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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Opération Autodafé 13: La fureur de mourir par Yuri Kane | 17 juillet 2011

Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:

 
De retour dans l’hypermarché.
Des pans de rayons en friches, parfum de charogne, ce qu’il reste du rayon spiritueux me tend les bras.
L’abondance était une fable. Ces entrepôts ne contenaient pas plus de deux jours de stock.
Des barricades abandonnées, du sang séché sur les murs, ils sont passés par là. L’un d’eux a repris figure humaine sur un lit de barquettes de viande en décomposition.
Les produits défilent, couleurs insensées et pochade d’un édifice sans nom, sans fonction, sans but. Le divertissement et le désir ont laissé la place à des sensations d’une brutalité originelle. Un nouveau monde ne subsistant que par notre volonté de vivre et de dominer la mort.
C’est une île déserte avec un oasis de livres en sa périphérie. Une rasade de vodka, un livre jeté en l’air, une autre rasade, des pavés lancés aux quatre coins du rayon culture et divertissement.
Quel est le livre que je n’emporterai pas sur mon île déserte ?
Cette encyclopédie ?
Ce dictionnaire ? me rappelle de vagues souvenirs. Des mots défilent. Des lettres défilent. Des images... n’affichent aucune définition à cette nouvelle configuration de la réalité. Aucun manuel n’est disponible quand il s’agit d’évoluer dans l’inconnu. Il reste en écriture.
J'ai envie de vomir, et les volutes éthyliques n'y sont pour rien, il s'agit des vapeurs générées par la dislocation d’un autel de papier, elles réveillent dans mes entrailles des désirs de meurtres, de bûchers, de destruction, et d'autres festivités.
Seul le sang saurait laver définitivement ce qu’il reste du monde ; pour l’instant, je me régale d’un autodafé. Cautériser les plaies d’une hémorragie en cours, s’arrêter au milieu des flammes, la route barrée par un livre, La rose de personne, en tirer une page au hasard et recevoir son message comme la prophétie d’un oracle :
Silence, cuit comme de l’or, dans
des mains
carbonisées, carbonisées.
Doigts, mince fumée. Comme des couronnes, des couronnes d’air
Autour de - -
Grande. Grise. Sans
trace.
Roy-
ale.          
Yuri  Kane
-------------------------------------------------------
Bio : Yuri Kane annonce la fin du monde. Celle qui agit déjà sur vos écrans, au travers de votre cerveau, à la face du monde.
Blog : http://yurikane2012.over-blog.com/

Publié par hirsute à 11:53:21 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) |

Opération Autodafé 12: Détricoter mes entrailles par Marlène Tissot | 17 juillet 2011

Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:

J’ai pris l’aiguille à tricoter et je suis allée m’enfermer dans la salle de bain.

Au planning familial, il n’y avait pas de pochette surprise avec la solution à mon problème. Fallait venir avant mon petit, m’a dit la grosse dame. Son regard triste, perdu très loin derrière d’épaisses lunettes. On t’aurait prescrit la pilule sans que t’aies rien besoin de dire à tes parents. Sans que ça te coûte un centime.

Je suis restée assise là, à chialer comme un gant de toilette mal essoré. Des litres de larmes crasseuses. Une flaque de douleur grise.

Pour l’avortement, je peux t’expliquer comment ça se passe. Mais pour l’hôpital, faudra que tes parents soient là. Qu’ils signent les papiers. Sans ça, ils feront pas l’ivg. T’es mineure, tu comprends !? C’est la loi. Parfois les lois, c’est mal fait. Et nous, on essaye de notre mieux, il arrive qu’on contourne les obstacles. Mais là, désolée mon petit, on peut rien faire. Fallait venir avant. On t’aurait prescrit la pilule

Elle a sorti de son tiroir une tige longue et fine. D’abord, ils dilatent le col avec ça. Elle m’a montré sur un schéma d’anatomie en coupe. Ce n’est pas douloureux, ne t’inquiète pas, ils anesthésient avant. Ensuite, ils aspirent tout. Et moi j’imaginais le grand nettoyage dans mon utérus. Un coup de karcher et on n’en parle plus. Ce truc vivant dans mon ventre, c’était rien que de la graine d’ordure. Un fils de monstre. De la vermine.

Ensuite, elle m’a parlé des contractions, dans les heures qui suivaient l’intervention. De la douleur, un peu comme pendant les règles. Des saignements, pendant quelques jours.  Elle m’a demandé si j’avais des questions. J’ai secoué la tête. Fallait venir avant, mon petit… elle a répété une dernière fois. Et je suis partie.

Pas loin de quatre semaines de retard. Je sentais confusément cette minuscule vie planter ses griffes dans mes entrailles. Comme un parasite. Et les parents allaient finir par se douter de quelque chose. J’avais peur. De me faire cogner. De me faire insulter. Qu’ils me jettent à la rue. Peur d’être obligée de laisser pousser cette chose dans mon ventre.

Alors j’ai pris l’aiguille à tricoter et je suis allée m’enfermer à la salle de bain.

