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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Les chiens ne font pas des chats comme disait mamy. J'ai quelques points communs avec Ian Curtis, mais le premier étant le regard... (cherche pas je ne me montrerai pas)... Le bonhomme était "conseiller" à l'emploi au Pôle Emploi anglais de l'époque, c'est sans doute pour ça qu'il n'était pas au mieux de sa forme en live... Dans les couches de son môme, il n'y voyait que sa propre merde, et le monde lui paraissait invivable... Mes points communs avec lui s'arrêtent donc au regard... Tout ça pour rendre hommage à un killer que j'ai découvert sur une bonne vieille "K7" que mon ami Vidal me faisait écouter en boucle dans sa chambre, à nos 15 - 16 ans...
Et le seul éditeur en France (et sans doute partout dans le monde) a avoir fait reconnaitre le génie du bonhomme, c'est Camion Blanc au début des années 90 (je ramène pas tout à moi, mais je suis heureux d'avoir signé un contrat avec eux pour un projet à venir): http://www.camionblanc.com/?p=moteur&Q=joy+division
Publié par hirsute à 20:06:49 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Je vais faire court: c'est drôle, je me rappelle que le FN avait gagné les mairies d'Orange, Marignane, Toulon et Vitrolles... Et elles ne sont plus FN aujourd'hui... Je sais pourquoi, parce que j'ai la mémoire d'un historien, pas d'un beauf qui adore les mythes bidon. A chaque fois que les FN sont au pouvoir, ça finit toujours devant un juge ou une désertion du parti... Pourquoi les journalistes ne posent jamais cette question à la douce Marine?
Si vous voulez mourir moins cons dans votre isoloir, ouvriers et autres nostalgiques d'un pays qui n'a jamais existé, lisez le programme, mot pour mot, comme moi je l'ai fait... Et si vous ne comprenez rien, si c'est trop compliqué pour vous, je ne comprends pas vraiment la raison pour laquelle vous vous autorisez à voter sans rien capter: http://www.frontnational.com/ Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:06:10 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
« Eh noboby défunt, la boudine en vieillasse ! »… Raymond ricana encore alors que nous lui avions tourné le dos. « Eh les gars ! », nous fîmes un demi-tour pour nous apercevoir qu’il nous braquait son Beretta Parabellum 9mm sur nous (il l’appelait « maman, protectrice nourricière et incestueuse », à croire qu’il s’en servait également comme suppositoire à plaisir). « Alors les connards, on roule des mécanos pas’qu’on a fait mouche ? Eh les dandys, faudrait pas trop vous faire éclater les ch’villes, j’vous ai à l’œil »… Il baissa le canon et ria de plus belle… « Allez barrez-vous ! Oh y z’ont eu les j’tons hein ? »… En effet, Bertrand et moi n’étions pas fiers. S’il menait la moitié de l’immeuble d’une main de fer, c’était aussi parce qu’il avait la gâchette facile… « Connard, y s’croit au Far West ce blaireau », me chuchota mon binôme, honteux d’avoir flageolé quelques secondes… Mes yeux furent une fois de plus happés par la ville plongée dans cette brume lumineuse… Des dents carrées enchevêtrées, ces immeubles ternes prenaient toute leur beauté lorsqu’ils semblaient croquer les nappes de bruine crasseuse. Nous devions repasser par les deux premiers étages, back-chicher les képis plantés non loin de l’entrée, pour rejoindre la gargote douteuse qu’on appelait « La Louloutte »… Des sbires mafieux, des bas de gammes, des bas d’l’échelle trimardaient sur le trottoir étroit… Il s’agissait d’une maison Phénix, standard, moche et mal foutue, reconvertie en bordel pour contrebandiers plus alcooliques et flemmards que dangereux… Un lupanar qui fleurait bon le pastis, la clope roulée et la javel... La proprio était une grosse dame blonde, céleste, à l'accent italien prononcé. Elle vrilla sa langue charnue sur la joue de Bertrand avant de se tourner vers moi et demander: "C'est qui. C'beau gringalet au regard de baise?"... La bonne humeur était de mise et les filles étaient plutôt moins naze-broques qu'ailleurs... J’avais envie de rouler des pelles, et j’appréhendais la fornication de mon co-équipier : « T’inquiètes pas, j’serai exemplaire ». Nous nous installâmes au bar, entre un vieux Pétain aux revendications communistes et un petit gitan en débardeur et en pantalon de survêt qui sifflait pastaga sur pastaga. Grimé. Je voulais me peindre la face pour postillonner sur une belle. N’en n’avais pas la force encore, climatisé de l’intérieur par une lourde fatigue. Nous trinquions à la victoire sans dire aux clients ce que nous avions fait précisément : « Disons qu’on a bien rangé la chambre du p’tit »… Le gitan me toisa, l’air méchant, la dent en or franchement apparente : « Eh cousin, tu veux ma tof ? »… Je détournai le regard, sûr qu’il ne fallait pas déterrer les nerfs d’un nodule de son espèce.
