Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Bernard est maire d'un village dans l'Oise. C'est un type important dans le coin, et même au-delà. Généralement, dès qu'un ministre, un secrétaire d'Etat, un président de région ou un grand patron fait une visite dans le secteur, c'est lui qui accueille, qui répond aux questions des journalistes locaux et nationaux... Car Bernard est aussi un patron. « Oh un petit patron au fond » comme il aime à dire modestement. Et pour cause, son entreprise, composée d'un micro-siège social à Beauvais et de deux usines n'est pas cotée en bourse. Bernard ne répond pas à toutes les questions lors du conseil municipal.
L'opposition, constituée d'autonomes, de quelques socialistes, des « modemeux », des verts et des communistes, mais aussi de frontistes à la voix haute, ne cesse d'être rudoyée par le maître local. Ils sont considérés, par les électeurs de Bernard, par lui-même et par les sbires qui l'entourent sorte de nuée de sangsues gluantes comme des incapables, « qui ne savent que s'opposer, saboter et insulter quand moi et mon parti nous nous soucions de l'intérêt commun, des problèmes des français et particulièrement les citoyens du Beauvaisie ».
En juin, Bernard déménageait l'une de ses deux usines en Roumanie. L'idée, selon lui, était de « pérenniser l'activité de mon entreprise, et permettre de maintenir un certain nombre d'emplois dans le secteur. De toute façon, c'est ça, ou je mets la clef sous la porte. »
Bernard roule en Velsatis. Il est toujours bien apprêté. Les gens du coin, les « honnêtes gens » surtout, l'appellent « le pacha » ou le « nabab » mais « il est très gentil, et très accessible. L'Arbre de Noël de la commune est vraiment sublime, tous les enfants sont gâtés. » Le chômage a baissé dans le secteur, comme partout en France depuis quelques années. Les citoyens-chômeurs sont placés sur des emplois de types CAE ou CIE. Pour le bien de tous, Bernard emploi des CIE dans son entreprise. C'est-à-dire qu'il a un comptable à 20 heures hebdomadaires payé au SMIC en CDD de 6 mois payé par l'Etat en grande partie, au service de l'entreprise à moitié délocalisé de Bernard. Ce dernier, qui se pose là et assume totalement ces procédés, ne cesse de répéter qu'on « est à l'heure de la mondialisation, la concurrence est rude et si l'on veut sauver ce qu'il reste de l'industrie française, il faut bien se serrer les coudes et mettre en place des systèmes qui sauvent l'emploi et dynamise l'économie. » Il est favorable aux règles de dérégulation de l'économie. Il souhaite qu'on durcisse les conditions d'accession à l'assurance chômage « qui coûte très cher aux entreprises, surtout, pour entretenir des gens qui ne bossent pas et sont assistés par la société. »
Lors du « redéploiement » de ses usines, Bernard « a été contraint de licencier 37 personnes. Mais sur l'ensemble, il n'y a eu que 6 licenciements secs, les autres ayant, soit bénéficiés d'un reclassement dans une filiale à Niort, et pour les autres, il s'agissait de départs en préretraite. » Il n'a pas parlé des deux suicides consécutifs à « cette optimisation de l'activité », mais lors d'un repas de famille, il a avoué que ça lui avait fait mal au cœur « mais que ces deux salariés avaient surtout des problèmes dans leur vie privée. »
Bernard a, évidemment, une maison de campagne. La sienne est à la Grande-Motte, mais c'est surtout « un investissement » qu'il met en location presque toute l'année. Ses vacances, il les passe surtout à Nice, dans un immense appartement prêté par un ami, lui aussi patron dans l'industrie. Echange de bon procédé, il a permis, via son mandat de maire, à cet ami, de s'implanter sur le territoire de la commune. Cela induit que la ville a financé l'ensemble des infrastructures nécessaires pour permettre à l'usine de fonctionner.
