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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Je ne tape personne... Je dis que c'est creux... Demande-leur quel monde et quelles idées ils défendent, et je peux te dire que leur seule réponse, c'est: « Un autre monde, un monde meilleur », du Téléphone des années 2010... C'est le degré zéro tout ça... Je répète, les Indignés – et leur pendant Hack/Nerds - c'est creux, c'est n'importe quoi. Tout ce petit monde ne sait que dire une chose: « On en a marre, on veut autre chose »... Mais quelle autre chose? Tu as des pros-charria qui côtoient des pro-démocrates libéraux dans les pays arabes... En Occident les Indignés mélangent des petits bourges en mal de sensation, des chômeurs désabusés, quelques fachos, des geeks de la révolte funny et des enfants de bénitier... ça fabrique quel monde des gens qui ne sont d'accord que sur une seule chose? Tu crois qu’il va se passer quoi? Les couleuvres de la lutte, ce sont les nouveaux rebelles aux allures moitiés cradingues, moitié fringués en randonneurs... Des étudiants qui veulent en croquer mais qui ne peuvent pas, alors ça fait la rébellion... Dans 30 - 40 ans, ils seront les vieux connards qui détiendront tout et que des nouveaux "indignés" voudront foutre dehors... Ce mouvement bohème est un sas de sécurité pour les élites mondiales... Pour ton info, ceux qui ont initié ces mouvements sont des privilégiés qui voulaient que "le peuple" dézingue des vieux dictateurs et vieux démocrates en poste pour l'éternité... Maintenant c'est fait: la Charia dirige la Libye. Le Maroc, la Tunisie, l'Egypte tombent dans le froc des traditionalistes les plus secs de la pensée politique... En Europe, les Indignés sont des que dalle... Au final, c'est le FMI qui a changé les vieilles chiennes qui avaient prospéré depuis les cracks boursiers: Grèce, Espagne, Islande, Irlande, Italie, etc. Les indignés cherchent à changer de moule-burnes, le Capitalisme le fait à leur place… Ils se feront gazer sur des places aux noms évocateurs (Place de la Liberté, ah ah !) jusqu’à la fin des temps… Vautrés dans les tentes Décathlon, l’alcool et le splif au bec pour certains, la bubar de 10 mètres pour d’autres… Oui les Indignés, on fait tomber les pantins autoritaires des instances Conseil de Sécu, FMI, OMC, G20, leurs agences de notation et leurs paradis « fisteux », mais n’ayant aucune forme d’idée au-delà du fait d’être indignés, ils ne peuvent que constater, le froc baissé devant l’ignorance, la naïveté et la bêtise de ceux qui s’affirment « apolitiques », que les remplaçants des méchants furent aussi leurs meilleurs amis… Pour finir, j’dirais une petite morale à cette histoire : Sois un digne, plus qu’indigné, ignorant…
Andy Vérol
Publié par hirsute à 12:28:28 dans noDino | Commentaires (10) | Permaliens
La lumière sur le trottoir, marche minus met un pied l'autre, un pied encore un autre, croise la fille l'oeil bridé pisseux dans le nuage de fumée. C'est paisible, serein, la radio gueule des massacres, sagement la moiteur s'installe dans l'habitacle, clignement des yeux dans le brouillard bulbeux d'un phare en colère. Une girouette, le matelas confortable installé dans la camionnette pour trier les babas, l'indigne à papa, la route ruineuse, les sections à péage dans la cave: Tu rentres là, et on t'coupe les doigts dear, ok? Et fier au volant, la paniqueuse à 200, la pédale scie sauteuse ruinée par l'autoroute en parquet. Entrez môssieur la dame, bien viendre à l'aire sandwichs pause pipi, la belotte et la route. Les gogosses guignolent à l'arrière, la riche idée d'une main posée sur son genoux...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 00:25:24 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne vois pas des gens, je vois des ombres, les ombres métalliques des fantômes... Il y a deux prismes violeurs qui bondissent sur le tronc femelle d'une des ombres du monde fake... Des ombres, des dégâts, des fils... Mes yeux s'ouvrent, écarquillés, ... Le scorbut nouveau est rangé dans le rayon fruits et légumes, derrière la tête de gondole à Marcel. C'est un bon chef de rayon Marcel, il a pas son pareil pour manier les palettes et tester les stagiaires... Moi je n'y vois qu'une matinée très claire envahie de salariés mangés par la nouvelle moinerie: la peur de perdre son travail... ça dégouline de sent-bon et de mains au cul, de blagues de toto façon graphiques et statistiques bancaires. J'y vois des nouilles et un caddie, l'orée du parking et son merveilleux bouchon de taules étincelantes, des René, des Kevin, des Jean-Paul et des Martine... J'y vois l'bulleux d'une niche fiscale et l'fielleux de la trappe fécale... A risque égal, le vendeur de missiles s'en sort haut la main, quand le commercial en cure-dents se vautre dans la nacelle d'une attraction pour beauf. J'préssens la cuisse de Jupiler, la mousse collante et amère scotchée sur des lèvres botoxées/./ A lire des radios, à rendre sous les ponts, à griller dans le sable, à couper les pieds d'un barbeuk pour les croquer vestiaire devant une manette d'games à gogo... Finalement le chômeur digère son rejet social - l'truc blanc giclant sur l'miroir - en butant des Trolls, en construisant des villes, en fightant une ingénue noiche en jupette...