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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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23 juin 2011 : chaque jour… Elle m’a rongé jusqu’à ce que je choisisse de tirer sur la corde à bidoche, jusqu’à péter la viande. La solitude guérie à l’hyperactivité et aux shoots. Cette conne au bec d’aigle me casse les burnes. Des jours et des jours que cette casse-merle vanne. Je plie l’échine sur le bureau et mange mes nerfs.
24 juin 2011 : devant de la porte de l’éditeur, j’ai hésité. Je n’y suis pas rentré. En face, il y avait troquet où je suis allé me casser.
25 juin 2011 : Ils s’engueulent, jouent aux rebelles, aux penseurs sur les réseaux sociaux. Il n’y a rien. Pourquoi cette connasse utilise-t-elle une 207cc. La ronde des moins que rien. Il y a ceux qui ne parlent que de soldes, de météo, de maladies et de vacances. A Rouen, on mangeait de bonnes crêpes. Mon corps flanche, je ne dors plus, ne vois plus personne, bois et zone des heures devant la télé. L’administration m’a dit que j’avais de belles jambes et un cul d’enfer. Faire.
26 juin 2011 : Un type est resté debout devant moi, dans un rue. Il puait la peste et la pisse, il fouettait la chtouille et le cambouis. A Los Angeles, on ne pensait pas à lui. A Tokyo non plus. Ses yeux étaient noirs, un peu plus encore que sa peau. Sa poutre pointait à gauche dans un velours côtelé, ratatiné par la saleté. « Tiens, tu prends ma main et tu la sens ». J’ai fait. C’était gerbant. Nous sommes restés face à face dans la rue piétonne. Les passants foulaient les briques au sol de la rue commerçante. Un policier à vélo s’arrêta et « ça va messieurs ? ». Nous n’avons pas répondu. Nos silhouettes étaient une, une masse uniforme, des poils collés et une sorte de sourire mièvre aux lèvres. La fusion des corps, « OH DIT ! », « TU ES MON LORD ! »… Et toi ! Et toi tu fais vraiment vraiment vraiment ! Il a fini par me dire qu’il croquait les savons quand il était marmot. La marmite était pleine, il en faisait des allergies…
27 juin 2011 : Nous avons roulé une heure. Patrice était bourré et la pluie plissait le pare-brise au point de n’y plus rien voir. L’avenue avait été désertée par les quidams, les rouleurs bobos à biclou organisaient déjà le dîner presque parfait bio. Bidon. Mes larmes étaient lourdes, je me laissais un peu aller à la confidence avec cette surcharge d’alcool et de Pipérazines. La ville ressemblait à l’intérieur d’un fromage. Les souvenirs de montagnes immenses du balcon. Des câlins réels trempés dans le bol à oubliettes. Détruire. Trainer.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 15:35:10 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
11 juin 2011 : la salive a un drôle de goût. Un mec a appelé chez moi en se faisant passer pour Malik. J’lui ai dit « Malik est mort en mai ». Il a raccroché, ça m’a contrarié. J’ai mangé des chips goût barbecue, premier prix. Et la salive a eu d’un coup, un drôle de goût.
12 juin 2011 : Un enfant a dit « gougoutte » dans le magasin. Je pensais que ce mot ne se disait plus. Depuis hier, j’avais en tête de m’acheter des baskets. L’anarchie fait chier, j’ai envie de consommer. Un lecteur m’a dit que j’étais une ordure.
13 juin 2011 : Mon article dans Chronic’art fera partie du numéro d’été. J’imagine des parigotes branchouilles de 20 ans lisant mon article en maillot, sur la plage, le risque étant qu’elles ne fassent pas attention à mon nom. Mon ego surdimensionné en a pris un coup ces derniers mois. Mes compagnons sont des arachnides, mon duvet, la poussière.
14 juin 2011 : Ils nous cassent les couilles avec DSK et la sécheresse. La nourriture est l’information. Fast-news, la malbouffe de l’actu. Le mec qui s’était fait passer pour Malik, a sonné à mon interphone : « ouvre Vérol, j’ai les bras qui couinent ». J’ai raccroché et me suis avalé ma 5ème bière de la matinée.
15 juin 2011 : Je ne sais pas si c’est l’âge, mais la fougue s’est barrée. Peu à peu, je commence à me foutre du sort du monde. J’étais un nihiliste teigneux, maintenant je suis un nihiliste mollasse. L’artifice et la dilatation des idées. Fumiers.
16 juin 2011 : Mes actus s’amenuisent, et le peu d’entrain que je mets à écrire de nouvelles choses… ont provoqué une hémorragie de lecteurs. A présent, je suis blindé, j’ai l’anus qui saigne souvent, je flotte dans la bine et je me fous de plus en plus des interventions des gens sur Facebook ou ma boîte mail. Quelqu’un m’a dit que je n’avais pas de famille.
17 juin 2011 : mon voisin tunisien boit de la bière. Je l’ai invité chez moi et nous avons fisté le temps en parlant de la révolution qui a secouée son pays. J’ai dit que c’était pas ça une révolution. Il l’a mal pris, il est parti.
