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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:
Auteur : Paul Sunderland, 44 ans, never-been, métèque de l’espace, branleur fini
e-mail : paulsunderland67@yahoo.fr
web : http://cielsunderland.blogspot.com/
Elles sont belles, ces gonzesses sur le mur. Mes muses en body painting, beau culs, dos bien déliés, bien dégagés pour mieux donner à voir les reproductions des grands albums de Pink Floyd. Mike est un inconditionnel. Les Pink Floyd muses sont accrochées en belle reproduction dans ses chiottes mais, en fait, sur l’instant, je ne les vois pas. Je sens leur présence dans mon dos. Nous sommes dos à dos, en fait, tandis que je gerbe tout mon soûl, toute ma soul. Ca part tantôt en filets roses, tantôt en canonnade, flot livré à la zone hadale, agréé par la nuit de la plomberie, dark side of the gerbe, les filles se tiennent derrière moi, en surplomb, elles me protègent, m’empêcheront de mourir, néanmoins je m’accroche au siège dans mon vertige, la tête bien penchée, puis des voix célestes descendent jusqu’à mes oreilles, YO PAULO, CA VA ? Mike et Marty, en avance sur moi dans la phase de rémission, se font une place du mieux qu’ils peuvent à l’étage, parmi les claviers, les guitares, les tables de mixage, les zinzins auxquels je ne comprends pas grand chose. OUAIS, réponds-je pour les rassurer, et je pense qu’ils entendent mon sourire, comme au téléphone. En réalité, ce n’est pas fini, je contemple une matière étrange qui se dilue plus ou moins dans l’eau, les miasmes sont assez réussis, suffisamment pour que la marée revienne et c’est reparti, je vais bientôt apercevoir des tentacules dans le vomi et entendre des voix mortes lâcher des incantations de fosse septique. Pourtant, mon programme est clair : évacuer le maximum en un minimum de temps. Etrange, cette lucidité que je conserve même dans les moments les plus infraorganiques. Je sue mes toxines à grosses gouttes, prends bien appui et me relève doucement. J’ai déjà le froc et le slibard baissés. La lucidité, encore et toujours ; je les ai défaits à peine entré dans le chiotte, il y a quelques minutes, quand j’ai senti que ça allait gicler, quand Mike, encore au salon avec Marty, m’a dit t’es blanc comme un cul. J’ai répondu exact, je ne le vois pas mais je le sens. Et j’ai foncé. A présent assis, je sens un aggloméré de merde me quitter lentement et massivement comme un maléfice brun. Je revois mes muses. En haut se jouent quelques harmonies, j’entends des pistes enregistrées par Mike. Quand il aura fini de retaper sa grange, il transférera tout son matériel et ce sera un vrai studio, de niveau professionnel. Je me torche, tire la chasse, me lave bien les mains. A la cuisine, je descends un coca cul sec ou presque, rote comme un monstre. Je ne transpire plus, c’est en train de sécher, l’équilibre est revenu. LES GARS JE MONTE ET JE VOUS ENFONCE UN THEREMIN DANS LE CUL, JE COMMENCE PAR QUI ? Je n’enfonce rien du tout en fait, car je joue aussi mal qu’eux de ce magnifique instrument. En revanche, l’escalier tournant est parfaitement négocié. J’ai laissé mes scories très bas et dans les combles nous étendons maintenant nos mains solennelles et maladroites sur le velours électrique de la nuit extra-terrestre.
Publié par hirsute à 10:49:34 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) | Permaliens
Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:
Je n'aime pas quand il fait ça Louis. Cette fraction de seconde où il semble se demander qui je suis. Je sais qu'il continue. Parfois je lui demande : " elle est où "? Il fait semblant de ne pas comprendre : " qui ça "? " L' héro " . Il tend les bras. Ils sont minces et bronzés, ses bras. Et musclés. Il est si mince, les muscles jouent sous l'enveloppe de la peau, il pourrait être mannequin anatomique, pas une once de graisse pour enrober les rouages et le mécanisme. Il se pique dans les gencives, maintenant. Je lui fait mal, parfois, avec ma langue. Je le vois dans ses yeux. Il n'a pas grand chose à craindre, pourtant, à condition de se tenir tranquille, pas de vagues et papa continuera à virer l'argent pour qu'il reste loin, ici dans l'escarpement espagnol, les petites maisons accablées de chaleur, insérées dans une végétation elliptique où les lézards prolifèrent, où les cigales orchestrent la partition. On ne fait que ça, lui et moi, lézarder. Je l'ai rencontré en bas un jour de marché à une terrasse. Il regardait ma bouche. Mon bras tremblait, j'ai posé le coude sur la table, il s'est levé à l'instant où je décidais de partir, marre de subir le regard fixe d'un junky flippé. Il s'est assis en face de moi, m'a demandé s'il pouvait m'offrir un verre. J'ai refusé. Il a dit à la serveuse de resservir, j'étais incapable de bouger il regardait ma bouche en silence je regardais ailleurs c'était insoutenable. " J'aimerais mettre mon sexe dans ta bouche ". Il était très sérieux, souriait, discret, poli, bien élevé. Je ne l'avais pas reconnu. Il attendait." Pauvre malade ". Je me suis levée, lui aussi, il a attrapé mes sacs. " Je porte ". Il avait cette assurance que l'on acquiert très tôt dans certains milieux. "J'attendais ta réponse". On s'est rencontrés comme ça. " Si tu m'avais reconnu tu aurais dit oui tout de suite". Je répond si je t'avais reconnu j'aurais dit non.