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:03:15 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Rédiger un co-Lundi, .je suis toujours collé au canapé. Le brouillard est intense dehors, des lunes ont poussé comme des furoncles dans le ciel... Mardi, toujours collé au canapé, la télé ronronne ses flashs comiques, la cure de lessivage de tronche, les mains comme des brosses à dents, attendant dans un verre en bord d'un lavabo. Mercredi, j'en ai des coups de soleil sur les cuisses. L'écran irradie le dard barbelé relié aux muscles de l'abdomen, l'abeille, les clopes, le café... Le ciel est un mur en parpaing vouté... Jeudi, le canapé a fabriqué des esquarres sous mon cul, mes cuisses... Des taches rouges sur les bras, mes yeux, grands ouverts, ont séché... Je crois que je suis mort depuis quatre jours...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:51:14 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
« Oulla petit ! Tu vas où comme ça ! On te cherchait partout ». Le gosse hurla, se débattit comme un diable, les « lâchez-moi ! Lâchez-moi ! »… Le képi le plaquait contre lui. Il sentait ses cuisses puissantes et le tissu désagréable de son uniforme… C’était l’époque du Gendarme et des Gendarmettes, de la 7ème compagnie… L’époque où l’on ridiculisait les uniformes, des « bonhommes » obtus chiens loups des vieilles autorités… Il fut embarqué dans l’estafette, le cul planté sur un banc en bois, toisé par deux képis austères jouant les sévères. « Si la camionnette, elle démarre avant dix, ils me diront que c’était pour rire »… Ce film crétin se déroule en flot sur l’écran. Je me lève, me sers une tasse de ce café trop corsé et me brûle la bouche goulument. Maintenant, je sais qu’il fait beau partout, que les grandes façades grises aspergées de bleu crasse, vont s’effondrer. Les villes tomberont bientôt, les campagnes crameront, les petits présentateurs aux implants impeccables hurleront « maman » à la mort, dézingués en plein vol par la contrition du monde. L’univers est entre mes mains, la mort n’est qu’une frontière… Je ris.
A la gendarmerie, Tonton déboula avé ses « j’ai honte ! Quelle honte ! Mais qu’est-ce que t’as foutu putain ! Des fois t’es plus con que ton père ! T’es qu’un zob coupé comme ton paternel ! Quelle honte ! Devant les gendarmes ! La France te recherchait partout ». Il y avait des guirlandes de Noël encore, des photos de motos et de chiens molosses. Sur le bureau, un verre de bière à moitié vide tachait une feuille de papier carbone. La trousse, les stylos Bic et la machine à écrire. Crevant, criard, une tête de berger allemand sur poster fixait le petit. « J’suis mignon, ils vont me foutre en prison… ». L’enfant se mit à hurler : « J’VEUX PAS ALLER EN PRISON ! J’VAIS ETRE SAGE ! J’VAIS BIEN TRAVAILLER ! PARDON ! ». Il s’effondra à genoux, le velours de son pantalon n’amortit pas le choc. « Si ils me mettent pas en prison, j’promets de croire en toi le Dieu ! Je promets que j’vais être gentil et que j’ferai des prières ! Pitié ! J’veux pas la prison ! »… Tonton connaissait le Capitaine. Ils se tapaient régulièrement des bitures ensemble, Chez Nono, l’ancien champion de la division d’honneur. « Ce petit nous fait que des problèmes depuis que ses parents sont morts. On l’élève bien, on lui donne à manger, on est gentils et voilà ce que ça donne ! C’est un dingue ! On dit qu’il traine avec des bougnoules, c’est pour ça hein ». Le garçon fut rassis sur sa chaise et menacé par un grand blond à la mâchoire de crocodile. Son regard bleu ciel était plombant. Le petit inclina la tête et s’enfonça dans les univers, l’œil calé sur le scratch de sa basket. « On décolle, des armées veulent nous détruire, heureusement, je suis là. J’ai fait de la muscu et je suis champion du tir au laser. Je veux pas leur faire de mal, mais je les crame. Y’en a qui fondent, y’en a qui brillent comme le feu. Si j’veux, je peux les transpercer par surprise, comme quand j’écrase des musaraignes. Le sang, c’est pour nourrir les rois d’OTO, les os, c’est la farine des sauvages d’ORNILA… Et si on faisait des guerres pour la paix ? Ils m’auront pas… ».
Mon Usine, la suite… Premières pages du roman en cours d’assemblage (1 à 2 mois de taf)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 15:51:44 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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