Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
Tu as la coulante. Tu as la coulante. Tu l'as la coulante. Tu coules à Nantes. Tu l'ouvres à Michel. Tu la mets dans la mèche. Tu t'fais chier à lire ce texte. Tu rumines. Tu es con. Tu fais quoi? Tu crois que ça va te mener où de continuer à lire. Les pompiers? T'en pense quoi? T'as peur du cancer? T'as les graviers sur le trottoir. Et les pensées dans l'boxer. T'as relu le passage. Tu as repris depuis le début. Tu lis en boucle... Tu as la coulante. Tu as la coulante. Tu l'as la coulante. Tu coules à Nantes. Tu l'ouvres à Michel. Tu la mets dans la mèche. Tu t'fais chier à lire ce texte. Tu rumines. Tu es con. Tu fais quoi? Tu crois que ça va te mener où de continuer à lire. Les pompiers? T'en pense quoi? T'as peur du cancer? T'as les graviers sur le trottoir. Et les pensées dans l'boxer. T'as relu le passage. Tu as repris depuis le début. Tu lis en boucle...Tu as la coulante. Tu as la coulante. Tu l'as la coulante. Tu coules à Nantes. Tu l'ouvres à Michel. Tu la mets dans la mèche. 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Andy Vérol
Publié par hirsute à 15:10:57 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
C'était plus facile de trouver un couteau suisse qu'un disque de Front 242. En même temps, j'aimais pas ce groupe et sa musique pour nazillons inassumés. Quelque chose comme ça. ça veut dire quoi, après tout, d'être surveillant dans un lycée privé? C'est comme être flic dans le désert de Gobi. Je ne sais pas si c'est gerbant, mais tout de même, un monde où tu as des H&M, des Midas et des Buffalo Grill partout, c'est quand même pas hyper rassurant. Un monde où t'as peur de mourir parce que t'as bouffé un yaourt à la date de péremption dépassée, où tu considères le groupe Trust comme une formation quasi-révolutionnaire, ou un mec comme Coluche est devenu une légende. Je rêve de relationships saines avec un mec pas asiatiaque surtout, qui me rapperait un truc romantique dans l'oreille, y lécherait du gruyère râpé. Un mec, qui détesterait le slam et les baggys, qui aimerait devenir un leader de groupe suédois électroque, un truc du genre. C'est flippant un monde où l'on construit des couloirs de bus avec des tonnes de béton, de macadam, de peinture chimique pour lutter contre la pollution... La sueur dans le bus. Les haleines de merde. Date de péremption dépassée aller chez l'dentiste avec votre franchise sécu ça t'apprendra à avoir des dents nazes et pas beaucoup de tunes.
Un monde où les gens trouvent ça efficient de lutter contre le Front National, où l'on organise des journées du goût, où le patron de la LCR participe à l'émission Groland, où des nuits des publivores sont organisées, où l'on vend des écrans plats construits en Turquie, où l'on trouve ça efficace de foutre des tentes Queshua à dispo des clochedus, où l'on aime les associations, où l'on parle des droits de l'Homme... C'est chelou. C'est flippant d'imaginer que des personnes se sentent importantes dans tout ce" bordel... Un monde où les gens ne croient plus au chaos, ... Un monde où des militants d'extrême-gauche font de la distribution de tracts à l'entrée des centres commerciaux...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 14:05:56 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Un corps/Humaine. Une femme/Gens. Une lumière.
Critique/Lourd. OK/Parfait. Suce.
Dommage/Bénéfice: S'ennuyer/Tuer. Se tuer.
Ceci est un test (triste). Copié/Et recopié. Encore.
Dimanche une histoire.
"finis ton happy-meal et ramène des sauces pour la maison"
Tu te crois chez Vérol? Planning familial?
Sens inverse. Pars. Nulle part. Pour moi.
Une douleur. Un disque. Quelqu'un, pourtant un visage.
Tu n'aimes pas?... Tu es jolie... Viens... Tiens...
Avoir le temps (de). Se tuer. Facile.
Ce n'est pas un test. (Ce n'est pas triste)
Boire.
Mourir.
Ne pas mourir.
Mais boire.
Carte chance: Continuer d'essayer.
Détruire la première place. Ensemble.
Procédé: Un drapeau. Une porte. Le paradis. Swing!...
Personne???
Publié par hirsute à 13:50:04 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Elle adddooo-rait ce que nous faisions, des concerts de rock nerveux dans une salle des fêtes horrible. Nous avions retrouvé le porte-feuille d'un mec une fois. La femme du patron de l'organisation avait appelé un numéro:
"Bonjour nous avons retrouvé son porte-feuille, pardon?"
