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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Le goût de leurs bouches salivées dans ma gorge... | 17 juillet 2011

Comme c'est beau ces billes, ces petits doigts sur le macadam, comme c'est beau, le bitume qui défile 130 à l'heure pendant des heures, comme c'est bon de marcher sous la pluie, piétinner les scarabés, croupir dans une tente pleine de poussières, des petites particules de sable, la belle bille, la belotte, et Natacha, pied sous la table de toc qui touche gentil le poil de mes mollets. La ruine. L'odeur d'un pastiche et la moustache de son père, les petits cailloux dans les tongues, le boum dément d'une frisette dubstep, le rein cassé par une nuit matelas mou... Natacha se lève, vit livide à 15 ans et se ruine avec moi, ses seins naissants sentent le savon de jeune, les pieds dans les graviers de l'allée centrale, le cagnard cocu qui nique la nuque pour se venger, virginité insolite, l'allure des lents j'aime, le mur des clins d'yeux, demain, c'est retour et télé, la marmite, et les seins si loin, la lumière d'une boîte de night, l'atroce team de soeurs belges qui sucent des twiters comme des bites... Feront pas beaucoup de politique, sauront pousser le chariot des marmots et faire bouillir la marmite de surgelés... J'allume une énième clope, en short au bord de la route... La goudron brûle au travers la semelle Oil de mes tongues bon marché... C'est chiant. Je ne pense pas aux Somaliens, le goût de leurs bouches salivées dans ma gorge... et de leurs pieds putréfiés par le sable et la jaunasse du crade de par terre...

 

Andy Vérol         Musique choisie par Arturo B., boss de CroCnique: 

Publié par hirsute à 19:21:09 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Opération Autodafé 17: 1000 degrés toute la journée par Stéphane Mortimore | 17 juillet 2011

Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:

  

Les gens sont des livres. Parfois même des bibliothèques tout entières. Des livres pas forcément intéressants. Mais si tous les livres l’étaient, ça se saurait. Des livres sans codex, sans quatrième de couverture, c’est peut-être pour ça qu’on ne veut jamais les lire. Les gens sont des livres qu’ils écrivent eux même et à plusieurs, sans savoir, et que personne ne publie. Des qu’on ne prend jamais le temps de lire, parce qu’on croit tous savoir le faire, et dans ce domaine on est tous analphabètes. Quand quelqu’un meurt c’est des milliers d’anecdotes, de petites histoires, de connaissances théoriques ou non, ou  de grandes aventures qui disparaissent. Un massacre, en somme,  c’est un autodafé qui sent le cochon. Et à la fin, tout le monde vient parler de cet ouvrage que personne n’a lu. Résumé des épisodes précédents, la vie est un roman et celui-là était super, pas une page à retirer, faute de biographie on fait des hagiographies. Et donc parfois c’est à deux qu’on l’écrit ce bouquin. E. était en soi un sacré roman. Erotique et sensuelle, écrit avec un coup de poing dans la tête. Notre histoire, tu l’as lu milles fois, les faux-nez adorent ce genre d’aventure. On se déchirait, on se baisait torride, on se passionnait. Un jour je lui avais trouvé une édition numérotée de la Ballade des Pendus, sont poème préféré, de son voyou favoris. Romantique je l’avais même marqué de mon sang. Mais sans lui dire, elle m’aurait prit pour un malade. Et puis à force de se déchirer, de s’aimer et de se jeter, j’ai craqué, je suis parti. Mais je savais que je tenais une sacrée histoire, 37°2 le matin, tout ça. Je l’ai même écrit mais manquait une fin en mélodrame comme dans le Djian, ça aurait été super, elle crevant pour moi, moi brisé pour la vie, le pathos magnifique… enfin voyez, un truc de quand on dix huit ans. D’ailleurs à l’époque tous les gens de mon âge l’adorait le Djian, moi je l’avais vécu, ou presque, je le haïssais. Mais non, c’était pas 37°2, on s’était juste quitté. Et puis un jour elle a débarqué chez moi, délirante, elle faisait une grosse dépression quoi. Je ne savais pas quoi faire, je l’ai emmené à Saint Anne, j’ai essayé de convaincre la psy qu’elle devait avoir prit un truc, une fois on avait mangé du shit, elle avait mal déliré toute la nuit. Mais c’était pas ça, et moi je ne faisais pas le lien non plus. Je ne l’ai plus revu. Plus de nouvelle, jusqu’au jour où elle m’a appelé. Elle voulait savoir si je voulais récupérer mon livre, le numéroté avec mon sang dessus,  elle allait se marier, le 30 septembre. Et je n’ai toujours pas compris le lien. Un jour c’est sa grand-mère qui m’a écrit. E. venait de mourir. Elle s’était jetée du 7ème. Ce fameux 30 septembre, et j’ai mit des années à comprendre cette date. En fait, j’ai compris le week-end dernier, vingt cinq ans plus tard. Le 30 septembre c’était le jour où nous avions baisé pour la première fois. Une baise catastrophe du reste. Je m’en suis soudain rappelé, parce qu’après ça elle n’avait plus fait signe de vie pendant trois mois. Trois mois sans ses règles à flipper de tomber enceinte.