J’ai mis les doigts d’abord. Pour repérer l’endroit. Comme sur le schéma en coupe. Sentir le léger renfoncement au centre du col de l’utérus. Puis j’ai glissé l’aiguille entre mes cuisses. La pointe calée au cœur de l’issue. J’ai appuyé. Un peu. Encore un peu. Plus fort. Rien à faire, bordel ! C’était comme essayer d’ouvrir une huître à la petite cuillère. J’ai gobé deux aspirines pour contrer la douleur. Ravalé mes larmes. Ça avait pourtant l’air simple quand la grosse dame m’avait expliqué !

Ne pas désespérer. Persévérer. Ignorer la brûlure lancinante des chairs maltraitées. Accroupie dans la baignoire. Le cul à l’air. Un peu de sang, goutte-à-goutte sur l’émail. Vérifier du bout de l’index. Et ce putain d’utérus qui refusait d’ouvrir sa gueule. J’aurais voulu hurler. De rage, de douleur, de panique. De découragement. Mais j’ai continué le carnage. À grands coups d’aiguille, anarchiques. Déchiqueter ce berceau de viande. En finir. Détricoter mes entrailles. En finir.

En finir avec cette histoire.

Ou en finir, tout simplement…

Marlène Tissot

Publié par hirsute à 11:41:31 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) |

Opération Autodafé 11: Near Something Experience... par Mehdi Bennasser | 17 juillet 2011

Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:

  

Une bombe à retardement coincé dans le bide

Mon enfance m’a marqué de rides

J’ai réalisé mes rêves hier

Et demain je prendrai le mauvais chemin,

Coincé à écrire ma propre symphonie

Pour la transformer en épiphanie 

Scruter l’horizon comme si ma vie en dépendait

Je n’ai pas vu ma rage s’épanouir et bonder

Je divague entre un destin vague

Un hasard calculé, peut être une ultime blague ?

Je lève mes yeux et ricane, tente un envol

Ma vue s’est brouillée, qu’est ce donc ? , mon nez a percuté le sol

Autour d’un corps, des corps se sont regroupés

Et comme moi ils restent bouche bée,

Ultime souffle et réveil, je vomis sur les hommes

Crache sur les femmes, car j’aime les humains,

Je retourne entre les morts car l’impossible est proscrit

L’éternité c’est maintenant, si prés de ce corps maigre et meurtri

Ça fait des moments que je nargue le temps

Je suis un homme qui paye ses dettes, mais pas maintenant

J’ouvre ma bouche, petite et béante pour demander audience

Rien ne sera plus pareil, je le jure, même mort j’en ai conscience

Dans la 4ème dimension, je médite et m’installe dans l’axe,

Une salle d’attente pleine de mes semblables

Qui se donnent la peine de paraître relax

Chacun son crime, et chacun son fardeau

L’un porteur d’un marteau et l’autre de la clé de l’abîme

Prête la moi lui dis-je, ton sort est décidé le mien pas encore

Sourire opportun, tiens venge toi, venge moi et met les en tort

La clé et ma rage sont mes armes

Je n’abandonnerai jamais ma croisade même si  ça m’a coûté mon âme

Je m’en vais chercher la porte, il y en a tellement

Ouvrir la mauvaise provoquera leurs ricanements

N’abandonne pas entendis-je, aie confiance, ne suit pas l’influence

Donne raison à l’instinct, celui qui t’a conduit à la défiance,

J’ai trouvé, et j’ai ouvert. Le monde s’est transformé en verre

Les reflets m’assaillent, reflet de moi, reflets d’eux

J’ai vu les univers, membrane, et multivers

J’ai vu les cordes du temps vibrer, et composer une maestria

J’ai vu ce que j’ai fait, j’ai vu ce que je vais faire.

Le spectacle de tout un univers, frayeur émouvante

En définitif j’ai décidé de sombrer, mourir et me taire

Ma vengeance ne sera que des mots, lamentations et malédictions

D’outre tombe, ou d’outre membrane, d’outre n’importe

J’ai vu, j’ai saisi, et j’ai abdiqué. la porte se ferme.

Et maudit celui qui ravivera ce souvenir ainsi que celui qui rouvrira la porte.

Par mehdi bennasser : jeune squelettique de 26 ans, s’attendant et souhaitant le pire à chaque seconde….aime lire, adepte du cynisme , prototype personnel de lui-même bizarre pour vivre.

  

 Mehdi bennasser

Publié par hirsute à 11:24:16 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) |

Opération Autodafé 10: Accidentellement foutu par Kaël Parys | 17 juillet 2011

Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:

