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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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La peur est notre tord-boyaux... | 26 septembre 2010

Les lois étranges de la vie en famille, entre amis, au boulot... L'époque est à la dislocation. Faire ses besoins en devient angoissant tellement nos systèmes digestifs sont déréglés par les carences, l'angoisse et la certitude d'un avenir opaque. Le pouvoir est partout qui plie les corps en deux, crispe les yeux vers le sol, réduit nos couilles à l'état de noisettes creuses.

Ils cassent des briques, ces branques, devant la terrasse de notre café. Les gars ont sifflé deux litres de vin chacun, au minimum... offerts par le maire, ce mafieux à la tonalité virile : « Nous ne laisserons pas crever les crève-la-dalle, nous leur offrirons un Noël digne de ce nom... »
Il pense : « Mon rêve est d'anéantir les vôtres, vauriens. Punks ! Taulards ! Vos révoltes et vos espoirs lapidés à coups de pierres. Livrons vos vies aux chiens errants !»

Nous avons appris qu'il était proche d'un certain Léonel Houssam, celui que nous attendons comme le messie des thunes. C'est une rumeur qui se répand parmi les « embauchés », le grondement sourd des conversations chuchotées : « Il paraît que c'est l'homme le plus puissant d'Europe, c'est lui qui tient les ficelles. Il s'enrichit sur le dos de tous, y compris celui du président... Il serait l'élu d'Insanus, Dieu Noir. »
Les sectes prolifèrent, les religions se restructurent, opportunistes, comme à leur habitude...
Un vent rageur déverse un nuage de poussières sur nous. Nous couvrons le goulot de nos litrons avec la paume de la main. Notre seul bien. Un type blond râle, un employé municipal lui ordonne de se taire. Nous avons sans cesse l'impression d'être suivi par des connards invisibles... La peur est notre tord-boyaux...

Je suis de repos aujourd'hui. Un certain « coupe-gorge » m'a invité à venir à la « messe ». Sa religion est jeune, créée par un guevariste converti au christianisme « altermondialiste », une bêtise inventée par des guérilleros sud-américains embourbés dans l'effondrement du modèle communiste. Il m'a tendu la charte religieuse tout en me balançant un cinglant : « Tous les connards qui ne se convertiront pas, finiront bouffés par la radioactivité, des bras leur pousseront, des furoncles plein la gueule, des coups de fouet invisibles dans les jambes quand ils essaieront de fuir leur destiné. »
Tout en gobant un œuf bien blanc, je lis attentivement ce monceau de Vérité particulière :

Dieu a pris les armes contre les Hommes, Il hait le capitalisme, cette pieuvre monstrueuse qui gave les uns tout en affamant les autres. Il a pris les armes, et déferle sur le monde, propageant la sécheresse, les séismes, les ouragans et les cyclones, la famine, les inondations, écrasant les terres, soulevant les océans... Dieu n'a plus le temps de délivrer son message, Il a choisi de punir, de remettre l'Homme dans la décharge à ordures de l'enfer... Seuls les croyants, les militants, les combattants solidaires seront sauvés...

« Ça sort d'où ce truc ?
- C'est moi qui l'ai écrit.
- T'es un élu de Dieu ?
- Je le suis. On est quelques-uns sur Marseille.
- Comment tu peux en être sûr ?
- La lumière est tombée sur moi, une nuit où je crevais de faim.
- T'as halluciné non ?
- Non... J'ai reçu la lumière.
- Qu'est-ce que je peux faire pour en goûter aussi ?
- Il faut t'ouvrir, casser les barrières... Tu es de gauche ?
- Euh... J'en sais trop rien.
- Dieu est de gauche alternative... »
Je retiens un fou-rire. Et j'enchaîne :
« Mais putain, ca sort d'où ca ?
- Il nous l'a dit... »

Les branques rangent le matériel, pelles, pioches, spatules, bétonneuses, ... La place est prête pour recevoir la visite du Ministre de la Ville, demain matin. Un important dispositif de sécurité sera déployé et nous interdira l'accès à notre espace de défonce.
« Mon père est un choux géant, ma mère est une fraise poilue, mon gosse est un oignon lisse qui pique les yeux... Amen. » Je ferais fortune en inventant ma propre religion... pour ces têtes de cons, ces foules fléchissant sous les coups de butoir de la trouille...

