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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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Ados de merde - Tu es libre sale con d'internaute... | 20 octobre 2009

 

Dans ma montre, y'a les centres commerciaux, les vinasses que je picole... Je fais pas de signature, y'a des neuneus tous les jours qui se font des raies au milieu, mettent des inondations comme fringasses à hue-hue... On est tous des amis hein? On s'aime tous? T'as donné deux centimes à une association humanitaire, t'as dit que tu ferais un geste pour la Terre, t'as participé à une manif' festive à dindon libertaire... T'es rentré chez toi après, tes cons d'parents avec leur écran plat et leurs crédits t'ont demandé des comptes. Evidemment tu paies pas le crédit de l'ordi à la con que tu uses tous les soirs, tu paies pas le frigo, pas le forfait internet, mais t'es un rebelle avec tes tifs en l'air ou autre t'chose, tes fringues que tes parents de merde comprennent pas. Tu es un keupon des temps modernes, tu as les mains qui puent la branlette et l'shopping branchouille sur l'net, t'as appelé ça l'underground avec tes mots d'jeun chiassard... T'es même pas capable d'enterrer tes parents qui crèvent d'un cancer, d'un sida, d'un accident de raclette ou d'un infractus bancaire...

T'es la sauce dégueulasse du plat, gosse... On regrette pas de l'avoir niquer à jamais cette planète de merde, pour que tu n'ais jamais rien...

Andy Vérol

(T'as pas un pet d'sexe pour enculer Vérol...)

Publié par hirsute à 20:47:11 dans Andy Verol | Commentaires (6) |

Andy Vérol vient de... | 19 octobre 2009

Je me sentais pas bien, j'avais le sourire aux lèvres pour faire bien... Mais j'avais la peau qui tombait dans la bassine, et l'érytre encore efficace... la tasse met son doigt dans  ma fionne... Je suis un conducteur de taxi, j'ai une tête en fer, des genoux en béton armé, l'arme distinctement plantée dans la ceinture de mon jean, la jouisse à salope, le gicle à connard, les mains contre l'tuyau... J'suis un champion de pancrate, un alien du liage, un phobique de l'oedipe, la route est douce comme le pelage/carnage d'une cornée craquelée...

Connards

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:29:30 dans Andy Verol | Commentaires (4) |

ici la vie est un vice de procédure... | 18 octobre 2009

©Andy Vérol - Andy Vérol & Arturo B love - http://crocnique.blogspot.com/

L'instinct de connard, de prédateur...

La tête scotchée sur l'écran, je vois plus rien, m'en fous de la famine... Il y aura épuration, en attendant moi je bouffe les cacahuètes avec les résidus de PISSE dans l'sel que je porte à ma bouche... Comme des tympans pétés par le silence...

Suivent les sexes en file indienne, au petit bar, au grand bar, cocktail à volontaille, la touche, l'petit déhanchouille sexy, un peu d'grains d'sable collés sur l'bleu du jean Loïs, s'il vous plait...

ça se termine comme ça a commencé, en roupillon, la queue molle déposée sur la cuisse poilue, à lire encore un article du Canard enchainé...

* Last exit to Cergy-Pontoise...

Momo qui casse les couilles "l'est frelatée la dope putain", l'est frelaté le Momo.. On s'enquille une eau de vie dégueulasse. Niakate se touche la bite pendant qu'on trinque avec Malik et Bruno... L'eau de vie, c'est notre prépa d'mort... Des DE-CLASSES fiers d'être déclassés par la familia de l'élite de la bourge de sa race à la panameux...

L'esclave. J'ai encore perdu, je lourde la manette, la file à Alain, l'tong de service... Dehors ils balancent des pétards sur la gueule des keufs et les keufs répondent avec les matraques, les tasers et les garde-à-vue qui durent des siècles... Pour rien...

Ici...

Andy Vérol

C'est un peu à chier ça, mais j'aime bien quand même:

Publié par hirsute à 21:41:17 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

La guerre, ça pourrait la rendre amoureuse | 18 octobre 2009

Source d'inspiration: http://crocnique.blogspot.com/  de mon ami Arturo B.

 

C'est à chaque fois la même chose... Perdre, c'est quelque chose d'assez doux qui fait pleurer, qui fait boire, qui fait des diarrhées, qui fait vomir sur ses pompes et rater le dernier RER... Perdre, c'est l'instant où l'on s'aperçoit qu'on a perdu...

Une fille comme Lila avait trainé ses tongues sur les collines rocailleuses où se tenaient les festivals débilitants... Elle secouait ses cheveux ondulées blonds comme dans les années 70, elle rêvait de se faire prendre sur une Coccinelle, sucer Michael dans l'herbe grasse juste à côté de la piscine à l'eau boueuse... ça sentait le barbecue, les saucises grillées, les sardines et la sueur de la foule...

Lila luisait quand elle transpirait sous le soleil et offrait sa bouche un peu salope à tous les mecs et les meufs défoncés qui s'agitaient en attendant la rentrée universitaire... Elle tirait sur des joints, pompait des bites, aspirait des chattes, elle riait et disait qu'elle s'en foutait de la politique, du monde, que la guerre, ça pourrait la rendre amoureuse, qu'en attendant, la paix, ça la transformait en défoncée, en heureuse, loin de cette crevure de père, la raclûre de mère, ce frère qui lui lâchait des pets dans la gueule et la regardait étrange quand elle prenait sa douche.

