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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Du sol jaillissaient des courants, des plumes d’épiderme explosées par des tonnes de cancers…. Nous avions l’obligation de sauver le nucléaire, cramer nos organismes, la vie du « ceux qui sont encore en vie »… les routes grises, les mains qui tremblent, et l’Etat enculé qui nous ignorent… Nous soulevions les déchets chiasses de consommateurs qui se foutaient de nos gueules. Nos cancers massifs et d’état étaient ignorés. Des centaines de milliers de morts d’une seule centrale, ignorée et détestée par l’Etat, rendaient mort des millions de personnes… Chacun, avant la crise, ne jurait que par Internet, et l’électricité. Nos vies plutonium, se foutaient des gens. Nos vies, juste avant la crise, tuaient des millions de gens par des maladies de la thyroïde…. Nous le savions, mais nous n’étions rien… Des bébés à 3 jambes, des bébés pourris, qui saignaient du nez dès la naissance… Des bébés sans sexes, des gens bien qui s’en foutaient…Une jour, un matin, les chiens s’en foutent. Dans le chêne massif plié par la maladie tuaient mes 12 ans. J’allais vivre les murs de vies puantes… Nous allons mourir, atrocement, un nuage de peste, la vie qui chlingue, celle de l’Homme… sa vinasse droguée au pouvoir. Nous allons mourir de nous- même…
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:04:38 dans Andy Verol | Commentaires (3) | Permaliens
La mur est glacé, les mains de ma mère était jaune cire, recroquevillées, miteuses au centre de sa poitrine maigre... Ils lui avaient mis la robe qu'elle détestait, sur les conseils de son frère et ses soeurs... Les clébards aboient toujours quand il y a du brouillard... dans un village frontalier... Au-dessus des Ardennes, planaient toujours l'humidité corrosive, les faces rougeaudes des dieux de la vinasse... On était tellement malheureux que le seul bonheur consistait à se murger en famille ou entre amis, pour pallier les hurlements de loups et des cris d'enfants violés par un pédophile laissé en liberté par des gendarmes incompétents, fiers feuilles mortes d'un drapeau tricolore bouffé par les MST... Le temps s'éteint. Les souvenirs sont un enfer... même si l'on déchire son cerveau aux alcools et aux shoots chiennasses...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:57:46 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Nous avions le culte du "devenir riche", nous avions envie de traiter sainement nos peaux, nous vautrer dans des baignoires géantes et rouler dans des caisses confortables, nous voulions bouffer "saint" et nous affirmions détester la pauvreté. Nous avions ça comme rêve, nous avions l'Etat méchant-gentil qui nous attaquait le porte-monnaie et nous remboursait nos frais de santé. Nous avions la télé, toutes ces conneries faussement culturelles qui cotoyaient les mièvreries robustes produites par des producteurs tarés. Nous avions l'hypocrisie de l'interdiction du shit et l'apologie de la prescription médicamenteuse psychiatrique. Nous avions la lueur d'une étoile qui s'éteint dans le "je m'en branle" de chacun... Derrière des églises, des mosquées, des mosquées, des types se faisaient sucer la bite pendant que des vioques et des simples d'esprit imploraient Dieu, dedans, pallier l'angoisse de mourir bientôt... Nous avions des millions de cons hypocrites qui pompaient la pulpe du système qu'ils critiquaient, des petits épargnants qui haïssaient les grands épargnants, des joueurs de Poker qui mollardaient sur des Traders, des agriculteurs bourrés aux as qui gueulaient dans les médias qu'ils souffraient de ne jamais en gagner assez... Un sorbet, un café, l'addition, "c'est pas beau la vue hein?". Il y avait un trou du cul qui enfilait sa fille tout en gueulant à la télé qu'il fallait couper les couilles des pédophiles: ça s'appelait un Président de la République ça...
Extrait de Mon usine, la suite... Roman en cours d'écriture.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:36:21 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Je déteste la politique de massacre d'Israël... ça fait de moi un antisémite? Je ne tolère plus cette sur-représentation des commentaires et infos qui parlent des juifs dans les médias... Je risque un procès, la prison, ou simplement une amende en parlant comme ça (sans compter les actions de racailles de certains à PAris même, qui ne sont que des racailles mafieuses au final). Parler de la même manière que des Catholiques, des Protestants, des Musulmans, des Anarchistes, des Capitalistes, des Communistes, du Président de la République, d'un clochard, d'une femme ou d'un vieillard, n'implique pas de réactions et encore moins l'activation d'une loi d'exception qui protège des groupes d'influence et de manipulation, essentiellement basés sur l'exploitation du Jacobisme sur la poutre minable de la culbabilité collective. Soyons clair, je n'ai déporté personne, et je n'ai jamais été nazi. Mais J'en ai plein le cul de ces lois d'exception (inverses à celles des nazis, et donc votées pour compenser un massacre) qui remplacent une culpabilité de vieillards bourgeois qui collaborèrent et devinrent ensuite les pontes de l'épuration: Papon mais aussi Mitterrand (créateur de ces lois d'exception). Aujourd'hui, on s'en branle un peu de tout ça. Juif, pas juif, on s'en fout. Un anarchiste n'a pas de race ni de religion. J'attends ma mise en examen pour ce texte. Salut grosses merdes... MEs grands-pères ont été déportés parce qu'ils étaient de gauche et français, péquenots, et cathos à la petite semaine... On s'en branle aussi, "NON?". On a voté des lois inverses pour eux? Non. Rien... En revanche les évangélistes, et nombre de nouvelles sectes sanctifient les juifs, parce qu'ils sont des créateurs originelles et non des êtres humains... D'où la politique de massacre des Etats anglo-saxons contre les Palestiniens virés... L'Etat d'Israël est une compensation minable des occidentaux, en aucun cas un Espace de tolérance, de paix et d'humanité (démocratique MON CUL)...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:46:38 dans Andy Verol | Commentaires (10) | Permaliens
Texte inspiré d’une histoire vraie.
