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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Publié par hirsute à 20:19:16 dans Andy Verol | Commentaires (4) | Permaliens
c'est fou comme je m'en fous des otages journaleux libérés... 4 millions de
personnes sont otages de Pôle Emploi, depuis des années, et à ce jour, aucun
gouvernement n'a tenté de les libérer... La paresse et le corporatisme des journaleux me cassent les couilles... ça c'est dit.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:54:38 dans Andy Verol | Commentaires (4) | Permaliens
Il fallait accepter de partir sans descendance, et nous pondions, de plus en plus... Alors que nous tombions, nous nous amusions à voler dans des oiseaux géants... Nous buvions l'eau potable de tout le monde, nous faisions la guerre à des peuples lointains pour asseoir la communication de nos puissants... Nous n'avions plus que le mot Amour dans la bouche et nous n'avions que des médecins fortunés pour "simulacrer" les dernières heures de nos vies... Nous n'avions plus que des coups de chaleur, des tempêtes et des écrans plats... les bien-penseurs du trop-tard nous tartinaient l'esprit de leurs "qu'allons-nous léguer à nos enfants?"... Même pas des ruines. Nous avions les yeux embués des junkies à la conso, des mimes minables de nos ancêtres qui étaient morts, eux aussi, pour rien... Des bras semblaient me porter, aussi agréables qu'un cure-dents qui extirpe un morceau de sauciflard d'une bouche d'apéro...
Extrait de Mon Usine, la suite... Roman en cours d'écriture.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:29:34 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Ceci n'est pas une cuve à merde, c'est ta porte de sortie...
Il entrait, il entre, comme si c'était aujourd'hui, toute la surface propre de son corps extraordinairement sexy (la déchéance rachitique de l'affamé excitait les occidentaux), qui se laissait imprégner de toutes les bactéries, les microbes et les virus contre lesquels nous nous battions avec des frigos ridicules...
"Eh sister, j'peux t'appeler ma sœur? Ma Amanda?". Il eut un dernier haut-le-cœur avant de plonger dans le dégueu...
Il avait déjà disparu dans le gluant salivaire de ce vide-intestin sans p.q., la valve du cul défoncée par 50 ans d'industrie agro-alimentaire aussi honnêtes qu'un véroleux baiseur de putes en Californie dans les années 80, et je devais me lancer à mon tour dans l'immense cuve, marécages à intestins... Je me retournai une dernière fois vers la maison. Les plantes étaient grillées, les immenses baies vitrées étaient devenues opaques, couverte d’une épaisse couche de crasse… Des semaines passées là, je ne retenais encore une fois que la mort qui avait fauché chaque membre de notre bande d’éclopés de l’existence. Le ciel était ocre, de nouveau, accablant, bleu, belle, gigantesque, avec son disque solaire flouté par les nuages de sable rouge. Un vent, à la manière d’un courant d’air, faisait claquer les portes et poussait des copeaux, des ramas, des rognures à l’intérieur de notre squat déchu. Il fallait s’échapper, pour sentir frémir encore les mains, les doigts fouillant comme dans un paquet de chips, bien grasses… Ma vie jusqu’à Marseille avait été aussi belle qu’une soirée dans un fast-food. La suite avait été une course furieuse dans une boue collante.
Je dégueulai une dernière fois, puis je me jetai dans l’immonde.
La sensation d’étouffement, la panique et les membres retenus par la force terrifiante de caillots intestinaux mêlés de pisses, de poils, de cheveux et grumeaux organiques. Triste mort, je pensais, me disais « triste mort » et « oh maman ! j’ai peur maman ! ». Je ne devais pas ouvrir la bouche, me focaliser uniquement sur mon avancée, tenter de choper des prises sur les parois pour tirer vers l’avant… Nous ne savions pas quelle était la profondeur du tunnel… Nous ne savions pas non plus où il nous menait… La panique… Quelle fin ! J’heurtai Polo… ou quelque chose de ce genre, comme un corps, quelque chose de ce genre, une masse compacte…
Extrait de Mon Usine, la suite..., roman en cours d'écriture
Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:13:00 dans Andy Verol | Commentaires (4) | Permaliens
Voilà, des années que j’y bosse et me voilà devant un chantier chaotique : Mon Usine, la suite…, mon roman est un amas de textes par dizaines, plus de 150 pages jetées en vrac sur un fichier Word… Il faut que je m’y mette, le maître d’ouvrage va devenir le maître d’œuvre, et vice-versa… Dans ce cadre, mon blog fonctionnera en mode dégradé durant les prochaines semaines. Quelques broutilles seront publiées, mais rien de consistant… Je fixe cette phase de « travaux » à trois semaines de taf minimum… Pour ceux qui veulent lire le dernier truc « sérieux » de Vérol, qu’ils achètent le numéro d’été de Chronic’art…
Ali V Der Chie.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 09:14:16 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
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