« T’as rien dans l’froc.
- Ta gueule, laisse-le tranquille.
- Quoi ? Quoi ?
- Allez, c’est bon, j’te paie une tournée et on fait copain »…
La dent jaillit de plus belle, brillante, d’un jaune sublime plantée dans une gencive rougeâtre et pleine de dépôt blanc… Il s’appelait Kévin, blond, yeux bleus, muscles saillants… « Eh les cocos, vous avez pas un peu de thunes pour me payer une biche ?». Je dégainai un bifton de 50 euros et lui tendis. C’était aussi émouvant pour lui que si je lui avais offert dix points d’immortalité. Il déguerpit illico et chopa violemment une petite brune qui était plantée contre une relique de flipper, avant de disparaitre avec elle dans la cour intérieure. « C’est là qu’ça s’passe… ». En effet, quelques gars s’en allaient dans ce réduit herbeux coincé entre des maisons individuelles… Les filles y batifolaient, tortillaient la vulgaire pour faire « folir » les aspergeons turgescents…
Extrait de Mon Usine, l’issue dans suite… Roman en cours d’écriture.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:53:14 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis quand des élus font l'Histoire et, à l'instar des dictatures qui interdisent à chacun de donner son opinion, cette République clientéliste baffe la liberté d'expression et tabasse des citoyens pour choper les voies des autres... Ne pas se tromper. Les élus de la "République", qui ont outrageusement bafoué le sacro-saint principe de la connaissance, ont décidé que l'Histoire avait ses zones indiscutables: déportation, esclavage, Arménie, etc. Les Historiens seront donc officiels ou des illégaux qui seront mis en taule pour une année si leur analyse, leurs recherches, et même leurs opinions ne sont pas autorisées par la loi. Pourquoi ces fluffies du PS ont voté une telle loi? Pourquoi Sarkozy, à la manoeuvre et son UMP, ont initié une loi qui interdit l'opinion?... Car nier un fait d'Histoire n'a que deux raisons: l'ignorance ou la connaissance, mais dans les deux cas, l'opinion, le regard et la pensée de celui qui affirme n'appartient qu'à lui. Pourquoi ne pas construire des lois qui interdisent de dire que ce qui suit sont des génocides? La disparition des Mayas, des Incas, l'esclavage des noirs durant des siècles, le massacre sous torture (contre tous les principes de la convention de Genève) d'indépendantistes d'Algérie, la prolifération de l'amiante, le sang contaminé, la vente légale du tabac, le management par la précarisation du travail, le shoot de civils innocents en Afghanistan et en Irak, la politique de destruction du FMI et la vache folle? L'Histoire en répondra, et ces lois iront se faire perforer par de nouvelles lois et dictatures... Je ne nie pas le génocide arménien, pas plus que celui des juifs, des esclaves... mais ce sont les Historiens qui me l'ont appris, pas une bande de rats payés gras pour faire carrière dans la politique... Je me présenterai en 2017, et je ferai une loi qui foutra en taule toute personne qui affirme que nous vivons encore en démocratie où la liberté d'expression est la seule loi... A moins que je ne sois qu'un pauvre naïf? Allez me foutre un an en taule, élus de pacotilles... Et ceux qui ont voté contre? Ils finiront à la Santé?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:15:11 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
Bertrand se calma, exténua sa nuque en la secouant, le visage incliné vers le bas, face à celui qu’il venait de déchiqueter à la barbare… Une brise douce caressa mon front… Elle avait une odeur de 95 sans plomb… Il était comme une lagune étendue sur la surface d’une mer de sang. L’image est laide, les temps sont durs. Il rumina quelques pensées. J’étais pressé de partir, il fallait fuir vers la vallée, là où on ne sera pas à la vue de passants éventuels. Le ciel était noir de nuages depuis quelques minutes, nous privant de la lumière blafarde de la pleine lune. « J’ai envie de partir, j’me sens mal ». Un peu comme si je redevenais le gamin, sans repère, bradé au monde par des putes d’adultes. Il était évident que ce n’était pas moi qui faisais ça. Le cauchemar avait débuté à cause de la fable livrée aux citoyens post-trente glorieuses. L’hiver n’existait plus, le printemps n’avait plus de bras, l’été était un légume pourri, fumant de sueur sur un terreau craquelé. Je répète, c’est sans cesse. L’agrume pétait sous les dents. Nous étions capables de faire risettes à mémé en pensant à son porte-monnaie… Bertrand me secoua. Il s’était relevé, souriant, la bouche pleine de dents grosses, blanches, impeccablement entretenues… « Y’a plus rien à bouffer, mais j’survivrais pas sans mon dentifrice ». Nous nous frayâmes un passage sur un petit chemin escarpé sillonnant dans une forêt dense de chênes nains. « Il va pleuvoir, protège tes couilles pour pas qu’ça frotte ». Frimeur. Nous détalions avant qu’ils ne s’aperçoivent de la disparition du connard. Son cadavre, que nous avions balancé dans un trou pierreux, semblait n’être qu’une poupée de mousse démantibulée. C’te grosse vache serait bientôt bouffée par les vers. « Pourquoi on a tué l’mec ?