Lila avait conscience qu'elle était d'une génération de réac', des petits merdeux qui mimaient l'extrême libération des 70s' en Occident, les dents de la machoîre du monde qui broyait l'espoir... Des phrases qui ne voulaient rien dire comme ça... La libération sexuelle s'était transformée en tournage de films de boule permanent, portables, appareils numériques, connexion Wi-fi, artistes Myspace, carrière chômeurs-Pôle Emploi en attendant que les parents crèvent, qu'ils lèguent leurs biens gagnés à la force de l'hyper-consommation...

Lila ne portait plus de string depuis l'âge de 15 ans, elle en était au panty, aux fringues de putes riches du 16ème... Elle était bordélique comme les hommes d'avant, rotait comme les hommes d'avant, plaquait, trompait, trempait sa chatte partout, comme les hommes de maintenant...

Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 16:17:13 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Pandémie de connerie... | 18 octobre 2009

Puis c'est la télé numérique qui saute après que l'adslbox ait implosé... Puis le frigo qui tombe en rade... Puis mon foie qui cède sous la pression de l'alcool... L'isolement est complet ici. Ce quartier du sud de Londres est calme. On constate l'appauvrissement acceléré du pays. Ils ont tout misé sur le financier, les services et la radiation massive de ceux qui ne sont pas adaptés à ce système économique violent. A toute époque, et dans tout système, il y a des victimes, des inadaptés.

Dans le système soviétique, il devait y avoir des tas de gens comme moi qui détestaient l'individualisme, mais qui ne rêvaient que d'une chose: ne pas se mélanger aux autres, éviter les projets commun et conduire seul, sa barque, pour ramer loin.

Encore quelqu'un que j'ai ajouté sur Facebook sans reluquer son profil à la con:

"t ki toi?

- Je suis Andy Vérol, écrivain, Londres, et toi?

- é pk tu ma mi dans té contakt

- Ta gueule"

Je vire ce flan et avale une gorgée de café. Ici, je ne suis personne, simplement un frenchy aussi couillon que les autres frenchies.

ça arrange bien les élites intellectuelles françaises d'expliquer un jour qu'Internet est un danger, dans la mesure où "l'info" est entre les mains de chacun, à un clavier de distance avec le reste du monde, et d'expliquer le lendemain qu'Internet permet de péter les barrières, d'accélérer l'information, etc. Au fond, ces "élites" sont out... Celles qui sont en train de se substituer à elles, n'ont pas la même rigueur et encore moins la capacité à remettre en cause le système... Parce que le système, le capitalisme débridé (ou bridé si l'on songe au poids écrasant de la Chine) est un corps indépendant, un être vivant constitué de cellules qu'on appelle encore des êtres humains...

A Londres, je ne sors que pour faire quelques courses, bouffer des fish & chips ou picoler comme un trou avec des anglais massifs et gueulards... Le quartier est populaire, en contraste, j'imagine, avec les quartiers touristiques ou bourgeois...

Durant la nuit, j'ai... parlé avec un mec sur Facebook, qui est aveugle... Il met un tas de photos de lui avec ses yeux bien blancs, fait des poses, c'est étrange. Le mec n'est pas gay, mais parle de cul avec des hommes essentiellement, des intellectuels. J'ai trouvé ça hallucinant, un pur guy sortit de nulle part, une espèce d'internaute extra-internet, une entité troublante.

Il y a 6 mois, un de mes potes s'est tué en s'égorgeant. Il avait cédé à la mode des tatouages, il y a quelques années. En mec rock n'roll, il s'était fait tatouer une rose énorme sur la gorge. Il était très enthousiaste au départ. C'était un moyen de se dinstinguer des autres, de montrer qu'il était en dehors du lot... Mais la vie change. Il avait mis en cloque une sans-papiers qu'il avait plus ou moins violée, lors d'une soirée dans un squat dans le 18 ème arrondissement de Paris... Complètement "adulescent" (putain les termes qu'on n'invente pas de nos jours pour dire trou duc' non autonome), il s'était tout de même fait violence pour trouver un taf fixe (faire des pizzas et les livrer) et s'était mis aux sorties-poussettes du dimanche. Il s'en voulait tellement d'avoir violé cette fille, qu'il allait contre lui pour se racheter...

Peu à peu, son mal-être d'homme responsabilisé de force s'était focalisé sur son tatouage. Il me disait qu'il regrettait d'avoir ce truc, que c'était hideux, qu'il n'était plus le même. Ce tatouage le ramenait à une vie qu'il avait perdu, à une jeunesse morte, enterrée, périmée... En lui, l'angoisse mangeait tout, suçait la moëlle savoureuse de sa pêche passée...

Il s'installait toujours dos au miroir lorsque nous allions dans notre pub préféré (putain quelle horreur les pubs). Il pleurait en buvant, plus qu'il ne parlait:

"Merde j'ai un gosse, mais c'est bizarre un gosse, c'est à toi, mais moi j'ai l'impression que c'est le gosse des autres. J'ai pas l'instinct, j'ai pas le truc paternel de merde. Quand je joue avec lui j'me dis "Qu'est-ce-que tu fous là ducon?". J'étais chanteur de rock hardcore, et maintenant, je vais dans des jardins qui puent la beauferie, la mère-génitrice, la vie réelle, celle que je fuis depuis toujours..."

Sa litanie me gonflait. Je l'envoyais chier au bout de la 6ème ou 7ème pintes...

Un jour, on a retrouvé son corps dans la baignoire, la gorge tranchée par ses soins...

A Londres, il y a ce truc très dépaysant que j'aime beaucoup... J'aimerais rentrer en France aussi.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:59:05 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

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