Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr
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Tu es
une fille
qui fait des bulles avec sa bouche comme un petit poisson. Quand tu me ...
J'insiste pas. C'est pas ça... Les menus mètres qu'on utilise pour mesurer sa télé...
Tu me dis toujours que tu ... veux m'embrasser... quand j'agonise ... sur ma serviette de plage... en hiver... pour faire discret... avec mon corps ses restes, ces morceaux de restes de corps de ma jeunesse...
Tu dis toujours... que je suis une rage de dents... alors que je ne suis plus qu'un bleu
sur ta cuisse.
Et je dis
"je me sens décalé par rapport à toi... Tu aimes pousser le caddie maintenant alors que ça continue à me faire chier..."
Bruits de bulles éclatées avec ta salive. Tu n'as plus qu'une boucheeeee de poissonnnnn.... C'est si subtil et doux une séparation, une torture, une nuit qui bascule car le shoot, la foncedé de trop, les mauvais moments... Mais mens... toi, à moi... Dis que je ne dis que des conneries...
"Tu veux que je t'écorche, que je te mette du côté matelas uuusé, pour te déchirer avec mes ongles et mon sexeeee... mon soleil en peau, mes vitres les veines..."
On commence toujours par s'embrasser... on se tremble l'un sur l'autre... On se croque, on s'allonge l'un sur l'autre... On respire des pets de silences... L'inodorant... La route longue d'une nuit que l'on commence... C'est... un peu, comme se mordre et se mentir avec les crocs...
"Je vais essayer de te péter les os... t'arracher la peau avec mes ongles, même rongés... Tu ne dis jamais la vérité..."
Si je dis la vérité.... Je ne parle que DE çA... de toi de nous, de la pierre que j'ai jetée sur ta gueule...
"Tu m'as eu, j'ai un sourire de mort, la bave blanche et sèche... Le bruit de poisson de bulles qui éclatent de ma bouche à présent..."
C'est...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:06:07 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Juste pour rappel, pour ceux qui n’ont pas suivi. Depuis deux ans maintenant, je mets en ligne certains textes de mon frère Duno. Ce dernier s’est suicidé dans les années 90 et je n’ai eu connaissance de son existence en tant que frère qu’au début des années 2000. Il était le chanteur d’un groupe qui connut un grand succès en France et dans quelques autres pays francophones. Par soucis de discrétion et de respect pour les autres membres de sa formation, je ne dirai jamais quel était ce groupe.
Enterré près de Bordeaux, il avait laissé des carnets, de très nombreux écrits, des journaux intimes où il vidait ses colères, ses rancoeurs, sa folie…
Andy Vérol
22 octobre 1996 - Nouvel extrait d’un cahier vert numéroté : 22ème lamentation. Italie fasciste:
On a joué à Rome hier. Mille connards pogotant comme des malades devant nous. J’ai pas aimé. J’aime pas aller en Italie. Les italiens puent le fascisme pour l’essentiel. M’en branle que ce soit pas vrai. Pour moi, ils puent ça et la magouille. Me demandais combien de ces petits keupons Aldo Maccione faisait du trafic, des activités de mafieux. C’est pas compatible avec l’anarchisme qu’ils exhibent sur leurs tee-shirts. La Major nous a payés un prix d’or pour aller à Rome. Mais dans le car qui menait à la salle, j’ai fait la gueule.
Les autres étaient contents et mataient un film de guerre à la télé. Moi je ruminais, je faisais attention de ne pas regarder dehors. Prendre soin de ne surtout pas se faire infecter par cette mentalité du tout-trafic-tout-football… Les italiens sont viraux, et traversent les vitres. Ils sont nuls en guerre mais très forts pour envoûter.
Ils ont l’arrogance des loosers, la prétention des fins de civilisation. Je matais mes pompes, des Nike hideuses qu’une ex m’a offertes sans aucune raison. C’est très confortable. On a plein de pompes en Occident. On aime ça les fringues, les shoes, les sous et les grands discours sur l’Humain. On s’habille « bien » pour faire la leçon aux autres… Le rêve de cuisines aménagées des maîtres du monde et de leurs peuples connards.
