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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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NY s'est avancé à pas comptés vers toi. Peu à peu. Images numériques, sondes électriques, claquements des portières de taxi, la 51ème rivalise d'humeur avec broadway. décalage horaire, - 6 heures, ça bouillone de partout, la ville frémit d'aise et de bonheur pollué.
Partout les dehli s'emplissent, partout les délits se vissent et s'eviscerent. Toi, au milieu, Times Square toujours animé, toujours peuplé. Ville de et pour célibataires, friends aux chiottes, le flat s'impose et tu es planté devant. face. a lui. qui s'impose devant toi. plat et enchanteur, las et moqueur.
l'énormité de la ville et de ses conseurs t'amenuise peu a peu. sur le trottoir, tu t'es penché, un banc t'as accueilli petit frenchy. autour les gens te regardent, irak, chirac, français, bové, roquefort, tous les clichés y passent et glissent sur ton sommeil déjà profond.
c'est un dimanche, c'est novembre, d'aucuns font deja leurs courses de noel, marathon de cadeaux qui s'empoisonnent et se meurent dès le lendemain.
pourtant, avachi tu restes, canapé humain, fauteuil carnivore, passant sans soucis.
tu es la planté dans la ville. dans chaque mur, chaque pièce, chaque bureau, tu respires avec elle. la ville.
ici, là, dehors. tu es la ville a présent. tu reves, sommeilles.
et t'éveilles, quelques heures à peine, plus tard. chz toi, en toi. par et pour toi.
beau voyage.
6Mic
Le 27 novembre 2005
Publié par hirsute à 19:09:15 dans 6Mic | Commentaires (0) | Permaliens
Ca luit est tombé dessus comme ça, sans qu'il s'en rendre vraiment compte. Comme quand on se réveille. Le jour est levé depuis quelques heures et clac. Tes yeux sont ouverts, tu passes du rêve à l'éveil en un instant. Et toute la terre qui ramène sa fraise juste devant tes yeux. Ici, la, maintenant. Tu ne dors plus mais dois te lever : café, chauffage, clope, machine, pelure d'hiver froid dans l'appart. Ca ne s'annonce jamais, ça arrive sans crier gare mais en laissant des traces. Cernes, cheveux collés, fatigue du corps et du coeur. C'est là bien là, c'est l'heure.
...lui est tombé dessus comme ça, sans prévenir. Le poids entier d'un corps sur ses épaules, l'humanité complète solidifiée sur ses bras, lumière difficile à gérer. Il ouvre les yeux, tente de regarder, de comprendre. Se penche au dehors, pour voir. Au dehors de lui même et de son lit encore chaud encore accueillant. Vlan, le draps valsent, il se lève à son tour. Dans un coin de sa chambre, un piano le nargue en noir et blanc, par petites touches. Ne joue plus mais reste là pour prendre de la place. Frémit de temps en temps lorsque le sol tremble et qu'il est tard. Debout maintenant, il s'avance. Pas après pas dans sa propre vie.
Chaque enjambée est un progres, chaque souffle est une accalmie, chaque silence est un surcis. Réalité. Retour à ce qu'il fuit en permanence, travail, horaires, pensées toujours les mêmes toujours pour la même. Pièces dépeuplées à peine meublées, occuper l'espace. Par tous les moyens, les sons, la télé en bruit de fond. S'arrêter de temps en temps, se regarder, voir le miroir accuser les mois les années, t'as vieilli mon vieux. Il emmerde le miroir et jette son dévolu sur le trône. Triviale façon d'expulser la bile de la veille, de vider la bite des vermicelles.
...lui est tombé dessus comme ça, sans avertir. Surpris forcément mais pas le choix. Prendre le dessus sur la bête, se faire la malle et oublier la belle. Pas d'autres solutions. Tu le sais maintenant. Tu l'as compris après des semaines à te poser des questions, à te poser dans ton canapé bien trop grand bien trop mou. Tu le sais et agis en conséquence. Forcément, véhémence. Il s'habille, revêt ce qu'il sait plaire à l'autre, ce petit enfer quotidien, coin de parapluie, coin de .... Se promène déjà, traine ses guêtres dans la rue. Paris qui l'attend, l'accueille. Il se ballade, s'éreinte à coups de regards, de pas rythmés, de musique dans les oreilles. Sa vie le ballade, sa ville l'engouffre et sait qu'il sent le souffre.
C'est sa journée aujourd'hui. De repos, de calme pour se construire, se nourrir et s'amuser. Pour le moment, il cherche en vain à ne pas s'amenuiser. Trop poreux, trop peureux d'etre heureux. Indifférent, comme les autres, tout le monde, ce petit monde partout autour. Tu avances, sais ce qu'il reste à faire : marcher, continuer, aller debout, sourire aux passantes, oublier tes soucis, parler gentiment aux chauffeurs de bus, à cette vieille dâme qui te prend pour un flic, un homme, un paranoiaque. Et tu continues d'éviter les sièges éjectables, tu poursuis ta route en avant toute. Il mange à présent. Un sandwich raté, sec et sans saveur. Se nourir, encore. Pour ne pas fatiguer, garder l'esprit ouvert.
