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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Que faisait-on d’un surendetté en France dans les années 10 ? On le mettait sous tutelle. Que faisait-on de ceux qui sur-endettaient la France ? Rien… On les laissait aux commandes et on les autorisait à rembourser les dettes selon leurs propres modalités avec l’argent de ceux qui n’avaient jamais souscrits à leur politique… Comme savater un gosse qui se serait fait mordre par un chien. Afin de survivre le gosse vendait son corps abîmé et ses jouets adorés. On bâtissait des nouveaux centres d’affaire, tout autour, c’était beau, c’était brillant. Les transports y étaient bondés.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 15:05:54 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par hirsute à 21:32:15 dans Infos cul-ture | Commentaires (7) | Permaliens
Quand Philippe le ouf posa le canon entre de mes deux yeux, je n'en menais pas large. J'me disais que j'allais mourir puceau et ça me déprimait. "Tire pas, je veux baiser avant de mourir". Il retira le flingue qu’il rangea dans sa veste à franges de ringard et m’indiqua le lit du regard.
Quand je me relevai du lit mou, le dos ankylosé et le sexe repus, je me rhabillai et partis faire un tour aux Quatre Temps. Les boutiques brillaient de mille spots et les gens étaient beaux. Les rues de Grenoble sentaient les égouts, un homme, une femme, s’embrassaient sur un banc. Un avion de chasse abima mes tympans, volant très bas. La peur. La tour Egypte fut évitée de justesse. Les maisons blanchies, bâties à la chaux, rehaussaient le ciel spectaculaire. De toutes mes forces, je tirai la plaque d’égout et me faufilai rapidement afin de ne pas me faire choper. Philippe était là, dans la salle voûtée éclairée de bougies. Il tenait un bouquet de fleurs à la main, souriant, fier : « En attendant la guerre, vivons heureux ».
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:02:54 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Afin de rentabiliser - et surtout de payer ma bouffe - les 10 000 connexions sur mon blog, j'avais enfin pris la décision de me compromettre avec la plateforme pub de Google. Réponse de ces derniers, eh eh, ben Vérol, ça les fait flipper. Voici le mail de refus de ces connards (traduction calamiteuse de leur mail par Google Translate):
"Merci de votre intérêt pour Google AdSense. Après avoir examiné votre
demande, nos spécialistes ont constaté qu'il ne répond pas à notre programme
critères. Par conséquent, nous sommes incapables de vous accepter dans notre programme.
Nous avons certaines politiques en place qui, selon nous, contribuer à garantir la
l'efficacité des annonces Google pour nos éditeurs comme pour nos
annonceurs. Nous passons en revue tous les éditeurs, et nous nous réservons le droit de refuser
n'importe quelle application. Comme nous grandissons, nous pouvons constater que nous sommes en mesure d'étendre nos
programme pour les éditeurs web plus avec une plus grande variété de contenu web.
S'il vous plaît noter que nous ne soyons pas en mesure de répondre aux demandes de renseignements concernant la
des raisons spécifiques de notre décision. Nous vous remercions de votre compréhension.
Cordialement,
L'équipe Google AdSense"
Publié par hirsute à 21:30:17 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Brahim défendait son lit avec rage. Pour que personne ne vienne lui voler, il n'hésitait pas à uriner sur le matelas... "Plutôt dormir sur du confortable qui pue que sur du dur qui fait froid". Dans le couloir de notre étage, des hommes erraient. Plaqué contre un mur, je pris le temps de gratter un peu la peinture. Enfant, je faisais toujours ça lorsque j'avais été menacé un peu plus tôt dans la cour de récréation. Personne ne s'endurcit en un jour, mais chacun peut devenir fou en quelques secondes. Brahim vint près de moi et murmura dans mon oreille: "Je crois qu'on ne vit pas ce qu'on vit là. Je crois que c'est leur invention". La peinture était d'un bleu ciel fascinant. L'air était doux, sur la nuque, sur les épaules nues. Il était doux comme ces soirs de veille d'orage. J'aperçus une forme dans les craquelures de la peinture: celle d'un visage humain... Il murmura: "Je crois qu'on ne vit pas tout ça et qu'on va se réveiller dans nos lits douillets. Crois-moi, tout ça n'existe pas". C'est con, mais à ce moment précis, j'essayais de me rappeler le goût mentholé du dentifrice. "On ne peut pas chialer dehors parce qu'on est fait comme des hommes. Moi je sais que dedans, on n'est plus que des mannequins en plastoc".
Extrait de Mon Usine, la suite...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:04:17 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
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