« T’as quoi Duno ? » m’a demandé le guitareux.
J’ai rien répondu, ai allumé un joint. J’avais mal aux seins… Les tétons durs qu’une minette de 18 balais m’avait mordillé la veille dans ma loge… Elle était pas mal. Bourgeoise, propre sur elle, pas destroy. Ce que j’aime. La bourge qui s’encanaille avec Duno. Quand elle me suçait, je lui tirais les cheveux à fond. Comme j’étais bourré, je ne bandais pas des masses, mais ça suffisait. Je ne pense qu’à ça. Je n’envisage plus jamais de respecter aucunes femmes, sauf Patricia, et Noëlle… Quoique.
A la salle de concert, j’ai fermé ma gueule jusqu’à la balance. J’ai bu, j’ai fumé. J’en n’avais rien à cirer des ritals qui se pointeraient. Le fric coule à flot. Le jambon de Parme aussi. Mon ventre palpite d’angoisse. Cette vie de merde. J’ai une vie de merde.
J’avais décidé de ne mettre qu’un pauvre sweat et un jean. Pieds nus à la Yannick Noah… Les autres ont gueulé. Je leur ai dit qu’on ne jouerait que les morceaux cool, les slows, tout ça. Pas de morceaux speed.
« Eh mais t’es pas net Duno ! On peut pas faire ça !
- Si on va le faire. C’est tout ce qu’ils méritent ici.
- C’est quoi ces grosses conneries ! »
Notre manager était au bord de la syncope. J’ai insisté.
« Bon on fait la balance Duno, et ensuite, on voit. »
C’était tout vu.
Un quart d’heure avant, ce sont nos gars qui ont réglé tout. Mais j’ai insisté pour qu’on fasse la balance nous-mêmes pour une fois.
« T’es complètement parano Duno, les Italiens bossent aussi bien que nous.
- Fuck »
Ensuite, j’ai gueulé sur l’ingé-son. Angelo machin-chose a vite été agacé. Je n’avais pas particulièrement envie de l’emmerder ce viandard, mais j’étais suspicieux. J’avais l’impression qu’il voulait saboter mon live.
Finalement notre manager est venu temporiser. Il m’a filé de la coke et c’était reparti. Plus de déprime. Presque.
« Trouve moi une italienne avant que je monte sur scène ».
Je sais qu’ils en ont tous marre que je me comporte comme ça. Mais jusqu’à preuve du contraire, c’est grâce à moi que notre business tourne. Ma réput’ de connard fait venir toujours plus de jeunes crétins.
L’italienne avait 37 ans. Ouha ! Une vieille du tonnerre. Electrisante. Silencieuse, timide, réservée, nulle en pipe et franchement excitée de la hanche. On a fait ça dans ma loge. Une demi-heure avant le concert. Sans parler. Sans que je sache son prénom. Une italienne. Simplement. Ma spécialité locale. Je ne sais pas. Je suis mal. J’ai gerbé, presque sur elle, à force de trop boire du whisky… Romantique. Les tocs sexuels de Duno. Elle a décampé. J’ai remis mon jean et je suis allé sur scène illico.
Direct, je me suis foutu du public. Je n’ai pas parlé italien, ni anglais, ni français. J’imitais les singes en les montrant du doigt. Ça a commencé à siffler, à huer… alors les musicos ont commencé à jouer « Roule sur elle ». Le pied, je pensais encore à l’italienne.
Finalement, c’était à chier. On m’a balancé une tomate dans la gueule, ainsi qu’une chaussure. Alors, au bout de trois morceaux, je me suis barré. Définitivement.
Pas aliéné… J’étais mal dans le car. J’avais honte. Comme d’habitude. Alors j’ai bu. A fond. Je ne me rappelle que des araignées dans la chatte du fantôme qui me surveille.
Duno
Publié par hirsute à 14:59:22 dans Andy Vérol & Duno | Commentaires (0) | Permaliens
= Mai 1995, Teknival historique de Fontainebleau, comme d'hab', Andy Vérol y était... A toi d'le trouver...
