Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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©Andy Vérol - Ta vie dans ma bouche - 08/2009
Tu es un stress blanc pour moi... Avec ta R15 et tes rêves d'Espagne en 1979... c'est comme si tu demandais à ton petit mec de pousser la barque pour qu'elle écrase les poissons... On a regardé "Les jeux d'20 heures" et Jean-Pierre Descombes est dans son lit de cancer en ce moment... 2009... On tente de faire l'amour avec ton sexe de blanc, vieux et mou, bons vins rouges dans la cave et blagues jusqu'à la rosée du matin à "D'Gerba"...
Hue!
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:45:52 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Les petits machins archi travaillés qui lui servent de cuisses pour exciter les connards.
"Pas de télévision ce soir."
Qu'il dit à son Bleb's, Jojo l'Goebbels avec ses testicules façon chute d'organes, le poil dégueu, la langue aussi laide qu'un tronc bouffé par du lichen...
On visite les trous d'obus dans la forêt, on coupe une rondelle d'saucisson gras premier prix Lidl sur le rond centenaire d'un chêne bouffé par du lichen et coupé par des bûch'rons...
Avec un morceau croustillant de pain de campagne, le crouton, le croustillant, le marron des parties trop cuites... Emilio pisse, sur l'étron de Goebbels lâché fumant au pied du tronc d'un hêtre centenaire...
"ça t'arrive de chier loin d'un coin?"
Emilio (pense à un bon Saint-Emilion) passe ses doigts dans ses cheveux presque crépus qui pestent à survivre sur son crâne ovale (comme si l'ovule à maman avait été attaquée à la batte - c'est aussi un pénis humain hum oui - par le méchant sperme à daddy disparu dans l'orgasme...), les beautés d'une calvitie d'homme abandonné par sa propre virilité.
Emilio tend la main dans la rue piétonne avec un écriteau de merde, mal écrit, nul comme à l'école:
"Nul A L'Ecole, Je suis Une Merde A la VIe FAUX GENS BIENS QUI ETES PASSES LA".
Las, Emilio se recroqueville frigorifié, même en été, contre le pelage pathétique de Goebbels et pense encore à l'instant d'extase, avant-hier, lorsqu'il a vidé ses couilles dans les trous d'une jeune fille qui passait pas là...
La nuit... Et l'heure de la viande pour la bête... Emilio laisse Goebbels lui grignoter un morceau de viande dans la cuisse - quand il continue à faire semblant de dormir - et s'offrir en entier à la gorge gourmande de chiant chien errant...
La musique la plus sexy, ce sont ces jeunes cons qui jouent du djembe sans rythme et sans talent... Lentement, Emilio baffe la joue de son bleb's pour lui ordonner d'arrêter: "Tu peux pas me manger Joseph, tu peux juste ME PIsss."
Et s'endorent ces deux-là...
Là... Sous les yeux vitreux du passant bien habillé, fraichement licencié...
"Jeunes filles", pensent Goebbels
"Ta gueule", ronfle Emilio.
Andy Vérol
Pour te remettre trou duc de lecteur:
Publié par hirsute à 21:41:32 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Je tremble un peu, parce que je sais que cette première journée sera comme cette nuit où maman crevait dans son oreiller, avec son cancer et ses "je t'en supplie PAPA"... Balancés à son con de fiston, l'fister de vieilles, l'écrivain merdique, l'incapable social qui snifait du Xanax juste avant l'premier café... pour trimer, ou pointer à la pétouille assedic/la/sadique.
Tan!
On est seulement quatre. On chope le cheval par les chevilles ligotées avec des cordes. On le gicle par terre (le mouillé le par terre) pour qu'il arrête de nous faire chier. On est dans la remorque d'un 33 tonnes. Les parois résistent bien sous les coups d'sabots de cette pute de ch'val... On est stressés, surtout moi, pour qui c'est la première journée. Il pèse 200 tonnes tellement ses coups de reins sont puissants dangereux comme un rocher de merde qui s'écrase sur ta gueule après avoir roulé le long d'une falaise pas abrupte de la montagne/l'canyon de la Etazunie... you essaie...