Elle aurait pu faire de moi intestin frit ou danseuse en tutu.
son cri retentissait partout, ses larmes le caniveau des rues
dehors les hivers loups chassaient et hurlaient.
Il n'y avait qu'à tordre le cou, pour s'y sentir.
J'éructais, jubilais, le coran de tonneries qui grondaient.
La foi aux poumons rassis d'un chœur las,
les doigts pourris, clapotant d'ardeurs tiédasses.
J'étais l'ombre de moi-même.
J'étais à l'ombre de moi-même.
Et rien n'y pouvait plus, parce que j'y pensais.
Je te disais "l'antenne télé est foutue,
décroche le pigeon qui s'est posé dessus,
il chie sur la toiture de mon cerveau si laid."
Rien n'y pouvait plus, quand je te parlais
et toi encore moins, jamais tu n'y étais.
Tes articulations sonores étaient brouillées
la friture puait jusqu'au lecteur CD.
C'est pas de la musique ça
la communication basique a capella.
J'y comprenais rien et toi encore moins.
Jamais on y serait.
On pouvait user la surface des magasins
des kilomètres de bouffe au supermarché du coin,
tu baisais tout les connards passant
du coin de l’œil, le cul appétissant
de leur caddie pressé, ton ventre appétant
les courses d'un chantier de vie
qui se termine en retard, vile connerie.
Mon choix s'était fait au hasard
sur toi que j'aurais dû cramer
les pieds devant, la bite en saint-bernard
l'escarcelle vide aux poils ébouriffés.
L'épisodique quotidien d'un cycle frustrant
ou tu détournes autour
et moi qui tourne à l'humour
des mots qui se voulaient aidant.
C'était la liberté entre quatre murs
la solidarité s'écrasant sur ma figure
comme les barreaux d'un taudis épais.
Salope, geôlière, c'est comme ça que je te hais.
C'est comme ça que je te haimes.
T'aurais pu faire de moi ce que tu voulais.
Et au lieu de ça, je pointe pour une biture.
Files moi les clés de ta voiture,
il est temps que je te sème.


Kaël Parys

Bio de l'auteur : Pfffff...
website : http://www.wix.com/wildust/kael-parys

Publié par hirsute à 11:09:01 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) |

Opération Autodafé 9: Moi j'ai eu un sac à dos footix sur le dos pour aller chercher du taf par Ectoplasme | 17 juillet 2011

Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:

 

Je n'aurais pas cru que tu allais oser ce coup.

Moi je crie à l'arnaque.

Tu n'es pas sioniste ?

T'es libanais ? Albanais ? Ou un autre truc à rabais ?

C'est quoi une promotion de chez E.D que tu offres sur ton fond noir ?

Tes balises meta sont même pas optimisées, tu as 100 pécores/jour qui tapent « cherche motoculteur » et arrivent sur ce site pour se barrer dans la seconde.

Qui sont tes lecteurs ?

Des faux rebelles fils à papa qui même le nez dans la merde gardent leur cul bien poudrés ?

Ca prend du cacheton de schyzo, ça parle comme un taulard et ça dit fuck the society ?

C'est le portrait robot de mon tonton qui vivait chez mamie ça.

Y'a pas mal de tantes fans de techno apparemment ; des fuckin blue boys addict de « sortie de boite and sexmacadam » qui baisent comme des lapins dans la rue et m'obligeait à aller chercher leurs capotes dans la gorge de ma chienne à moitié branque..

Ma chienne aimait le sperme de pédé et bouffer sa merde ; un sacré pédigrée...

Moi je peux pas me griller.

J'ai suivi dimitri ou igor ou vassili, spammeur russe, il m'a tout appris...

Je sais tout du froid de cyberie.

Du viagra, du tire teub, du spam de forums de fans de bieber au blog de tata monique...J'ai tout vu du taf du ruscoff.

Je récupère mon texte, je le spin, je le rebalance via log de spam et roule...

Hein c'est quoi ? C'est du chinois ?

Non, google est l'ami de mon wordpad, je vais le maîtriser, j'ai du talent à en chier.

A terme voilà le programme : devenir le number one des écrivains cyber.

Tape poète underground et regarde qui tu trouves.

Dans une pige, je placarde des pubs à gogo sur mon site, avec mes visiteurs je choperais 200 euros par mois sans rien branler.

Il me faut de l'oseille et 200 euros c'est déjà bien pour ma banquière.

La qualité de mes textes, je m'en carre.

Moi j'ai eu un sac à dos footix sur le dos pour aller chercher du taf.

Moi j'ai mangé.

J'ai vécu man et tu sais quoi j'ai eu peur.

Y'a pas de retour possible, y'a pas de : JE RENTRE A LA MAISON.

Récemment, on m'a arraché une dent de devant, j'ai eu un abces au poumons et un putain d'ulcère.

J'ai une fracture dans le sourire et des nausées en permanence

Même dans les égouts, j'avais pas ce goût pourri dans la gorge.

Comme un vieux livre dans l'estomac qui sent le moisi et qui tourne ses pages indéfiniment.

J'ai l'haleine pleine d'histoires sordides.

Je décompresse pas là, je décompense.

J'ai juste envie de cogner dur, pour l'instant je m’entraîne dans le vide.

Je veux le talent littéraire de marc levy ou du dernier des cons de secret story.

Je veux une préface de n'importe quel gus de tv.

33 ans...33 ans que je tourne en ayant quasi tout raté.

Fuck à tes warriors du net, tes gonzesses...Mon mètre 92 sur le coin de leurs toutes petites gueules...En vrai.

 

 

http://www.ectoplasme.info

Publié par hirsute à 10:56:31 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) |

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