Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: "Les derniers cowboys français". Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
©Andy Vérol - Y m'fuck de dos - 2006
D'un point de vue humain, c'était bien plus confortable de ranger les fenêtres derrière les rideaux, pour plus s'enfiler des jets de lumière solaire dans l'iris hirsute de ton oeil torve d'ivrogne... La fonction suivante servait essentiellement à l'élaboration de schémas précis décrivant exactement les fluctuations du... coïtus accelerus...
Jute-moi quand tu l'fais faire avec la main. Ronfle-moi quand c'est trop un peu trop ces journées labeur à se beurrer midi avec les collègues livides... J'aime.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:08:04 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
©Andy Vérol - Mon russophone - 2006
C'est une expérience assez étrange que j'ai eu à vivre la semaine dernière. On commence pas mal à parler de moi je ne sais où, mais je sais, en tout cas, que personne ne dit "ah connais pas" lorsque je me présente... Bien sûr, l'espèce de censure salutaire et bénéfique qu'applique les télévisions de façon générale me permet de protéger tant bien que mal, un anonymat joli, j'espère, juxtaposé à ma fureur habituelle ça fait vraiment quelque chose... Scuse me suis encore emballé-là (J'pense à du film étirable dans lequel je suis enroulé par des CRS avec de grosses bites)... Bon, alors cette expérience, c'était une espèce de festival de lecture de textes plus ou moins liés à l'underground actuel.
Absolument pas les trucs bidon, genre soirée slam où des lycéens et autres étudiants te racontent, avec des formules rythmées, que c'est la galère que la société ci, la société ça et la police et les fils de bourgeois et Sarko c'est pas bien... Pas non plus ces trucs organisés dans des salons avec des gens plutôt vieux qui acquiescent, l'air entendu, entendons-nous bien, sur chaque phrase/friandise du type: "Elle introduisit le chibre moelleux mais dur dans la gorge ventriloque de sa soeur..." Un machin du genre, encore que je trouve cette phrase pas mal, et pour cause j'en suis l'auteur... L'mec qui s'la pète. Bref. Je n'ai été prévenu que la veille par une meuf qui me lit. La nana, je la connais ni d'Eve ni d'Adam ni de Robert ni de Sylvaine, mais elle a eu pour mission de dire qu'il y avait des lectures genre on évide les corps/viande sur les carcasses assises des auditeurs... Du nerveux avec que des journalistes en civil, et des profs en tenue (oulala que j'aime pas les profs en sortie culturelle surtout au cinoche Utopia à côté de chez moi, quand ils te commentent le film au début, à la fin, tout le temps, qu'ils rient quand ça fait référence à un grand auteur que toi t'as même pas relevé la blague, qu'ils disent que c'est inadmissible Sarko,
Personne ne connaît ma gueule, alors c'est à la cool. Je me sentais légèrement ivre et j'écoutais la lecture... en essayant de me rappeler de quel texte il s'agissait... parce qu'en fait, ben moi, j'écris tout le temps, et sans cesse, et à une vitesse qui frise celle de la lumière (image de 2001 l'odyssée de l'Espace un truc du genre)... Si bien que je n'ai aucun souvenir de ce que j'ai écrit, il y a six mois à peine... Alors c'est pas la peine de me parler de ce que j'ai torché il y a dix ans... Je me disais : « Mais c'est pas de moi ça... Putain, ils ont du mélanger avec des textes d'autres mecs... » Mais au détour de formules, de termes, d'images, je reconnaissais ma tambouille sans pour autant en être sûr... ça donnait vraiment pas mal tu vois... J'étais dans les gradins, j'avalais du Martini (j'avais aussi acheté des petites bouteilles au Super U pas loin), et je me disais : « Putain je suis un killer et j'vous emmerde »... C'est alors qu'une meuf de 18 19 balais toute petite, mimi, brune avec un look de hippie/goth (je sais pas si ça existe), est venue s'asseoir à côté de moi en me fixant comme une cochonne terrifiante... Oula...
