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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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"Des petites assiettes de soupe d'oignon et de pomme de terre, distribuée mollement à chacun des nouveaux arrivants. J'avais autant peur des bris de verre que des aiguilles de seringues étalées dans les gravats entre murs tagués, ... Tu n'imagines pas une seule seconde que j'ai pu me déplacer et servir la soupe à ces paumés...
- Tu me manipules Houssam...
- Je te promets la vérité... Pourquoi te mentir? Je sais, et tu sais que je vais crever ici.
- Tu n'en sais rien..."
La seule chose visible était sa voix, le craquement de ses articulations, les gargouillis de son estomac bouffé par la bile, les pets étouffés de ses intestins lessivés par une diarrhée torrentielle...
"Je sais que tu ne me crois pas. C'est pourtant la vérité. L'amalgame entre la peste brune et rouge que je suis dans le capitalisme apocalyptique moderne, et mon intériorité noyée dans une conscience profonde des malheurs du monde. Je suis l'un des seuls patrons du monde à avoir lynché les bonnes personnes: vous les occidentaux, gavés jusqu'au larynx de bouffe, d'état providence et d'egos répugnants...
- Dont tu fais partie connard...
- Oui mais j'ai la clef et je n'ai pas cette grosse tache vulgaire de culpabilité que vous trainez tous...
- Ouais j'te comprends pas...
- C'est simple, moi j'ai fait comme les chinois: pour posséder la matière première, j'ai sorti le chéquier, pas les fusils... J'ai servi la soupe aux crève la dalle du Mali ou de Somalie, ceux du Malawie ou de Tanzanie, et j'ai créé mon business sur votre mollesse, votre furieuse envie de continuer à être les boss du monde tout en vous persuadant que vous faisiez tout pour corriger l'Histoire... Vous êtes les puanteurs de vos ancêtres, ces saloperies qui bouffent les cadavres, tu sais? Des charognards qui tentent de se donner bonne conscience... C'était simple de vous exploiter dès lors, vous ramener à vos états antérieurs, gauchistes capitalistes, écolo-consommateurs, communistes-ministres et anarchistes du net... Vous êtes, toi et tes potes, les moins répugnants des européens que j'ai pu croiser..."
Je me levai dans le noir et le savatai au hasard...
Petit fantôme hâché comme triste lard... La grâce d'une peau sans graisses et sans muscles...
Extrait de "Mon Usine, la suite...", roman en cours d'écriture
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:17:36 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai plaisir à être ignoré, ne plus être un trublion, le machin qui fait triper... J'ai de nouveau plaisir à écrire, coincé dans mon coin, engoncé dans ma charette de névroses, avec mes fantômes et de murs mouvants mous, des miettes de présences, des instants de silence et d'ivresse que personne ne voit, que personne ne juge... Je peux de nouveau mollarder sur dieu, ses disciples et ses chiens, je peux de nouveau construire la République personnelle oü Loïc Magné triomphe de la 8ème Colonne d'Ausni... Nous avions résisté aux pressions françaises jusqu'à ce que je joue la pute, cette vieille dame vulgaire aux tarifs corrects afin de servir la soupe aux "citoyens"... Durant des années, je suis sorti de mon pays, mon territoire intérieur pour "réussir", filer la becqué à des empaffés d'éditeurs... J' ai joué mon foie, ma santé mentale et cette tache de dentifrice à l'angle d'une dent et d'une gencive... Que ça te plaise ou non, tu n'es pas d'ici, tout être vivant est chartérisé de ma République, ma répugnante, ses courbes sexy et ces CRS, ces flics, ces racailles et ces putes qu'on bastonne... Pour bien écrire, il ne faut pas exister, il faut diffuser, oui, mais claquer à coups de serpe la face du quidam qui commente... Tu crois quoi? Tu crois que je sais pas? Tu crois que l'immense élastique catapulte que je tiens dans ma main, ne finira pas par te défoncer ta gueule réelle? Oui réelle, pas ton profil, la caricature de ta saleté virtuelle. Je dirai le bien d'Hitler, de Staline, contre les merdiques qui gouvernent le monde d'aujourd'hui. Ils ne se différencient des pires dictateurs que sur deux points: Ils ne s'habillent pas pareils (et n'habitent pas le textile de la même manière) et ils ne dirigent plus des régimes totalitaires locaux/nationaux, mais une dictature mondiale aux courbes publicités sexy... Laissez-moi les péteux, pourrissez-vous ailleurs. Un homme, une femme, c'est quoi d'autre qu'un paquet de bidoche qui gluglute tarée dans les avalanches du présent... ????????