18 juin 2011 : Stupéflip m’emmerde et particulièrement son leader. Commencent à être lourds avec leur recette fastoche. Finalement, quand tu les écoutes, tu te dis que c’est un groupe d’adulescents. Des déculottés de la pensée. Je suis sûr que DSK va venir dans mon salon.
19 juin 2011 : 24 heures sans internet. Je suis allé gueuler à la boutique Orange. J’ai fait mon français moyen, pieds nus dans mes nouvelles baskets – des Puma violettes avec une semelle blanche – puis j’ai gobé du Rohypnol… C’est génial ces nouvelles dopes en vente libre sur Internet. Un mec m’a dit que c’était dangereux, qu’on ne connaissait pas les conséquences de la prise de ces substances. Il m’a dit que c’était la drogue du viol. Je lui ai répondu que le sport donnait des crampes et que le seul viol que je faisais subir aux gens, c’était la diffusion de mes textes.
20 juin 2011 : J’ai bouffé du couscous en boîte. J’en avait super envie. A la vie à la mort mon Garbit. Trucider tout, l’estomac, la tête. La solitude me pèse tellement que je suis un zombie.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 09:50:41 dans Andy Verol | Commentaires (5) | Permaliens
La gauche française, premier soutien de la justice américaine, BEN voyons… La grosse bourgeoise à la rose se pavane comme une pute d’un Sofitel, à défendre la queue molosse de la Justice américaine. Moscovici, Hollande, Royal, Aubry, Valls qui défendent la justice amerloque ? Ben voyons, les bourges sont à la parade, hein ? Ces mêmes connards disaient 6 mois avant que la justice américaine, c’était 90% de blacks en taule, des juges élus, des marshals du far west, des condamnations à mort injustifiées, et deux millions de taulards dont 90% de blacks…
On est obligés d’être sourds ? Non, cette gauche est une pute, une grosse salope qui retourne sa veste hors de prix pour défendre cette grosse salope de justice américaine ! La française vaut pas mieux, à côté d’la belle Wasp américaine, c’est juste une naze en haillons…
Juste pour rappel, et avant même son « affaire », DSK était le Pédégé du FMI, une organisation mafieuse à la main des états les plus puissants qui affament des peuples pauvres depuis des décennies, une organisation de voyous qui a exigé du Mali ou du Rwanda, de ruiner leur peuple pour fournir nos frigos en matière première… Et DSK n’a pas socialisé le monstre, il a introduit ses règles hégémoniques de capitalisme criminel dans le saint des saints : l’Europe. On s’en branle que DSK soit libre d’une histoire de pute fomentée par ses amis-ennemis de droite, il est le seul enculé de gauche prétendument de gauche qui a imposé à toute l’Europe, le démontage méthodique des services publics déjà moribonds, , l’invasion crapuleuse de fric mafieux d’états dans la coursive européenne, dans le seul but de jouer à la pétasse collabo capitaliste qu’il était à l’époque de son ministère de l’économie sous Jospin… Et juste pour rappel, sa meuf est une suceuse de fric et une sale chienne de TF1…
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:36:29 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Voilà, le monde change vitesse grand B, comme barbus… Quand l’Islam le plus fondamental se met au capitalisme façon American Dream, ça sent le chrono final de toutes les idioties politiques pondues par Georges Bush (père et fils) jetés aux oubliettes…
Je rentre du boulot, une heure trente pour joindre la Défense et Cergy because le RER déconne encore… Je rentre dans mon quartier minable, harassé par huit heures de chiffres insensés. Mon costume ne sent pas encore mais le patron a été doux aujourd’hui. Il part en vacances demain, c’est pourquoi il nous a offert un pot… de rouquin, un anglo-saxon qui a foutu les hamburgers dans l’oubli pour préférer la cuisine française…
En haut de l’escalator, gare RER de Cergy Préfecture, deux barbus en djellaba distribuent des flyers cartonnés couleurs, avec un sourire avenant… Ils vendent H24 Burger, livraison d’hamburgers 24 heures sur 24… En réalité, l’entreprise use d’un marketing féroce. « De 11 heures à 17 heures » et de « 21h30 à 4h30 »… Grosso modo, les plages horaires que le commerce du steak, de la frite et du pain mou, méprise depuis des décennies… et totalement adaptées au concept de Ramadan… Bouffer la nuit, pas le jour… Mais manger bien, des hamburgers hallal quand le jour, c’est ceinture… Je respecte une religion, dans la mesure où elle ne viole pas mon espace public… et qu’elle ne me parle pas… Là, je vis d’un coup, le contre-coût du 11 septembre, qui a pourri nos libertés durant 10 ans, et c’est terrifiant… Les islamistes font du business, à l’instar des Wasp, ces bon chrétiens capables de vendre, ces républicains laïcs façon l’européenne, ces vénézuéliens façon maxistes, et ces chinoiiis… Le capitalisme est donc triomphant, écran plat CNN, Fox News, TF1, Iran TV, Chinese Gillot-Pétré TV, Air North Corean Death et gros beaufs gavés aux chips votant comme on pisse parce qu’ils pensent urinoir et non isoloir…
Alors la smala pourra se gaver de frites et de cheeseburgers en pleine night tout en faisant comme tout capitaliste qui se respecte : se gaver comme des porcs… hallal?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:46:06 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par hirsute à 00:44:11 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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