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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Je voulais mettre un petit morceau en guise de bienvenue. Mais t'es pas venue. | 14 juillet 2008

On s'trempait les sguègues les uns dans les autres, dans les orifices et toute la smala des organes génitaux qu'on nous a refilés à la naissance qu'ils se sont développés de poils de boules de liquides un tas de choses comme ça. Certains d'entre nous se sont cassés le cul à passer des diplômes, bien tranquilles dans nos coins. On partait plus en vacances dans les années 80, avec rien. Pas longtemps. C'est l'impression que j'avais parce que je passais ma vie à l'écart des zones des endroits titubant où j'ai fini par atterir. ça n'aura finalement servi à rien de se tamponner comme des cons les uns dans les autres. ça servait à rien de rêver d'un monde machin-chose avec des cons béats souriants dans tous les sens comme des primitifs qu'on enfermerait à Guantanamo-ya-à-manger-tous-les-jours... J'ai pas mis plus de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. J'ai même pas profité d'un ciel bleu depuis plus de 10 ans. Asshole, le temps pour moi de perdre tous mes cheveux, ma virilité, mes rêves et la vitalité nécessaire... L'alcool et les clopes frelates enquillés en tonnes dans l'organisme. Revenons-y aux organes, ce qu'il en reste après ces dix années de destruction et d'internet. T'y crois pas toi. Tais-toi, t'as l'qui-vive qui pend qui sort d'la braguette à ton quotidien d'putasse. Ssshh.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 20:04:28 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

La France est devenue une grosse pute... | 14 juillet 2008

kad Merad lit le préambule de la Déclaration des Droits de l'Homme devant un parterre de dictateurs et autres bouffes-peuples...

Quand j'étais petit, on me racontait les dictatures... On me racontait les nazis, mais aussi les communistes de l'autre côté du Mur de Berlin. Quand j'étais petit, on me disait que la dictature, ça te foutait des gens au trou pour leurs idées, ça empêchait la liberté d'expression et de mouvement. Quand j'étais petit, on m'expliquait pas qu'on reconstruisait une dictature sur la base d'un discours universel, celui des Droits de l'Homme, de la Paix pour tous, de l'oeuvre civilisatrice des idées humanitaires. On ne me disait pas que si je lançais publiquement que le Président n'est qu'une ordure, un mafieu, un crevard et un dictateur camouflé par la manipulation massive des votes, je peux me retrouver en taule, privé de mes droits civiques et considéré comme un criminel, par la société toute entière... Car je suis en droit de m'interroger. J'ai beau interroger des dizaines de personnes partout autour de moi, pas une seule personne, en un an, ne m'a dit avoir voté pour Sarkozy. Pas une seule.

Depuis un an, la constitution européenne rejétée par le vote en 2005 a été remise en route (merci aux valeureux irlandais, et quelque soit la raison pour laquelle ils l'ont fait, d'avoir stoppé, un instant, l'instauration d'un régime ultra-libéral autoritaire et criminel), le coude à coude accéléré entre les grands pourris du monde (Berlusconi, Bush, Poutine, Sarko, l'ensemble des dictateurs africains, le régime chinois, etc.), l'art annihilé de la sphère publique, la remilitarisation des zones de paix, l'enfermement de milliers de citoyens des couches populaires, la destruction accélérée des systèmes solidaires collectifs, des lois de protection des salariés, l'intensification de la distribution unilatérale des deniers publics à des patrons de multinationales, héritiers branchouilles et fils à papa, l'utilisation du "Storytelling" à toutes les sauces, forme moderne de construction d'un discours et une idéologie de la dictature sur les pensées, les libertés, ...

