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Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Les indignés me dégoûtent, tout comme les hippies, les altermondialistes, des pétochards en dread locks imbibés de shit et de reggae qui hurlent au crime à chaque seconde, quand les flics d’assaut font leur travail. Ceux qui changent le monde ne squattent pas des places aux noms évocateurs (de la Liberté, de la Citoyenneté, de la République) et ne roupillent pas dans des tentes Quechua avec des odeurs de pieds, de mauvaise haleine, de zozos de classe moyenne révoltés contre papa-maman, de déjà entendu et d’utopie Christianno-pseudo-anarchiste… L’Histoire ne change qu’avec ceux qu’on appelle des terroristes, ceux qui répondent à la violence par la violence, ceux qui savent que le choix d’un nouveau monde, c’est avant tout d’accepter les dictateurs de son camp qui agiront contre ceux contre lesquels on se battait.
Je répète. Le monde des hommes est fait des ruines des régimes qui se sont engrossés jusqu’à devenir vulnérables… Les Indignés n’ont aucun rapport avec le livre de Hessel. Il se refuse d’ailleurs à être récupéré par ces imposteurs. Moi je n’aime ni Hessel (diplomate, certes déporté, d’une République de pourris) ni les indignés… J’aime Al Qaïda, en tant qu’Historien, parce c’est ça le « changer le monde »… Les espagnols, les italiens, les français qui se pavanent dans le merdique du « tout le monde doit s’aimer et nous devons changer le monde pour plus d’égalité », c’est la même mouise que les 68 qui entraient dans la vie avec angoisse, pour finir aux commandes d’un troupeau de chèvres dans le Larzac ou d'un troupeau de merdiques au PS.
L’Histoire s’écrit avec le sang et la lutte d’un camp contre un autre et finit toujours dans la baston, la mort ou/et la zonzon…
Ces indignés sont l’imposture shootée d’un occident inculte qui ne connaît ni les leçons de l’Histoire, ni les genoux brouillés de ceux qui ont dû avancer « révérence » devant les maîtres du pouvoir… Ne me parlez pas de courage avec ces paumés-là, ils ne sont pas les indignés, ils sont les INUTILES, les éternels zombies de la politique.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:55:40 dans Andy Verol | Commentaires (6) | Permaliens
Opération Autodafé, deuxième phase. J'ai lancé un appel à textes libres, pas mièvres auprès des internenéteurs et ça donne ça... Diffusion de ces créations non-stop, les jours à venir... On prend le temps de se digérer les dents hein? Déjà plus de 40 auteurs, et ce n'est pas terminé mes p'tites volailles...
Pas citoyen du monde pour un sou. Sous l'homme, son enveloppe. Mon propre chef. Je me dresse et me fige. Ma citée intérieure. Unique multiplicité, forge des caractères. Je me décline à l'infini. Dans le son des coïts internes, la forge est en ébullition. Ardent. Tâcher. Mes déclinaisons, mon armée intime. Échafaudage de plans, de répliques. Entrainement, affinement. Dans le but d'un retour massacrant. L'intime dévastant la réalité et ses hordes de chiens. Je compte mes têtes. Espère une victoire écrasante.
Grand stratagème de la fin. Théâtralisation de l'hors du commun. Nous marchons, à l'intérieur, nous sommes des centaines, avides de sang. Cette armée est unique. Je ne suis pas vide comme ces chiens, ce corps ligués les uns aux autres contre le mélange hétérogène d'eux-mêmes. Nous marchons, nous apprenons à vivre écrasés, suffoquant. Prêts à tout, nous sommes puissants et exploserons ces enceintes de vide abyssal. Je suis ici, chez moi. Mon état, ma nation, et sa systémique :
Un jour, il faudra choisir, trancher. Clairement, s'inscrire dans un choix de société. Euthanasie, ne pas lutter. La médecine qui répare les bobos. Les conchiants dorlotés par la médecine réparatrice. Les trous qui s'approfondissent. Les territoires en friches, ravagés. Des clivages. Tant de cartes à établir pour enfin comprendre et voir li monde sans la bienveillance d'eau truie.
Joe Numodual
Publié par hirsute à 12:43:39 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (2) | Permaliens
Opération Autodafé, deuxième phase. J'ai lancé un appel à textes libres, pas mièvres auprès des internenéteurs et ça donne ça... Diffusion de ces créations non-stop, les jours à venir... On prend le temps de se digérer les dents hein? Déjà plus de 40 auteurs, et ce n'est pas terminé mes p'tites volailles...
