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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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"Comme un et un font deux et qu'une double dose d'anti-inflammatoire contre un lumbago fout la chiasse, cette blonde que je vois là, sur la plage, entourée de tous ces beaufs qui valent peut être mieux que moi et bien, c'est bel et bien ma meuf ; que je l'aime, qu'elle m'aime et que le reste, je n'y comprends rien de rien et d'ailleurs, qui a dit que un et un font deux, hein ? Avec elle, ça fera minimum trois."
Thierry Théolier
Paris, le 15 juillet 2011. Crédit photo: Rébecca Mafille
Publié par hirsute à 18:36:26 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) | Permaliens
Ultime texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:
L’armurier : encore un connard avec un costume de contrôleur de bus.
Qu’est-ce que vous voulez ? Arme de poing, recul faible, automatique, avec munitions et silencieux.
Vous avez un permis ? Pourquoi je vous demanderais ça si j’avais pas de permis ? je demande. Il gobe.
Une marque de préférence ? Lüger, je dis d'instinct, ça me rappelle mon grand-père qui était dans la Wehrmacht et le flingue qu’il avait gardé pour le souvenir, un beau Lüger Parabellum 9mm.
Le connard en vert sort de derrière le comptoir, passe devant moi, va ouvrir une vitrine et me tend un beau Parabellum, ils le font toujours pour les nostalgiques mais il doit être plus précis qu’à l’époque. Le connard va vers une grande étagère avec de très larges tiroirs. Il fouille. Il sort un silencieux que je visse sur le flingue. Vous avez des munitions ? je fais en regardant le Lüger. Il retourne derrière son comptoir, chope une boîte de cinq cents balles sur une autre étagère. Je veux dix boîtes. Dix boîtes ?!! il s’étonne. Ouais. Il faut que j’aille en chercher en réserve. D’accord. Il part. Disparaît.
La boîte de balles, sur le comptoir... Prends une balle, fous-la dans le chargeur, arme, tiens-toi prêt, continues de mater le flingue comme si de rien n’était en te reculant un peu.
Le connard revient les bras chargés de boîtes de balles qu’il fait tomber sur le comptoir. Ce sera tout ? il demande. Le diamètre de ma réponse fait neuf millimètres et elle est étouffée par le silencieux, ladite réponse le touche en plein coeur. Pfuit.
Quatre mille neuf cents quatre-vingt dix neuf balles, un flingue, un silencieux. Ce n’est pas suffisant. D’autres 9mm. Va à la vitrine, prends ce qui te plaît. Intuition, charge le Lüger pour ne pas regretter d’avoir été négligeant. Fais vite, bordel. Un Sig. Un Browning. Un autre Sig. Deux MR. Deux Taurus. Un Glock. Une autre vitrine avec des poignards, des matraques lestées de grenaille, des bombes de gaz au poivre : coup de crosse ! Vitre cassée.
Fais des allers-retours.
Quinze schlass toutes formes, neuf flingues, dix bombes de gaz, quatre matraques, onze paires de menottes sur le comptoir avec les dix boîtes de balles et le Lüger. Des holsters. Sous le comptoir, de grands sacs en papier kraft pour des achats en toute discrétion.
Je défais ma veste, passe un holster à chaque épaule et un à chaque hanche, charge les deux Sig, dévisse le silencieux du Lûger, charge le Glock, range tous ces jouets dans leur mortel fourreau, repasse ma veste. Stop.
Un couple entre dans la boutique. Le connard mort à mes pieds, le sang sur l’étagère, les vitrines grandes ouvertes, le couple qui approche, encore un mètre, un autre mètre, je défais le bouton pression du holster de taille, sors le Gock, le couple avance encore, ils se posent des questions, j'ai des réponses calibre .22. ils m’ont vu, tant pis pour eux. Le Glock : bam, une fois, bam, une seconde. Dans la tête. Les deux.
Déguerpir. Se grouiller. Et penser : je n’ai pas commencé par ma femme et mes gosses, finalement.
Tant pis.