- Te pose pas de questions. On l’a tué pour la thune ».
Il n’était pas plus tard qu’une heure, et nous avions cinq heures pour retourner dans nos antres sans se faire pincer par la coterie d’écervelés des deux premiers étages. Plus rien ne se substituait au réel. Tout était fait façon mastodonte planté les pieds dans la boue. Courir, se démerder, trouver la becquetance, jouer du muscle et apprendre à notre corps que la quête de confort n’était plus qu’illusoire.
Bertrand et moi courrions en tentant de ne pas trop casser de brindilles, de ne pas trop faire rouler de caillasses… J’avais peur qu’une balle vienne me frapper la nuque, le cul ou les guiboles. « T’inquiètes pas, ces tordus, c’est comme les Romains à la fin de l’Empire. Ça picole, se pignole, ça s’marre mais ça crève et ça l’sait pas encore… ». Nous étions des chasseurs de primes, quelque part. « On fait ça, comme plein d’autres l’on fait… ». Nous chuchotions, tarés d’hilarité contenue, les rouflaquettes poussiéreuses qui « dansaient à la guirlande da Noël »… Des semaines, sans doute des mois, que je n’avais pas vu des étendues si vastes sans maison ni route… La plus grande superficie non urbanisée n’avait été qu’un stade de foot à la terre battue par les shoots et les grolles. Il n’existait plus qu’un luxe dont nous ne nous privions jamais : l’alcool et tout ce qui pouvait nous déglinguer la gueule, une chopine de baise tarifée et quelques clopes reconstituées avec les mégots ramassés dans les rues… La ruine. Frimeur. Sa stature me rassurait, et malgré sa cruauté hors limite, c’était un rigolard qui faisait du bien…
En arrivant vers six heures du matin, nous étions encore joviaux, galvanisés par cette expédition « du bon du cul, la bonne à pine, le ciel tiendra ! »// Je mélange mes doigts comme le font les gosses… Des spaghettis d’os, de peau fine et d’ongles// M’auront jamais// Nous avons rejoint Raymond sur le toit. Il sirotait son café, à poil, se branlant mollasson en lisant un Milo Manara comme neuf… « Alors, ça a été les gars ?
- Impec ! Le colis est dans la benne, ah ! ah !
- Ok les mecs, vous prenez un jus et ensuite vous pouvez aller roupiller ou vous vider les couilles ou faire c’que vous voulez. Avec ce coup-là, on a les pieds dans la place.
- Si les enculés d’paquebots n’avaient pas vidés leurs soutes dans la baille, j’serais bien allé piquer une tête.
- Ah ! Tordu, si tu fais ça, t’auras des furoncles même à l’intérieur de la bite… »
Nous rîmes, et j’étais épuisé… Je ne le savais pas encore, mais ce jour serait le dernier, l’un des derniers… Tout était calme autour de l’immeuble, les sentinelles pionçaient d’un œil et surveillait de l’autre… J’avais été un temps comme eux, avant de sauter dans l’aventure ! Bertrand me tapa sur l’épaule, la bouille brillante, l’extase en écharpe et me lança : « Allez, tant qu’y’a du jus, on va s’claquer des biffetons chez La Louloute »… Un rade que je ne connaissais pas, mais qui avait la réputation d’être un clapier répugnant aux filles de chair sans culot et sans culotte… Nous étions revenus aux temps des antilopes bouffées par les lions… Frimeur…
Extrait de « Mon Usine, l’issue sans suite...». Roman en cours d’écriture.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:01:29 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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