Et toi français qui te satisfait de ça. Tu te satisfais, que tu sois de gauche ou de droite, de ton quotidien bien assez nourri, des crimes camouflés à ta vue... Tu es passif parce que tu n'es que le chien du pouvoir. Ton discours sur les produits bio, ton souhait d'universalité, de paix, de protection de l'environnement provoque les révoltes de la faim, les emprisonnements de millions d'innocents à travers le monde, les suicides massifs de personnes luttant pour leur vérité qui n'est pas la tienne, ... Si tu ne te sens pas coupable, pas responsable, pas concerné, si tu es contre mais que tu ne veux pas la destruction rapide du Capitalisme, tu n'es que le jouet, la chose, le clébard de tout ce système. Tu sers à rien...

"Je hais mon pays, et je hais la France, je hais la Patrie et je hais les gens, je hais les armes et je hais les larmes, je hais les jouets et je hais les bombes, je suis un survivant de l'armée noire, soldat, je suis un survivant et suicide-toi..."

Andy Vérol

Publié par hirsute à 10:38:34 dans Andy Verol | Commentaires (12) |

Je suis ta skoliose chaudasse... MAis... on n'a pas envie d'en parler... Mon Usine, la suite... | 10 juillet 2008

Vous aimez la poésie? Vous aimez la poésie? Je sais pas. Je lis pas beaucoup. Je crois pas que la poésie soit ma tasse de thé. J'ai rêvé un jour de Dieu. C'était un moment où tout allait bien. Il avait l'air d'un vilain p'tit bonhomme... Que personne ne l'a jamais été. Sous un mètre de neige! Ce sont ses cicatrices! Et si elle a pris l'avion. Vous ne m'avez pas écouté. Je ne sais pas quelles sont les habitudes à Los Angelès.

Je ne serai vraiment jamais là. Je serai toujours assis juste derrière toi. Mais tu ne me verras pas. Peut-être je me branlerai, je jouerai aux dés, un peu au poker. Je regarderai aussi le ciel et la sueur. J'ferai des petits massages pétillons aux boules de cuir qu'on appelle Ton Cul. On fera des bisous milliers, on essaiera aussi de suer ensemble dans l'souk de nos rêves han,... Patrice tu es un jeune français de trente... ans... J'suis un anglais d'soixante l'an qui bande encore, pas menu, costaud... L'Europe. On est l'Europe. L'union. Je ne  m'inquiète pas pour toi. J'ai des couches sans marque et des vins épais à te faire goûter. Il est seul. Mais je le surveille. T'es un petit merdeux français Patrice. Un noir beau comme l'fromage qui pue mélangé au délicieux vin qu'on paie cher euh chez nous. T'as le bambou raide Patrice. Tes implants mamaires sont malaxés par mes mains qui ont tenu délicieux le volant d'une bagnole le monde entier avec.

T'es comme un funk sensuel pour moi Patrice. T'as les mains caleuses qui glissent facilement sur le creu de mon dos pourri pas la skoliose... ça sent l'verni de femme sur tes gros ongles d'homme ouvrier...

Les femmes ont un fétiche, et ce sont les odeurs...

Tu as les faux seins dont je rêve, tu es l'escalator d'mon centre commercial, hue han, d'ma ville volée moche d'banlieue...

C'est à Polo de m'enquiller une grosse baffe dans la gueule... Je te cracherai comme la mer à boire... Tu verras. Tu sentiras.

Mon Usine, la suite...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:40:58 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

"Les émanations de merde et d'essence sont enivrantes" Mon Usine, la suite... | 09 juillet 2008

C'est l'Europe qui portait la culotte... Polo ne s'endort pas. Je viens de lui mettre une belle mandale dans la gueule. « Oh t'es fou toi ou quoi ?! » Je lui réponds : « Tu t'endormais l'portos, j'viens de te sauver la mise, la vie, l'existence... t'es pas prêt de dis paraître dans les bras de Morphée, tu vas morfler encore l'portos dans c'monde de con... Là, juste au bord de la cuvette à merde. »

 

Les émanations de merde et d'essence sont enivrantes. Je traine dans la fiction et y largue ce que je veux. Je veux sortir de là. La maison est à deux pas de nous, mais nous campons là. L'impression d'être morts, d'avoir à nous réveiller dans l'bras de « l'humiliant », cette sorte de pinard invisible que les époques passées nous ont habitué à boire. Voire à accepter. Tuer le temps encore en nous shootant fumeux aux gaz poubelles et d'échappement. « L'portos ! Oh Polo ! Merde ! On est reclus là, on s'y est jeté de nouveau sur les genoux puants... »  Il dit, « tu dis quoi là ? ».