En fin de matinée il commence à s'agiter il faut que ça bouge il ne veut pas d'une journée immobile, perdue, il est hyperactif ça lui a pris là-bas au lycée français depuis ça dure oublier oublier. Dévoré d'agitation quand le soleil fait le point fixe avant de s'élancer plus haut encore plus haut. "Je ne serai jamais comme eux rassure moi jamais jamais. Je veux pas. Tu comprends ça toi, je veux pas pourquoi je t'ai pas rencontrée plus tôt " et puis il réalise et il éclate de rire j'aime bien quand il rit comme ça Louis ça me donne envie de pleurer je revois l'enfant blond exhibé comme un trophée je regarde l'entrelac des lignes blanches sur le bronzage la carte que je connais par coeur apprise au bout des doigts visitée si souvent j'ai voulu l'effacer essayant les rires et les larmes et le foutre, "c'est indélébile tu sais mon amour, j'ai le coeur dessiné sur le corps" il est assis sur le muret ses jambes battent le rythme du ghetto-blaster posé sur le sol. Il ne baisse pas les yeux quand je sens l'odeur de son parfum venir plus près il n'a que ça sur le corps son parfum et la main sur sa queue à se la faire grossir. Il fait l'homme et je fais ce qu'il veut il a tous les droits lui qui rit avec moi mais se cache pour pleurer, les yeux clairs et graves de l'innocence perdue. "L'impudeur l'indécence c'est l'amour avec toi le reste me regarde. Tu sais je n'ai plus trop envie de me couper. Plus tellement".
Il connaît la soumission des ombres, les dos implorants, la volonté des apparences préservées à tout prix, à n'importe quel prix. " Si tu savais. Tout s'achète, tu sais. Tout s'achète ". Il ne raconte pas, Louis, " j'ai peur de te salir ". Il aimerait perdre la mémoire, il lui faut se souvenir pourtant, les sourires face caméra, les larmes hors champ, les tractations le chantage à l'avenir radieux, l'honneur troqué contre un scénario de fiction, à moins qu'il ait déjà été perdu, l'honneur, depuis longtemps. Il commençait trop souvent ses phrases comme ça: " Ma mère la putain ". Ca lui a passé, à force de se regarder dans les yeux, se toucher la peau, à force de confiance, de nudité crûe, de dépouillement, au plus près de ce qui nous habite, la volonté de ne plus se laisser berner, par rien ni personne, rester ici, toujours, dans l'abandon des artifices.
