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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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THTH / baiser avec une boat people / notforproduction | 30 mars 2011

 

Publié par hirsute à 21:40:40 dans Thierry Théolier/Andy Vérol | Commentaires (1) |

L'USA d'un noir, la CHINE des jaunes | 30 mars 2011

J'ai perdu mon pire ennemi, les Etats-Unis, depuis l'élection d'un black à sa tête, depuis que c'est devenu un pays en crise comme les autres, en galère... Une armée pourrave, un président social... J'ai perdu mes repère, j'ai perdu mes Etats-unis, pays dans la merde, pire qu'au Brésil... J'ai perdu mon ennemi éternel de jeunesse, mais J'AI GAGNE MON NOUVEL ENNEMI: LA GROSSE PUTAIN DE CHINE! Les Etats-Unis nous ont donné la partouze, le chewing gum, le rock, le hip hop, les jeans et le hard core libres! Je regrette que mon ennemi préféré soit mort, killé par ces connards de l'état chinois de merde!

 

 

Maintenant je vais créer un groupe de punk hardcore ANTI-CHINE! FUCKING CHINA!!!!!!

 

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:24:25 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Mon ado émo que j'ai pécho | 30 mars 2011

"Tu crois que c'est cool d'être Japonais?", Elle demande Sonia, en première S du lycée Alfred Kastler... Je lui réponds: "T'as envie qu'un vioque de mon âge te baise de force?"... Elle vibre de la fesse: "AH NON C'EST DEGUEULASSE! VEROL, J'PENSAIS PAS QUE T'ETAIS UN PORC... C'est frais quand j'te lis, mais là t'es taudis..."... JE lui rends sa monnaie: "Ben le Japon, c'est comme baiser avec moi, petite conne... Viens avec moi, je ferai de toi une star"...

Dans le Berlin Ouest de Cergy, la seule rue avé des pubs, je lui tapote la p'tite fesse d'ado et l'invite à une place de deux... Elle commande un truc à la con, un cocktail... Elle sent la vanille synthétique et le maquillage premier prix à mort... J'ai un peu honte... Mais ici dans l'pub pourri, O'Sullivan de Cergy, la lumière n'est pas forte, la zic ressemble à du Claude François passé par des métalleux... C'qui est le cas. Je la regarde dans le blanc de ses yeux et dans le creux immense de sa cervelle, elle zyeute autour, toute intimidée, elle se fait aussi un peu chier... mais elle a envie d'une baise vérolée... "Tu veux danser ma p'tite?"... Elle dit non. "Tu t'emmerdes?". Elle dit non. "On va baiser direct?"... Ses petits doigts de lycéennes strient l'air de nerf... Je réamorce mes couilles sous la table... "Putain Vérol j'kiffais ton oeuvre, j'te lisais... mais tu m'dégoûtes là"...

J'avale ma pinte, et lui dis: "T'es fan? Oui ou merde?

- Nan là c'est bon!

- Ok".

J'me sens vexé. Ces pisseuses cherchent à se lustrer la p'tite nibard et ne livrent que de la peau molle, des effets planches au pieu tout en s'habillant en reines de la baise... Elle se lève, je la suis. Les muscles de mes bras sont gonflés. Je fulmine, le pif plein de morve... "TU VAS OU PUTAIN!"... Elle jette son bras en l'air.... "Viens là sale pute! JE SUIS VEROL! LE ROI DU HARDCORE! JE PASSE A LA TELE! J'AI DU SUCCES!"... Elle court un peu en marchant, je marche en courant comme pour Ursulla des Valseuses... "JE SUIS LE MEILLEUR ECRIVAIN DU MONDE! VIENS LA!"...

Samedi soir, 2 heures, je ne regarde pas Naulleau mon pote, je course une pétasse de 17 ans dans les rues désertes de Cergy... que je rendrai sanglante... Et quand elle finit par crier, ça finit dans mes oreilles d'ivre pleines de cotons... L'Emo m'a rendu heureux... comme le nucléaire...

Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 20:45:28 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

L'odeur des cadavres était moins répugnante | 30 mars 2011

Chacun avait la possibilité de dénoncer les actes subis dans son quotidien... Une femme violée colla un jour la photo de son violeur sur son mur Facebook... Celui-ci n'avait fait qu'une chose: la quitter parce qu'elle était timbrée...

Prostré sous ma pauvre couverture, des souvenirs de l'avant-crise claquaient mon esprit. L'immeuble était devenu ma carapace. Plus les semaines passaient, et moins je ressentais le besoin de sortir. Autant que possible, j'essayais d'esquiver les boss, préférant faire le guet sur les toits, à scruter les mouvements déments des fourmis d'en bas. Grâce à la réussite de mes « missions », ô lèche-cul d'un hiérarque que j'étais devenu, je bénéficiais d'un des rares portables disponibles dans la communauté. Il me servait à appeler cette fille croisée dans le bar Le champs de Mars... Oriana, les yeux noirs, l'air un peu ingénu, un peu vulgaire, de longs doigts manucurés et une intelligence du superficiel qui me sortait un peu de ma cage... J'oubliais ma femme. Je fulminais d'envie, j'avais le graveleux en rut et les hanches qui, parfois, marteaux-piquaient toutes seules... « T'es pas très beau, mais t'es intelligent et tes yeux me font craquer ». Le niveau de la meuf. J'avais pris ses longs doigts dans ma main et les avais caressés, fasciné. « Je trompe, je trompe pas, je trompe, je trompe pas ? ». L'alcool et l'odeur viciée du lieu favorisèrent ma fougue et, ma bouche trempée de bière « nicotinée » se posa sur son rouge à lèvres. Bertrand se foutait de ma gueule. Ce grand con commençait à me taper sur les nerfs. Néant, ce type finissait par schlinguer le néant, la connerie, la mégalomanie. « Met-là en sourdine cousin, occupe-toi ton chibre, et moi du mien ». Les liens entre lui et moi se fracturaient lentement. Sa verve et son sens du pouvoir engloutissaient ma personnalité. Mon cuir était bien tanné et les phases de trouille des débuts s'étaient muées en des impulsions cérébrales guerrières. L'odeur des cadavres était moins répugnante, l'odeur des femmes en chaleur décuplait. Etrangement, c'était un peu comme si je naissais peu à peu...

Ma peau frissonna quand sa voix un peu sèche et sans classe, claqua dans mon tympan. Elle était baignée dans un brouhaha pénible.

« T'es où ?
- Dans la rue.
- Tu fais quoi ?
- Je cherche des bouteilles d'eau potable.
- J'te manque ?
- Oui.
- Tu m'aimes ?
- Oui.
- T'as pas l'air.
- Fais pas chier, j'ai plein de trucs en tête ».

Me disais : « Quelle salope ! ». Je raccrochai et appelai à L'Emeraude, le bar/tabac près de chez moi. Jacqueline, la patronne, répondit. Je lui laissai un message à l'attention de ma femme : « Je pense à toi très fort, tu me manques. Ici il fait soleil, ça grouille de personnes en transit, de poussières. J'ai de moins en moins envie de me suicider. Pas de nouvelles pour le boulot. Il y a un tas de nouveaux arrivants chaque semaine et peu de recrutés. Je t'aime ». Jacqueline tenta d'en savoir plus. Curieuse. Mais je lui précisai que je n'avais pas assez de crédit pour parler.
« Au revoir, bonne journée... »
Je descendis un étage en dessous, dans la salle de relâche que nous avions équipée d'une climatisation mobile et de trois ventilateurs. Chacun pouvait venir y sécher sa sueur et papoter de que dalle avec les autres galériens. Le risque de croiser un perturbateur était rare... Ceux qui jouaient les fauteurs de troubles étaient écartés de ce type d'espace privilégié par notre sorte de justice interne.

Extrait de Mon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 10:05:50 dans Andy Verol | Commentaires (7) |

Gilles Deleuze - Le charme de la démence | 29 mars 2011

Publié par hirsute à 09:01:18 dans Barfly & Andy Vérol | Commentaires (2) |

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