Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: "Les derniers cowboys français". Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
... j'écrivais de bons textes, mais que ça lui paraissait trop glauque... Trop sombre. "J'ai assez de mes obscurités pour lire celles des autres" Putain ça fait 20 ans que j'écris de la fiction, et pas un seul lecteur sérieux ne s'est aperçu qu'il s'agissait de pures émanations d'un esprit rempli... Sous le monde, il y a pourtant des millions de Fred Chichin et autres Deleuze qui se grattent en nous voyant persiffler comme des cons. Putain j'écoute un truc de Underworld Micronauts... Comment veux-tu que je réjouisse les dépressifs occidentaux repus à la bouffe et aux décès et autres violences chauffés au radiateur et lessivés à l'eau courante? Andy Vérol se doit de devenir une tâche dans ta vie. Ce sera nouveau. En 2008, je sors une gamme de tee-shirt qui s'appelera "C'est moi Andy Vérol" avec un paquet de citations de bâtards... A porter pour tes entretiens d'embauche. "Tu es mon clébard, tes pattes trempées entre mes cuisses..."
ça intéresse quelqu'un?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 12:30:54 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
Lucien, c'est un mec que j'aimais bien. Il avait une tête centré sur son nez épais, criblé de trous et de veines explosées. Sincèrement, je crois que je n'ai vraiment pas assimilé tout ce qu'on m'a dit à l'école... Bon ensuite, Lucien, ses belles grosses mains qu'il utilisait pour me soulever vers ses épaules. Sa voix de pépé et ses manières d'ouvrier épuisé shooté au vin... Viens... Ta tatata tata...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:58:08 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
La photo, je l'ai choisie parce que je ne suis pas sur mon ordi et que je n'ai pas moyen de créer mes visuels, c'est quand même pas compliqué à comprendre...
Tiens pour te péter les yeux avant de lire: http://www.myspace.com/vitalicofficial (Ecouter "La rock 01" avé la lecture).
Tac poum tac poum! J'essaie de m'adapter avec mon corps adipeux à cette danse d'ados... Des années que je ne suis pas entré dans une boîte de nuit. C'est très souvent vers l'âge de 16-18 ans que les jeunes occidentaux, dans leur grande majorité, entrent pour la première fois dans les boîtes de nuit. C'est marrant. Quelque soit le thème des soirées, il n'existe plus aucune capacité d'opposition chez ces jeunes cons. Ils sont, bien sûr, révoltés par les guerres et n'y comprennent rien en politique. Ils sont lookés, même s'ils sont affreusement gros, les bâtards de merde. Clébards de banlieue ou chiennasses des beaux quartiers, tous ces fils de pute ne savent pas qu'ils sont juste bons à être baisés par un Vérol en forme, sans capote, la bouche remplie jusqu'à la gencive supérieure d'alcools dégueulasses... Du baisement de vieux derche, la queue encore bien dynamique dans les trous branchés de ces jeunes cons et connasses...
Un vigile campe en bord de la piste de danse. Il me regarde. Dans les années 70, on faisait des partouzes dans les boîtes en chopant du LSD et en fumant des tonnes de joints. Aujourd'hui, ils se défoncent avant d'entrer, fument des clopes et se reluquent les strings en balançant leurs bras piteux au-dessus de la gueule. Ils appellent ça la techtonik... J'ai envie de retourner au lycée moi aussi. Ou à la fac. Je veux apprendre... Je veux m'amuser, saisir la gueule d'une jeune salope et la galocher comme sa bouche peinturlurée à mort le réclame.
Noël seul dans cette boîte de la Côte d'Azur. Trois heures dix du mat'. Je suis déchiré. Me suis pécho de la cocaïne (Depuis 7 ans, je n'en avais plus pris), me suis sifflé une bouteille de rosé de Provence et trois quart d'une bouteille de Vodka.
Comme j'ai pas de thunes en ce moment. J'ai lâché les 30 euros à l'entrée et me suis pris une plaquette de Xanax pour plus tard, histoire de me lyncher pour pas un rond. C'est bon.
Assis sur un pouf, je parle avec une pouf. Elle a à peine 18 ans, je crois, et affiche un bon 80 kg pour 1m60... J'aime bien. Elle a un putain de décolleté qui laisse percevoir la chair de sa grosse paire de nichons. Il y a 10 ans encore, je courais les free parties, mais là, franchement, cette techno-acide souparde me fait un mal de crâne à me chier dessus de douleur. V'là la phrase encore.
"T'appelle comment?
- Amanda et toi.