Mathieu Diebler
Biographie de l'auteur:
Mathieu Diebler a trente-trois ans, il vit et travaille à Paris. Il écrit des nouvelles, des poèmes, et son premier roman, La vive allure, vient d'obtenir le prix Technikart 2010 du Manuscrit. Il achève en ce moment son second roman, Des bêtes en voyage. Par ailleurs, M. Diebler écrit des chansons (en français pour Mathias Durand autour du roman Le maître et Marguerite, de M. Boulgakov, et en anglais pour White Horse Experience composé de Cheval Blanc et de lui-même), des contributions pour des catalogues d'exposition, il est aussi scénariste et dialoguiste pour le cinéma (Chien errant, de P. Sennequier, 2008, Prix Qualité du CNC, Sélection Courts d'Aujourd'hui des Cahiers du Cinéma), lecteur public (nombreuses lectures courtes dans des programmes, quelques lectures en solo accompagnées en musique pour de véritables spectacles d'une heure trente au Zigloo eu printemps 09, à L'Héritage en mai 10) et feuilletoniste pour la radio (L'enquête canine avec Caroline Senné sur Radio Nova en 2008 figure en épisodes un peu en dessous dans cette colonne). Enfin, Mathieu Diebler est l'auteur du texte d'une pièce de musique de contemporaine composée par Maxime Chandelier et produite en mai 2010 par le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. .... Parallèlement à ses activités de création, M. Diebler a co-fondé avec M. Tixier en 2006 le Cercle Pan! qu'ils dirigent ensemble depuis : lieu éphémère entre 2006 et 2009 à Paris hébergeant ateliers et bureaux et des évènements artistiques pluridisciplinaires mensuels où M. Diebler a donné des dizaines de lectures de ses propres textes, poèmes, nouvelles, dialogues, le Cercle Pan! n'est, depuis 2009, plus un lieu mais un collectif qui poursuit ses activités hors-les-murs (en novembre 09 au Point Ephémère, à Paris, en mars 10 à l'Angora, à Paris et prochainement le 23 mai à ..La Gare Aux.. Gorilles (Paris) autour des Clochards célestes, en juin autour d'un chanteur de tradition indienne...) et a créé une maison d'édition, les Editions du Cercle Pan!, dont le premier titre a été publié à l'automne 2009, Pan! (préface M. Diebler), ouvrage de portraits photographiques de Dom Garcia, et qui feront paraître à la rentrée littéraire 2010 leur propre revue littéraire et graphique : Orages, sous la direction de Mathilde Tixier et Mathieu Diebler, toujours.....
Publié par hirsute à 18:14:20 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) | Permaliens
Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:
Le vent soufflait frais. La nature gelée par une glaciation exponentielle se couvrait de fissures démesurées. Les fleurs jaunes des jardins préfabriqués s’écartaient, se dénouaient du pollen qui les lacérait. Plus rien ne collait aux mini-havres de paix conçus par les décorateurs de surfaces vertes. Les limaces gerbaient des fourmis cadavériques, devenues grises tellement le soleil ne rougissait plus. J’avais du mal avec cette ère. Assis en tailleur derrière ma fenêtre à scruter l’arrivée inopinée de soucoupes spatiales, j’attendais, oui, avec des fourchettes et un long couteau, l’arrivée d’un vaisseau. Lui seul serait capable d’imbiber à nouveau le monde de semences organiques externes puisqu’ici tout mourrait. La stérilité des fleuves marins accentuait la névrose mondiale. Nos organes reproducteurs, même eux, se raccourcissaient ; nous entrions dans l’atrophiée réalité de mes rêves d’enfants. Le bulbe citadin avait masqué les dérapages qu’investiguaient meurtrissures et égratignures. Je me souviens des premiers bébés qui naissaient en se grattant le nombril. La symbolique représentation de cet état de figure aurait dû alerter les docteurs bigleux. Il ne fallait plus couper le cordon ombilical ; sa teneur en vie aurait, qui sait, sauvé l’humanité si ces scientifiques enclin au pathétisme avaient pensé cloner ces molécules que formait le cordon pour l’insérer dans nos boissons. Mixé au lait, je suis certain à cent pour cent qu’il aurait été possible de sauver ceux du règne humain qui possédaient un métabolisme supérieur. Mais non, on crevait tous. Notre délabrement, soit-il sophistiqué dans quelques familles huppées, ceux qui s’habillaient en blanc, bombardés de mascara et de fond de teint, les stars, les pauvres, les gens trifouillaient dans les poubelles de leur souvenir pour retrouver des plaisirs perdus. Sentir l’odeur d’une pluie d’été sur le tarmac engraissé de pétrole. Sniffer l’intégralité des saletés planquées dans les rebords de nos claviers d’ordinateurs. Jouer à se chevaucher lorsqu’on sait pertinemment que la reproduction n’a plus de chances de se concevoir, sauf si nos organes se raccourcissant, nous parvînmes, une dernière et heureuse fois, à joindre notre sperme à l’ovule qui, rétréci également, se perd dans un univers intestinal rabougri où ce qui n’a pas été digéré se mélange à ce qui a été ingurgité sans être malaxé. Telle est la voie de mon temps pourri où je tente, jour et nuit, d’appeler une intelligence extraterrestre, compatriote de nos défections dans les chiottes du cosmos.
Isidore Haller
Détruire la civilisation actuelle, les humains, les sauver, brûler les castes supérieures. Préparer l'arrivée des flottes intergalactiques.
http://www.facebook.com/isidore.haller
http://www.detruire.be
Publié par hirsute à 16:55:56 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (1) | Permaliens
SCENE I
Le lieutenant Pitipanda, suçotant son Tuxium, se redressa et toisa les combattants de la forêt décimée accroupis dans la barge de débarquement. Au loin, sous les néons célestes, se profilait le spectral et menaçant Palais des festivautés. La Plage Privée s’étendant, nue, offerte aux stars et aux boudins, les vaguelettes léchaient les pieds de la Principauté de précaussion.
« Oukay, l’heure n’est plus à la dubitation, tonna Pitipanda, mais à l’action. Infiltrés par toutes les failles poussibles, qu’elles soient temporelles ou spatiales, imaginaires ou fantasmatiques, toutes réelles nonobstant, les animaux ici présents devront rendre compte à l’histoire. Nous devront vaincre, ou disparaitre. »
Se tenaient l’élite des forces en voie d’extinction :
Miniracoune
Groniglo
Gigi Raffe
Lord McTakin
Babe Piglette
Al Goray
Tatoo Ronronne
Joulicoincoin
Speedycureuil
Enrico Hallal
DJ Racounnard
Bad Buzz
Kiki O'Possum
Lara Dobrazil
Nestor Duglouglou
Rita Manoir (et sa tante Tata Mandua)
Bombe Bath
Unau Dosstress
Ulrich Terropp…
« KIKA foutu du speed dans ma goutte ?!», s’emporta DJ Racounard.
« Okay nous bénéficions du soutien exceptionnel de grands anciens venus d’Oultre-là : le Captain & son Magic band d’enfer, nous serons rescoussés du mieux possible par diverses entités bienfaisantes. Alors vous allez vous sortir les doigts du fion et vous concentrer sur l’action. »
« Nous sommes face à une crassellisation : rien de pire », informa un combattant fripé.
« Qui êtes-vous soldat ?
« Ulrich Terropp, à vot’ service »
« Mon gars, les spores de la crasselle nous envenimeront si nous ne prenons les devants et autres dispositions. C’t’un peu coumme lorsque les troupes anglo-françaises se faisaient enfumer par les Allemands. » « C’est l’Grand Terrier !? » « Oui »
Le Captain imposa son ombre sur la surface des choses. Il hoqueta. « Fourbissez vos armes », conseilla Pitipanda.
Autour du socle déambulent les zombies (la crasselle attaquent la tête et le cœur). Le Sphynx fait un signe dans la nuit. La flotte des animaux de la Forêt Décimée s’approche de la grève.
