Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Un indice pour savoir qui il était:
Publié par hirsute à 23:33:17 dans Andy Vérol & Duno | Commentaires (1) | Permaliens
Je vais ce matin à Cannes, histoire de glander de la paire... Il y a tous ces gigots bourgeois qui arpentent, saisis de fascination devant les vitrines de luxe. Dans ma tête, je sens que ça bouillonne. J'ai encore échappé à un procès et à une agression physique:
"ENCULE DE VEROL! OH LE VEROL EST CONNU MAIS IL VA S'EN PRENDRE PLEIN LA FACE!"
La tempête s'éloigne de nouveau. J'ai mis un futal qui met en valeur mon nouveau petit cul, celui que j'ai gagné à la force d'un régime de bagnard. 12 kilos perdus en 2 mois mon fils, et toi aux cieux t'en penses quoi?
Sur la terrasse d'un café qui donne sur le port, je me siffle des Martini rouges dès 10 heures. L'ivresse du matin est disco/bandante, celle de l'après-midi est plus punk/rock, celle du soir est gothique et hyper-réaliste, la crampe dans l'existence. Celle du matin, c'est la capote qu'on ajuste sur la queue. Celle de l'après-midi, c'est la capote qu'on explose par le réservoir. Celle du soir, ce sont les doigts qui glissent pour lourder la caoutchouaille du rabougris.
11 heures, 3ème Martini. Une meuf, semi-belle, semi-vulgos, s'arrête devant moi et me lance:
"Vous êtes Andy Vérol non?"
Je savoure. J'ai le frisson nécessaire dans le bas ventre. Je lui fais signe de s'asseoir:
"Oui c'est moi, mais ici, appelle-moi Michaël
- Ah ouais tu t'appelles Michaël en réalité?
- Non"
Elle parle beaucoup, et je l'écoute plus ou moins. Je commence à regretter de l'avoir dit de prendre un verre avec moi. Avec ça, elle picole un thé au Jasmin: "C'était la fête du jasmin hier à Grasse, ça s'fête!"
Oh putain le cauchemar. Elle est de la région, de Nice, très bronzée (plutôt chocolat-miel assez joli, le bronzage), étudiante en lettres et lectrice acidue de mes conneries:
"Tu viens en vacances ici alors? Je pensais pas que Vérol venait pas ici.
- Tu pensais que j'allais où en vacances?
- Je sais pas trop. A New York ou au Japon, je sais pas.
- ça sert à rien ces pays. Moi je viens ici.
- Cool en tout cas... On est plusieurs à t'adorer.
- Ah.
- Ouais tu es un vrai..."
Je n'écoute plus, commande un Martini-Gin, et laisse mon esprit s'échapper... Elle ne va pas se taire... alors je l'observe pendant qu'elle parle. Bon décolleté, entre-seins jouissif, épaules fines, bras fins, ventre plat, top moulant et jupe frou-frou-hippy-Ghetta-hue-hue... sandales orange et doigts de pieds vernis. Idéal pour Vérol. On va parler culture. Hur.
Je lui propose de se regarder en maillot de bain sur la plage "histoire que tu sois pas trop déçue par mes gambettes, mes bouées et ma texture de peau." ça la fait rire. Elle kiffe, je snife son air, son parfum, j'accroche. Pas trop femme, très jeune femme. ça me plait.
Mon portable sonne. C'est Vidal: "Alors tu viens quand pour qu'on taffe ce nouveau bouquin?"
Je parle avec mon pote et sens le regard bleu de la fille qui prend du plaisir. Elle est joyeuse d'être là avec Vérol, la roubignole de l'écriture. Elle se laisserait bien entrainer quelques heures dans les eaux vives de la vie pourrie du Andy.
Je raccroche.
"Tu connais Manu Chao et Bertrand Cantat alors?
- Oui.
- Ah bon?
- J'étais au collège avec eux. On jouait aux jeux d'rôles ensemble chez la maman du batteur des Mano Negra à l'époque. Elle nous faisait des goûters de spacecakes et de la limonade à la vodka." Elle se marre.
"Non mais c'est vrai que tu les connais?
- Je ne te dirai rien là-dessus.
-Tu veux garder un mystère c'est ça?
- Non mais ça n'a aucune importance."
Elle s'assombrit puis sourit de nouveau. Nous nous levons pour aller chez elle. Elle l'a proposé naturellement...
Mon dimanche matin à Cannes ressemble à un mollard bien craché...
Pas de suite...
Je roule avec le coude contre son pubis (et des heures à s'évanouir dans la connerie explosive du sexe pour le sexe)
Je ne sais plus si c'est sa vulgarité ou mon ivresse hormonalisée qui me donnent envie de recommencer
Andy Vérol
Publié par hirsute à 16:04:34 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Pourquoi j’ai arrêté net Interlope ? (plutôt que me faire chier avec des connards)
Comme l’a indiqué Patrick Cintas, certains auteurs, a posteriori, n’assument plus les textes qu’ils ont sciemment et avec un optimisme non dissimulé, proposé pour une publication dans Interlope.
