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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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DJ Zinc, à cause de CROCNIQUE! | 09 janvier 2012

AHH putain j'dois me débarrasser des spores d'une semaine de bonheur? NANNNN! Heureusement, Arturo B., l'boss de CroCnique m'a déniché un Dj Zinc qui m'fout la roume à piiii!

Andy Vérol

 

http://crocnique.wordpress.com/

"Toujours aussi génialement craignos le père Zinc. Avec sur ce Recovered, le sample d’un cheval qui hennit, carrément !

Tecktonik never dies !"

Arturo B.

http://crocnique.wordpress.com/

 

Publié par hirsute à 22:14:16 dans Arturo B | Commentaires (0) |

Planning 18: Rappeler aux gens que leurs gosses, on s'en branle | 09 janvier 2012

Sympathiser avec des sympathisants FN. Ranger le grainetier. Ne pas allumer la télé. Cesser de penser aux promotions Auchan. Cramer les papiers du divorce. Redormir avec Kiki, le roi des doudous. Appliquer la crème contre les odeurs de pieds. Cesser de pisser dans l'évier. Envoyer des menaces de mort au président... t'inquiète pas, un jour on sera toujours aussi malheureux... vivez la disparition de votre civilisation de merde avec bonheur (pour la mémoire, ceux qui la remplaceront, rappelleront que tu auras été la cause de deux ou trois siècles de chaos... Faut penser l'avenir mec).  Le capitalisme moderne a inventé la sclérose intellectuelle ultime, le: "J'ai peur pour l'avenir de mes enfants"... tout en n'essayant de vivre qu'une seule connerie: vivre le plus vieux possible... arrêter de m'enthousiasmer quand une pute de collègue me dit que j'aurai une promo de 50 euros par mois pour rire. Faire une lessive à la main et changer les draps. Arrêter de penser que le Capitalisme, c'est nul. Manger un Carambar ou le sucer comme une bite. Choper une bagnole pour vérifier que je sais toujours conduire. Dire ce que je pense, même si c'est raciste. Ne féconder que mes DVD de films porno... virer cette obsession du AAA de ma tête. Me mettre au vélo. Arrêter de bouffer gras. M'inscrire à une association de lutte contre le cancer du sein. Rire plus. Arroser la plante pour que la fleur grossisse. Jouir moins glauque en matant des meufs par le balcon. Voter pour un anarchiste de droite uniquement. Etre poli, comme d'hab, avec le policier et sa tête de con. Ne plus être un rebelle sandwich mou sur Facebook. Ecrire un roman avec des rimes. Assumer mes désirs incestueux... profiter des promos sur les jeans sur le site de la Redoute. Offrir mes pulls laids au clochedu en bas de chez moi. Prévoir des vacances de rêve pour cet été. Osez fréquenter des gens qui font du tuning ou du militantisme de base... j'sais pas faire des macarons, mais j'sais écrire des textes à la con... les gens qui ont des enfants ne sont pas tous inhumains au point de nous servir leur soupe d'amour cradingue et dégoulinant pour leurs marmots, à la con (qui, soit dit en passant, sentent autant la pisse et les hurlements débiles que ceux qui chôment sans riz ni frigo en Afrique...). dire à la collègue que, depuis qu'elle a quitté son mec, elle ne parle que de ses gosses, et que c'est chiant à mourir... Essayer de la sodomiser dans le coin cuisine... j'suis le nazi des blancs de gauche, j'suis le tolérant hypocrite des blancs de droite. J'suis le nègre albinos des blacks et le Bush des musulmans... J'suis Vérol et je vous baise...

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:28:06 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

A 8h30, il allait chier, porte ouverte... | 09 janvier 2012

La planque était idéale : un coin de véranda dont la porte n’était pas fermée à clef. Il fallait respirer bas, se recroqueviller, et rester immobile, les yeux à l’affût de tous les gestes. Ils étaient blottis l’un contre l’autre, la frousse au corps, l’esprit compressé par le stress. « Dis rien, chut ». Tonton partait à quatre heures du matin pour des parties de chasse à la perdrix. Tata faisait des ménages à l’autre bout du département, si bien que le gosse était libre de ses journées jusqu’à 18 heures, sa cousine l’ignorant totalement. Pour ne pas attirer l’attention, il sortait par la fenêtre de sa chambre, emmitouflé dans son uniforme de circonstance : un manteau noir, un pantalon noir, des baskets noires. Il traversait le long terrain herbeux et merdeux et se faufilait dans le trou du grillage, tout au fond, derrière le chêne… La tension était à son comble quand il rejoignait le sentier de boue qui sillonnait entre les maisons. A 6 heures du matin, seule la villa du père Brissard était allumée. Celui-ci était un gendarme à la retraite obtus, reclus, fous qui n’avait pour seule passion que d’engueuler les gosses, et parfois de les rosser sans vergogne. Malgré les plaintes de certains parents, personne n’avait osé porter les sévices en justice. Le garçon passait, dos courbé, devant la fenêtre de cuisine du fanatique, puis bifurquait vers les quelques jardins ouvriers abandonnés où l’attendait Malik. « Expédition ! Eh eh ! EXPEDITION Chuuuut ! »…  

