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Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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C'est dans la boîte, le tant attendu n°2 de Freak Wave (dans lequel j'suis hue!) est bientôt dans les bacs à books! En attendant le sommaire (sonique, viandard et explosif) de ce n°2, voici le programme du précédent opus sorti en 2OO8:
FREAK WAVE:LA VAGUE SCELERATE 2008 - 132 p. - 15cm x 21cm revue d'images et textes bilingue (francais/anglais) 33 participants offset couleur - 132 pages - couverture rabats editions Orbis Pictus Club - 18 euros (port compris)> commande a> http://www.eretic-art.com/freak.html http://orbispictusclub.fr/Freak-wave-La-vague-scelerate-1.html - AVEC: Mia Makila/ Gregory Jacobsen/ Lyzane Potvin/ Dom Garcia/ Anne Van der Linden/ Christophe Siebert/ Feebrile/ Jean-Louis Costes/ Olivia Clavel/ Nina Zivancevic/ Claude Brabant/ Sexandroides/ Kiki Picasso/ Guillaume Rosier/ Pascal Doury/ Jean Rouzaud/ Pierre-Francois Moreau/ Lisa B.Falour/ Charles Pennequin/ Marie Noel/ Giovanni Papini/ Virgile Debar/ Allemane/ Public Collectors/ Angelo/ Francis Powell/ Muzo/ Albert Caraco/ Remi/ Frederic Dejean/ Jocelin/ Guillaume Dege/ Eve Patris/
Pour fêter ça, un p'tit Pendullum vivifiant, fuck off!
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:56:48 dans Textes publiés ailleurs | Commentaires (0) | Permaliens
Bon hier, tranquille, j'enquille un texte qui s'appelait Dieudonné ne me choque pas, il me plait... ( http://www.blogg.org/blog-50803-billet-dieudonne_ne_me_choque_pas__il_me_plait___-1245963.html ). Ni une ni douze, v'la que ça provoque un déluge de mails haineux et un tsunami (ah qu'il est à la mode ce mot!). Putain je fais les comptes. Grâce à ce texte, 36 personnes m'ont viré de leurs "amis", 6 m'ont bloqué après m'avoir traité de Nazi ou de Diable personnifié. 2 m'ont menacé de procès, dont un qui, apparemment a déjà appelé son avocat... Bref, le texte n'a pas été lu parce qu'il ne parlait justement pas de Dieudonné. Depuis des années je m'évertue à écrire l'espèce humaine occidental, sans pitié, ni aucune forme d'approche consensuelle. Certains disent que je suis provocateur, haineux, que je me brûle le talent avec des écrits qui me déservent. Les écrits ne déservent jamais un auteur quand il les assume, et moi, en l'occurence, j'assume tout, et pire, je suis assez fier de ne pas céder aux sirènes de la gloire. Il me serrait plus simple de baisser d'un ton et de livrer la mayo aux thons-citoyens qui se prétendent libres, capables de réflexion et de jugement. Ecrire n'est pas un loisir, ni un exutoire, écrire, c'est user d'une arme ultime et de s'en servir... Quitte à crever...
Pour les ignares qui ne me lisent que partiellement parce que ça leur fait drôle dans l'zizi, voilà ce que j'ai écrit sur Dieudonné, le 4 juin 2009, et mon opinion n'a pas changé d'un pet (remballez ce mot facho, faut l'dire à maman ou à ton chefton ou ton marmot rebelle-le-frigo-est-plein-la-branlette-devant-internet :
J'ai idée que la candidature de Dieudonné est la seule qui puisse intéresser durant ces élections européennes. Je ne voterai pas pour lui, d'ailleurs je ne voterai pas. Mais je me rappelle de Dieudonné avant son délire hallucinant qui l'a porté dans son caca... Je n'aime pas vraiment les juifs, pas plus que je n'aime les musulmans, les catholiques, les protestants, les animistes, les laïcs... Je n'aime pas les religions et ceux qui s'en prétendent... Dieudonné est un cas d'école. Quand je l'ai croisé en 1999, à Cergy, il se faisait huer par les mecs et les nanas de banlieue dont je faisais partie.
Racailleux, taulards, étudiants de merde et autres dépressifs, avions vu en lui le médiocre, le fils de « faciles » qui imitait la banlieue pour faire style qu'il en était. Il était con. On s'en foutait de lui. Il n'avait jamais eu de talent comique. Celui qui nous faisait tous rire, les juifs, les cathos, les musulmans, les FAF, les intégristes, les anarchistes, les skins, les neuneus et les geeks, c'était Elie Semoun, et pas lui...
Il était parti du forum dégoûté, faisant la tronche parce que personne n'avait ri à ses imitations pathétiques de mecs de banlieue à la façon Michel Leeb... Et les seuls à rire, c'était déjà des pauvres bouzeux bien franchouillards... C'était un peu comme se présenter contre le Front national à Dreux.
Le problème de Dieudonné, c'est ça. C'est qu'il n'est pas plus antisémite qu'un nazi, pas plus pas drôle que Michel Leeb, c'est qu'il est mauvais, qu'il est un non-acteur, un comédien à chier, une daube en écriture. Ce qui fait qu'il est à mourir de rire depuis quelques années. Sa posture de victime des médias et des juifs, des sionistes, des salauds de je sais pas quoi l'a amené à poser avec des skinheads de l'ex-Gud avec sa coupe afro. Mais qu'on se rassure, ces fils de pute de skins lui mettront la gueule sans le bouillon sitôt le pouvoir accaparé...
Dieudonné et son pote Soral, sont des hue-hue à zan-zan. Il n'y a qu'à lire les livres nul de Soral pour s'en persuader.
