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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Vérol est un Houellebeck en moins mou, un Benchetrit mieux défoncé, un Hunter S.Thomson en noir. Passé le premier quart des "Derniers cow-boys français", pas au niveau de nervosité de la suite me semble-t-il, ce récit disjoncté mais tendu comme un arc met en scène le petit blanc qui a perdu les pédales de ses identités (nationale, communautaire, sexuelle) et le grand black initié, roi de la Téci et banlieusard céleste à la coule. Comme au cours de ces rites initiatiques (il s'agit de devenir le dernier cow-boy français, ne l'oublions pas), le narrateur dégueule beaucoup afin de se purger de son moi antérieur, pétri de culpabilités et de toutes ces rêveries pourries estampillées middle-class qu'on lui a mis en tête. Au prétexte de se faire un peu de monnaie pour agrémenter sa road-story un brin sans issue, il va retirer lui-même en cash sa part d'héritage : en remontant le fil de sa lignée (d'abord les parents, puis les grands-parents) il trucide allègrement ses géniteurs, puis les géniteurs de ses géniteurs, histoire d'effacer cette généalogie qui a fait de lui le paumé prototype de ce siècle numéro 21. Vérol comme pas un sait construire un récit tout en rupture, ellipses et flash hallucinés. Entre décoctions d'herbes magiques et torgnoles flicardes dans les sous-sols du commissariat surnommés Abou Ghraib, il chope son style raide comme un shoot terminal et ne le lâche plus. Du coup on lui pardonne tout, au Vérol, et on suit. Un récit plus crépitant que les néons électriques d'une tour infernale en train de s'effondrer. Et cette tour qui s'effondre au ralenti, c'est l'Occident tout entier, celui des certitudes, des balises, des racismes en tout genre.
Enjambez donc ces quelques flaques de dégueulis, mesdames messieurs, et que la visite commence. Et tenez-vous bien à la rampe. On peut pas dire que ça sente la rose. Mais vous ne regretterez pas le voyage.
Gérard Larnac
http://poetaille.over-blog.fr/article-andy-verol-vol-au-dessus-du-vomito-88034267.html
Andy Vérol, Les Derniers cow-boys français (Ed.Pylône, 2008), disponible en direct, dédicacé en suivant ce mode d'emploi là: http://andy-verol.blogg.org/date-2011-01-23-billet-1293159.html#comments
Publié par hirsute à 10:50:46 dans On parle des Derniers Cowboys français | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par hirsute à 22:03:28 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Allez, je vous le dis. Ceci n'est pas une rumeur, mais une info: les lanceurs de cocktail Molotov sont des mecs d'extrême-droite... Etonnant? Non, non. Je répète, c'est une info.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:23:07 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
. Les socialistes sont incurvés... Je prédis un grand avenir au FN de Marine Lepen... Je vous explique pourquoi au fil de mes écrits...
Publié par hirsute à 16:10:34 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
"Des petites assiettes de soupe d'oignon et de pomme de terre, distribuée mollement à chacun des nouveaux arrivants. J'avais autant peur des bris de verre que des aiguilles de seringues étalées dans les gravats entre murs tagués, ... Tu n'imagines pas une seule seconde que j'ai pu me déplacer et servir la soupe à ces paumés...
- Tu me manipules Houssam...
- Je te promets la vérité... Pourquoi te mentir? Je sais, et tu sais que je vais crever ici.
- Tu n'en sais rien..."
La seule chose visible était sa voix, le craquement de ses articulations, les gargouillis de son estomac bouffé par la bile, les pets étouffés de ses intestins lessivés par une diarrhée torrentielle...
"Je sais que tu ne me crois pas. C'est pourtant la vérité. L'amalgame entre la peste brune et rouge que je suis dans le capitalisme apocalyptique moderne, et mon intériorité noyée dans une conscience profonde des malheurs du monde. Je suis l'un des seuls patrons du monde à avoir lynché les bonnes personnes: vous les occidentaux, gavés jusqu'au larynx de bouffe, d'état providence et d'egos répugnants...
- Dont tu fais partie connard...
- Oui mais j'ai la clef et je n'ai pas cette grosse tache vulgaire de culpabilité que vous trainez tous...
- Ouais j'te comprends pas...
- C'est simple, moi j'ai fait comme les chinois: pour posséder la matière première, j'ai sorti le chéquier, pas les fusils... J'ai servi la soupe aux crève la dalle du Mali ou de Somalie, ceux du Malawie ou de Tanzanie, et j'ai créé mon business sur votre mollesse, votre furieuse envie de continuer à être les boss du monde tout en vous persuadant que vous faisiez tout pour corriger l'Histoire... Vous êtes les puanteurs de vos ancêtres, ces saloperies qui bouffent les cadavres, tu sais? Des charognards qui tentent de se donner bonne conscience... C'était simple de vous exploiter dès lors, vous ramener à vos états antérieurs, gauchistes capitalistes, écolo-consommateurs, communistes-ministres et anarchistes du net... Vous êtes, toi et tes potes, les moins répugnants des européens que j'ai pu croiser..."
Je me levai dans le noir et le savatai au hasard...
Petit fantôme hâché comme triste lard... La grâce d'une peau sans graisses et sans muscles...
Extrait de "Mon Usine, la suite...", roman en cours d'écriture
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:17:36 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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