 

Quand Malik posait sa main sur ma cuisse, j'avis des frissons. On n'avait pas les mêmes jeux au début des années 80, cloîtrés dans nos Ardennes merdiques. On se postait, accroupis le long d'une rigole courant le long d'un trottoir et on y faisait flotter, couler parfois, des brindilles-navires, des bout d'bois-bateaux... On avait ça et notre imaginaire puissant pour s'amuser, se transporter dans des mondes ailleurs. Avant de s'embrasser goulument dans les ronces et ressortir en courant de là-dedans en faisant mine de rien. Pas trop de télé à ce moment-là. La télé était l'amie-ennemie encore. Quelque chose de ce genre-là, avant que la France comme tout l'Occident, le reste du monde, ne sombre dans le pathétique des écrans partout, des images, des films, des clips des pubs, des infos choc... Les idéologies noyées...  Dans le flux de pixels incessant qui, sans pitié, énucléait les plus vigilants...

 

Tu avais le jeu des pétards qu'on balançait à la gueule des passants, surtout les chétifs, les minables, les petits. On riait après avoir détalés, courageux froussards que nous étions... Etions.

 

Mon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture)

 

Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 14:47:34 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

T'en PARLEs PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO! | 09 juillet 2008

 

T'en PARLEs PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!T'en PARLEs PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!T'en PARLEs PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!T'en PARLEs PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!T'en PARLE PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!T'en PARLE PLUS DE guantanamo! GUANTANAMO!

Bon alors le mec offre Gaz de France à ses potes à ses potes milliardaires, donne la pub à ses potes milliardaires, renforce les lois anti-immigration européennes, va malaxer ses couilles à Pékin, y trempe le gland dans les nouilles... Derrière les murs...

"On est sur la cuve à humer la merde, la chiasse, ce mélange de pétrole ultra-fluide, de merde, de vomi et autres matières organiques moisies, pourries, rongées par l'essence. Polo semble mourir luttant encore les yeux ouverts. Ils disaient tous que les mecs qui se battaient dans des guerillas n'étaient que d'horribles monstres. Ils ne réfléchissaient pas les français de cette époque-là. Ils offraient leurs dirigeants, leurs soupes à milliards... On voyait s'éroder les classes moyennes, au bénéfice des classes populaires, pauvres, zonant dans des jobs mal payés, à l'écart des lois de protections des salariés, ... C'était ça ou zéro revenus. A cette époque-là, il existait encore des systèmes solidaires, des systèmes collectifs organisés par des "partenaires" sociaux. Ceux qui possédaient, les classes moyenneux et les bourgeois votaient "sécurité", performance économique et libéralisation. Pour faire voter en ce sens ces cons de pauvres ou de miteux besogneux des quartiers qu'ils ne fréquentaient jamais, ils injectaient des milliards dans la communication, avaient la mainmise sur les télévisions, les radios... Oui, c'était la France des années 2000. Les opposants à cette logique de pute collective, étaient inaudibles, écrasés dans la multitude des blogs, sites, myspace, youtube, ... Inaudibles, plongés dans les voix-millions d'autres opposants connectés au réseau internet mondial... Il n'existait plus aucune possibilité de transmettre les vertiges de pensées-autres...

Polo dégueule encore..."

Mon Usine, la suite... (Roman à achever)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 07:52:08 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

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