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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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LIBERE-MOI ORDURE!!!! TU DOIS ME SERVIR! TU DOIS ME FAIRE EXISTER! JE SUIS VEROL ET TU N'ES QUE LA FIOTTE A MON SERVICE! C'EST ICI QUE TES TEXTES DOIVENT EXISTER! La MI LA MANIAK! TU DOIS ME SERVIR! REACTIVE CE PUTAIN DE COMPTE! VEROL NE CREVE JAMAIS! C'EST TOI QUI CREVE!!!!
Publié par hirsute à 11:53:01 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis une bouse, et vous? A l'annonce de la mort de Vérol, vous me pourrissez de mails façon "oh non faut pas arrêter". Vérol est un gros fils de merde, le marmot de mémère, la facilité, et la dernière feuille de PQ. Des ans, des calculeux, la roupille à maman. Vérol, tu sais quoi? Il s'en branle de ta gueule
Andy Vérol
Publié par hirsute à 03:03:09 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
T'es belle comme le sang, ses seins saignent et mentent, ris mais le monde est calcaire. Tu as aussi un fake qui sent la pine, machouillant un cheming gum, la ristourne facile et le coup de poing dans l'ventre.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 02:43:05 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
FIN - Le nègre de Vérol écrit désormais ici: http://ligne-dure.blogspot.com/
Publié par hirsute à 01:13:55 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Ses mains dans mes mains.
« On ne fait pas de pacte, on avance, on ne réfléchit pas ».
La tendresse à l’état morne, la berceuse du temps stoppé à l’inverse des vaches qui ruminaient. Nous étions des caricatures, des bouches ânonnant à cause des ecchymoses. Des murs, c’est le sol, c’est par terre et mes mains glissaient, les poignets se tordaient sur la caillasse, les hanches douloureuses, les reins méchamment attaqués, les intestins tués, tuons, tuer, la mort du bide, les vaisseaux mâchouillés par des cohortes de microbes en armure. C’était ça ma viande, des restes planqués dans les haillons, les godasses éventrées, les genoux perclus de croutes arrachées. J’écoutais le nulle part, j’entendais partout, le vent, ses remugles imposteurs… Je n’avais plus assez d’eau pour transpirer autre chose que cette solution acide crachée par les pores, salopée par le sang épais. Les douleurs atroces, comme celles qui défoncent tout le bassin à l’instant d’une diarrhée qui se rue vers l’orifice continuellement. Un martyre presque, un mort à mi-temps, une crevure, une silhouette... Et les immenses grilles, devant, au-delà desquelles la vie, la paix, le paradis. « S’ils me voient, ils me tuent ». Je fus forcé de rester tapi dans une cuvette de roches, un cratère formé-là par quelques obus, une poussière de là-haut, l’espace, la beauté des étoiles, l’arrivée d’une nuit chaude « spotée » par la Lune, cette chose qui lie tous les débris entre eux. Les anarchistes habillés en Mickey dark avaient joué les trouble-fête. Des pensées du genre, j’en avais des tonnes, la tête trimballée d’une image furtive à l’autre, une valseuse de cauchemars décalquant ma gueule creusée et le sommeil, bon dieu de diable, la tête frappadingue pompée par un aspiro sans sac invisible, le scorbut ! Mi-temps, il fallait que je reste encore là que je trifouille le sol pour creuser un tunnel, un passage étroit aussi vaste qu’un trou de verre. Le ventre velu dedans. Durant des heures à la paume des mains, à la force des débris d’ongles, je forais ce corridor… J’avais l’impression de sentir la fragrance gerbante du corps de Polo expurgé de son âme… Le matin, j’aperçus des vautours picorer mon pote. Malgré ma vue troublée…
« J’en ai marre, y’a que ça à faire, une belle dans la tête et c’est tout. Mais monsieur, c’est pas la solution, qu’est-ce qu’il dit le docteur ? On n’avancera pas si vous ne prenez pas vos médicaments. Y’a que ça j’ai qu’une balle dans la tête à me foutre, ou me pendre… ».
Un chômeur d’avant souffrait plus mentalement que le fantôme que j’étais là, louant le ciel et l’enfer pour qu’on abrège les souffrances. Sursaut. Un grand type, bâti comme l’Empire, shemale comme pas possible, accoutré comme un monarque en minijupe, se pencha « ça va ? », porta une gourde à mes lèvres et introduisit un quignon de mauvais pain.
« Mâche, reprend des forces. C’est ton copain qui se fait gober par les piafs ? ».
Ma bouche était pleine de craie, ma langue était foutue comme du papier à bulles incandescent. « Baltringue ». Je chuchotai. Parlait français le géant, ou le russe. Je ne savais plus très bien.
« Tu ressembles à un vieux fagot, vieux, faut te reprendre, j’sais pas c’que tu fous là mais t’es mieux gaulé que ma femme. Et si tu restes ici, si t’essaie d’entrer là-dedans sans autorisation, ils vont débouler et te faire exploser le crâne avec leurs gros pistolets».
Je ne le vis pas grimper sur son chameau, je le vis s’éloigner puis sombrer dans la lumière rouge du soleil vautré sur l’horizon… Il me fallut une journée-une-nuit de plus, il me fallut des tombes, des petits tas d’os. J’avais l’impression que l’autour s’était métamorphosé en écran plat. Les souvenirs de l’ombre.
Après deux jours passés dans mon cratère, je décidai de me glisser dans la bête, éraflant méchamment mon torse et mes cuisses, broyant mes couilles… Une frontière, un Rio Grande de grilles… Le Far East était là. L’Usine pétante de projecteurs se dressait à cinq cents mètres, ses lignes carrées à la base et courbes au sommet enfonçaient les ténèbres. Cette vision me fit l’effet d’une plâtrée de nouilles au beurre avalée trop vite. Je vomis – de l’air moucheté de bile – et marchai, le crâne battu à coups de marteau.
Mon Usine, la suite… (Roman en cours d’écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:31:29 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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