...lui est tombé dessus comme ça, sans le prémunir. L'a pas vu venir, l'a pas entendu arriver. Par derrière, devant, de tous les cotés. La chose est là maintenant inévitable et insupportable. Tu le sais, il ne peut que la combattre, la ruiner, l'éteindre, la brûler, l'ensevelir à défaut de l'embellir. Sans quoi tu crèves, il crève et s'ignore en pleine hémorragie. Plus qu'à appeler quelqu'un, un secours, un pansement, une pensée. Vite, agir. Se réveiller, demander pardon, oublier son rêve et retrouver ton décor, ta chambre, ton deux pièces, ton trois pièces, ta vie, le réel et l'arc en ciel. Heureusement, tout est là, bien en place.
Réveil, table de nuit, portes fringues, radiateurs tiédis. Il ouvre les yeux, jamais l'un sans l'autre. Tend une main sur sa gauche, palpe le vide de toutes ses forces. Réalise, tourne la tête, monte d'un cran et scripte sa nuit. Espérant mais conscient.
Il est 9 heures. Lève toi mon vieux !
Le 13 décembre 2005
Publié par hirsute à 12:18:56 dans 6Mic | Commentaires (3) | Permaliens
Consommons et consummons nos envies ensemble plutôt que dans un caddie-appartement 30m2-voisin de palier - bonjour monsieur- travail demain - il est tard.
Consommons et consummons comme des cons nos vies écarlates de passions et qu'importe. Consommons la bouffe, l'art, William Klein, les lèvres des jeunes filles, les bouches des jeunes femmes, les parfums de belles filles.
ici, la, demain, samedi, dimanche de ces instantanés que l'on prend, portraits shootés flashés cramés sublimés. Consommons avec modération, consummons sans.
Au supermarché de la vie, j'ai revé de passer à la caisse. Sans payer le prix. De ce que je n'ai jamais eu.
Le 03 janvier 2006
Publié par hirsute à 12:22:23 dans 6Mic | Commentaires (0) | Permaliens
"C'est fini ces commentaires d'esthète culinaire oui ? Pour ma part, je propose le "modulor" hirsute. Basé sur le PPDC de chacun d'entre nous (cf CE Jeanneret).
Alcool, sexe et volupté ? Branlette intello-bobo, rage against the variète et houla hop ? Voire, allez jme lance, dérivades bosniaques en foret de Cergy, boule de flipper et de gerby, Tam Tam dans les grottes de Mery sur Oise ?
Je me souviens d'un certain 1274 lancé à la gueule des minettes effarouchées. Je me souviens de Mr Méché au firmament du columbia, de moi, agonisant et rampant sur le balcon d'un appart des Touleuses. Et de tous ces crevards sans couilles qui n'avaient pas compris nos gueules bleues et nos fist japonais et sub-urbains.
Que sont-ils et elles devenus ? Des attachés de presse de la médiocrité, des chefs de pub de la mouise, des gratte papier à cul de la loose. Assurément. Et j'ai les preuves.
Qu'ils et elles aillent se faire trombiner en public comme ils et elles l'écartaient en privé. Mais qu'ils et elles ne viennent pas sur Hirsute. Ces fils et filles de pute.
Fin de l'enervage."
6Mic
Le 24/01/2006
Publié par hirsute à 12:21:00 dans 6Mic | Commentaires (0) | Permaliens
Moi aussi et j'en ai revendre. Faut dire qu'il y avait de la matière...
Je revois ces gueules d'enfarinées, pétasses du dimanche peine à jouir et bonnes à vomir. Bourgeoises comme mon cul, frileuses comme mon cou et bonnasses comme bravasses, parfaites clientes pour Schlomo et Carl.
Ce grouillot administratif que j'ai menacé du doigt et du verbe après avoir dégagé l'autre conne de la bibliothèque. Heureusement, d'ailleurs, qu'arthuro et vidal étaient la. Sans oublier le gardien qavec qui j'ai failli échanger bien d'autres choses que des fleurs. Sans oublier ce tordu à la mord moi les couilles qui se la pétaient en menaçant arturo...
Que ces énergumènes de sombre passé crament de lèpre et de choléra de la bite et de l'estomac !
De ces années je ne garde que le meilleur. Et tous sont ici même.
Manque juste et à mon sens Sieur SP, gentleman des ondes et ami resté dans l'ombre. Dommage.
6Mic
Le 24/01/2006
Publié par hirsute à 12:14:30 dans 6Mic | Commentaires (0) | Permaliens
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