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:06:08 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Lorsque j’ai traversé ce couloir encombré de tuyaux, baigné dans l’obscurité, j’ai tout de suite compris les crises de nerf qui se trouvaient derrière, une cohorte d’Amazones hystériques qui n’avaient d’autres pensées érotiques que le souvenir de leurs viols… « Avance, n’avance pas ». Il y avait 5 mètres, puis 2, puis 1… Elle avait un menton et des bras démesurés… Elle n’avait de féminin que son énorme paire de nichons aux tétons enflés… « Tu fais quoi là ? ». Je balbutiai un gargouillis, une sorte de refoulement de chiotte bouchée expectorée par la gorge… Michèle posa son gros cul sur le carrelage et me pria de faire de même. Mimer sa race, simuler l’orgasme. Elle avait 52 ans, divorcée à plusieurs reprises. « J’étais une belle femme avant d’aller en taule, je tournais la tête des mâles avec ma croupe. Un temps seulement, jusqu’à ce que les autres temps ne se ruent sur lui comme un cancer teigneux ». Il y avait longtemps que j’exécrais les déglingués, les punks, les gauchistes. Elle acquiesça : « Avant la taule je défendais des causes, j’avais des trous dans le cerveau, j’avais les lacunes des naïfs. Une meuf peut être haltérophile au trou, choper la chatte d’une conne et la forcer à lécher ta fente. Faut être costaude, pas plier sous les coups, pas chialer à cause des fractures. Faut être féminine façon capitaliste, trainer en tailleur et broyer les collègues, être stratège et copuler uniquement pour faire baisser le niveau de stress. Les seuls à survivre dans ce monde sont ceux qui rêvent la mort des passants, des abrutis avec qui ils bossent… Moi je lisais quand je pouvais… Les poufiasses qui étaient en prison avec moi se plaignaient souvent de rien comprendre… Mais comme tous les gens qui ne lisent pas, elles étaient les étrons du monde des puissants, c’est vrai ça hein ? On m’a condamné parce que j’ai violé un homme. Une femme peut faire ça, faut juste qu’elle ait les bonnes hormones. Vers 30 ans, j’étais moins attirante qu’une jeune fraîcheur, mais j’avais un potentiel vicelard qui plaisait aux mâles… Moi je sais une chose, une femme arrive au point mûr en cul au fur et à mesure… Plus elle enterre ces trucs débiles de mec merveilleux qu’on lui met dans la tronche à l’enfance pour qu’elle se tienne à carreaux une fois adulte, plus elle devient une cochonne… Et là, c’est le moment de vivre… J’étais moins attirante, le gras avait rempli mon corps à cause de deux accouchements douloureux, mais je voulais du mâle, du beau comme un danseur, du massif comme un boxeur, du sculpté comme un mannequin de podium, ou un de ces jeunes cons imbéciles qui se stylisent pour accroupir des croupes… J’ai pris moi, j’ai sucé ma moelle, j’ai pris mon diamant, un petit gars de 22 ans, bien foutu… J’lui ai dit : « Toi je vais te foutre en cloque p’tite pute »… Il a ri. Il m’a dit qu’il se marrait trop avec moi, que j’étais une amie, toutes ces conneries que ces mecs beaux disent aux moches pour calmer leurs ardeurs… ça faisait longtemps que j’avais accepté ma chatte comme une durite à plaisir… Elle marchait à merveille, elle était bien huilée, tu vois, elle avait le réservoir plein et ma tronche était gavée de fantasmes, alors le p’tit gars, j’en avais envie, j’en voulais jusqu’à la mort… Alors j’ai sucé ma moelle jusqu’au matin, jusqu’à ce que je réalise que ce con était mort étouffé ligoté, sur mon plumard… Il ressemblait à un laideron, un type hideux ».
Andy Vérol
Publié par hirsute à 10:33:08 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Il ne risque rien, roupilleur rythmé par ses ronflements, l'abyssale dette de la fatigue cumulée dans son corps. J'étudie surtout ses grosses mains, posées sur son bide... Il est en pixel, en pue, en prière. Il donne la sensation de tutoyer l'argus, mécano feignasse qui jugule ses peines en s'évanouissant dans les songes. J'entends ses râles, sa gorge serrée et encombrée par les glaires gluants... Depuis deux jours je le cherche, comme on cherche à se rappeler un mauvais rêve. Ses yeux s'immiscaient sulfureux dans les miens. Martyre de la honte... Même éteint, le radiateur auquel il était rattaché, me revient en mémoire. "Même quand ça ne marche pas, ça brûle..."
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:18:08 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
ne demandez jamais à une femme de vous faire un gosse maintenant! Elle vous dira d'aller vous faire foutre... De préférence, violez-là... Une femme moderne, rêve du prince chiadé à 15 ans, à 20 ans, elle veut faire des études pour réussir, à 25 ans, elle se case avec un mec pas pire que les autres, à 30 ans, elle trime pour exister comme un homme, à 35, elle est sèche et "rock n'roll", comme un ex leader de groupe punk de 60 ans, à 37 ans, elle fait un gosse, à 40 ans, elle divorce, à 45 ans, elle pourrit dans sa depression... Bref, la femme moderne est devenue l'homme d'avant... c'que j'aime chez les anglais, c'est qu'ils savent mal vieillir, à l'inverse des français qui chlinguent la tentative de dorure tardive:
Publié par hirsute à 21:33:13 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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