« Je suis comme tout le monde, j'ai envie d'être l'élu, arrêter de payer des impôts, ne plus avoir à supporter la souffrance des autres, vivre dans un monde solidaire où tout le monde se fait des bisous, des caresses, s'encastre... J'ai envie que chacun accède à la propriété, puisse jardiner son lopin de terre, posséder un compte en banque, une télé, des produits sans insecticides... Que les enfants ne souffrent plus, qu'ils aient tous de bonnes notes grâce à des professeurs parfaits, amoureux de leur métier, génies de la pédagogie. J'aimerais qu'il n'y ait plus de quartiers défavorisés, plus de malades, plus de vieillards seuls, plus de chaos. J'aimerais que tout le monde soit heureux, avec ou sans dieu, j'aimerais que tout le monde puisse manger des fruits et des légumes, faire la fête, que tous les pays gagnent la Coupe du Monde de foot en même temps, que les Jeux Olympiques donnent des médailles à tous les champions, où l'important serait de participer, que les guerres s'arrêtent, que les méchants disparaissent, que les criminels n'existent plus, que les pédophiles ne soient plus qu'un mauvais souvenir, ...
- Tu te fous de ma gueule ?
- Pourquoi tu t'appelles coupe-gorge ?
- Parce que je n'ai aucune pitié pour les hérétiques, les petits comiques comme toi, les blasphémateurs, les envoyés du Diable...
- Tu leur fais quoi ?
- Je leur fais ce que Dieu ordonne, je les écarte de mon chemin, et les conduis par la peau du cul, vers la cité de l'enfer...
- Comme on fait aux pauvres dans la société humaine ?
- Je défends les pauvres, les victimes du capitalisme. Ma mission est de les sauver des crocs tranchants du capitalisme.
- J'ai compris.
- Il ne faut avoir aucune pitié pour tous ceux qui collaborent à un système qui engrosse les porcs, divise les laissés pour compte, et affame en brandissant l'étendard de la liberté et de la démocratie...
- Tu n'aimes pas la liberté et la démocratie...
- Je les adore, mais la liberté divine que je défends n'est pas celle de consommer et de posséder, mais celle de partager, de donner, de vivre ensemble... »

Tuer le poussin dans l'œuf. On ressasse cette confiture solidaire depuis des décennies, on s'en bâfre... Ils ont fini par mettre toutes ces crétineries naïves et immatures sous l'égide de Dieu... Le moyen le plus efficace de convertir les plus coriaces à ces théories défiant la réalité avec la « vérité »...

« J'aime pas que tu te foutes de ma gueule, de Dieu et de ses disciples.
- Je ne dis rien de mal, je te pose des questions. ça me paraît normal de se renseigner non ?
- La Vérité ne nécessite aucune question.
- Putain je suis bourré ou tu es agressif et hallucinant ? »

Les hommes autour se taisent soudain. Ambiance tendue, j'ai, semble-t-il pété les cierges de la paroisse. La poisse, en venir aux poings, pichenettes dans la tête...

« Mais c'est quoi ton titre dans ta religion ? Pape ? Imam ? Prêtre ? »
Coupe-gorge fulmine, agrippe ses couilles de rage. Il porte un pantalon de toile, blanc, neuf, des tongs en cuir marron fraîchement sorties d'une boutique des quartiers riches. Sur son tee-shirt rouge est écrit « Dieu est le Che des cieux, le Che est le Jésus de notre lutte ». Je n'avais pas remarqué ce look grotesque. L'alcool, le pif et les yeux irrités par la poussière...
« T'en qu'à crever, autant que ce soit sous l'égide du Grand Tout. A quelle heure est la messe ? »
L'atmosphère se détend, nos voisins esquissent de nouveau des sourires, et reprennent la picole.
« A vingt heures. Et tache de ravaler ton arrogance. L'abondance nécessite quelques sacrifices.
- Et des crucifix... Humour Coupe-gorge, humour...»