Quand on s’était séparé j’avais voulu la zapper comme je l’avais aimé, totalement. J’avais tout jeté, toutes ses lettres, ses photos. Alors j’ai demandé à sa grand-mère de m’en envoyer une, comme souvenir. Elle l’a fait, le BAT de l’ouvrage en quelque sorte, la quadrature d’un cercle de cette passion comme on les adore, à l’eau de feu, la dernière page, avec les derniers mots qui boucle le tout et te fais de cet autodafé un chef-d’œuvre, le mien, le sien, le nôtre : la photo de son cadavre. E. était un livre cruel, et je ne le savais pas.

Stéphane Mortimore

Publié par hirsute à 18:38:38 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) |

Opération Autodafé 16: je vous souhaite la rage ! par L'empoisonneur | 17 juillet 2011

Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:

 
Quand je pense sans concessions j'ai le futur qui saigne...

A l'absorption de mes antidotes journaliers qui me permettent d’être sociable avec les portiers du quotidien, je sombre d'insuffisance à l’idée d’approcher l’intelligence de groupe...La rage en dedans, j'ai le sourire de l'apparence...

La verticalité de la mort glissante le long de mes os, a promouvoir la connerie ambiante, je me néglige au profit du rien !
Ce rien en habit, en ornement , en bon mots ….pourrissant, puant et vertigineusement accablant....
Je ne me sent pas vivant...pas dans ces lugubres demeures de la pensée commune ...ces horizons trou du cul ou tout se poisse....le monde tel qu’il est fabriqué, le monde tel que vous l'habillez !

Et je revisite le monde selon moi même , celui d'avant la fin !
A cette époque je naviguais dans la vulve incandescente de la passion....je n'épargnais pas mes molécules, je transpirais avec effort les galaxies crées par vos divinités et les absorbais avec une éponge en alerte !
Je bataillait ma propre biologie pour ne plus y penser, pour ne plus croire en la beauté, en la quiétude, celle qui sclérose le fond du débat, celle qui condamne toute possibilité d’évasion….définitivement !

J’étais dévoreur de confortabilité , rien a récupérer dans les galeries marchandes, rien a foutre….
J’étais en forme et putréfiais tout espoir divin.
J’affrontais mon propre dieu et je me démantelais de l’intérieure !
Dieu est a abattre, il n’y a pas d’autre chemin, enfin seul, tu n’y échappe pas !
mais va dire ça aux autre, a ceux qui s’accrochent au père comme si ils avaient peur d'affronter leur vie de solitude, sans appui, sans doctrine, sans maître.
Difficile, tu es seul, tu crie et tu te débat. Tu aimes ? Tu t’épuise…..
Tu finis seul si tu t’oppose au père, tu finit seul !
c’est a l’origine du monde que tu touche la, mon ami ; l’utérus .
C'est la blancheur inventée et idéalisée qui dissimule toute saloperie non assumé, que tu veux détruire.
Jamais ils ne te le permettrons !
Ils s’habillent l’âme de blancheur virginale pour laver leurs péchés programmés, pour les rendre plus clair, plus présentable….officiel !
Les croyants sont des blanchisseurs , des obsédés de l’immaculé et du pur.