On essaie de bouger sa carlingue de viandasse pour qu'il soit tranquille sur son flanc gauche. Il a un pelage comme les tapis de bourges, un truc en peau qui brille, qui est douce sous la semelle de chaussures de bourge, les manières de bourge, le salon de bourge, les sourires minables qu'on doit faire pour trois billets de merde... Le cheval gueule sa race, sa tête/une/tonne tente de nous bouffer les avant-bras... On est mal. On transpire. Je sens même que c'est trempé dans ma raie du cul. Il y a du stress, comme se prendre la température avec le mercure par le cul, devant tout le monde.
Ils s'en foutent bien les collègues. J'suis triste comme le tuyau d'une vieille théière... Y'a un des ouvriers qui s'appelle Yaya. Quel nom rebeu à la con... Y'a des prénoms européens j'sais pas quoi comme Yann qui sont moins cons parfois... pas plus beaux, mais moins cons. "VEROL TU DORS SALE RACISTE?". Yaya me tend la corde et je ligote un peu plus les chevilles du cheval qui bave comme un fruit d'mer moitié frais du supermarché d'quartier...
Et je fais ce que j'ai à faire avant qu'on ne balance le corps du cheval sur ce gros toboggan plein de pisse et de crottin... de salive, de mousse de salive, de crin, de poils d'cheval quoi...
On regarde le corps énorme au poil brillant dégueulassé - glacial les couilles comme celles d'un dieu que je sucerais éternellement - glisser vite et s'éclipser derrière les lamelles d'caoutchouc noir/gris comme celles des bagages à l'aéroport avec un tapis roulant... Ruines...
Et les hurlements du cheval qu'on tranche vite et bien... pour en faire de la viande... délicieuse...
Avant de quitter mon poste... je passerai un coup d'tuyau avec l'eau sous pression , pour virer la bave, la graisse, la sueur et le sang (qui débordent comme un fleuve à la limite de mes yeux de défoncé, pour pouvoir travailler et essayer de dormir un peu la nuit).
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:35:48 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
©Nonstop
On chie sur ta vie, faut dire merci!
Ultime étape du dossier concernant l'album de l'année: J'ai rien compris mais je suis d'accord de Nonstop. A la tête de ce projet, Fredo Roman accompagné de Richard Roman (Basse), Henning Specht (Synthé), Serge Teyssot-Gay (Guitare), t'envoient la confiture de poisse en pleine gueule, comme une bouffée d'embruns mazoutés... C'est tout simplement l'album de tous les dangers... A la première écoute, j'étais emballé, mais destabilisé. Nonstop avait choisi de filer des volées de baffes sèches... Ce disque est tellement riche qu'à chaque écoute, on est confronté à un nouvel angle, une nouvelle attaque...
La parole à Nonstop. Interview:
AV : Tu viens de sortir un album sans concession. C’est sans doute le plus engagé artistiquement que j’ai pu entendre en France depuis des années. Comment as-tu bossé ? Avais-tu une « trame », un fil au départ ?
NS : Ni fil ni trame juste une réaction pavlovienne face à ce qui m'entoure.
AV : Ton précédent disque a reçu un bon accueil de la part de la presse et d’un certain public. Et pourtant, il s’agissait déjà d’un opus rentre-dedans, un chien enragé lâché sur les imbéciles. Cette fois, et comme tu l’avais annoncé, tu sors un album encore plus virulent, hors catégorie, je dirais. Penses-tu rencontrer un public, interpeller certains médias ?
NS : Pour cet album auto produit je me suis chargé de la promo. J’ai donc enveloppé une centaine de CD dans du papier cul et poster tout ça aux différents médias, presse et radios compris.
Pour la presse écrite les seuls retours que j’ai eu étaient du genre : « Vous cherchez un support idéal de communication afin de toucher les vrais amateurs de chansons francophones et de festivals, nous vous proposons dès à présent de réserver un encart publicitaire. Veuillez trouver ci-après notre grille de tarifs. » J’en attendais pas plus de leur part.