« Je n’ai jamais goûter les glissements, ces moments de la vie où l’on tombe. Et tombe, et tombe, au point d’avoir l’impression de porter le cadavre de son frère, jusqu’au four crématoire qu’on a allumé soi-même. Il y a surtout des fils à linge et surtout de grands draps blancs dessus. La silhouette d’une femme qui les pend, puis la silhouette d’un homme armé d’un flingue… Une balle troue le drap et le corps s’écroule… ».
Il était planqué derrière le buisson, ses mains tremblaient, et son jean était trempé par une sueur folle, ce « dégouli » comme le coulis qui rampait surtout entre ses cuisses et ses fesses… ça lui rappelait ces mercredis après-midi au centre aéré, à l’époque où il était encore raciste… Un noir l’avait frappé, insulté et plié à genoux devant les autres jusqu’au point piquant du sentiment d’humiliation féroce. L’indice temps. Il se leva doucement lorsqu’il fut persuadé que le tireur s’était effectivement sauvé. Il avait reconnu Bret, ancien ami d’enfance. Et
Ses pas
Le menèrent derrière le drap où il découvrit le corps de Lucas, la mâchoire déchaussée par la chute et le torse explosé - viandes diverses de son corps juvénile - par la bastos gros calibre du killer. A loin, les lunes disparaissent, et à vie, l’histoire de la mort semble tellement une fiction inventée par les médias. Il s’écroula devant le corps et plaqua sa joue contre la joue de son frère, fraîchement refroidi… Putain, on lui faisait la sérénade et la baliverne de la démocratie et de la liberté. Il pleura dans la plaie ouvert, baigna ses lèvres, son nez et son front dans l’hémoglobine encore chaude de Lucas. Il avala un peu de son sang et mâcha un morceau de son cœur, avant de soulever son corps pour le jeter dans le coffre de sa Mustang. A ruelle, les maisons miment la solidité. A trépas, correspond les confitures délicieuses de Mamy-ma-moite. Le terrain était plein de gravats, était vague, le terrain était un ancien parking d’une immense usine laissée en ruine par les lâchetés et la cupidité éternelle de tous ceux que l’on appelle patrons. Un fatras de guiboles musclées avait fini par être immolé là, là ou ailleurs, qu’est-ce que ça aurait changé. Jimmy disait : « Tes poumons crèvent ? T’es parti en fumée avant d’crever alors ». Il traîna la masse de son frère jusqu’au four en brique improvisé. Balança le cadavre sur un talus de pierres pour allumer un feu avec de l’essence et du vieux bois. Il était crépuscule – l’heure du jour enculé par la nuit – et le ciel était au sol, le sol au ciel, les volutes de fumées toxiques respiraient le romantisme et l’heure de ratisser le potager. Il reprit le corps de Lucas malgré ses bras engourdis, et le balança dans le brasier comme un sac d’ordures. Il regarda les flammes fouiner la dépouille, quelques instants, simplement le temps de pleurer un peu, sans paniquer, sans penser aux conséquences. Ça sentait bon l’essence et la viande grillée. Ça lui rappela cyniquement ces barbecues ensoleillés à l’époque de ses études inutiles… Son frère sentait bon, pour une ultime fois. Le soleil chauffa une seconde sa nuque, pour la dernière fois. A frire les frangins, on finit par désirer les tripes de sa mère, la mode de Caen. Il sécha ses larmes avec un mouchoir en tissu, comme les vioques, et rejoignit la Mustang sans se retourner…
Deux jours plus tôt, il avait missionné des mecs pour abattre le fils d’un parrain local… Ils avaient beaucoup bu, et ses jambes flageolaient lorsqu’il marchait. Au lieu de donner l’adresse du fiston du mafieux, il donna l’adresse de ses parents. La pureté est aussi attendu et banale qu’une tarte aux pommes. Dans sa chambre d’hôtel, avant de retourner à son métier d’écrivain et de tueur à gage, il se figea devant la fenêtre et baigna ses yeux sur la ville qui l’avait vu naître et se faire torcher le cul… Dans sa valise, il y avait ses fringues et une arme…
Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:20:59 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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