Et dieu est une machine a laver, alors lavez mes frères, lavez la vérité pour sauvez vos apparences….Dieu c’est fantastique, ça nettoie tout !

Quand a moi, aujourd'hui je promène ma mélancolie dans les limbes de la connaissance ou l'inquiétude semble dominer la quiétude, ou l'urgence d'être libre dévore la moindre pensée rassurante...
Dans la moiteur d'un vague souvenir intra-utérin, je retrouve l'origine de toute existence....
Pas de facétie, ni de mensonge, tout l'univers dans une cellule, l'enveloppe comme un dôme violacé répercutant les éclairs de vie. Tout est électricité, atomes, mécanismes....tout est processus, processeurs, propulsion....pas d'amour, ni de haine....la chaleur comme réaction physique aux frottements nucléaire !

Nous n’étions pas encore nés que nous étions déjà enfermé dans un monde qui fabrique pour ses propres intérêts , rien de beau la dedans , tout juste une nécessité.
Une nécessité d'exister pour multiplier l'étincelle, pour propager la flamme, celle qui dévore tout !
Un trouble viscéral qui fond dans ta gueule quand tu avale, quand tu respire, quand tu te dis que tu est vivant, heureux , enfin, pas si mal quoi !
Tu a fait ce que tu pouvais, un monsieur/madame identifié, planifié, sympathique et humain. Un bon spécimen, obéissant, qui ne fait pas de vagues -bien dans les cases -
Tu ressembles à ton voisin, tu sais celui que tu critiques; même mesquinerie, même économie ....même petits projets rabougris...formatés....Et pourquoi ?
Parce que tu remplis l'inconnu par le mystère, tout ce folklore qui apaise si efficacement tes peurs, réchauffe tes bons sentiments. Tu crois en une idée inventée, un concept mensonger. Tu crois en une idée qui n'existe pas , qui dissimule le rien qui nous dévore, tranquillement, sans risque d'être démasqué...
Le système aime ton ignorance, ça le sert, ça l’a toujours servis !

Mais tu me dira, le système il te sert aussi, il te sauve, il t'empêche de sombrer, il t’accompagne, te comprend, te rassure...oui, il te rassure, voila le truc !
Un chien rassuré ne montre pas les dents, un chien rassuré ne cherche pas a s'évader de son enclos . Il se contente de ce qu'on lui donne, puisque c'est avec amour. C'est important l'amour, ça rassure l'amour, ça empêche de chercher ailleurs, autre chose ... la vérité par exemple !

L’amour c'est la lame d'un poignard parfumé à la violette qui s'enfonce dans ton cœur pour laisser entrer l'illusion du bonheur....

je ne suis qu'une fracture cérébrale du quotidien, une cassure du temps qui passe ....
La solution finale contre l'endormissement. Je suis l'inquiétude permanente, et quand je promène ma douleur dans les interstices honteux de notre animalité, je traque toutes formes de compromis a la souffrance; acide, alcool, shit, dépressions, téléphone portable, sexe, putes, religions, campings, héroïne, cocaïne, produit de beauté, mode , carte de vote, Dieu.....parfum pour chiotte, déodorant, bibelot, gode, tunnig, dents blanches...enfin tout ce qui nous permet de cacher notre véritable identité; un mécanisme biologique périssable dans un univers intelligent et manipulateur...