En ce qui concerne les radios, le disque passe sur quelques stations du réseau férarock…
En fait les seuls échos qui comptent vraiment pour moi viennent des messages de gens qui, grâce à ce disque, se sentent un peu moins seuls.
AV : On retrouve des collaborations et associations très intéressantes. Bien sûr, il y a Arnaud Michniak, ton meilleur ami, mais aussi, je pense ton frère de rage. Il y a de nouveau Blanquet, le dessinateur qui a illustré ta pochette, avec son univers fait d’entrailles, de couleurs et de regards plutôt suppliants. S’agit-il de ton clan de création ? Presque les seuls à pouvoir pénétrer ton processus de création ?
NS : Je pense qu’il doit y en avoir d’autres, si c’est le cas, qu’ils le fassent savoir.
AV : Dans cet album, il y a également la participation impressionnante de Serge Teyssot-Gay, le guitariste de Noir Désir, mais qui sait prendre des risques artistiques et s’associer avec des artistes qui engagent leurs vies dans la création. Comment cette collaboration s’est passée, qui a souhaité travailler avec l’autre, etc ?
NS : Ça s’est passé très simplement : je suis allé le chercher à la gare, on a bouffé un steak en écoutant les intrus et il a aligné les riffs.
AV : Tu as utilisé ton slogan « Né, élevé, abattu en France » dans ce second disque. Penses-tu la France, le Monde en général dans un pire état qu’au début des années 2000 ?
NS : Aucune idée, je n'étais pas né en 2000 mais si je comprends bien ce que mes aînés me racontent, j'en déduis que si tout se casse la gueule certains ont pris la précaution de s'équiper d'un parachute. On fera les comptes à l'arrivée. Personnellement j'ai déjà fait quelques paris sur les vainqueurs potentiels et je constate, une fois de plus, que je ne fais pas partie de la liste. Je vais peut-être monter une association de victimes...
AV : « J’ai rien compris mais je suis d’accord », est un titre incontournable et une phrase lourde de sens. Elle traduit, selon moi, le caractère « mouton » du citoyen-votant, l’acceptation permanente, par ceux que l’ont dit être « d’en bas », des agissements, des truanderies, des escroqueries et des manipulations de leurs dirigeants.
NS : Je transmets votre question à mon directeur de cabinet. Ceci-dit, pas besoin d'être un "dirigeant" pour truander, manipuler, escroquer. On imite d'autant mieux les modèles que l'on s'impose.
AV : Certains de tes morceaux sombrent dans un chaos poétique. Tu manies les mots, l’écriture comme peu dans le milieu musical. Pour le premier album, tu avais utilisé des textes rassemblés sur des cahiers. As-tu évolué quant à l’écriture ou as-tu continué à écrire comme tu le faisais auparavant ?
NS : Tout ce qui a changé c'est le cahier, j'en ai acheté un autre.
AV : La création, dans le sens brut et pur du terme, telle que tu la pratiques, ne reçoit que peu d’échos de nos jours. Alors que nous vivons dans un monde ultra-médiatique où les supports dits culturels se sont développés à vitesse grand V, j’ai l’impression qu’il existe un véritable appauvrissement avec la démocratisation de l’information, notamment via Internet ? Qu’en penses-tu ?
NS : La pauvreté du contenu ne dépend pas du moyen et nous avons toujours le choix. Information, culture et spectacle ne sont pas et n'ont jamais été synonymes. Chacun peut faire le tri s'il s'en donne la peine et surtout s'il en ressent le besoin.
AV : Pour beaucoup, ta musique pourra apparaître comme agressive, mais selon moi, il s’agit d’un bijou sonore. Et pourtant, malgré ça, malgré la présence de Teyssot-Gay, tu rames pour être diffusé plus largement. Les labels indépendants seraient-ils aussi devenus des couilles molles ?
NS : Les couilles sont rarement dures du moins chez nous les mammifères.
En ce qui concerne les labels, reconnaissons-leur le mérite de ne jamais s'écarter de leurs "cœurs de cible".
AV : Qui sont tes artistes du moment ?
NS : Agent réel, Svankmajer, Rodrigo Garcia et tous les membres du gouvernement.
