Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation



 


Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


Les publicités Google affichées sur ce blog sont le fait de l'hébergeur. Je considère ces pubs comme une intrusion abusive sur cet espace...


Avertissement: Le contenu de ce site risque de heurter la sensibilité de certains lecteurs, particulièrement les mineurs.

Compteur

Depuis le 22-09-2006 :
10683800 visiteurs
Depuis le début du mois :
67877 visiteurs
Billets :
4423 billets

A lire et à écouter

...

Rechercher

Chaos & Julia Set - First Generation | 15 septembre 2010

D'la bonnasse (écouter intégralement):

Publié par hirsute à 19:46:11 dans Infos cul-ture | Commentaires (2) |

Paris, tu es belle, Tour Eiffel et gode-ceinture | 15 septembre 2010

Ils ont mis des décorations dans la rue. Une fête est prévue, une vie est brisée, les jours sont des camps d'internement dans le présent. Une ville se construit sur mon dos et la lente dépression s'installe.

Un gros type croisé dans le couloir m'a balancé : « Vous allez mal Vérol, ça vous pète les yeux les écrans ? ». Tous les ordinateurs sont allumés dans le salon et dans la chambre. Mary-Line me presse sans cesse :

« Andy, il faut s'y mettre, reprendre le boulot. Les Editions du Bolide Rouge s'impatientent. Vous deviez rendre le manuscrit Coma Coma, il y a quelques mois déjà ». Je ne lui réponds rien, traine en peignoir, à poil dessous, sexe en berne et hardcore dans le bide. J'enquille des cafés et chie ma diarrhée toutes les demi-heures. Sur le balcon, je clope. Je sais que Mary-Line mate mon cul par intermittence. Elle l'aime, mais ne dira rien. C'est une femme mariée. Les femmes donnent plus de valeur au mariage et ses froufrous qu'à leurs désirs. Si elles s'écoutaient, pourtant, elles lèveraient des mecs à longueur de vie. Je n'en sais rien. Il me faudrait écrire, mais depuis que Mehdi s'est barré, j'ai perdu toute volonté.

L'amour est harassant, l'amour bisexuel est éreintant. Je m'engouffrais en lui de façon insatiable. La pluie semblait battre sur ma gueule, sur le drap-housse taché de merde et de salopés de poils. Des années que nous sommes ensemble, que nos chemins se sont croisés... lorsque je vivais encore cette longue agonie avec Julien. Il sentait bon, il était intrépide, fou, voyou. Il aimait jouer au dur. Je ne sais plus très bien. C'était en 1996, du haut de mes 23 ans et quelques heures de v(i)ols avec Julien, le chien, celui qui m'avait détourné du "droit chemin".

Je crois que nous sommes faits pour souffrir, pour être lâches, coincés dans les cases que notre éducation et nos gènes nous imposent. Je culpabilisais, je culpabilise encore. C'est à peu près tout ce qu'il reste du Christianisme : l'insolente sensation de culpabilité permanente. Mon chemin de croix s'appelait Julien. A la fac, je jouais à l'hétéro branché destroy et révolté. Chez lui, j'étais une chienne, enchainée, poignets sanglants au fer forgé de son pieu king size. Depuis, du dégueulis et des fosses sceptiques se sont déversés dans les fleuves, mixés par les hélices des péniches et des bateaux mouche. Paris, tu es belle, Tour Eiffel et gode-ceinture... La petite couronne, puis la grande, je croupis là désormais, presque aux ordres de mon assistante. Femme parfaite, mûre, rangée, obéissant au doigt et à l'œil aux règles, aux lois et au JT de vingt heures.

« On s'est fait un plateau-télé avec mon mari, hier soir, pour regarder Desperate Housewifes... C'est la première fois qu'il accepte ça sans broncher. Depuis que j'ai surpris sa relation avec cette pute de Patricia, ma cousine, il se tient bien ». Son Jules a fauté, amen, il rentre au bercail, et s'emmerde jusqu'à la mort avec cette gentille abrutie.

Quand Mehdi eut joui dans ma bouche, il m'a dit : « On ne peut pas continuer comme ça, Andy. Tu sais que la situation est intenable. J'ai ma femme, j'ai mon gosse maintenant. Je me ronge le ventre en rentrant à chaque fois qu'on se voit ». J'avalai le sperme de travers. Amère la semence de l'amant. J'essaie d'avoir 23 ans de nouveau, d'imaginer comment je réagissais. Il n'y avait pas de portable, Internet. Je n'avais pas de factures, pas d'assistante, pas de livres publiés, pas de planning. Je m'installais dans un bar toute la journée, j'écrivais sur du papier informatique volé dans une administration. Le soir, je paradais, animais des débats sur la politique avec des étudiants, des salariés, des paumés de passage. J'étais chez moi au Columbia, bar emblématique où Rohmer avait tourné « L'ami de mon ami ». Seule gloire du lieu dont se foutaient les pochtrons accoudés, clope au bec, sur le zinc graisseux du bar.