L'opposition socialiste, bien sûr, « s'en est émue ». L'union molle « PS-Modem » des dernières élections, « s'interroge sur les attitudes de ce maire qui utilise sont mandat pour son seul bénéfice. »
D'autres, un altermondialiste, quelques jeunes, un vieux communiste et un autonome, ex-membre de l'UMP, dissident depuis la création du bouclier fiscal en 2007, veulent la peau de Bernard. Ils ne souhaitent pas discuter avec lui. Ils veulent simplement sa peau...
Au conseil municipal, Bernard, m'sieur l'maire, a dit qu'il était « fier que l'Etat réinjecte de l'argent dans le système bancaire. » Et quand on lui demande pourquoi les fils de pute comme lui dérégulent quand ça encaisse dans sa pocket et pompent le pognon des contribuables quand ça va mal, il répond, après avoir exigé le silence : « Parce que c'est moi qui suit aux affaires, que je suis là pour l'intérêt de tous, que je n'ai aucune honte à avoir réussi dans la vie, et que j'ai été réélu à plus de 55% par nos concitoyens... »
Andy Vérol
Publié par hirsute à 08:23:12 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par hirsute à 19:12:39 dans Andy Verol | Commentaires (7) | Permaliens
La question n'est pas sur toutes les bouches, bien évidemment. Ceux qui depuis les années 80 ont servi les architectes de l'idéologie néolibérale ils sont plus nombreux qu'on le croit- connaissent la réponse et craignent aujourd'hui qu'elle s'ébruite. Pourtant, depuis le début du mois d'octobre 2008 un automne qui restera dans les annales du capitalisme moderne- les « lundis noirs » et les « vendredis de nationalisation » repoussent chaque fois un peu plus loin dans l'inconnu le destin du modèle économique qui a salué les excès de la finance et de l'individualisme au risque de mettre la démocratie en danger.
"Casino Capitalism"
Les coupables aujourd'hui se taisent, ou bien, comme M. Brown, M. Bush, M. Sarkosy et leurs cliques, essayent de sauver les meubles à coups de nationalisations! Hélas pour eux - et bientôt pour nous!- le navire continue de sombrer et rien ne semble assez bon pour lui faire redresser le nez.
Alors, qui sont-ils, ces coupables? Les banquiers et les financiers anglo-saxons? Oui, bien sûr, mais derrière eux se dressent les élites politiques et économiques des nations industrialisées qui nous ont imposé la déréglementation des marchés financiers et de l'économie, la liquidation de l'état -qui "allait nous mener à la ruine", disaient-ils et qui aujourd'hui se trouve être le seul garant de notre avenir-, les délocalisations vers des pays sans démocratie où l'on peut aisément trouver une main d'oeuvre docile et bon marché, les énormes déficits, la distribution de bénéfices faramineux aux actionnaires, au détriment de l'investissement dans l'appareil de production, la présence toujours plus sujette à caution des paradis fiscaux, et pour finir l'intense travail de propagande des médias et leur "pensée unique" matraquée en boucle sur les chaînes de télévision et dans les journaux.
C'est en fait tout un système qui nous a amené au bord du gouffre! Une idéologie basée sur l'idée absurde que les marchés peuvent se réguler seuls, sans aucune intervention et surtout pas celle de l'état. Pourtant, dès le début des années 80 des économistes comme John Eatwell et Lance Taylor avaient averti des dangers d'un marché financier qui systématiquement sous-estimait les risques qu'il prenait et qui était d'une remarquable incompétence quand on luidemandait des explications concrètes sur les produits qu'il mettait en ventes sur les marchés internationaux. Mais toutes les solutions qui à l'époque et pendant ces 30 dernières années furent proposées pour y remédier ont été ignorées.
Une idéologie donc, qui derrière ses beaux discours sur le "changement" et la "modernité", s'est patiemment livrée à une formidable entreprise de "restauration" d'un ordre ancien. La plus belle place y est réservée à une classe avide dont les idéaux extrémistes et anti démocratiques placent l'acquisition du profit avant les droits de l'homme.
L'Angleterre, une nation de banquiers!