Quand il ressort de la maison vers midi le sourire aux lèvres les yeux masqués par les lunettes je sais ce qu'il a fait je sais ce qui m'attend. Il n'oublie jamais rien Louis, ni les paroles ni les actes. Quand on s'est rencontrés il a dit "ça se montre se démontre. Les mots mentent. Toujours". Il s'approche les épaules nues sous le soleil, ce jean qu'il traîne depuis des semaines "il tient debout tout seul ce jean" il répond "oui ça m'aide". Il me soulève juste le temps de prendre ma place s'allonger sous moi un jour j'ai affirmé vouloir passer ma vie assise sur lui, comprenait pas ce que ça avait d'extraordinaire, assise sur ta queue j'ai précisé. Le sourire jusqu'aux oreilles il a demandé je pourrai choisir ? Oui tu pourras. Il glisse sa main le doigt entre mes fesses et caresse le trou de mon cul. Il est patient Louis il prend son temps. Sauf quand il a forcé la dose quand le sang caracole trop vite dans les veines quand il ne sait plus vraiment où il habite il se perd un peu remet en question l'évolution Darwin réveille toi c'est pas aux femmes qu'il manque quelque chose on n'est pas fini voudrait être un couteau suisse multi-bites multi-langues multi-doigts regarde moi ça regarde comment on est obligés de pallier à nos insuffisances. Je mouille si fort que ça dégouline lui dégueulasse le jean lui vaseline le majeur enfoncé dans ce bourrelet de chair dont il a tellement envie il murmure prend-moi et le doigt s'enfonce d'un seul coup plus profond tout au fond je sens sa queue sous mon sexe et les boutons du jean cette distance insupportable ces quelques centimètres de manque alors je défais les boutons j'enlève son doigt j'enfonce sa bite et ses mains sur mes hanches je gueule et je gueule. Son jeu c'est de ne plus bouger il est patient il contrôle son corps mieux que moi il a de la volonté à revendre alors je pleure j'implore je supplie je promet, "tais-toi ce que tu promets je l'ai déjà" "je te tiens ne bouge pas ne bouge pas", après il me berce l'homme-fleur l'homme-enfant que j'appelle maman dans le noir quand personne ne peut m'entendre quand les solos de trompette étouffent ma voix il murmure moi je n'essayerai jamais de te tuer. Le soir détruit le paysage autour de la maison, reste le silence rompu de musiques, la voix pure d'une cantatrice accrochant ses notes de cristal au sommet d'un arbre de Noël, les cordes d'une guitare pleurant sous les doigts d'un homme. Il dit " j'y étais, tu sais ". " Je sais ". " J'y étais, je peux le dire, j'y étais. J'ai vu ça. Je peux le dire, je l'ai vu. J'ai vu les testicules de papa balayer les trottoirs de Beijing ".
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Lassie
Publié par hirsute à 10:27:36 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) | Permaliens
Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:
Le poing de no-rupture…
J’avale doucement, je laisse glisser dans ma gorge chaude et avide ce doux breuvage.
Et je danse, ça danse si dense !
J’inhale doucement ce doux parfum… paillettes volatiles, volubiles …
Comme j’aime te sentir… m’enfouir…
Et je m’offre corps perdu dans ta danse des Dames-nées…
Je m’Imagine comme John et m’Outside comme David.
Ode à la lenteur de la vitesse qui défile dans ma tête…
Ivre de vie et de mort je te mords dans ta chair si chère à ma bouche
Et je glisse comme le serpent d’Asclepios te faisant luire… luire… et reluire au soleil, au seul œil qui te voit…
Je m’exhibe en te matant… je te fouette dans le sens du courant…
Comme il est bon de me hisser sur le pieu péché non loin du noyer où coule ma rivière.
Lave-toi de mon Oh ! Pour assainir tes douces pensées.
Crains-moi comme le cheval que tu surmontes ! Montes-moi au-delà de ta crainte ! Toujours plus Ho !
La complainte du mendiant Alexis en manque d’Amore… mords le vite à pleine dent.
Vite fait, bien fait…
Très Bonne Marche vers la route qui te mènera au fonds de toi-même et du bout des doigts de ta main trouve le « poing » de non rupture. Le point m’
Aime le Poing dressé qui te mènera au sommet de la lutte…
Sommeille désormais car meilleur en sera le réveil…
Danièle Antoniotti
laportebleue.name-overblog.com
Publié par hirsute à 10:15:58 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) | Permaliens
Texte publié dans le cadre de l'Opération Autodafé, appel à textes libres:
Tout va bien en général jusqu’à ce que tout aille mal
quoique l'idée serait plutôt sympathique
qu'une quelconque forme de vie puisse sans danger s'approcher de son clitoris
et ma sœur c'est pas le style non plus
ni à chier dans les bois ni à baiser dans la nature
faut voir comme elle vaporise tout à la vanille artificielle
quasiment après chaque miction de son petit mari si présentable pourtant
depuis que choyé depuis que chéri par le syndic et l'opinion publique
encore un à qui je ne peux pas expliquer que l'herbe est vachement bonne
qui va vachement bien avec le vin