C’était bleu. La lumière, la silhouette, les escarpements qui menaient à la maison du docteur des fous. Il fallait cravacher pendant une heure à la lampe torche, avant d’apercevoir sa demeure, la bâtisse à l’envie, le trou de l’ogre, la range cauchemars des sept nains « on dirait qu’on est la Blanche Neige, ah ! Ah ! »… Malik avançait rapidement, léger, souple, il traçait entre les branches, les troncs et les trous. Le garçon suivait tant bien que mal, ses guiboles maigres morflaient dans les montées, les muscles « crampeux », le pull qui suait, les fesses qui bombaient. « Viet, l’est où l’putain d’Viet ? », et Malik lui tendait la canette. Tout en marchant, il sirotait l’amer de la bière, étouffé par la mousse, enivré dans la seconde par l’alcool, le gamin gémissait moins, se sentant plus héroïque, capable, débarrassé de la peur mais « togné » par l’envie de dégueuler. La course, les pas rapides et les yeux vers le sol « donnent l’impression d’avancer plus vite, comme le défilé du goudron au décollage du bombardier »… Il en bavait de plaisir : « C’est l’aventure. Si j’casse la branche avec le pied droit, j’aurai des muscles comme Rocky »… La claque, lorsqu’au levé du jour, l’immense maison de pierre de taille crème jaillissait derrière un belvédère d’ardoise noire… « La crapule, è dort encore ». Le premier jour était arrosé de soleil. Les vacances commençaient avec le gel hivernal. Une odeur de d’ordures émanait de la propriété.

« Y’a des chiens ?

-          Nan, j’ai vérifié.

-          Il a pas peur lui.

-          Son clebs est crevé en novembre. Il en a acheté un autre au ch’nille des Renvet, mais c’est encore un bébé ».

 Ils chevauchaient un muret puis rampait rapidement vers une terrasse…

« On fait quoi si y nous voit ?

-          On l’tabasse avec des bâtons ! ».

Immuablement, il se levait à 8h15, allumait la cafetière puis allait se doucher en écoutant RTL. A 8h30, il allait chier, porte ouverte puis allait directement se servir un café qu'il buvait debout à côté de la radio. Il s'installait à 8h45 dans la véranda pour fumer un cigarillo. Le crime se perpétrait ainsi, selon un rituel bien précis. Le jeudi matin était une plage de repos qu'il consacrait à la lecture du journal, assis en peignoir qu'il finissait par ouvrir après avoir remplacé le journal par des albums photos dont il se servait pour se masturber.

 

Extrait première partie de mon roman en cours d'écriture

Andy Vérol

Publié par hirsute à 17:29:21 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Asap Rocky. Petite recommandation de CroCnique, bande de fils de pute! | 09 janvier 2012

V'là la bombe de boule de balle de bombe de balle recommandée par Arturo B., l'boss de CroCnique (tape sur Gogole pour le trouver ducon):

http://www.vice.com/fr/read/la-playlist-d-asap-en-images-0000050-v5n12?Contentpage=1

Publié par hirsute à 00:06:01 dans Arturo B | Commentaires (0) |

Lesté au plomb des désillusions et des pogos Oï couillus | 08 janvier 2012

« Je ne suis fait pour personne, je suis personne, une pompe d'yeux plongée dans le bide du monde d'ici... J'suis pas un crevard, j'suis pas un junky, j'suis pas un rebelle, j'suis une pompe d'yeux plongée dans la clique humaine... J'suis là pour l'écrire. J'existe pas. La clique existe et se termine en mots et en charniers... Bien sûr quand le cancer rongera mon corps, j’aurai peur, quand un obus démolira ma gueule, j’respirai plus, bien sûr, quand la dépression se lovera dans toute ma viande, j’me jetterai dans le vide… Mais je n’existe pour personne. J’ai peur d’avoir peur un jour, mes rouflaquettes queutées par la calvitie, la sciatique sciant ma Star Trek de volonté… Sur le parking de poussière, juste devant, les ventres de rochers ronds et gris crament sous le soleil. Je sais, j’existe pas, j’suis qu’un sale mec mangé par une solitude volontaire, lesté au plomb des désillusions et des pogos Oï couillus fracturant mes os… La sinistre télé est sans cesse allumée, mon compagnon, ma maîtresse, ma femme fidèle depuis ma naissance en 1969… Lacérer l’sensuel à coups de l’écrire, d’la marmelade de sacs plastiques fondus, la fine fuite d’un cerveau qui n’a jamais servi au monde…  Mon fils me prend pour un con parce que je suis facho comme d’autres sont d’affreux hypocrites tolérants jusqu’à ce qu’on bute la viande de leur viande. M’appeler Daddy, c’est comme me livrer aux singes… Je les attend avec furibard, ces gosses à la con qui veulent tenter de me désaviner. Ils ont honte de se sentir le cul et le sexe avec les doigts, moi pas.»

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:28:48 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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