Bon tu t'attends à une pipe de cow-boys en haut des gradins à t'imaginer le restant d'vit sortant d'sa bouche mouillasse... Ben non, on n'est pas dans du Catherine Millet, que nenni... En fait, la petite m'a fait un baiser sur la joue sans me parler et a posé sa tête sur mon épaule... Elle a pris ma main droite dans sa main gauche et s'est figée dans cet instant tordu de bonheur étrange... On ne s'est rien dit... J'étais comme un p'tiot content, un petit hamster frétillant dans la paume de la main rugueuse d'un bûcheron amateur de caresses de l'index... Tu imagines bien que j'étais tenté d'abuser de la situation. Le vieux Vérol roulant une galoche experte dans la bouche de la fausse ingénue... Niet. J'ai rien fait. J'ai pensé à Poutine, à
Le romantisme pur à
Andy Vérol
Publié par hirsute à 12:20:14 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
©Pod Lampou - 2 femmes à la Binche - 2008
Un des rares bons sites de photos/créations du moment... Du sens et une narration, comme j'aime. Vas voir mon petit, vas voir: Ici .
A.V.
Publié par hirsute à 18:10:42 dans Infos cul-ture | Commentaires (0) | Permaliens
Dans la boutique à cons, y a une péteuse flippante sur-maquillée qui pense me renseigner correctement en utilisant des formules telles que « c'est très branché ça », « c'est ce qu'il se fait de mieux », « vous n'avez pas vu ? Même l'ami de Jenifer Aniston porte cette chemise ? », « ça vous va très bien, vous ferez craquer votre dame » ou encore « pour vos soirées en boîte de nuit, ça sera du plus bel effet. » Rien que ça, avec ça, tu sens la pression monter... T'as juste envie de lui dire à la vendeuse sur-colorée : « Et à vous ? ça vous plait ? Vous vous taperiez la queue d'un mec fringué comme moi ? Avec votre grosse bouche rouge ? Pour pas un rond ? » Je ne lui ai rien dit. Il y avait du Goldie super-fort... Je lui lançai en baissant tout net un froc en lin fripé sa mère : « Putain vous mettez du Goldie dans vos boutiques ? ça craint non ? » Elle n'a pas réagi, presque pâli sous la couche sur-cutanée de fond de teint qui envahissait sa gueule comme une vague molle de sable mouvant (c'genre-là tu vois)... Le bout de mon gland jaillit subrepticement d'une « jambe » courte d'mon caleçon noir mollasson... Ses yeux roulèrent les billes dans le trou d'ses orbites crâniens « rimmelisés »... Sa voix passa de chaudasse fidèle à son mec-belle-bagnole-mais-il-est-chiant-avec-son-foot-mais-on-va-se-marier-ça-va-être magique à une voix vieillote rauque et peu assurée...
Sûr que j'allais pas la lâcher la belle. Je m'assis suant, en caleçon sur un pouf puant le cul des précédents clients et décidai de lui faire la causette pendant qu'elle me proposait des futals des vestes des pulls-à-pisse des sweat-shirts des tee-shirts que je refusais en bloc quoiqu'il put se produire han j'maîtrise ma poule et lui expliquai qu'avec la Chine et ses milliards de dizaines de milliards de milliards de chinetoques méthodiques on allait tous y passer et vice et versa et leurs chars et leurs bombes nucléaires qu'Al Qaïda ça y est c'est nos alliés parce qu'il faut s'allier tous pour essayer de les niquer ces chinetongues jaunâtres anti-Tibet et droits de l'Homme ils s'en foutent t'as des centaines de milliers de personnes au chom'du à cause d'eux et leurs usines nous avez vu ils ont même reproduit la Tour Eiffel Notre Tour Eiffel et bientôt ils vont cloner le peuple français et Goldie et les américains et on sera tous leurs chiens ils mangent du chien les chinetoques alors ils nous mangeront les chinetoques roulés dans des nems et des raviolis ou je sais pas quoi et ils sont si fort qu'ils referont le pôle nord quand la calotte glacière (pas celle de mon gland chaudasse va) elle aura fondu à cause de nous des amerloques et d'eux surtout. Ils seront si puissants les chinois qu'on finira en couches pour les règles de leurs femmes qu'ils en ont moins que d'hommes avec leur politique de l'enfant unique j'espère qu'on aura quand même deux trois médailles sa mère pour leur montrer aux chinetoques on va boycotter la cérémonie c'est super bien ils ont tellement d'armement et de soldats qu'ils pourront envahir le monde manger nos enfants voler notre argent ils parleront même français si ça se trouve ils nous voleront le français ils fabriqueront des écrivains français dans leurs geôles et revendront les romans des écrivains français dans le monde entier, ils reproduisent tous les chinois ils copient tout ils feront même des faux bouquins de Balzac des faux disques de Johnny ça me fait peur mademoiselle vous êtes partante pour une pipe en attendant cette horrible chinoiserie mondiale catastrophique...
