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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Comme çui d'un minot de 10 zobs d'ans | 27 juillet 2011

ça va tellement vite Internet, la couleur de mes chaussettes, les routes mal foutues qui courent entre les collines... Aline ma cousine, ma meilleure cousine de mes 15 ans accuse le coup, les façons-glace d'un ciel rouge hissé dessus ma tête de crétin... Des nuits en mobil-home, des soirées culs sur les galets froids, l'bivouac avé Nathalie qui te roule des pellouches en reluquant Kévin du coin de l'oeil... la chatte trempée par ses pectos à lui, les lèvres mouillées par ta langue de puceau... comme une tringle à rideaux mais avé la bite et l'torse plat et lisse comme çui d'un minot de 10 zobs d'ans...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 20:25:11 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Que les artistes parisiens ferment leurs gueules | 26 juillet 2011

Le titre est bidon mais il exprime la réalité d'une ville où des jeunes de pacotille font mumuse à la branchouille et aux looks pseudo-destroy... Pour rappel, les derniers punks ont disparu au milieu des années 80... Depuis, parlons de postures, de styles, de cassos du cerveau... Il y a encore trois-quatre ans, j'appelais ça l'intra-périph', un espace blindé de prétentieux, de fils à papa et de fauchés suce-aides jouant la parodie grotesque de la création destroy, sans idées, sans la conscience inhérente à tout mouvement crédible... J'ai eu à sortir deux - trois fois dans ces lieux où chacun joue l'artiste, le distributeur automatique de "regarde mon oeuvre". Au final, tout ça est creu, flasque, bâtard... Tu es accaparé parce que tu as un "nom", une sorte de statut invisible qui consiste à être quelqu'un... Je mets les points sur les "i" ou les gueules, tout ça n'est que du réseau, une manière suceuse de créer des "actus" dans le but de se vendre, de se crédibiliser aux yeux de pigistes sans le sou, d'artistes aux "oeuvres" minables et sans message... Il est devenu essentiel à Paris d'être un "artiste" ou un "journaliste" ou un "tendanceur" ou encore un boss de l'événementiel... Certains diront que je crache dans la soupe, mais ma soupe à moi, c'est l'écriture, merdique ou correcte, et en aucun cas croiser tous ces lamentables suce-bites de la création panameuse... Le crédit, c'est l'écrit, pas le look et l'attitude. Pour ma part, que je sois lu ou non, je n'écris pas pour exister ni pour me guérir de névroses... J'écris parce que je suis un merdique qui n'a pas choisi... Dehors le vortex se referme dans la masse d'eau noire... Un képi surveille la maison de retraite et une vieille folle soulève sa robe en implorant dieu, le sien, le grand, le planqué qui lui fera une place dans sa grande maison... Je ne suis pas punk, je l'ai été par connerie, "par adolescence". Je ne suis pas anarchiste, je l'ai été parce que ce monde m'effrayait et que le seul fait de demander mon chemin dans la rue ou remplir une feuille d'impôt m'effrayait, m'emmerdait... Je suis acharniste, voilà mon terme, mon idéologie, ma pseudo-philosophie: j'écrirai à jamais, sans fin, et je ne servirai jamais la tambouille à tous ces crétins qui se fistent comme des porcs dans les soirées parisiennes... Mes yeux se tournent vers les que-dalle, ce que je suis aussi, des scribouillards, des faiseurs de visuels, des donneurs de potages aux crève-la-"fin"... Je soutiens toutes les lois qui permettent de réglementer les soirées de l'intra-périph', pourvu qu'ils ferment tous leurs sales gueules, et crèvent dans un silence assourdissant...

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 10:31:59 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

Tu n'es qu'une larve psychique, et moi depuis ma prison, je me marre... | 25 juillet 2011