Les rues grouillent. Des milliers d'hommes en transit transpirent d'ennui et d'ivresse. Nous sommes perdus en masse, dans l'attente de l'embauche qui nous sauverait de la faim. C'était une promesse, elle se devait d'être tenue.


Extrait de Mon Usine, la suite... (Roman fleuve en cours d'écriture)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:49:21 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

J'veux collaborer avec les salauds | 26 septembre 2010

Défier par les cris. Polo pue de la bouche, la marmite à écrevisses pourries.

 

« Elle aurait du se laisser faire, elle était vieille et moche comme un pou. Ici, on n'a plus rien à se foutre sous les dents... J'ai plus que les gencives, remarque, mais j'mâche encore. Ils nous faisaient chier avec du cul partout sur internet et à la télé, et maintenant, on devrait se priver ? Putain non, j'ai les crocs, j'ai la coque en feu moi ! On bouffe que de la merde, on marche comme des damnés, on fuit, c'est la honte ! On n'a pas les couilles de crever, alors on s'échappe ! L'esprit de survie mon cul, on veut surtout pas aller dans le trou d'balle du néant ! Et pour ca, on accepte de crever de faim, de fientes, de fions, on fait rien, on court, on queute des pauvres filles paumées dans la campagne, on vole ! On tue ! On séquestre ! On est content de se laver le cul dans les rivières ! On rêvait de Mac Do et de bronzette dans les tropiques, et maintenant, on se jouit dessus dès qu'on trouve une noisette par terre ou une mûre pleine de pisse de renard enragé ! On est redevenus des crocs-magnons ! Merde on est les fantômes de nous ! Nos parents auraient honte ! J'veux tout cramer ! J'veux foutre le feu au monde entier ! J'veux plus de crasse, j'veux plus courir, j'veux plus violer ! J'veux plus chercher la bouffe ! J'veux manger des trucs sous cellophane, j'veux un frigo, des robinets, un interrupteur pour la lumière ! J'veux des films de cul, des matchs de foot ! J'veux voter, j'veux lire le journal ! J'veux partir en vacances, j'veux même perdre mon emploi ! J'veux plus rien de ce qu'on vit ! J'veux plus qu'on s'encule pour compenser le manque de femmes ! J'veux serrer la main aux flics, picoler avec eux ! J'veux collaborer avec les salauds qui nous ont mis dans cette merde ! J'veux être leur soldat, leur milicien, leur pute même ! J'veux plus fuir ! J'veux plus crever la dalle ! Je donnerais tout pour être leur chien ! Je m'en fous de la lutte ! J'en ai marre de souffrir pour rien ! ca ne sert à rien de fuir ! Faut donner toutes nos forces aux puissants qui nous humilient ! Faut les servir pour ramasser leurs grosses miettes ! Après on verra, ils deviendront peut-être gentils, hein ? Peut-être qu'ils diront qu'ils ont été salauds, ils diront qu'on est des bons, qu'on peut en donner à tout le monde ! En attendant livrons nos putes de vie a ces maquereaux, donnons notre âme et on verra après pour la justice, la solidarité, les belles pensées, le partage ! On verra après, viens, on fait demi-tour, on va les voir, on leur dit qu'on veut bosser pour eux, qu'on tuera toutes les veuves et les orphelins qu'ils voudront ! Pourvu qu'on bouffe les grosses miettes, qu'on s'allonge sur un canapé, chauffés au gaz ou au solaire, qu'on se mate des conneries à la télé, qu'on se fasse des apéros entre collabos ! Faisons demi-tour ! J'en peux plus, je te jure, j'en veux plus, j'en n'ai plus, j'ai plus l'jus, j'ai plus le sens de c'qu'on fait, j'ai plus la direction, comme pisser a côté d'la cuvette quand y'avait des chiottes, on pissait à côté et on s'en battait ! On ressortait, on retournait à bobonne-vas-laver-les-chiottes, On donnait de la caillasse aux associations et après on s'grattait les roustons, contents de nous ! On n'a pas choisi le bon camp, on a choisi la perdition, les mains dans la merde ! On a choisi d'être aussi pourris, fuyards en plus ! Viens, on fait demi-tour, on leur sert la main, on leur suce la bite, mais on prend tout, on livre nos vies aux mafieux, aux puissants et on vivra bien, on sera heureux !