Tu as compris, j'ai rien dit de tout ça. J'essayais les habits habités par l'omniprésence de ces idées en vrac... On n'en est plus à la phase de mondialisation, mais de chinoisisation du monde, putain... Avec cette vendeuse, tous les deux, je me disais que nous étions les survivants de cette colonisation mondiale, cette catastrophe horrible. Je me disais que tant pis, plutôt qu'une île déserte, on était enfermés dans une boutique de fringues à Cannes, que dehors ça puait la radioactivité chinoise ayant ravagée les corps des passants riches et cons d'ce coin-là du monde... Elle, la vendeuse pas fufute qui n'aimait que ces gros ringards de mecs beaux, et moi l'écrivaillon hardcore que tout le monde lisait gratos sur Internet mais que personne voulait mettre un kopec dans son book, histoire de bien lui dire que c'est bon ça va tu saoules si ma mère vient chez moi et qu'elle voit le bouquin de la Vérol elle me tue direct au moins sur Internet je peux effacer l'historique...Andy Vérol
Publié par hirsute à 14:11:15 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Même si j'avais mal au cul (nuit du tonnerre avec ce mannequin apprenti), je suis allé à Cannes, me refaire une beauté à putasse dans l'flan de l'économie de marché, les magasins, mon p'tit boy... C'est moi la Vérole, tu m'as reconnu, tu vas pas m'enfler, j'suis pas d'une demi-constitution... alors j'ai enfilé un jean noir coupe droite pas taille basse, un peu baissé l'cochon pour laisser passer la puissante bande de mon calfouette CK (dont j't'ai déjà parlé mais j'l'ai lavé d'puis, et en plus c'est pas moi qui le portais c'te fois là, c'était un personnage d'mon prochain roman, t'as pas compris, tu pouvais lire), légèrement pas rasé de deux jours qui précédaient (liberté de construction des phrases maîtrisée, méprisée par les tenants, les aboutissants de l'abrutissante langue française et tutti quanti sans parler des journaleux, leurs lunettes carrées et leurs façons faussement décontractées), un tee-shirt noir avec un patch pro-Mao directement importé de la Chine la Putasse via des connaisseux d'la textile intérieure d'là-bas (pense aussi bien à la propagande que c'est bon)... Bref tu vois l'style de moi dans eux, à Cannes. Un style à te faire flétrir un constipos de militant pro-Tibet (ça pullule ça, les pro-Tibet, restant pro-capitalistes, pour les droits de l'Homme mais se bougent effectivement pas le cul quand la flicaille franzoesisch déboule à Villiers-le-Bel, te retourne les apparts de pauvres gens avant d'embarquer des jeunes colorés - Ramayad elle fait quoi là? - elle est où la manif là? Les droits de l'Homme on les revendique pour les chinois, mais on pisse à la raie des chieurs d'cité... Ben voyons...
Je finis ça plus tard...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:18:30 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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