ni que la poésie de Johnny Lechien
me rend carrément amoureuse là bas tout au bout du toit
dont le ciel fait des étoiles en respirant
c'est simple ma mère à part donner des ordres
n'aime rien sauf sa cuisine si bien intégrée
un modèle du genre faut dire
dommage que personne n'y vienne manger
à part ma sœur bien sûr
ma sœur qui n'a jamais vu de médecin de sa vie
ma sœur qui se soigne en rendant les autres malades avec un tel entrain
que chantage et harcèlement doivent être certainement deux façons de jouir
ça fait qu'une fois seule, sourire me fait mal
ça fait qu'une fois soûle, souffrir me fait rire
mais tout va bien
tant que personne ne saigne sur les places de parking réservées aux copropriétaires
tout va bien en général jusqu'à ce que tout aille mal
ma mère a encore assez d'amour pour moi pour continuer à me détruire
y a pas de solution et c’est pas un problème
des fois les CRS rangent manu militari les bidules que vendent aux Puces
ceux qui essaient d'arrondir leur fin de mois dont moi
dont les fins de mois commencent le 10 de chaque mois
des fois y a trop de dimanches dans la semaine
et le dimanche trop de couples au même endroit
qui tous promènent le même chien jaune et rectangulaire
ainsi que des petits enfants analogues à ceux aperçus dans les catalogues
des fois la myopie c'est impeccable pour rester à l’abri
des yeux morts de mes congénères semblables aux miens
des fois y a pas de solution et c'est pas un problème
des fois faut savoir se détendre sans pour autant songer au suicide
des fois faut se montrer patient sans pour autant se rendre malade
des fois la magie opère comme une jeune fille qui patine en bikini
des fois Séverine trouvait que je causais bien mais que sa maison était loin
des fois le Beau et le Désirable c'est vraiment pas pareil
des fois y a pas de solution et c'est pas un problème
des fois je me sens vivant sans trop savoir pourquoi
mais bon c'est là et c'est bon comme ça
des fois c'est quand le soleil me lave sans feutrer
et me sort de mes pauvres rayures et m'hélitreuille au niveau du plexus
des fois c'était quand Séverine me touchait le dos avec ses seins
des fois y a pas de solution et c'est pas un problème
des fois tous mes porte-bonheur sont en train de crever
des fois c'est la fête alors que tout est en train de cramer
des fois je croise encore l'ange qui fait chut avec son doigt
des fois c'est comme un souvenir prémonitoire
des fois ça serait bien que je fasse un peu plus de place
à ce qui me fait du bien
des fois y a pas de voiture assez rapide pour échapper aux emmerdes
des fois y a pas besoin de voiture pour suivre sa bonne étoile
des fois y a pas de solution et c'est pas un problème
des fois Séverine avait le visage tout bricolé de m'avoir menti
des fois faut le faire de se sentir si sale en sortant de la douche
des fois quand je range je retrouve plus rien
des fois ça m'arrange bien
des fois y a plus que moi pour me faire jouir
des fois je suis trop nul pour attraper une bouche avec mon prépuce
des fois Séverine n'avait pas besoin de moi pour être heureuse
des fois je vois pas trop devant qui je pourrais me mettre tout nu à nouveau
des fois y a pas de solution et c'est pas un problème
ici c’est bien
ici c'est bien
tellement bien que je fais la gamine dans les résidences sous videosurveillance
tellement bien que je commence à sentir le bar-tabac
et non plus les conversations fétides de mes proches
tellement bien que je ne me défends plus de rien
même pas d'être un peu trop salope
même pas de faire attention à ne pas trop t'aimer
tu le sais toi, pourquoi je fais toujours ça ?
pourquoi tout ce qui est beau j'arrive pas à le parler
excepté quand des cocktails phosphorescents m'électrisent dans la piscine
ma putain d'envie de toi c'est tout ce que tu veux mais c'est pas romantique
excepté quand je t'évoque en remuant mes pieds sous la table de la cuisine ...
penses-tu à bien fermer la porte ?
mets-tu les volets à l'espagnolette ?
es-tu prés de moi alors que ma peau t'échappe ?
dans les toilettes fortifiées par le frais et par le calme
je relis ce que tu m'as écrit
et je me demande de quelle tranchée ça vient
et je te cherche sous des nuages épais comme des éléphants
et je veux encore des nuits blanches où tu me perces à jour manu militari
et je veux encore des dimanches pourris à faire des cabanes sur le lit
et je veux encore te souffler de l'eau de mer dans les bronches
jusqu'à te couper le souffle
jusqu'à te faire rêver la tronche
beaucoup passionnément
et t'embrasser tu sais comment
jusqu'à la dernière goutte
Heptanes Fraxion:
poèmes crépusculaires blues pornos prières & renforcement musculaire (eh ouais)
Publié par hirsute à 10:08:38 dans OPERATION AUTODAFE | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par hirsute à 12:37:37 dans Infos cul-ture | Commentaires (3) | Permaliens
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