AV : Sens-tu poindre un mouvement, une tendance qui te parlent ? Il y a divers courants intéressants qui vivent bien dans l’underground véritable, tel le Dubstep.
NS : Je ne fréquente plus trop les salles de gym depuis que mon cardiologue est en grève.
Se procurer l'album:
Publié par hirsute à 11:29:53 dans Non Stop | Commentaires (1) | Permaliens
©Nonstop
Ceci est la seconde chronique concernant l'album de l'année 2009 (et plus encore) de Nonstop.
Titre gigantesque: J'ai rien compris mais je suis d'accord.
Le troisième "épisode" de Qui est Nonstop?, c'est l'interview exclusive que j'ai faite du poète sismique (et ses répliques).
Les matchs nuls arrangent tout le monde est un morceau qui fixe une tension telle dans la pièce où on l'écoute, qu'on a peur d'une fracture des petits os des trous de l'oreille.
La première fois où j'ai écouté Road-movie en Béquilles, c'était dans la cuisine, chez Vidal, l'un des Historiques de la Fondation Hirsute. Il m'a dit: "Je vais te faire écouter un truc. C'est un mec qui est le frangin d'un des musicos de Diabologum qui a fait un album. ça devrait fait frissonner l'Vérol ça."
En épluchant des pommes de terre et des carottes, je me suis laissé pécho par les morceaux enchainés de Nonstop. C'était un peu comme si j'étais sa garce au pieu, qu'il me chopait en levrette en tirant à mort mes cheveux longs (d'un brun nuit...). Je retirais les dernières peaux de la surface des carottes avec le bout de l'index, comme si je lissais le chibre béton des tracks que Nonstop avait braillé sur une galette/miroir.
Désormais, j'avais un album que j'allais écouter des centaines de fois durant toutes ces années. J'avoue même que certaines fois, quand ma vie explose (comme c'est le cas trop souvent, vieux torchon de life trop trempé qui n'essuie plus rien), je suis incapable d'écrire, rien ne sort, simplement des bites molles en mots, des vestes mal taillées habillant la vulve de mon inspiration (un truc du genre)... A ces moments-là, alors que mon cerveau réclame sa pitance: "ECRIS VEROL FAUT ECRIRE J'EN VEUX", je prend un album de Nonstop, l'écoute complètement, et comme par mirable (miracle+minable), les phrases vérolées sortent de façon magique comme après la disparition d'une chaude-pisse...
L'un des morceaux-phare - morceaux-frappe chirurgicale plutôt - était Devant ma nuque. Le clip réalisé par Henri-Jean Debon (qui est aussi celui qui créa les clips de Noir Désir depuis le début des années 90, voir ma bio de Noir Dez pour en savoir plus, fin d'la pub) est un joyaux qui balance bien la rage, la force, la tension de la musique de Nonstop:
Quelques mois plus tard, Vidal, ce journaleux à la plume pas conne, avait évidemment une accréditation pour le festival (je dis pas festoche, je bute tous les connards qui disent festoche), les Eurockéennes, où se produisait Nonstop. Ce fut l'occasion d'une interview exceptionnelle publiée ici même et sur le Mort-Qui-Trompe, à lire ici: http://www.le-mort-qui-trompe.fr/article124
Tandis que j'écoutais en boucle ce premier album, Nonstop disparaissait dans son enfer, armé de son cahier, sa tête de beau gosse en colère et abattait les phrases en reluquant le monde... Au final, J'ai rien compris mais je suis d'accord n'est pas un tableau noir du monde, mais une toile réelle de l'époque. C'est une lumière blanche de néon plaquée sur une Humanité à chier.
Pour acheter l'album de Nonstop, tu peux l'écouter avant ici: http://www.amazon.fr/dp/B0029YHBQ6?tag=andver-21&camp=1414&creative=6410&linkCode=as1&creativeASIN=B0029YHBQ6&adid=1GM7AY5DK2XYC8ZYM24R
A suivre... en fin de journée, pour l'interview de Fredo Roman, alias Nonstop
Andy Vérol
Publié par hirsute à 12:08:04 dans Non Stop | Commentaires (2) | Permaliens
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