KALETRA
Quelque nulle part, au fond d’une cave humide et glacée, un drame se tord entre un corps de souffrance et un visage désincarné. Le cœur déchiré, projeté contre le mur brut de cette nuit sans fond où il s’éclabousse, le corps souffrant communique sa terreur aux traits de cette figure.
Toutes ses cellules craquent, comme gelées. Tous ses organes se resserrent. Ses fibres, tendues à l’extrême, refusent de rompre dans un interminable élancement. Ses cytoplasmes se rétractent, indéfiniment, dans une respiration à un temps, sans souffle, qui donne le sentiment que jamais plus ne viendra de phase de dilatation. Ce n’est même pas une concentration du corps sur lui-même, comme s’il s’auto-digérait, ce qui serait encore une manière de fonctionnement, mais une contraction immobile de chaque muscle, sans relâche, jamais. La douleur se love dans le noyau de ses atomes, démultipliée mais entière, partout !
La nuit s’ouvre pour absorber l’esprit-souffrance, le perdre, la peur le ronge et les créatures aux bouches déformées par un rire qui résonne dans son cauchemar, l’obsèdent.
Le visage dans la lèpre du mur se forme et se déforme, au gré des pulsations d’un sang corrosif. Il articule des mots muets, consolateurs ou menaçants, au gré de celui seul qui les entend : le corps-souffrance privé d’esprit, l’esprit-souffrance au corps rongé, écartelé.
Hurler, crier, appeler ! Quelqu’un va bien entendre… Peut-être. Mais la douleur est trop forte pour laisser place à l’espoir. Le manque s’installe partout, dans chacun des récepteurs secrets du cerveau. Ne reste alors de place pour aucun sentiment, aucune espérance.
Dans son cul de basse-fosse, le corps-manque n’est plus que souffrance, esprit de la souffrance qui lui sert de pensée, de pensée délirante. Il appelle encore, mais plus faiblement. Nul ne l’entend. Bien vite, il se résigne, sachant ce qui l’attend…
Ce soir-là, dans la campagne, un poivrot se glisse dans un chemin boueux, envahi de ronces et d’obscurité poisseuse (où il devrait revenir de jour, s’étonner de ce que le coin peut être charmant, sous le soleil). Il se faufile dans ce boyau pour y soulager tranquillement sa vessie distendue par la bière. Tout en s’aspergeant les chaussures, se disant qu’il devrait passer au gin, il perçoit une plainte, un gémissement faible, étouffé. Il contracte ses sphincters et tend l’oreille. Effectivement, des sortes de râles épuisés semblent provenir d’une paroi qui s’élève dans son dos. Longeant le mur en direction du son, en tâchant d’éviter les ronces et les flaques de boue, l’ivrogne, un peu dégrisé déjà par la vague trouille qui commence à l’étreindre, s’avance à tâtons. Alors qu’il lui semble se trouver tout près de la voix affaiblie, il rencontre du bout du pied le tintement métallique d’un soupirail. Mais les barreaux en sont solidement scellés, rendant le passage impossible. Il lui faut donc contourner, jusqu’à un petit escalier de pierre descendant le long du mur vers une antique porte de bois à moitié vermoulue.
Fracturer la porte de la cave est un jeu d’enfant pour cet ancien braqueur. Ce qu’il découvre, derrière, lui est moins familier. Sur le sol immonde, gît le corps squelettique et lamentable, entravé, bâillonné, d’un être d’âge et de sexe indéterminés qui, manifestement, vient de livrer une interminable bataille solitaire. Il semble exhaler les derniers râles, le visage livide et humide, la peau presque translucide, les vêtements trempés de sueur, les yeux cavés. Ses maigres poignets retenus par des cordes à deux anneaux fixés dans la pierre, il est suspendu bras en croix, la tête pendant sur sa poitrine plate, le reste du corps épars, marinant dans une odeur infecte, mélange d’urine, de diarrhée, de sueur acide et de vomi.