La nouvelle tombait mercredi 8 octobre 2008, Gordon Brown venait de nationaliser en partie l'industrie financière anglaise poussant ainsi ses collègues occidentaux à faire de même ! Le G8 se réunissait à la fin de la même semaine après quelques jours de panique sur les places boursières du monde entier. Les pertes étaient colossales !
« Nationalisation ! » ce concept tabou depuis 30 ans était soudainement devenu un mot d'ordre chez les maîtres du monde ! On croit rêver !
Ceux qui, à peine six mois auparavant, avaient crucifié Gordon Brown et Alistair Darling, son ministre des Finances, pour avoir eu l'audace de nationaliser la banque en faillite Northern Rock (Cf. article du même auteur, intitulé:"Autant en emporte la banque"), ceux-là mêmes, se traînaient maintenant devant eux, les suppliant de « socialiser » le reste des banques anglaises en semi faillite! Le monde à l'envers! La City était devenue "communiste" et, beaucoup plus fort encore, c'est elle qui avait supplié de le devenir! Dans leur hâte, ces bolchéviques en costume trois pièces oubliaient qu'ils allaient faire les frais de leur irresponsabilité en perdant leur bonus faramineux et leurs privilèges! Mais surtout, les classes politiques qui jusqu'à présent les avaient protégés n'allaient pas tarder à se retourner contre eux.
Le contribuable, une fois de plus, se voyait jeter en pleine figure le vieil adage néolibéral: "Privatisation des bénéfices et nationalisation des pertes". C'est par cette petite phrase que les plus grosses fortunes françaises actuelles ont acquis frauduleusement leurs milliards! Piocher dans les caisses de l'état est en effet chose commune. Le dernier exemple en France est celui de Bernard Tapie qui s'est vu grassement remercié pour ses services.
Et comme le fait remarquer très justement Noam Chomsky dans un article publié dans « The Irish Times », cette nationalisation des pertes au profit de quelques-uns est assez courante. Selon Winfried Ruigrok and Rob van Tulder, deux économistes qui ont étudié le phénomène il y a quinze ans, une vingtaine de grandes entreprises américaines classées dans Fortune 100 n'auraient pas pu survivre sans l'aide de leur gouvernement, à qui elles avaient demandé de « socialiser leurs pertes ». Les bénéfices correspondants, on s'en doute, ne tombèrent pas dans les poches du contribuable...
De telles interventions gouvernementales on se rappelle du crédit lyonnais en France et avant cela, de l'industrie sidérurgique, dont la famille de l'ex patron des patrons, Ernest-Antoine Seillière, est l'une des heureuses bénéficières - ont « été la règle plutôt que l'exception au cours des deux derniers siècles ».
Ils concluent leur étude en disant : « Dans une démocratie digne de ce nom, une campagne politique aurait mis ces problèmes sur la scellette, aurait dévoilé leurs causes profondes et aurait offert quelques solutions. »
Londres, le 12 octobre 2008
Philippe Nadouce
Publié par hirsute à 19:51:19 dans Philippe Nadouce | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par hirsute à 15:01:25 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
J'ai l'dindon bien tendu con d'lecteur... L'tonight tu sais what I Mean... Tu me pompes avé un p'tit carré d'moquette plaqué sur le sommet d'la langue... pour me su me su me su me su me sucer... Sur les murs de d'la cathédrale, y a des festivals de je t'emmerde/// M'emmerde/// moi aussi./.// J'ai construit un château d'merde pour toi. Tu trouves ça encore cool d'être propriétaire? Ici, on a regardé l'l'l'
on a hue han hua han hoe les hue veulent dire quelque chose... J'suis un viocque un quadra qui vous encule tous mais TOUS! J^'ai les pompes usées en solde qui sont lourdes comme si l'tas d'boue s'était collé dessous... Sihhhh à Sartrouville. J'descend. Plutôt qu'à Auber. J'cherche du chichon. J'suis un quadra. Y m'surveillent avec crainte... Savent que j'suis capable d'manger la viande d'une main chopée, si ils me cherchent d'près... J'l'ai fait pas eux...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:14:04 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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