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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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J'avais le sentiment de sauver la Mère Patrie | 09 février 2012

Il y avait encore ce rêve avec ce kyste qui avait poussé, monstrueux, sur le côté droit de mon cou, déformant ma mâchoire et me donnant un air malsain. Le fait d’être mieux nourri, de ne plus bosser et de vivre ces temps-là comme des vacances, avait fait rejaillir les songes durant mon sommeil. Déshabitué, je vivais très mal ce bouillonnement cérébral, ce bombardement d’images, de scènes tarées. Je dormais à Orly Ouest, à poil sur un banc, et je sentais les regards des passagers en transit posés sur moi. Une femme d’une soixantaine d’années reluquait mon sexe, la bave aux lèvres. Elle avait une tête de Reine Elisabeth, et faisait des bulles avec sa salive. « Vous voulez être embauché ? Vous voulez travailler ? Faudra me passer sur le corps »… Et de me retrouver la seconde suivante en train de la chevaucher… J’avais le sentiment de sauver la Mère Patrie, de secourir mes racines, mes origines… Ses fesses étaient aussi larges qu’un cumulonimbus, et sa vulve spongieuse me répugnait à l’instar d’une bouche de piranha mâchant une limace… Et pourtant j’étais exalté, rigolard, fier de moi là, nu comme un ver, m’éreintant dans cette vieille sous les yeux traqueurs des passants immobiles… Cet Orly Ouest ressemblait à un Palace moderne, une tour de contrôle de mille mètres de haut et des avions énormes et sans ailes… Telles des fusées… Je me réveillai en sursaut, le corps « scabré » sur le bord de mon petit lit… J’étais à la villa et Léonel s’était mis à hurler à la mort, quelques instants, jusqu’à ce que Polo descende et le bâillonne.   

Extrait de Mon Usine, la suite...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 18:25:02 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Le ciel boit les eaux pour le recracher en brume | 09 février 2012

Tes murs t'es mort, et la route passe en dessous, les gens passent sur la route en dessous, les gens se promènent sous cet enfer, son goût, c'est la première fois qu'on a le goût de l'enfer avec les yeux, les gens passent, s'en foutent avec leurs poussettes, eux ont des poussettes, des petits revenus, ont des télés, et passent sous l'enfer sans le regarder... Pas impressionnés.

Les méchants scintillements d'un goulot de lumière... Le ciel boit les eaux pour le recracher en brume durant les mois d'hiver... La surface est un miroir, dans lequel on se regarde, pour s'apercevoir que ce visage est une fausse gueule, une greffe d'image que le crâne vide d'intelligence, d'esprit-d'âme... Dire qu'il suffit d'un peu de maquillage pour se faire marrer dans le miroir d'eau lustré par le goulot de lumière...
 
Le photographe a le permis de construire des mensonges en image, jouer de la tronche, tromper l'œil et la perception... L'écrivain, quant à lui, livre de la merde dense qui porte le lecteur dans sa boue, sa vase, la vaseline qu'est l'écriture, lubrifie et altère la soute à pensées de celui qui y est confronté...

Morte merde qu'est la côte au loin. Un peuple de nains poilus y croupit. Ils font des révolutions comme là-bas dit, couscous, crevette, hammam et fantaisies. Le détricotage de l'image consiste à rappeler que là-bas, sur l'autre rivage, on se saoule, on hurle, on joue du couteau sur les veines du poignet et on se tronche, on s'accouple pour produire des bébés nains poilus aux regards blancs, beaux comme un siphon lumineux qui s'écrase lourd comme du Mercure dans le microcosme flippant du fond d'un lac. Merde! J'y arrive pas, les mots sortent pour ne construire que du non-sens...

Les bras s'assassinent pas, ça s'assassine pas qu'un membre, faut tout assassiner ou rien... Faut choisir!!!!

Andy Vérol

Publié par hirsute à 18:16:43 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Mercredi 8 février, Franca Maï s'en est allée | 09 février 2012

©Photo montage de Didier Delaine

 

"Je suis partie aujourd'hui. J'ai rejoins le soleil qui brille et la lune ricanante.
Sachez que je vous protège de leurs clartés lumineuses :)
Je vous aime...
Fuck la mort


Franca Maï"

Franca Maï s’en est allée. Elle avait laissé ses deux derniers messages Facebook à mon intention ce lundi. A propos des Cow-boys français, qu’elle a défendu bec et ongle : « De l'adrénaline au bout de l'encre... Andy Vérol un écrivain à l'écriture jubilatoire. A lire sans filet :) »… Et puis un autre message, plus personnel : « un cauchemar c'est un rêve à l'envers... :) Tendresse Andy ». Elle nous a quittés mercredi…

Vidéo de l'interview de Franca et moi-même au château de Beaumesnil en 2010. Beau souvenir:

http://www.dailymotion.com/video/xegzlq_franca-mai-et-andy-verol-a-beaumesn_creation

Publié par hirsute à 09:58:59 dans Franca Maï | Commentaires (2) |

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Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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