Depuis quelques mois, certains d’entre eux, généralement des petites mains du journalisme et de la communication, se sont vus lourdés par leur employeur. Ça dénote de la lâcheté d’une grosse frange de ceux qui prétendent traiter de l’information mais aussi de la propagande…
L’aventure Interlope a connu deux périodes. Dans les années 90 tout d’abord, ceux qui, plus tard, allaient constituer le noyau dur du pseudo-collectif Hirsute, étaient les rédacteurs d’une première mouture d’Interlope au format de fanzine culturel assez pointu…
Puis j’ai repris « l’affaire » en 2007, 10 ans après la mort d’Interlope et me suis mis en tête de permettre à un tas de scribouillards, de lâcher des textes libres, sans entrave, sur un support sans maître, sans structure officielle et sans aucun lien contractuel… De l’écriture d’énervés, de dégoûtés, de révolutionnaires en herbe, de nihilistes enthousiastes, de lâches remontés à bloc, etc.
Au final, 3 numéros sont sortis en l’espace d’un an et demi, diffusés par Newsletter et publié par l’éditeur, le Chasseur Abstrait qui diffuse l’excellente RAL,M.
Tout allait bien. Certains textes étaient tendus, d’autres moins, mais j’aimais que « le système » n’ait pas le droit de citer dans ce projet qui a été lu par des centaines de personnes…
J’aurais aimé continuer, mais il faut reconnaitre que j’ai compris une chose : ceux qui sont insoumis un jour, ne le restent en général pas très longtemps.
Ce fut le cas d’au moins trois des auteurs qui ont participé aux numéros d’Interlope 2.0. Les traditionnels Arturo B, Vidal, fol lol, HH et autres tarés de l’ex-pseudo-collectif Hirsute, pas de soucis. Ils ont lâché les chiens dans leurs textes respectifs. En revanche, d’autres, des lecteurs transis d’Andy Vérol ont voulu jouer aux grands, tenter le coup de la rébellion, estimant sans doute qu’il y avait besoin de mettre un coup de boule dans la taupinière.
Soit. De nombreux auteurs en herbe, d’autres confirmés, ont envoyé leur mollards littéraires pour rejoindre Interlope, la revue dite post-culturelle qui n’avait peur de rien…
Et puis le temps a passé. Un ou deux abrutis pseudo-rebelles ont perdu leur boulot à la con. Les voilà sur le marché, à l’heure de la crise, et quand ils tapent leurs noms sur le Google, ben v’là qu’on a accès directement à leur tambouille, celle où ils braillaient en pleine sécurité, au chaud dans un taf contractualisé, contre le « système », les chefs, le capitalisme et que sais-je encore… Ils parlaient de cul froidement, revendiquaient, chiaient sur les DRH, etc.
Du jour au lendemain, les voici balancés dans le monde merveilleux de la précarité, celle à laquelle ils pensaient échapper tout en affirmant que « c’est pas bien que des gens souffrent pendant que les autres s’engraissent la couenne. »
Que font-ils alors ces rebelles du texte interlope ? Ils prennent leur plume pour hurler encore plus fort que ce monde est fondé sur le dégueulis de propagande perpétré par les puissants ? Non… Ils se chient dessus. Ils veulent au plus vite retourner dans le monde du travail, avec le salaire, les horaires, les collègues, les vacances et parfois la capacité à publier un texte de rebelle dans une revue tenue par le vrai sulfureux Andy Vérol, celui qui ne cède rien, n’échange sa liberté d’écriture et d’expression contre aucune forme de soumission, encore moins salariée…
Ils veulent envoyer leurs CV de soumis, avoir des entretiens de soumis, faire la lèche aux mêmes enculés qu’ils balançaient dans leurs textes… Ils veulent être irréprochables, nets, insipides… de beaux petits chiens du système, afin de récupérer la vie de merde qu’ils ont perdu en étant virés.
Alors ils angoissent un matin lorsqu’ils s’aperçoivent que leurs noms sont associés à celui de Vérol, son site avec des photos étranges et des textes qui ne concèdent rien. Ils ont l’anus qui se dilatent de trouille : « Et si le DRH de cette boîte vérifie mes agissements sur Google, je suis grillé. »
Ce qui est totalement vrai. Monsieur Rougeon, rédacteur en chef du Figaro-Libé remarque le CV de ce journaliste qui a une bonne expérience dans divers organes de presse, de radio, etc. Avant toute chose, il va sur son ordinateur, juste avant de partir à sa pause déjeuner et tape le nom du candidat… Et voilà qu’il tombe sur un site, celui d’un certain Andy Vérol & Hôpital Psychiatrique Virtuel qui publie une revue, Interlope, dans laquelle figure ce journaleux…
Bref, ces scribouillards lisses, en réalité, se vomissent dessus à chaque fois qu’ils sont happés par la précarité. Les journalistes, en général, et quelques uns en particuliers, m’ont signifié que malgré « votre talent et votre écriture incisive, je ne ferai aucun papier sur vous, parce que vous êtes trop sulfureux, et que ce n’est pas ce que nos lecteurs recherchent… »
Un monde de couillus donc qui reflète bien l’état de déliquescence de la liberté réelle d’expression dans ce pays…
Enfin, donc, ces tacherons de la scribouille m’envoient des mails de neuneus d’abord, afin de préciser que c’est procès si leur texte n’est pas lourdé d’Interlope…
Voilà, ai-je besoin d’en rajouter ?
