguer une de ces vieilles peaux, just for the fun... Mais... attention... just pour le fun et la honte de se faire jeter... J'avais repéré cette vieille salope de cinquante balais qui passait du temps à causer avec les jeunes gendarmes qui venaient se baigner ici en attendant d'aller buter les mecs du LKP. Je m'étais dit qu'écrivain, c'était plus classe que gendarme, que j'étais en tout cas aussi potable qu'un quadra bien entretenu, alors j'ai tenté... et me suis fait rembarrer. J'ai pas osé me vanter, dire que j'étais Andy Vérol, l'écrivain, le mec qui fait du bordel... J'ai pas osé, et j'ai été présomptueux. J'ai cru que mon physique potable de trentenaire un peu avancé allait faire vibrer cette grande-daronne...

Mais rien... Il ne me resta qu'une petite assiette de cacahuètes et deux verres vides de planteur devant moi... Cette vieille greluche préférait les je-bande-à-tous-les-coups-avec-des-muscles-et-tout de flics, gendarmes à la con venus savater du "nègre" pour faire plaisir aux péquenots blancs racistes qui dirigent la France-la-Connasse...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 20:55:38 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Andy Vérol à Gwada (5) - "le visage de Steve a une bouche de pipeuse..." | 02 février 2010

"Vous me faites chier, alors j'mets la zic que j'veux dans la caisse les mecs!"

Ils se marrent. J'enquille un track de Steve Aoki, 1967 Poem, que je mets à fond pendant qu'on crapahute à travers la ville à toute berzingue, les keufs aux trousses, à 5 du mat'. Putain de traquenard. Je n'ai rien à foutre dans leurs conneries. Ils m'ont défoncé la tronche à coups de mauvais rhum, mauvais zouk et mauvaise beuh toute la nuit avant de m'entrainer dans leur expédition. Mission: déchirer le rideau de fer d'un magasin d'articles de sport, tout dépouiller et se tirer à la Schumacher... Mais évidemment, et comme pour tous les casses de petites frappes de quartier, on s'est fait repérer illico presto, dès qu'on a pu entrer une guibole au travers le rideau déchiré. Alarme, patrouille dans le secteur, et nous voilà à sauter dans la R15 poubelle jaune à la Starski & Hutch (enfin en sautant par la fenêtre sans ouvrir la portière, pour les plus jeunôts des hue-hue qui suivent jusqu'ici, ça s'appelle "à la Starski et Hutch", ouech... On n'est pas aux Grammies Award ici).

Turenne aux manettes, imperturbable, à la conduite imprecise mais déterminée. Joras s'accrochant à l'accoudoir en répétant "oh putain la g'osse me'de", et moi, bien vautré derrière, la gueule savonnée par le vent chaud et humide qui s'engouffre en tourbillons dans l'habitacle...

Puis je suis allongé sur le ventre. Sur un nouveau matelas dégueulasse, dans une pièce vide pleine de gravats. Un écran de portable allumé devant moi, un clip de 1967 Poem de Steve Aoki, quelque part dans une des barres béton de la cité Le Raizer de Pointe-a-Pitre. Pas de vitres aux fenêtres. Ma queue raide coincée entre le matelas et la peau de mon ventre qui pèle le coup de soleil... Arrêt sur image:

le visage de Steve a une bouche de pipeuse... J'attrape mécaniquement la bonne bouteille de Damoiseau et ingurgite du feu en une longue rasade. Douleurs thoraciques, brûlures longues de l'estomac, les conversations assourdissantes de mes crétins de nouveaux potes dans une pièce à côté là...

"Ah ah! L'Andy Vé'ol, y suppo'te pas l'alcool!"

Vos gueules merdeux.

Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 00:56:01 dans Andy Verol | Commentaires (7) |

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