ho ! prend bien soin de tes pièces de rechange, fais en don a l'humanité , mon ami et tu deviendra alors après ta mort réincarnation suprême; pièce de rechange pour mécanisme idiot !
Vague incessante d'artifice, tonne d'immondice versée dans tes yeux écarquillés, du sacré, du virtuel...du faux....une construction idéale, des images de bonheurs sans vie, des sourires figées , la douleurs dans l'estomac qui explose tout ça et le sombre qui n'arrive pas ..
Des habits colorés, des rouges a lèvres clignotants entouré de rire hystérique, la planète entière dans une de tes cellules et tu peints tes ongles de pied, pauvre conne, tu te donne a la mécanique universel comme une pute lèche le cul de son patron !
Chiffon puant, dents cassé, rire crevé, la misère est a tes pieds, tes beaux pieds sans oignons, manucurés , putisés, empapaoutés de complaisances, article de loi, code d'honneur inopérant, chantre de la géométrie galactique, tu resplendis dans ta salle de bain climatisé !
Alors que tout se passe sans toi, que tes apparats t'engluent dans la merde sans que tu puisses t'en extirper pour combattre la fatalité !
Tu ne sera jamais le héros, l'héroïne de ta vie ...au mieux un vendu de plus, un collabo ! Les bras embarrassés par ton four a micro onde et ta baignoire a bulle, quel con ! quel conne ! Quelle connerie !
Tout éclat d'étoile qui te fait signe c'est comme un appel à la souffrance de la vie, telle qu’elle est inscrite dans tes codes génétiques . Tu ne l'entrevoie même pas ! Casse les apparences, casse ce moule dans lequel tu étouffes, brise tes certitudes, tes habitudes, ta logique du quotidien, et souffre de vouloir autre chose !

Quand a moi, je promène ma mélancolie dans les limbes de la poésie, celle qui te fait mal au cul, celle qui déplombe ta connerie entassée depuis ta naissance....celle qui fouille dans ta gueule, dans ton estomac a la recherche de tes cadavres pourrissants d'ennuis et de honte.....
La poésie c'est une arme, enfin c'était, aujourd’hui ... c’est difficile.....
Ceux qui se prennent pour des poètes aujourd'hui se tripote le sexe, l'ego avec un stylo a connerie !

Ho homme de talent
Tu es l'amour incarné
et quand tu souris a belles dents
je n'ai plus mal a mon ongle incarné !

Tu restera incompris pour toujours !
Toi, le "pouête" de l'amour
qui au rythme de ta lyre cosmique
me fait tourné sur sa bite.

TOUS DES IMPOSTEURS !

Brassant les épaisseurs inculte de leurs certitudes avec suffisance et en rime (s’il vous plais), c'est eux les poètes aujourd'hui !
Tu parle ! je les dégueules, ces semeurs de merde, ceux-la même qui ont enseveli la poésie !
La poésie est morte depuis longtemps au profit de l'autosuffisance....
La guimauve et la dégoulinante expression banale de leurs quotidiens piquée dans les images animés du Web.....
Ils passent pour des gentils poètes, photographes, artistes du dimanche qui inondent la toile avec leurs puantes déjections ...
Il sont les ennemis de la liberté, a force de photographier leurs pieds , ils sombrent dans le cahot de la merde !

Rien !

Et je sent ma course a l'espoir s’achever ! Je n'arrive plus a pardonné....
Comme une fleur dans un labyrinthe, un roseau encerclé de rêves mal éteints ,
je vacille, moi qui ne suis qu'un univers perdu dans l'abîme,
mes galaxies s'entrechoquant chaque jours un peu plus afin que comme dieu le veux ,

ma mort advienne....

L'empoisonneur

je vous souhaite la rage ! - 2006





le lien vers ma page Facebook qui rassemble l’intégral de mes textes : https://www.facebook.com/pages/Lempoisonneur/192205997464134

Publié par hirsute à 18:32:15 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (7) |

Opération Autodafé 15: (sans titre n°1) par Laurent Santi | 17 juillet 2011

Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:

 

il suffirait

d'gratter l'écorce pour l'indépendance

des noms gravés

à l'initiale de l'amour

toujours deux points fermés

de la sève éveillée qui coule prémonitoire

pour que l'émeute de loups embrase les foyers

et les coeurs en cage dépossèdent l'oreiller

l'oreille est ouverte mais les yeux sont fermés

 

Laurent Santi

 

Publié par hirsute à 18:27:27 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) |

Opération Autodafé 14: Défonce en liquide(s)... par Gatrasz | 17 juillet 2011

Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:

 

T'es là, au volant de ta vieille 205, pourave mais t'en as rien à foutre vu que tu te paieras jamais mieux. T'attends au feu, sur les nerfs à cause d'un gros beauf que t'as failli t'emplafonner sur la route. Son visage congestionné, suant la bière près de bobonne dans le camping-car, ça reste imprimé dans ta mémoire. A vomir. Et là, par 40 degrés au soleil, la nana s'approche, sourire niais en blouse blanche de bizut d'infirmière :

 

"Hé, M'sieur ! Qu'est-ce qui vous f'rait plaisiiiiir ?"