Même si Malik n’avait pas dit ça, le monde aurait changé. Je pensais souvent, lorsque j’étais petit mais aujourd’hui encore, qu’il suffisait qu’un ami proche affirme une chose, un concept, une pensée pour que cela transforme toute la planète… Jusqu’à l’âge de 13-14 ans, je croyais l’univers malléable, courbé aux pensées de mes proches et moi… Mais Malik, même s’il se livrait à des attouchements, ne m’a jamais conduit à l’homosexualité, mais simplement au plaisir instantané, un besoin étrange d’assouvir des envies inconscientes… Il changea pourtant le monde quand un matin, nos culs nus dans la rosée et la boue du Maroc, il m’annonça : « Quand on sera grands, on aura tout, on saura tout, on saura qu’on peut avoir tous les plaisirs qu’on veut… On se cachera plus comme aujourd’hui pour s’habiller comme on veut ou dire qu’on aime les nazis ou les dessins animés… On sera des hommes électroniques ». Je me penchai et collai mon oreille entre ses pectoraux naissants… Il y avait une odeur de fumier… Nous aimions encore les effluves de merdes de vaches… Vierges de gel douche, propres juste ce qu’il faut, familiers encore des bêtes que l’on tuait que l’on mangeait, familiers des saisons, des légumes sortis de terre, familiers du racisme populaire, des fous que l’on jetait en HP, des originaux que l’on bizutait… Nous parlions après l’assouvissement de nos sens pour influer sur le Monde, pour changer la race humaine. « Je suis qu’un arabe maintenant, mais plus tard, on ne sera même plus rien, rien que des gens tristes dans des villes, des gens avec des larmes toutes grosses alors qu’on aura tout ». Malik m’avait souri et était rentré chez lui. J’étais encore rentré presque nu, me faisant baffer par tata sur le pas de la porte… « C’est quoi une overdose ? Tu sais toi ? ». Malik me répondit quelques années plus tard, dans une lettre fleuve écrite au fond de sa cellule : « L’overdose, c’est le monde dans lequel on vit… Je t’avais prévenu quand on était petiots. J’espère que tu te sens mal dans ta peau, que ta tête pleine de pensées contradictoires te minent jusqu’au désespoir… Tu as tout, les moyens, le confort, des écrans et des infos, mais tu ne te sens pas heureux… Et tu sais pourquoi tu ne te sens pas heureux ? Parce qu’on n’a détruit ta nature de producteur et qu’on l’a remplacée par l’obligation de courir le bonheur, le plaisir, l’orgasme, la joie, … Tu n’es qu’une larve psychique, et moi depuis ma prison, je me marre… Je n’ai pas rencontré Dieu, je l’ai abandonné à son triste sort… Quand je sortirai, je tirerai dans le tas simplement pour voir la trouille dans le regard de courbe-échine comme toi… Je ne suis qu’un sale bougnoule pour pas mal de blancs, mais ils ne savent pas qu’ils ne sont devenus qu’une sous-race de leurs propres machines… Et tout le monde sur la planète se jette maintenant dans le même gouffre que vous, avec plus ou moins de chance et de succès. Un jour, un mec comme moi te tirera une balle dans la tête, et tu seras soulagé dans la seconde qui suivra ».

 

Mon Usine, la suite… Roman en cours d’écriture

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 13:12:42 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Ma nouvelle libido de jeune vierge | 25 juillet 2011

J'avais finalement décidé de mettre les robots-nettoyeurs et les bot’ tondeuses au garage... Les hommes blancs et leur nouvelle docilité acquise à coups de triques et de crises rendaient leur main d'œuvre moins onéreuse. « Je suis Léonel, je décide de tout ici… Vous n’êtes que mon assistante et ma chose, ma chère Mary-Line ». Elle tira la gueule et me balaya d’un « vous avez changé » atone mais tendu. Fort heureusement, elle n’avait jamais directement secondé cette Vérole… Je lui ordonnai un café serré et commençai à simuler un avion pour signifier que je la survolais : « Moi j’suis le pilote, et vous êtes le supersonique dans lequel je suis confortablement assis, manettes en mains ». Une femme touchait les robes en solde de ses doigts longs et fins. Je remarquai son vernis noir et la forme d’un string dentelle sous sa jupe blanche… L’image était parfaite et ces deux nouveaux écrans qui me donnaient l’accès aux boutiques de prêt-à-porter de luxe, m’offraient la plus grande satisfaction… D’une quarantaine bien tassée, elle avait encore un visage assez juvénile. Le perfectionnement des techniques de greffes appliquées à la chirurgie plastique allait permettre à des hommes et des femmes, de modifier à souhait le physique de leur conjoint. Si les gouvernants avaient permis de libéraliser totalement ce secteur, c’était pour lutter contre l’usage de partenaires multiples… Dans l’un de mes laboratoires, deux jeunes chercheurs développaient une nanotechnologie capable de métamorphoser la libido de n’importe quel individu… Je jouais au cobaye lors des premières semaines de mon arrivée… Ils testèrent sur moi une libido purement féminine, m’injectant des synapses synthétiques qui vinrent se loger à la place de mes synapses naturelles dans la zone caractéristique du désir sexuel et baissèrent mon taux de testostérones…  Ma queue se comporta théoriquement comme un vagin, appelant la pénétration… Les maux de tête furent terrifiants et des crampes butaient les muscles de tout le corps. Mary-Line déposa ma tasse entre deux plateaux dégueulasses remplis de déchets de bouffe avariée. « Virez-moi toutes ces merdes ». La femme sortit de la boutique avec deux sacs pleins de lingerie. Allait-elle en user pour baiser ? Ou bien allait-elle simplement la porter pour « se sentir belle » et consciemment ou inconsciemment, se « sentir désirable ». Elle avait sans doute déjà changé plusieurs fois de corps, de visage et de libido durant sa vie, donnant entière satisfaction à « son » homme… Je demandai à Mohammed de la suivre avec une micro-caméra incrustée dans la poche de son veston noir… Puis j’oubliai cette femme, puis j’appris par voie de presse, deux jours plus tard, qu’une quadragénaire des quartiers avait été violée et dépecée par un certain Mohammed Blondet, mon vigile… J’espérais pouvoir récupérer ce qu’il avait filmé et me faire plaisir… Le commissaire Guerdon finit par me fournir ce que je voulais… Je téléchargeai les 21 heures de tournage clandestin et me plongeai dans le déroulé avec délectation… Au préalable, je demandai une injection de libido correspondant à celle d’une jeune femme saine d’esprit et de corps, de 18 – 25 ans environ… Ils me piquèrent dans la tyroïde et dans la tempe droite… Après deux heures de coma léger, je retournai dans ma salle aux écrans dans une chaise roulante poussée par mon assistante écœurée. « Les maux de tête d’abord et l’envie de vomir. J’ai envie d’appeler tout le monde « saucisse », mes doigts tremblent sur le clavier, les vitres fumées des voitures m’horripilent. J’ai 21 heures de « bande », la pousse des poils est douloureuse. Il y a un invisible qui m’a dit que je commençai à schlinguer la vieille chèvre… Ma virginité retrouvée, je peux à présent presser sur mon imaginaire et laisser les fantasmes compulsifs me carrer la croupe, me désarticuler la crampe… Rien de criminel à ça, l’époque m’en donne le droit ».