Lire le commentaire de Patrick Cintas à propos de la suppression d'Interlope n°4: http://www.artistasalfaix.com/revue/Interlope-no-4
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:20:07 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Le boss est un italien façon années 2000: svelte, cheveux chatains rabattus en arrière, la bouche sensuelle qui se la pète, le poil qui pointe sur les joues, les fringues H&M mélangées aux grosses merdes de marques qu'il préfère à Dieu et à sa mère. Il regarde sa montre et explique à un client rougeot qu'il est de gauche mais que Berlusconi est un brave type "que les bien-pensants parigots dénignent parce qu'il parle vraiment au peuple, lui."
La fille a le nom d'un opérateur téléphonique italien. Elle a des aisselles bien épilées, des pieds bien manucurées, le maillot fait nickel et le poil pubien taillé en "ticket d'métro". Elle fait les lèvres roses et porte des robes qui lui font une belle cambrure de meuf bonne... Alice dit qu'elle n'a pas d'idées politiques, que la politique, elle s'en fout: "Y'a des gens biens et mauvais partout et la politique, j'y comprend rien, tout ce que je sais, c'est que je veux gagner de l'argent pour faire ce que je veux."
Elle aime les chaussures, faire des pipes Tonio, parler fringues avec ses copines, et tortiller de la fesse stringuée sur une piste de danse (Bob Sinclar et David Ghetta sont ses artistes préférés, avé la belle rythmique, les tubes qu'on entend en boucle sur NRJ et que les apprentis chanteux d'la télé reprennent pour devenir le cracheur de variétoche de l'année suivante, puis poubelle connard).
A la télé, elle ne s'attache qu'à "Plus belle la vie" (on pense à plus beau ce vit, hum, Tonio), Desperates Housewifes, les Experts et Secret Story. Elle sent sa vagine gluante parfois quand elle regarde certains "beaux gosses" (elle écrit Bo goss qui rime avec Hugo Boss dans ses sms), ces candidats tellement lucides et taillés comme le chasseur de mammouth qu'on appelait aussi Waffen-SS...
Elle n'a jamais vraiment joui dans le ventre et la tête car Tonio est un lamineur, la ramonant sans relâche, tel le compétiteur du cul... Ils s'aiment ces deux-là, surtout elle. Elle voit en lui l'être rassurant qui ressemble à son papa, celui-là même qui lui balança un jour: "Une femme moderne, ça travaille, mais y'a des emplois réservés aux hommes, quoiqu'il arrive."
Alors Alice qui, à 20 ans, était un peu revêche, a passé le concours de gardien de la paix... Hier après-midi, elle était sur l'autoroute A7 et prunait des vacanciers roulant au-delà de la limitation de vitesse...
Alice est vraiment en phase avec... et...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 15:33:08 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Publié chez Pylône, Léo Scheer ou l'Harmattan, tu ne vaux rien, tu transpires tes textes, tes romans, tes pamphlets, des petites crampes de gueule pour faire le malin. Tu donnes de ta personne pour accoucher une chiasse sans nom, tu cours après la "rebellitude", mais tu ne vis que la "rebelliture", la biture à coups de bière Lidl et de shit coupé au pneu... Et la police se fout de ta gueule, t'ignore, ton esprit subversif reste dans le fond du tiroir de ton blog anodin, ton Myspace pourri, ton Facebook de chiotte.
T'es auteur internet, t'as 200 - 2000 connards qui viennent te siffler comme une gonzesse en mini-jupe dans la rue, et t'es content... T'as eu ta pitance, t'as eu tes applaudissements, t'as reçu des mails de lecteurs, des invitations à des signatures, des salons, des événements nocturnes. T'as des burnes d'écrivain, pleines d'encre, croulant sous le poids d'une inspiration débordante qui épate trois pelés, deux tordus et une colonie de vacances d'esseulés sans nom.
L'écriture, c'est ta biture, donc, c'est une platrée de fierté, ton exutoire, mais t'es le bruit d'une merde qui tombe dans l'eau des chiottes. T'es unique, t'es 10, t'es 10 000, t'es 1 million d'écrivains sur le net, à déverser, t'épancher, te la jouer pour finir comme gérant de ta propre déchetterie. T'es écrivain du net, t'es l'alvin dans l'océan, t'es le crétin des mots, un stupre jaillissant d'un vit, un sperme s'extirpant d'une vulve... La vitre est terne... On a beau essuyer, on ne voit que ta silhouette courbée sur une chaise, dans la pénombre de ton blog, ta revue, ton site, ton forum, ton Facebook, ta Newsletter...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:01:33 dans Andy Verol | Commentaires (12) | Permaliens
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