Texte inspiré par la diffusion de Hot City : Hot City Bass / Sweat sur le seul site culturel valable de ce pays de con, celui d'Arturo B. : http://crocnique.blogspot.com/
Ah voilà, c'est le retour, des danses la déhanchouille, les meufs anglaises qui flippent des frenchies qui disent
"we don't want to rape you bitch."
C'est le plaisir, la chose, les soirées sur le canapé à regarder les émissions de demi-merdes la secret, la loft, la star, story, avec la niche à dindon, la tepu d'service qui fait la kifaille à l'viocque... Les mains qui moulinent au-dessus du crâne façon Spiral Tribe; essaie after me Arturo la B.
C'était le manège à connards d'banlieue quand Nova a commencé à ruminer les info-lines d'raves of Spiral Tribe... La route était longue... La langue était courte. L'oreille était sourde, et la cardiaque s'pécho sur le fil de l'endurance...
On lache les Airbus sur les océans comme on balance les cleb's sur les hue-hue qui veulent pas d'séries télévisées, veulent choper les cancers qu'ils veulent et s'faire rembourser par la sécurité sociale
TOUT
EN
ETANT
KEUPON
CHAROGNARD
BOURGEOIS
A
LA
CON
La citoyenneté/pot-d'échappement/qui/pue/la/chatouille...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:48:42 dans Arturo B. & Andy Vérol | Commentaires (0) | Permaliens
Quand j'étais petit, mémère me disait de finir mon assiette « parce que les petits éthiopiens, ils crèvent de faim »... Moi je m'en foutais. Il y avait les Jeux d'Vingt Heures...
Il y avait quelque chose de sensuel à faire des bisous de force à des filles, pour oublier les coups, les castrations fanatiques de daddy… Dans le long couloir, les cris d’une femme-chienne chiaient ma tête… Pantalon en v’lours. L’amour. Lumière verte et sièges en plastoc… Un morceau de jardin pour cultiver des radis, écouter Laurent Fabius, premier ministre. Les Rita Mitsouko, c’était la pointe… Les murs aux odeurs de patates, la terre, le fumier à étaler l’été dans le micro-jardin. Les odeurs de viocques dans la blouse à mémère… L’voisin moustachu qui m’aimait avec mes shorts Levi’s… La
Route. Les morceaux d’carte électorale. La musique douce. La provocation des gens qui font du vélo l’dimanche… QUI ont les moyens d’avoir un vélo, les filles culbutées dans les trous d’obus de la forêt ardennaise. Les
LARMES
Qui giclent de ma gueule quand daddy se fait sauter l’caisson… Les bouts d’os. Les fantômes et le chien qui hurle à la mort. Me masturber pour écraser le stress. (La fesse). Faire des…
LE riiff de guitare, tête d’bâtard, l’kiff dans l’chien chien des souvenirs à la con…
J’ai l’bide bien gras, la bise bien graveleuse, l’punk frelaté, l’ronron ruiné hé… Han han…
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:52:13 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Ce sont comme de petites vagues. Vertes. Des vagues et des vitres qui font office de murs. Des murs qui le maintiennent néant, le neutralise. Ce sont des murs transparents qui le regardent. Des instants de crises. Dans le ventre, et des vagues vertes, des vitres qui font office de murs, mais
ses mains posées sur ses cuisses. La pisse, dégouline, fine sur ses cuisses sur lesquelles ses mains sont posées. Une pluie fine de pisse qui dégouline. Ses yeux
baissés. Son froc baissé et la chaleur torride du prédateur qui veille sur son cul. ça pue, le cul surveillé par le prédateur. Entre les vitres qui font office de murs. Mais la main, les vibrations assourdissantes du silence entre les quatre murs.
Bill boit un grand verre d'eau. Regarde les voitures, les toits des voitures embouteiller la rue, en bas de l'immeuble à la new yorkaise. Il murmure dans lui: "J'ai les mains sur les cuisses et les doigts trempées de ma pisse."
Il va sauter... en souriant, en faisant craquer ses doigts, une ultime fois... Fais ça Bill. Et bien le /.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:06:05 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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