« Dernier conseil ! » – tout le monde tendu – gla pit Miniracoune : « restez entre soldats déclarés : il va pleuvoir de la merde et on se rappellera pas de nous, ça ressemb’ à un sacrifice ». Enrico Halal émit : « On a l’habitude nous autres, de la cage au fourbi et de la nasse au conduit… »
SCENE II
Tout avait commencé par des apparitions non répertoriées, UFO sur réseaux sociaux. Le tango des avatars, la tektonik des atomes d’Ego. Je veillais mon écran depuis chiées d’heures quand je vis ce message se profilant avec une proue de vieux drakkar puant : Festival de Cannes 2010.
Adoncques mon sang intoxiqué ne fit qu’un tour de ménage et j’entrevis la soluce.
Ne restaient plus qu’à opposer une résistance déterminée sinon déterminante et, me remémorant la scène des spectres-guerriers dans ‘Le Seigneur des anneaux’, j’optais pour l’appel aux animaux de la forêt décimée, seuls capables d’enrayer ce mécanisme mortifère.
IL FAUT MONSTRER –
la Bouche réclamé son dû !!!!
guidage laser / elle flotte dans la clim du Palais / dangereuse ? on ne sait...
« Comme les masques sont le signe qu’il y a des visages, les mots sont le signe qu’il y a des choses. Et ces choses sont des signes de l’incompréhensible.»
et
tous chakras splendidement déployés, karma à l'air,
Le Lieutenant Miniracoune vogue vers le quai de débarquement
Sami Naceri collabo
Détestation de l'intelligence depuis qu'elle se fait passer pour de l'intelligence
si tout se passe comme prévu, c-à-d mal, Rouane Salami composera la musique du prochain film réalisé par Kevina sur un scénario de Kiticlope => Césarisation générale des victoires de la festivauté
Christine Bravo en shorte sur la Croisette !! mise en place d'une cellule d'aide psychologique // suicide collective // désertions massive chez les forces d'intervention d'urgence
« J’aime le progrès social des moeurs, la corinthisation, le fouettage mutuel des culs et le retour à la Rome antique, mais surtout celle de la tétrarchie (où tout n'allait pas si mal ==> halte à la propagande réac)
"Allô ? accueil de la cathédrale Saint-Bukowski ? C'est pour une confession… " »
(& Abdelaziz Bouteflika en slipe sur la Croisette)
insolation d'élégance au Palais des festivautés ! plusieurs stares évacuées
tandis que
continue le défilé de zombies prépubères la Grande Fraternisation
exclusive ! les palotins reculé d'effroi face à l'épouse du Foderche de Cannes & de la Réprublik / Yvonne Printemps toujours pas froide réclame la libérassion de Polanski !
Bertrand Quanta...
IL FAUT MONSTRER –
tandis que
Jean-Paul Sartre au bras de Diam's tournoye sur lui-même (comme la
salope de droïde qui voulait pas virer l'Alien du vaisseau) et que Jacques
Vergesse prendait la défense de l'artistocrasselle menacée par les
derniers hommes
« dandynez-vous sur les hymnes cannés »
tandis que
l'Ange du Seigneur passe en string et les talibans médusaient d'horreur leur monde malmenée
EXCLUSIVE MONDIALE !
Drieu La Rochelle incarcéré à Libération pour
violation sur la personne d'un jeune (un certain Kamel) de la Sécurité
des festivautés => yann moixe s'agite en tous sens comme si marionnetiste bourré et/ou épileptique
tous cannés au Palais...