 

Extrait de Mon Usine, la suite… Roman en cours d’écriture

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:00:57 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

On appelait ça un transistor | 24 juillet 2011

Il  était grand temps de faire comme bon me semblait. La fin de journée ressemblait au pire des orages, et les malchanceux contraints de prendre les transports en commun étaient battus par un vent violent venu du sud. En fait, il faisait une chaleur étrangement estivale… Des dizaines d’oiseaux métalliques passèrent dans un fatras sonore abominable. Mais personne n’y prêta attention, sauf moi, les yeux rivés vers les bides massifs de ces colombes de malheur. Un homme noir au visage grave me demanda : « Vous avez quoi dans votre sac ? ». Je ne répondis pas, subjugué par les dernières bestioles volantes… La glace à la vanille que je transportais dans le sachet en matière biodégradable commençait à fondre et ce curieux s’en était inquiété. Je m’en éloignai et me postai près d’un arrêt de bus censé m’amener à la Nouvelle Défense, cet ensemble de buildings bien connus du Nouvel Occident. Malgré les questions que j’avais à poser à mon ex-boss, je ne pensais qu’à rejoindre Dalia et ses satins de peaux, ses réponses étranges, sa voix confiture et sa passion pour les rituels sexuels avec des anonymes connectés au Parralel Réseau… Une nuée d’affreux criquets rouges envahit alors la baie de Cergy. Nous pouvions entendre les appels à l’aide de La Jeune Atlantique (ses crocs formés par l’écume) et le rugissement des milliers de roues de bolides… Belle biche, ces souvenirs… Je me recroquevillai sur la palette de bois. Le mal de dos était terrible et ma bouche était encore pleine de ces quelques criquets qui étaient parvenus à s’engouffrer dans ma mâchoire mécanique… La glace m’avait donné mal au ventre et une conversation avec une vieille magouilleuse dans le bus, m’avait tout simplement retourné le moral. Fort heureusement, il y avait Dalia et ses courbes freluquettes/allumette… Son âme n’existait pas mais son sexe-à-pile était stupéfiant. On avait appelé ça un transistor (Transe is store, affirme l'Historien DF2) dans l’Autre Temps, il paraît même qu’à cette époque-là, on avait des relations sexuelles avec des congénères, des êtres humains de chair et d’os, parfois même de plomb et d’un indice chimique interne équivalent à une cascade infinie de cellules cancéreuses. Et Dalia m’annonça qu’un homme était mort écrasé par un Elu des Divins… Et Dalia me dit qu’un horizon du Vieux Paris avait brûlé, que deux Eternels avaient  trouvé la mort… Je m’en foutais, la fraîcheur de ma cave, le silence à peine pété par les pets et les ronflements d’autres résidents m’apaisaient… Puiser dans la fosse aux oublis. Balayer… J’attrapai Dalia qui ne cessait de me parler du monde extérieur, feignant de ne pas me désirer, et je l’appliquai contre mon pénis et le tuteur en bambou bleu… Mes pupilles partirent au ciel et la sueur s’écoula vulgaire entre mes biceps et mes côtes. J’étais bien, bulleux, à peine perdu, privé du désir de vie… Le bas-ventre commanda et des tonnes d’yeux déments se posèrent sur ma fraise, dans la nuit de la cave étroite… Touiller la crasse accumulée sous les lattes du sommier… Un ultime élan de reproducteur m’électrisa avant qu’on me désactive pour cent ans…

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 17:02:24 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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