Choqué, Arphos rassemble tout son courage ainsi qu’un peu de secours dans les vapeurs éthyliques qui, déjà, l’abandonnent. Malgré ses efforts, il ne parvient pas à défaire les liens des poignets, dont la corde et les nœuds se sont incrustés trop profond dans la chair. Il n’a pas de couteau sur lui et décide alors d’arracher les fers de la muraille. Sous la puissance de l’extraction, un éclat part, projeté contre le mur d’en face, qui va détruire le visage, ce visage qui y fut…
Ce qu’il reste de Kaletra s’écroule au sol, pantin vidé de toute force. Arphos doit hisser sur son épaule ce misérable sac d’os pour le remonter à la surface. Parvenu au dehors, il progresse lentement, l’oreille aux aguets. Le village ne compte que quelques rares maisons, isolées entre parcs et bosquets, mais il s’en méfie tout de même. Dans ce moment très spécial, tous les humains et tous les uniformes lui sont redoutables.
Bien que son sang, Arphos le sait d’expérience, soit encore mêlé d’un taux non négligeable d’alcool, le pénible sauvetage lui a rendu toute sa lucidité. Il ne le ressent pas nécessairement comme un avantage mais cela lui permet de se souvenir d’un pénible détail, à savoir que son permis de conduire lui a été retiré pour cette raison même qu’il boit trop… Il se souvient aussi qu’il est venu là en voiture, la veille, après avoir copieusement picolé, avec une idée vague, entre le désir de suicide et de marche dans la nuit, dans la "nature", pour réfléchir, faire le point sur le fiasco de son existence…
Par chance, il retrouve sa vieille guimbarde, tout près, une roue dans le vide au-dessus du fossé, l’autre sur la chaussée. Au prix d’un tour de reins, il installe la rescapée sur la banquette arrière. Celle-ci dodeline un moment de la tête puis s’effondre de tout son long, la moitié sur le siège, l’autre sur la moquette. Arphos s’installe au volant avec, pour la première fois de sa vie, un peu d’appréhension à l’idée de conduire bourré. Il démarre le plus doucement possible et, trente minutes plus tard, se gare, avec une écœurante veine de fripouille[1], pile devant chez lui.
Notre héros habite un minuscule studio dans cette proche banlieue qui singe la capitale. Malgré les barreaux (qui gâchent la vue sur un immeuble contemporain garni de plaques d’aluminium qu’on a dû maintenir d’un filet pour les empêcher de descendre guillotiner les passants), il apprécie son rez-de-chaussée, ce jour-là. Il aurait eu, en effet, bien du mal à hisser la pauvre môme dans les étages, avec les fatigues de l’alcoolisme. Bien sûr, à part les rangers qui pendent au bout, son fardeau n’est pas bien pesant ; moins que la menace des yeux indiscrets derrière les judas…
Arphos traîne la fille jusqu’à sa chambre et l’allonge sur son lit. Il ne semble pas que la manœuvre l’ait réveillée, même quand sa tête a heurté le chambranle de la porte. Est-elle dans le coma ? De sa joue au-dessus des lèvres, qu’un souffle léger vient caresser, il vérifie qu’elle vit encore et la laisse dormir. Il en a bien besoin, lui aussi.
Après quelques heures de sommeil, Arphos se réveille, affligé d’un sévère mal de crâne. Sa première pensée va à la moribonde, qui semble à peu près revenue à la vie.
Assise en tailleur sur le lit, la tasse de café que vient de lui apporter son sauveur entre les mains, elle raconte sa mésaventure.
« Il m’a forcée à le suivre comme je rentrais chez nous. J’étais trop faible, trop défoncée, à sa merci, quoi. Je ne le connais pas, ou bien je ne me souviens pas… Je ne savais pas s’il voulait me tuer, me violer ou simplement m’enlever. Mais je ne vois pas quelle monnaie d’échange j’aurais fait… Je ne vaux rien ! Quand il m’a dit qu’il savait que les camés se foutent de la mort mais pas de la souffrance, j’ai eu peur… Il avait décidé de me torturer. Il m’a poussée dans cette cave immonde et il m’a attachée au mur avec ces chaînes. Et puis il m’a laissée. Il a laissé le manque faire son ouvrage. »
On entend les gorgées de café passer difficilement les gorges serrées dans un silence tendu.