Puis elle avait raccroché et s'était tournée vers nous:
"C'était son frère. Il m'a dit que le mec s'est tué en voiture en rentrant du concert."
Le gars, on lui avait vendu des bières toute la soirée. Il revenait au bar toutes les dix minutes et s'était allègrement enquillé une vingtaine de bières avant d'aller se gauffrer en voiture. La chargée de com hystérique, Patricia, toujours à rire à parler fort, à te parler comme si elle était amie avec toi depuis deux siècles, passait ses soirées dans nos concerts, en faisant style elle vérifiait si tout se passait bien. Le maire l'accompagnait parfois. Ils regardaient les jeunes pogoter comme des oufs, fumer des clopes, des joints, se toucher la bite devant un groupe de skatecore à la con bondissant à faire péter les planches de la vieille scène.
Ils ne faisaient jamais gaffe au fait que nous vendions de l'alcool sans aucune licence. Nous allions au Leclerc d'Osny, on achetait tout le stock d'Heineken et de Kronenbourg pour les vendre dix francs pièce. On avait un service d'ordre de vieux rockers ivrognes payés au black. Les mecs étaient totalement inéfficaces, faisaient copain copain avec les pires merdeux de la soirée. Parfois, on était débordé au bar par des anarchos qui réclamaient de boire gratos. Au fond ils n'avaient pas tort. On aurait pu brasser notre propre bière, séquestrer le maire de Pontoise et faire jouer des crevards de rockers blancs pseudo-contestataires 24 sur 24 et 7 sur 7... J'aimerais faire un film avec des jeunes punks-techtonik, m'attarder sur leur peau, les faire dormir les uns sur les autres, leurs peaux boutonneuses, blanches osseuses offertes à la vue des spectateurs médusés. Je parle comme ça. J'étais souvent aussi bourré que les mecs que je servais. Je ne savais plus comment je m'appelais parfois.
Un soir, je filtrais l'entrée des loges. Avant Amélie Poulain, Tiersen avait déjà une bonne cote. Des femmes voulaient des autographes du mec. Mais ce mec était un relou sauvage, défoncé à mort, incapable d'avoir une relation autre que basique avec les inconnus qu'il croisait. J'étais allé dans la loge de Tiersen avec les stylos et papiers des poufs fans du mec. Lui en fait était adossé à un mur, complètement déchiré, le portable collé à la joue. Putain, moi je m'en branlais de Tiersen, ça me gonflait sa musique gnagnagna, et là, je le vois se la jouer rock n'roll ce mollasse de merde. J'ai pas pu résister: "Tiersen, tu signes les autographes?" Il a fait non du doigt. Alors je me suis approché de lui, et lui ai mis une grosse baffe dans la gueule. Quel moment! En fait, c'était juste baffer un mec qui nous avait fait chier toute la journée pour des histoires d'éclairage à la con... J'ai signé moi-même les papelards des connasses qui trépignaient, la culotte trempée. "Tenez, Yann peut pas venir désolé. Il est au téléphone. Mais il tient à vous dire qu'il vous fait des gros bisous. Il a signé vos papiers. Bonne soirée". Ensuite je suis allé nettoyé les chiottes avec une des jeunes meufs bénévoles de l'organisation.
La chargée de communication de la mairie toujours contente qui se fera virer (lire son sort dans le titre) était déjà partie. Moi j'étais crevé. J'avais envie de me régaler un peu. La meuf bénévole nettoyait la cuvette des chiottes. C'était la meuf du numéro quatre ou cinq de l'organisation. Mais je lui ai touchée le cul. Elle s'est tournée, surprise, et a continué à frotter la cuvette avec ses gants Mappa roses et sa javel... Je lui ai encore caressée le cul... J'ai pensé à la baffe à Tiersen et la fois où j'avais traité dj Pone de sale racaille de merde. C'était jouissif de mal traiter les mecs connus... J'adorais ça. J'aurais voulu faire pareil avec Dj Cam, mais ce con s'était planqué. La meuf bénévole je lui demande si elle veut dormir dans mon studio après. Elle m'a répondu non. J'étais deg. Mais tu vois, après il y a eu un festival où on faisait du tractage pour notre propre festival, elle et moi. Et comme ses gros seins étaient ma préoccupation essentielle, qu'elle voulait pas tromper son mec, je lui ai bourrée la gueule en lui offrant du vin toute la soirée. On a marché une heure jusqu'à chez moi. On est allés dans mon chez moi. Elle a dégueulé son vin à plusieurs reprises et s'est couchée en slip et tee shirt sans soutif. Direct je lui ai pelotée les nib. Puis j'ai enlevé ma main. Elle m'a dit "continue", alors c'était parti pour la night.