- T'as fini ? Alors tu prends ton barda et on continue... »

La vallée s'étend à perte de vue... La bonne femme fume encore par terre, les jambes écartées. Elle a la mâchoire dévissée et les yeux vitreux. Polo dépose la jupe sur son visage, attrape son sac, et reprend la marche, devant.

 

Extrait de Mon Usine, la suite... (Roman fleuve en cours d'écriture)

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 09:23:24 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Presque morte dans le Motel | 19 septembre 2010

Le mec qui ressemble à Vladimir n'arrête pas de dire que ma bouche sent le jambon et la chatte de pute maigre. C'est vrai que j'ai cette image en tête. Elle, presque morte dans le Motel qui croupissait dans l'eau du bain, avec le résidu de mousse Tahiti qui flottait comme un archipel d'îles submergées par un tsunami. Nan, je ne me suis pas fringué en keupon, pas plus que je n'ai enfilé la tunique du petit étudiant studieux, sniffant sa coke connasse pour se donner des forces. J'étais comme libre, du haut de mon bas. Il avait fallu que je tombe, me détruise, anéantisse chaque chialement du quotidien, pour me sentir de nouveau libre. Je sais que certains ont osé dire qu'après la mort, le bonheur serait permanent et éternel, mais l'idée me faisait chier. Je préférais trois secondes de bien-être de mon vivant plutôt qu'une promesse divine qui ne serait pas tenue.

La pute puait, en effet, mais le fait de la payer fusait ma queue vers le plafond peinture sales, tachées. Comme un parking aérien érigé dans un centre commercial de banlieue. Je l'enlaçai, lui trifouillai la chatte sans faire de politique, en tentant d'obéir aux règles édictées par maman, quand j'étais un nain en sous pull acrylique rouge (on trouvait ça violent le hardrock encore a l'époque). J'avais la lumière de la lampe de chevet qui me piquait les yeux. Ils jouaient aux flechettes dans mes pupilles, les puants connards, les fantômes déguisés en racaille, la couille ouverte au cuter. Quand? Les petites chaussettes aux pieds du pieu pendant que je la sautais. J'occupais mon esprit pour ne pas éjaculer trop vite. J'avais envie de montrer a cette pute, comme j'étais endurant. Prétention du client, "clitorider" une prostitute et mater les chaussettes, puis l'abat-jour blanc jauni...

ça sentait encore la mousse du bain. Je pensais à ma mère, mon chien, et aux années passées dans une cage crime chiassarde construite par ce mec qui filmait, et ressemblait tellement à Vladimir...

Extrait du roman en cours d'écriture: Le goût amer de l'amande

Andy Vérol

Publié par hirsute à 01:13:34 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

des chiennes en chaleur | 18 septembre 2010

Enculé de système de merde qui efface mes textes PUTAIN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Les routes rient, me lèchent le cul, crament la crime et crient "chie moi dans l'trou". Crime alors, les relations humaines, aussi riches que des chiennes en chaleur sur une piste (pisse) de danse, descend hein, sens le cul des politiques, de tes faux amis, ton besoin d'être estimé, reconnu, accepté au taf, à l'école, coller au cul des connards... Faire le rebelle, et les lunes n'ont pas d'électricité ni de chibre, la viande pue... Qu'est-ce que tu veux la hum, les

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:29:17 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Le retour de CroCnique! | 18 septembre 2010

Après avoir été tej' par la plateforme de blogs de Google, pour des histoires de gros sous, Arturo B revient sur la plateforme Wordpress avec des articles, clipes, photos putain, du bon!

http://crocnique.wordpress.com/

Publié par hirsute à 14:59:26 dans Arturo B | Commentaires (0) |

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