tandis que
suce atrocement Jeanmichel Aphatie secondé par Sa Lolerie Melle Agn€s
tandis que
Hubert Selby Jr. guérit de la crasselle, repousse une attaque de zombis & emmerde tous les réalisateur nettement plus que Bukowski
(le prochain tapis rouge du Festival se déroulera-t-il en Repüblik populaire de Chine, comme le souhaitent les dirigeants & le Foderche ? c'est ce que nous Sauron bientôt)
face à la fraternisation zombilophile, les spectres des valeureux guerriers à la rescousse => Erroll Flynn démonte Vincent Crassel / Charles Laughton étrangle Gaspart Noè
exclusive !!! David Lynch déguisé en burqa resquillé la séance sous l'appelation d'elephant man
William Burroughs désespéré par Patti Smith & Madonna / Kerouac pas assez soûl engueule Johnny Depp de
"communiste" => Johnny Depp, effondrement total, ne comprendait rien et pigne
Exclusive !! Benoît Delapine chevalier de l'ordre du Grand Candirou
tandis que
le raton-laveur qui a mordu Benoït Delépine au cours de l'arrestation de Georges Bernanos se trouve toujours en réanimation => état critiqué
(« J'exige des preuves de l'historicité de Yann Moix ! »)
scandales cascadants ! Pasolini refuse de serrer la main du Foderche de la Principauté de précaussion (qui est un cumulard) / Georges Bernanos arrêté tandis qu'il été soupçonner de vouloir renverser (à
distance) Lady Gaga du trône du Palais des festivautés (Yann Moix se félicite & déclare « j'ai tout vu »)
13 mai, à 15:09 : instant des motions tandis que lady Poufepoufe s'écroule touchée par les balles qu'Arletty lance contre elle avec le Walther P38 .9mm
13 mai, à 15:03 : la Tarantine décoré de l'Ordre du grand Candirou
« Avecques tout ça nous avons perdu la connexion avecques le Palais des festivautés où règnait il y a encore quelques minutes la plus joyeuse cannerie », informe l’officier de liaison Nestor Duglouglou (hippocampe doté de poumons et de palmes, assez effrayant pour les enfants, si tant est qu’il en reste)
Jeanne Balibar ? => Keith Moon à la rescousse (et aussi qu'il tapé dur sur la tête à Tim Burton)
Radio Paris vous tiendra informés heure par heure, minute par minute, pulse by pulse, du déroulement de l'offensive pipolique et crasselienne tandis que Quantino Tarantinelle entame le discours par : "Evitons les sujets qui fâchent : les loyers sont élevés"
tandis que
très temporairement, l'élégance de Paris – ville-lueur et nouvelle Rome de la mode – se transmet à Cannes, Sacha Guitry a fait une entrée remarquable dans le Palais des festivautés au bras de Valérie Lemercier, 1ère dame de France & pouse de Philipe Latrine
cette année le stand de Je suis partout à la grande beuverie de Cannes sera tenu par Zahia
le Déluge a commencé : gaffe ! c'est les infos
avec pour fond sonore Philipe Latrine qui glapissé : « je suis dans la merde et je vous emmerde »
la pandémie de crasselle a désormais pris toute sa catastrophante amplitude et détruit l'intégrité des résidents notablement artristes à l'exception de deux meilleurs écrivains sans éditeurs /Cannes sous le choc => Jeanne Moreau ne veut plus lâcher un zombie
tandis que l'ours de Signal au grand complet acclame l'entrée de Romain Duris au bras de Joey Stare
12 mai, à 14:55 : « Le nuage de crasselle s'approche de nos résidences, calfeutrez toutes, fermez vos issues, ne paniquez pas, antidépressionnez-vous et attendez instructions. »
« La princesse de Dombasle un peu malmenée (décapitée puis violée, on ne sait
trop dans la bousculade) mais Fanny fraternisée ardente & en plein état !" "Seuls sous-sols épargnés car zombies effrayés par Jeanne Moreau. »
« Nous apprenons que le Palais des festivautés de Cannes, tombé par inadvertance aux mains d'insurgés verdâtres au regard fixe et bavolèvre noire, est en cours de fraternisation. Restez connectés. »
tandis que
tous le monde s'embrasse
"Comme un vol d'Onfraye dans le cloaque mental..."
Philippe Latrine
Principauté de Précaussion = paradis fiscale
Michel Onfré molière d'or des césars de la fylosophie
"Leur souvenir s'est éteint avec le bruit qu'ils ont fait."