« J’ai dû rester quatre, cinq jours dans cette cave. Peut-être six. J’avais du mal à évaluer le temps, à me souvenir du nombre de nuits depuis son départ. Je n’entendais rien. Je baignais dans la douleur. Je n’étais plus que cette souffrance. J’avais déjà connu le manque, mais jamais dans ces conditions… C’était comme si mon esprit cherchait à s’échapper et qu’à chaque seconde, il était repris par la douleur. À devenir folle… Puis peu à peu, ça s’est calmé, mais pour faire place à une angoisse atroce. Ensuite est venue la faim, la faiblesse, une fatigue écrasante… et enfin, toi ! »
Le café a toujours du mal à passer, même durant ce deuxième silence.
– Et puis, il y a avait le visage dans la muraille. Tu sais, ces figures qu’on distingue dans les ombres sur les pierres, dans les nuages, sur la lune… Ce visage-là était formé par les écailles de peinture, sur le mur en face de moi. Il m’a tenu compagnie durant de longues heures. C’est peut-être parce que j’avais un visage humain, face à moi, que je ne suis pas devenue folle…
Isabelle SIMON
(extrait de RISQUES ET PÉRILS,
en vente chez
syllabaire.editions.com)
Publié par hirsute à 12:31:14 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (1) | Permaliens
Opération Autodafé, deuxième phase. J'ai lancé un appel à textes libres, pas mièvres auprès des internenéteurs et ça donne ça... Diffusion de ces créations non-stop, les jours à venir... On prend le temps de se digérer les dents hein? Déjà plus de 40 auteurs, et ce n'est pas terminé mes p'tites volailles...
FIFTY FIFTY
C’est le genre de situations qu'on rencontrerait facilement dans une nouvelle du bon vieux Hank, mais elle disait qu’elle n’avait pas lu Bukowski – ou alors, c’est qu’elle prononçait mal le nom en société, enfin, cela revenait au même...
Elle était assise, parfaitement seule à la terrasse d’un café. Belles jambes, beau bombage de chatte, belle peau sur les bras, quelqu’un se serait approché et lui aurait dit « A votre âge, est-ce bien nécessaire d’investir autant d’argent dans les séances d’abdos-fessiers?» qu’elle n’aurait pas compris. Bref, elle n’était en rien déplacée dans ce jour de grand soleil.
Dans une main, elle tenait un stylo bic vire-voletant. Un truc magique devait se produire parce que si quelqu’un s’était approché et lui avait demandé ce qu’elle foutait là, si elle écrivait un journal intime ou un poème ou un roman, elle aurait répondu non non, rien de spécial, what the fuck are you talking about? – le tout avec un accent barbare.
De son autre main pendait une chose animée, de sexe masculin à en croire sa pilosité, qu’on aurait pu prendre pour une friandise à première vue. Son objet artistique qu’elle l’appelait. La raison pour laquelle elle était là. LA SEULE PUTAIN DE RAISON POUR LAQUELLE ELLE ETAIT LA. Une marionnette. Il suffisait à la nana de regarder la chose tenir elle-même un stylo pour se mettre en transe et produire plus de dix pages à la minute. C’était une femme étrange qu'on pouvait croire ordinaire, droite et respectueuse des cadres si on faisait pas attention. D'ailleurs, elle passait son temps à répéter à qui voulait bien l'entendre qu'elle était "ordinaire, droite et respectueuse des cadres".
Le gros avantage de La Chose, c’était qu’elle ne semblait pas nécessiter beaucoup d’entretien. Il suffisait à la nana de se pencher vers elle de temps à autre, de lui balancer un regard équivoque et de dire : Tu voudrais bien baiser avec moi… Hein? N’est-ce pas que t’es uniquement venu te pendre à mes doigts pour baiser avec moi???? Et le type minuscule se mettait à pâlir, à bafouiller, à se défendre en suintant son sperme par tous les pores. Alors elle se calait à nouveau dans son siège, putain c’que t’es moche elle disait, mais pas trop fort, pour ne pas sureffrayer la chose non plus, et elle se remettait à écrire ses machins secrets.