Je dis tout ça parce que je sais que la liste anti-sionniste de Dieudo est un des plus grands sketchs pas drôle élaboré en période électorale... Encore que, pour un abstentionniste comme moi, c'est le moment le moins chiant et le plus utile de cette campagne vomitive.
Ensuite, voici un Dieudonné d'une époque où la grande gueule était encore tout petit (genèse) :
Dans le quartier d'en bas, il y avait un noir. C'était un antillais, ce qui, pour nombre des gens du quartier faisait une réelle différence avec un noir d'Afrique. Qui plus est, il s'appelait Maurice Aimé Cendrillon... ça faisait rire Leni et son frère Eddy.
Donc.
Il avait emménagé en 1984, au printemps, juste quelques mois avant que je ne parte vers d'autres contrées, la Paname, la sale. François Mitterrand avait déjà enterré les illusions d'une partie du peuple et les chômeurs, ouvriers et autres employés sous-payés continuaient à cultiver un racisme de compétition et des préjugés gigantesques sur tout ce qui pouvait être vivant et bipède.
Le fils de Maurice Aimé Cendrillon, Julien, arriva dans notre école en mars. On ne comprenait pas très bien pourquoi ces gens étaient venus s'enterrer par ici.
En fait, le papa avait été recruté comme contremaître chez Thomé-Génot... En cette qualité de chef d'ouvriers nouvellement désigné, il eut rapidement à manger de copieuses insultes de la part d'une grande partie du quartier : « Saloperie de nègre. Grosse merde de chimpanzé. Ils embauchent des babouins dans les usines maintenant ? »
Tout ça à bonne distance parce que le bonhomme était une force de la nature. Il impressionnait avec ses énormes bras plein de muscles et son visage émacié. Il avait une voix caverneuse et posait des regards plein de ténèbres sur tout ce qui l'entourait, le harcelait.
Pour Julien, ce fut une difficile intégration dans la classe qui l'attendait. Même si l'on se foutait de sa couleur de peau, on ne pouvait se désunir pour défendre son droit à exister en tant qu'écolier à part entière.
Il n'était pas question pour Papy, Hutch et les autres copains, d'intégrer ce noir dans notre escadron de têtes brûlés.
Ça me faisait mal au cœur. C'était triste. C'était troublant. C'est aberrant. Mais je n'avais pas non plus envie d'être exclus de mon groupe, ma bande, ce qui me protégeait de la violence de ceux qui la constituait. Si j'étais éjecté, je risquais tout simplement d'être massacré, humilié. Ils m'auraient frappé un peu dans les bois, m'auraient obligé à manger mon caca, m'auraient touché le sexe pour le frapper, insulter le côté gluant du désir provoqué par les attouchements musclés.
Julien Cendrillon n'était donc qu'une tapette pour toute l'école. Un nègre qui aimait rouler des pelles aux couilles des garçons de notre escadron de combat, de chasse...
Pour moi, secrètement, quand je jouais avec mes playmobils, j'en avais fait un des personnages principaux de mes réalités ludiques tardives. Julien était ma maîtresse/playmobil. Mon Burkinabè des Antilles, mon dépouillé gourmand, mon flanc fondant sous la gencive, la passive envie, après, pendant, Malik, de partager des câlins vraiment liquides.
On se croisa finalement seuls à l'écart.
A suivre ?
Robert de Niro n'est plus un héros (Toujours en cours d'écriture)
Andy Vérol
Bonus track d'Arturo B.:
et track de moi pour montrer ce que Dieudo a en face de lui (pas les bourges de gauche, des musclors):
Publié par hirsute à 17:45:17 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par hirsute à 01:34:44 dans Non Stop | Commentaires (2) | Permaliens
Quand je vois tous ces sales bourges de gauche qui s'offusquent du dossier des Roms, j'ai l'rhum mauvais, quand j'écoute ces neuneus bien-pensants qui livrent la connerie à la vindicte bien-pensante qui soutient comme par magie des sans-papiers dont ils se sont toujours foutus... Quand je vois les salariés virés, pleurer leurs mères et s'inventer révolutionnaires, quand je subis les lâches syndicalistes préconiser la lutte quand ils ne font (ne fion?) que lutter pour bouffer l'argent du capital via les commissions paritaires et les comités d'entreprise, quand j'entends ces grotesques cocos à l'assemblé na-chiotte-nale hurler à l'anti-démocratie sarkozyste quand ils touchent, pépère, leurs milliers d'euros mensuels (sans jamais lutter contre) pour faire les clowns sur les bancs, bidon! Quand je renifle le cul de force, de ces millions de français qui filent des thunes au Téléthon et se pavannent dans des clubs vacances de merde, quand j'entends que le gouvernement est le pire des salauds, dans la bouche de merdiques qui ne font rien pour les autres tout en gueulant, "oh non mais oh les pauvres c'est horrible, les Johnny c'est des beaufs qui paient pas leurs impôts!". Quand je reluque des crevards qui invoquent l'égalité des sexes tout en chiant "les mecs, c'est vraiment des connards, les meufs, c'est que des victimes"! Quand je mate les altermondialeux mollarder le capitalisme tout en usant du net, des factures du net, des abonnements de portables... quand je suis en soirée de merde, expliquant que l'humain est une grosse chiotte, de gauche comme de droite, croyante ou pas, et me faire ramasser avec des "non mais non tu comprends pas, moi j'suis juste, différent!"... fuck! Le sketch occidental de la belle pensée intègre a vécu! Dieudonné ne me choque pas, il me plait...
Andy Vérol
Bonus track:
Publié par hirsute à 22:47:24 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
HH bring the noise tonight!
Publié par hirsute à 21:28:33 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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