(‘Psaume IX, 7’).
invasion de candirous accompagnés de sarcoptes escortés de t-girls invasionnés d'ankylostomes sur directrice éditoriale de Flammarion et comité de lecture des e-mails d'Albin Michel
SCENE III
Elle s’étendait sur les draps frais, tendus de perles, sous la rosée lunaire et la chaleur de l’attention portée à toi. Son visage était parfait. La mort elle-même s’y briserait. Elle avait de petits seins et ses paroles étaient dorées. Ses fesses sous mes yeux dansaient la ronde des univers. Ses globes étaient des trésors d’infini. Ses cheveux étaient. Elle était et j’étais.
La nuit nous prenait dans sa main de douceur.
Ses lèvres, nul ne peut dire ses lèvres et surtout pas moi. Dieu le peut.
Au-delà, les blés se froissaient d’extase sous la lune maternelle. La nuit était bonne à tous.
SCENE IV
Les animaux de la forêt décimée se dirigent vers le rebord du monde. Là les attend les grands salauds. Brûle et roussi le ciel. Dérange tout. Justice enfin. Le Débarquement à été meurtrier. Lord Mc Takin a fait de son mieux : bombardement de fleurs sur la face du FMI.
Je m’en vais.
Jean-Pierre Théolier
Biographie de l'auteur (Tirée de TsimTsoum):
Jean-Pierre Théolier est né en 1961 à Alger. Il s'est longtemps livré à des activités diverses et variées, comme guitariste-chanteur (au sein du groupe Seconde Chambre), mais également comme tailleur de pierre et balayeur en Anjou, magasinier aux Mureaux, cultivateur de piments au Gabon et professeur de français à Canton. Il vit aujourd'hui en Chine.
Il a publié Résidence en 2004, aux éditions Calmann-Lévy. Œuvre totale, tentative d'épuisement du principe de réalité, roman monstre et tentaculaire, Résidence est avant tout une enquête qui vise à cerner et à nommer l'ennemi - le Mal -, pour tenter de s'affranchir de son emprise.
Publié par hirsute à 16:37:35 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) | Permaliens
Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:
Il m'a laissé là car je pissais de travers, me condamnant à tout jamais à être damnée
A moi l'enfer, illimité et prospère
Comme une vision des poètes, la source de leur inspiration-même
C'est la plage à marée basse, conglomérat de substances baveuses et indélicates
Déliquescences d'algues dont la couleur étonne, et dont le bruit associé, révulse à vomir ses entrailles
En approchant un peu, des spaghettis de terre visqueuse et grisâtre, régurgitation de vers sub-vaseux, disent combien l'art se développe bien dans la fange
Les enfants vont par deux s'enduire goulûment de cette matière malsaine
Je les vois faire des boules qu'ils font se télescoper entre elles, ou bien, ivres d'une puissance surnaturelle, vont-ils les faire exploser contre de pitoyables poteaux de bois
Moi-même à marée basse, le contraire de rachitique, affalée sur la rambarde, bouche béante, dents brillantes
Me voilà donc condamner à côtoyer l'immonde, et à m'y complaire de surcroît
Encore cette odeur de crustacé qui pousse à dégueuler
Mes poumons exultent, alors que mon nez se lamente
Les embruns, Hadès les a faits pour nous entraîner en son sein
Il a guidé le promeneur lambda, commandant à son corps d'aller se baigner dans le liquide substrat, aussi fangeux et inextricable soit la sauce
Mes yeux observent les nageurs se démener, le sourire aux lèvres
Je les entendrais presque jurer qu'ils peuvent nager
Les voyant se dépêtrer ainsi, je ne peux m'empêcher de rêver évasion, soleil, lagon
Moi-même qui suis condamnée à l'oubli, plus qu'à la mort
Je cours les bras tendus, somnambule à la dérive
Ivre déjà, je chemine lentement sur ces sentiers de désolation, qui mènent à l'enfer de moi-même
Batoule Benhassaini
Publié par hirsute à 14:59:38 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) | Permaliens
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