- Andy... Putain mais Amanda j'adore, tu peux pas savoir, je te dis, tu peux pas savoir comme j'adore.
- Ah ben merci.
- Ouais j't'explique, je suis écrivain et j'ai..."
Elle se lève et se barre direct, avec son verre de liquide orangé. Elle mériterait que je la force à baiser la grosse. Le vigile est à trois mètres de moi, et me reluque mal avec sa face de Yougo post-fascisant... Retourne sur le piste de danse. Me suis enfilé deux Xanax dans la gueule. Là, voilà, péniblement j'arrive à imiter leur danse de cons. Avec ma vieille gueule, ma bouée au niveau du bide, ça doit bien les faire marrer les p'tits merdeux. On en reparlera quand j'en enquillerai un par le cul, plus tard...
Vacille. C'est sûr.
Pas envie de raconter la suite. J'ai mis trois heures à rentrer dans ma piaule. Le taxi et les errances dans Nice surtout. Gueuler sur la plage de galets devant la promenade des anglais. J'avais la queue collée dans le shorty, et la honte dans le ventre, la bidoche de mon ventre, les intestins putain. Le froid. Le temps bien froid et humide... Mon jean H&M, je l'ai déchiré au genoux droit putain... Je l'aimais bien. En janvier, c'est les soldes, j'en achèterai un à Paris toute façon. Les assedics, mes pensées-sadiques... J'ai encore la trique, bien que vidé. "Est-ce que je vendrai mon bouquin hein?" Je dis tout haut... ça fait haut-là, debout au bord du lit. Sorti j'ai, le corps du nid. Nan. C'est long. Un ultime litron niché derrière la langue.
A 7H33, je regarde le réveil. Sonnera pas avant 9h00. A Noël, ben je suis allé en boîte. J'ai déconné. C'est l'cadeau qu'j'vais demandé...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:57:02 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Dans le creux des reins de quelqu'un qu'on aime bien, on se sent plus géné que dans les bras d'une pute. On se sent tout aussi géné d'aller parler sur la tombe d'un être aimé. On ne sait plus très bien où mettre de la tête. On ne sait plus s'il faut reconnaître l'existence de Dieu pour garantir à ces êtres chers, sans chair, chouinant dans un trou à boue, une forme de vie éternelle dans le nous.
Je sais que ça n'est pas drôle de parler de ça.
Les gens veulent toujours se marrer.
Ils veulent des blagues, des farces. Ils veulent des films, des livres, des spectacles qui les divertissent. Ils veulent qu'on les aime. Ils refusent de se confronter à la pourriture de l'existence. Ils ne veulent pas parler de mort. Ils ne veulent pas voir de cadavres, ou juste quand ils bouffent devant la télé pendant la messe du 20 heures. Les gens, ils aiment regarder des sketchs, ils veulent vivre comme ça. Ils veulent ça. Moi je vois pas trop à quoi ça sert de dire qu'on n'est pas raciste tout en disant du mal des américains, des chinois. Moi je dirais plutôt que c'est mieux de dire qu'on n'aime pas les Hommes, qu'on les méprise. Qu'on se déteste. C'est plus honnête ça. Les gens du Val d'Oise, par exemple, sur la route, ils disent, en regardant les plaques minéralogiques des autres, que les 38, les 93, les 06 ou les 68, c'est que des cons sur la route. Et quand ils parlent des chinois, ils disent qu'ils sont bien rangés. Que les africains ils rient tout le temps... Enfin tout ça quoi, on connait.
Pourquoi les gens ne disent pas simplement: "J'aime pas les gens. J'aime que mon clan, j'aime mes organes génitaux, j'aime ma vie, j'aime pas mes problèmes, ..." C'est plus simple de dire que les Hommes, c'est beau quand c'est mort... Tu es là, devant la tombe d'un parent, un proche, un très proche, et tu dis: "Tu me manques parfois, mais finalement, tu me fais bien moins chier mort que vivant... Paix à ton âme... Si Dieu existe, je préfère qu'il existe d'ailleurs, ben aide-le (la) à faire moins chier les gens..."
Andy Vérol
Publié par hirsute à 12:23:02 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Viens dans mes bras. Approche-toi et viens dans mes bras. Fais pas ton timide, ta mijorée, fais pas l'idiot, viens me voir, que je te sers dans mes bras. ça te fera du bien, tu pourras te soulager sur moi. Tu pourras aussi me parler de tes causes humanitaires, tes idées politiques, tes amours déchus, tes ombres existentielles, en te soulageant, bêtement, là, contre la cuisse de mon jean H&M.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:25:11 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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