Pendant une bonne partie de l’après-midi, la chose parvint néanmoins à contenir les violents assauts dans son slip jusqu’au moment où elle décida de passer à l’action. Ils étaient arrivés dans un parc et il y avait de l’agitation, des types bourrés faisaient mine de se battre et la chose se doutait que la nana n’aimait pas la violence dans la mesure où celle-ci n’était rien d'autre qu’une putain de gonzesse magnifique de plus après tout. La chose profita donc du trouble de la nana qui ballait des bras comme un poulpe pour passer de sa main à sa cuisse où elle se mit à grignoter. On aurait dit une tique, mais si quelqu’un s’était approché et avait demandé à cette chose s’il s’agissait de drague libidineuse, moche et malsaine, la marionnette de sexe masculin l’aurait regardé comme offensée en défiant l’inconnu de la traiter de pauv’ type tant qu’il y était.
La nana finit par demander à la marionnette de se décontracter un peu le gland. Il faisait beau, il y avait des ribambelles de nourrissons un peu partout, qui donc avait besoin de baiser pour être heureux? Un peu de structure, un peu d’amour propre feraient tout aussi bien l’affaire. A ce moment, il est à noter pour la défense de la nana qu’elle ne mentionnait plus l’inimaginable répulsion physique que la marionnette lui inspirait.
Pour en finir avec cette histoire de marionnette et de nana qui n'intéresse sans doute que moi (et ce bon vieux Hank "Bjukauski"), il serait intéressant de décrire comment le type parvint finalement à se glisser dans le vagin de la nana tête la première, profitant d'on ne sait quel retournement de situation, on ne sait trop quel coup de pot, et à la mettre enceinte de lui-même, mais ceci n'eut pas lieu, vous vous en doutez bien. Elle préféra le jeter dans un égout qui débordait des invendus de la FNAC - des bouquins tristes et couverts d'une poussière de honte - et décida de ne faire preuve d'aucune compassion à son égard.
«QUI DONC A BESOIN DE BAISER POUR ETRE HEUREUX ? PUTAIN DE BONNE QUESTION !» je me dis en me branlant comme un marathonien trois fois par heure sur la Sylvie hier après-midi. En traçant un calque mental de ses cuisses autour de mon cœur - et puis aussi autour de mon chibre nanique, il faut bien l’avouer sans rougir. Disons fifty pour le cœur, fifty pour le chibre, ça te va Sylvie ?
Nag
Publié par hirsute à 10:11:44 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) | Permaliens
Opération Autodafé, deuxième phase. J'ai lancé un appel à textes libres, pas mièvres auprès des internenéteurs et ça donne ça... Diffusion de ces créations non-stop, les jours à venir... On prend le dent de se digérer les dents hein?
De cette armée de tocards.
Mathilde Tixier
De cette armée de tocards portés au pinacle
De ce champ d’horreur noire qui sourit encore
De ce faux mystère vulgaire
De cette place au soleil, cet horizon d’oseille
De cette imposture qui s’affiche de fierté
De salons en banquets, les flonflons, les bitures
Et les sobriquets
De ces simulacres, de ces voeux de dupe
De cet odieux sacre
De ces miroirs aux alouettes blessées
De ces stupides attentes, de cet orgueil nié
Du crédit sur l’avenir, ces cartes jouées
Au découvert sombre des machines conquérantes
Du secret d’un trésor inventé qui sème ses indices
Et ne se révèle jamais, à l’ombre des étés
De ces crimes tranquilles perpétrés en douce,
Au mirage des nuées, et des autres qu’on pousse
A la perpétuité.
De ces feux qui brillent aux oreilles
Des femmes vieilles, leurs sourires bistouri
Et leurs yeux gris fusillant les merveilles
De cette hypocrite foi en des valeurs de fond des bois
Quand seuls excitent les splendeurs et le luxe des rites
De ces phrases trop simples qui voudraient tout dire
De ces gestes au rabais singeant le désir
De cette entourloupe mille fois répétée,
La soupe avalée est bien trop salée
De ces brimades au goût d’autrefois
Les imbéciles tocades des hommes de loi
De ce sacerdoce, mon os est vieux déjà
A chaque pas je m’en casserai les jambes et les bras
De cette morsure, la mort est sûre
Mais les rires seront fous ou ne seront pas
De cette débacle en forme d’oracle
Je ne veux plus entendre mot
Je ne veux que le vent et même s’il est contraire
Au moins est-il vivant
A la risée du monde, je jette mes cauchemars
Et même s’ils sont pauvres, je les parerai
De mauve, d’or et de moire
Les coudées seront franches, les espoirs las
Mais le souffle, pur, et les habits, de dimanche.
Publié par hirsute à 18:28:43 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) | Permaliens
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