On tirait le matos de son. On louait le matos de son pour tous les concerts. Comme des cloches, toute la nuit, on rangeait, nettoyait. Ces connards de l'organisation rangeaient les bières illico pour pas que je m'en enquille encore une paire. ça me mettait en rogne, alors je me rabattais sur les joints des roadies. Je tirais dessus. Quand j'étais bien foncedé, parfois, je chopais un micro encore branché, et je braillais des trucs honteux à la face de tous. Je traitais tout le monde d'enculé, sauf Vidal je lui disais que je l'aimais, ça le faisait jamais rire que je fasse des trucs comme ça. ça le faisait rire mais après, loin après la bataille des années plus tard, on se marre quand on se rappelle des trucs comme ça.
L'autre jour j'ai vu la chargée de com de Pontoise, qui a été viré en 2001 quand le maire socialiste n'a pas été élu parce qu'accusé d'avoir été fastueux avec le pognon des contribuables. Elle avait été virée, puis avait été plaquée par son mec, s'était mise à boire. Un soir je l'ai croisée dans le pub où je picolais tous les jours jusqu'au milieu de la nuit, il y a quelques années (avant d'en être définitivement bannis). J'étais déchu. J'avais quitté l'organisation et le magazine pour lesquels je m'étais investi.
Ma nouvelle famille, c'était les serveurs, serveuses et pochetrons du O'Sullivan à Cergy. On s'aimait sincèrement comme tout ivrogne qui se respecte. J'étais passé de VIP au Bateau Phare et à l'Elysée-Montmartre à gueulard torché dans un pub de banlieue où tous les mecs et meufs paumés d'une ville-nouvelle pouvaient s'agglutiner... Elle me dit que son mec l'avait plaqué et qu'elle avait chopé un cancer du sein. Elle était mince voire maigre. L'autre jour je la vois sur le quai du RER. Elle est devenue grosse, les cheveux courts en vrac et un style militaire... Elle semblait folle, fouillait comme une tarée dans son sac à main. J'avais envie qu'on prie tous ensemble, sur le quai, pour qu'elle revienne à elle. Bon j'arrête là, c'est bon.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 13:17:30 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai une relationship speciale avec mon président Sarkozy...
J'aimerais dire "she" plutôt que "he" si j'pouvais si j'devais pas me tenir à carreaux à cause de la loi et des serviettes à carreaux. Parce que Nicolas Sarkozy j'avais envie de faire pipi dedans et lui toucher ses gougouttes. Je l'aime beaucoup mon président, pas parce que j'aime les gens de gauche que je dis ça. Les gens de gauche font des manifs qui ne servent à rien et veulent du pouvoir d'achat. J'aime pas les mecs d'extrême-droite parce qu'ils aiment Patrick Sébastien, Patrick Sabatier... En fait, les gens d'extrême-gauche, d'extrême-droite, de gauche, de droite, du modem, ce sont des français, et les français on pourrait les crever en 15 jours en les envoyant STO en chinetoquie pour taffer comme des oufs, histoire de dissoudre la France... Mais pas le président... J'aime les gougouttes de Nicolas Sarkozy. J'aime sa bouche parfaite, un peu sensuelle. J'aimerais aussi lui épiler le pubis... et dissoudre la France et ses français.
En boîte, y a Nicolas Sarkozy qui a déliré sur la piste de danse puis sur la barre à putes que les meufs banales font les putes sur Second Life pour ça... Il s'est fait tèje de la boîte quand il a dit qu'on pouvait pas attirer toute la misère du monde à Cergy-Pontoise, au Zim's, la boîte l'unique, alors qu'il allait tout juste sortir ses gougouttes de son chemisier eud'bonnasse...
Je suis sorti de la boîte. J'étais bourré. Carla m'en fout, elle a toujours été moche, mais lui il essayait de faire pipi précis sur l'ANPE de Cergy préf', et ça m'a ému mon sens de la transgression, son sexe coincé entre son majeur et son index... M'a fait pleurer mon Nicolas Sarkozy, sa façon un peu clocharde défoncée qui invective le passant... J'avais envie de lui toucher ses gougouttes, lui arracher le slip, l'agrémenter de ma sauce et de mon langage cru salace réservé aux bonnasses de son genre... J'avais envie de ses gougouttes à Nicolas Sarko, j'avais envie de lui déclarer mes flammes (et lui faire comprendre le plaisir de la flemme à travers une bonne sieste crapuleuse sa mère), le cramer avec mon dessert BDSM assumé...
Finalement, lui et moi, on s'est mis sur le clic-clac de mon confortable HLM de banlieue, et on a regardé un épisode de Friends en buvant des bières achetées au Leaderprice des Linandes...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:53:43 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
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