 

Qu'elle s'approche, tu te dis ; elle le fait, et elle se penche vers toi. Relents de Tequila. Ses seins empaquetés dans la blouse comme des melons chez le primeur. Tu sens l'ordure qui te monte à la bouche et puis non, tu te retiens ; ce que tu sens monter, là en bas, c'est pas du désir, c'est de la haine. Cette haine dont se remplissent tous les soirs les bouteilles que tu vides. Tu veux jouir, en vérité ; l'amour, t'en as suffisemment souffert. C'est fait pour ça, d'ailleurs, et t'as atteint ta limite il n'y a pas longtemps. Jouir méchamment, c'est ça que tu désire : comme on file un coup de poing dans un mur ; tu te vois, toi, jeter cette jeune femme à terre et lui faire violence ? Oui, justement, l'idée t'a traversé l'esprit ; en fait, t'as envie d'avoir le pouvoir ; de jouir, de t'abrutir. Comme ces foutus politiciens : avec une armée d'avocats-serviteurs et de comptes en banques bien garnis, juste te défoncer, la défoncer. Que chacun y voie son intérêt ; pas comme le petit teigneux, là, qui veut se taper d'un coup la France entière à chaque nouvelle loi qu'il balance. Non, plutôt comme ce type à New York, dans le Sofi-machinchose, là. C'est ton idole, ce gars : il peut le faire, il le fait, il emmerde son monde et il paie. En liquides. Toi tu voudrais, aussi, mais tu peux pas. Ton bras reste de glace à la portière ; ta pulsion, elle part en sueur et en eau de boudin. Tu pourras pas te la payer, l'étudiante, là, elle est trop chère pour toi. Et puis ce qu'elle veut, c'est un putain de gosse qu'elle maternera, qu'elle satisfera comme un puceau qu'il est sans avoir à prendre de risques. Elle se berce encore d'illusions, elle pense que le mec, de toute façon, elle le baisera le jour de l'examen, à sa manière. Ce con, il s'y attendra pas ! Tandis que toi, tu voudrais lui apprendre quelque chose qu'elle veut pas connaître : tu débordes de savoirs qui te sont tombés sur le coin de la gueule, tu veux les renvoyer à la face de quelqu'un. En fait, le problème c'est qu'elle, elle aura rien à t'apprendre ; ça te laisserait, au final, juste un peu d'amertume dans la bouche, et l'envie de te saoûler. Encore. Pour effacer le dégoût de ce que t'as fait, parce que c'est en pure perte.

 

Non, c'que tu voudrais toi, c'est un genre de baston ; que la meuf, elle t'en apprenne autant que tu lui en apprends. Que tu en prennes autant qu'elle en prend. T'es un foutu masochiste, en fait. T'aimerais  t'en prendre plein la tronche, pour une fois, c'est ça que tu veux en échange. Y'a que ça qui pourrait te calmer. Te faire démonter ; tu le ferais bien toi-même, mais t'as trop de mépris pour ta petite personne, t'oserais jamais. Toi tu bois, c'est ton truc ; mais c'est lâche. Tu voudrais juste une nana qui te démolisse en réponse à  c'que tu lui montres de toi. Bon sang, c'que t'aimerais ça !"

 

Gatrasz.

 

 

--

 

Bio : La présentation, y'en a pas besoin. Ceux qui veulent me connaître, ils savent se débrouiller, me trouver c'est pas tellement compliqué...

Publié par hirsute à 12:10:09 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) |

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