« T'écris quoi ? T'es écrivain ? ». Régulièrement des jeunes filles fascinées me posaient cette question. Ça se terminait souvent au plumard, une capote molle, remplie de gicle pendant lamentablement... « C'était bien ? » Elles ne répondaient pas toujours franchement. Ça niquait le souvenir de l'orgasme. 

Mary-Line attaque encore : « Andy, vous ne me payez plus depuis deux mois. Ça commence à devenir difficile pour moi.

- J'emprunterai chez Cetelem pour vous payer.

- Ça n'est pas une solution. Vos précédents livres ne se vendent plus. Il faut que vous produisiez quelque chose.

- Je suis pas une machine... à écrire.

- N'empêche que c'est votre métier.

- Par la force des choses, pas par choix.

- Comment fait-on ? Je ne pourrai pas continuer dans ces conditions.

- Je vais essayer de proposer des papiers à Chronicart, aux Inrocks, à Technikart... ça paiera un peu.

- Ils ne vous aiment pas, ils refuseront.

- Personne n'aime mes merdes chez les pros.

- Arrêtez de pleurnicher et travaillez ! »

Je me barre dans la chambre, me visionner Eraserhead pour la centième fois... A poil sur mon lit. Je me dis qu'elle va venir et se planter sur moi. J'oublierai tout un instant... Une assistante ne devrait servir qu'à ça.

Le vide défile comme des paysages merdiques au bord de l'autoroute... Poteaux électriques baignés dans un halo bleu crépusculaire... Puisque je n'ai pas d'autre solution, j'irai voir ce David qui me propose de dealer pour lui. Un écrivain ne vit que ponctuellement de ses écrits. Le reste du temps, il imite les zombies et se mange les entrailles en voyant les factures s'accumuler.

Extrait de Monde est cyanure, chroniques du quotidien pathétique, en cours d'écriture depuis 1996.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 10:13:40 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

ANARCHIE EN VEROLIE!!! | 14 septembre 2010

J'vais pas m'vider le cerveau avé vos révolutions, j'fais des semelles avé vos révoltes, j'crois qu'en Amanda qu'on baise sur la piste du Zim's, les brassards d'la CGT au Martinez pour les soirées partouzes et charette d'immigres en ta fionne, chimiques! Chirac toujours pas en zonzon!

Publié par hirsute à 22:28:04 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

page de France Soir avec laquelle on se torche | 14 septembre 2010

Bloc B. L'immeuble est chiotte avec cet air de parpaing qui pue les doigts de l'ouvrier. Les fenêtres, on observe, on mate, les reluqueurs se grattent le crâne dedans quand ils se font chier. Un black fait le mix avec son corps sans la musique baveuse des hue-hue de cité. Tagué derrière lui : « Sarko on t'aime, Sarko est amour, Sarko est BOLLOCKS ». La rue, le chien errant et le chat. Un couple s'embrasse, elle a relevé le voile, on fixe le planning des viols. Ronde de policemen, sang de boxer, bave de pitbull. Les gosses chahutent sur l'ère de jeu où jouissent les couples pourris, la nuit. Nan. Ce n'est pas un reportage de TFhein, c'est pas une vieille page de France Soir avec laquelle on se torche. C'est mon quartier, ma zone, mon box-trou à trépanés de la cervelle. La langue rivière d'eau sale s'écoule dans la rigole. Un marmot barbote dedans. Il est con comme ses parents. Le chômage, le chahut, les batailles de rue. Les fêtes religieuses, les matchs, les sketchs, les chiffres du chomedu, l'odeur des barbeuks sur le toit. Nous sommes en 2017, je ne vois pas venir la retraite. Les flics déambulent, on se déhanche, ils se pointent, ils sont ci-vi-li-sés au Taser. La fille s'appelle Rémi, mais elle nous dit qu'elle s'appelle Amanda. Elle a fait l'amour avec un tas de mecs. Tous l'ont aimée, tous l'ont abusée, frappée, virée, jetée dans les bras d'un poto. On s'fait des parties, on s'fait des Facebook, on écrit des textes de merde comme celui-ci. On ne cherche plus à croire en l'amour et toutes les trottinettes qui vont avec. La boue, y'a que ça.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 17:05:58 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Svinkels - Du PQ (pour mon trou-trou) | 14 septembre 2010

Publié par hirsute à 13:42:40 dans Infos cul-ture | Commentaires (0) |

<< |1 | 2 | ... 136 | 137 | 138 | 139 | 140 | 141 | 142 | ... 884 | 885 | >>

e-Torpedo

e-torpedo.net

Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

Medias

    Exposition - Art! Anthropophagie! Aujourd'hui!

    Album

    Archives

    Février

    DiLuMaMeJeVeSa
       1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    26272829   

    ...


    mesure audience

    • RSS
    • RSS
    • Podcast
    • atom 03