Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Le Palace est un lieu mythique de connards & Alain Pacadis, non.
Je regarde le docu de Gregory Hervelin et Vladimir Tybin sur Alain Pacadis... Pour les neuneus ou les trojeunes, Pacadis était une sorte de précurseur, sans doute le premier à s'être immergé dans le punk authentique français. Si tu veux en savoir plus, tu lis le Wikipédia du mec.
Il était le punk authentique à la française, avec sa tronche de gosse sur-vieilli par la guedro et l'alcool, le punk sauciflard, le hardcore vinasse, la bite-pain-blanc... Ce mec est mort comme il a vécu: moche et défoncé... parfois génial, souvent mauvais. Moi je suis d'accord avec ça. Le punk c'est, comme dirait Théolier, la loose, la vraie...
J'ajoute, c'est la vulve de la baston, Pacadis.
Le docu est bien sur le sujet. En fait, les réals ne parlent pas de Pacadis, ils laissent parler tous les blaireaux qui ont survécu à ce mec. Tu as Manoeuvre, le journaliste le plus merdique de l'histoire du rock (il a du pomper une Fender foncedé au diabolo menthe ce trou duc...). Tu as Jack Lang. Putain Jack Lang, ce mec à la peau légèrement vérolée qui se coltinait l'anus de mecs fébriles à la Techno Parade (Je connais, ouais, je lui ai causé assez comme ça hein, vers des 2 heures du mat', avec le gland gros).
Moi Pacadis, c'était un non-lieu, un rien, un que-dalle. C'était un dieu de la vraie baise, à toucher les couilles de shemales vulveuses (la vitrine pétée de ton sexe), sans bander, en sniffant comme une merdouille, les couilles...
Le film déroule des témoignages extraordinaires, des survivants du punk des premières heures, des débris vivants, des trucs qui font comme moi, avec 15 - 20 ans de plus, qui picolent 2 litres de vin chaque jour, encore à 50 ans... ça me fait tellement mal au coeur, et ce document est tellement génial, authentique... Pacadis qui se savonne pour tenter de re-sentir bon. C'est comme ces jours où je suis planqué des jours... PAs des jours, des semaines, des mois. ça ne s'arrête jamais.
Le pire, ce sont tous ces bons sentiments de témoins, ces punks, soi-disant vrais de vrais, qui racontent que c'était tellement dur à vivre cette mort de Pacadis...
Mais j'ai une sorte de front violent quand ça commence à m'agacer-nerfs. Pour connaître la fin pas tragique, mais joyeusement hardcore de Pacadis, tu d'mandes le documentaire...
C'était juste pour dire ça... Lire Pacadis? Oui mais où?
Andy Vérol
Film: Alain Pacadis: un héros in
Réalisation: Gregory Hervelin, Vladimir Tybin
Produit par Not For Production (.net)
Publié par hirsute à 21:04:42 dans Andy Verol | Commentaires (5) | Permaliens
Tu mets tout le temps... du temps, à réagir... Les morceaux dans la bouche. "Manger des peaux de pomme de terre".
"Doummmmmmm", il dit avant de s'endormir, avec sa jolie bouche pâteuse. J'ai finalement quitté le salon, la cuisine, la piscine, à jamais, pour rester avec lui et le regarder, et lui parler. Et l'aider, et lui donner à manger.
"T'es dingue ou quoi?
- Non, je suis exalté, j'ai le droit. Vous faites des choses à vous, je fais des choses à moi.
- Syndrôme de Stockholm à l'envers.
- Non à l'endroit... Rappelez-vous seulement de qui était la Vérole pour nous."
Non, ils ne veulent pas se rappeler. Comme ils ne se souviennent plus qu'on nous vendait des crèmes pour l'été-la-plage qui n'avaient aucune efficacité contre le cancer. J'avais eu à attraper un de ces malins, qui avait pourri ma vie pendant huit mois.
De justesse.
On chopait des cancers. On nous soignait. On nous disait qu'on creusait le trou de la sécurité sociale qui était un système pas si mauvais... Maintenant qu'on y repense. On nous soignait très cher pour nous guérir de cancers qu'on chopait à cause de notre système de production globale, notre façon de consommer. On nous faisait payer des franchises quand on tombait malade, on nous privait de soins fondamentaux quand on n'avait pas de boulot, plus de mutuelle. On avait de moins en moins d'hôpitaux, du matériel ultra-coûteux qu'on ne pouvait pas dispatcher partout, faute budget. Ils mouraient les espèces d'humains qui n'avaient rien (dans le silence, contrairement aux icônes salopes du rock, de la pop ou les ...) faute d'être au bon endroit, au bon moment, ... C'était un monde injuste qui se dépeignait en monde juste... tout en ne cessant de se démolir... Chaque conquête sociale avait finalement été abattues par les dirigeants et leurs sbires... les citoyens...
Il a des sortes de soubresauts. Il est couché sur le côté. "Je te kisse en me la coulant douce dans l'agonie. Tu es si gentil de rester à côté de moi. Et m'aider."
Je n'ai plus qu'un corps, fébrile, à ma merci, à quelques instants de la nuit. Je pense, avec le manque de sexe, à l'utiliser pour soulager mon sexe, et mes pensées/ombres... et mon sexe, pour vider mon sexe dans son pré-cadavre d'ancien puissant... Là.
"Tu te rappelles quand les gens qui votaient ont commencé à tout détruire par pure lâcheté?"
J'avale une gorgée de Rhum. C'est
le rhume
de ceux
qui faisait la fête
dans les fions chauds, les succursales de l'Occident: les Antilles... Ce genre d'endroits où les noirs étaient toujours considérés comme des noirs - qui amusaient la galerie toute neuve de ceux qui étaient contre le racisme-c'est-dégueulasse et le tralala qui allait avec : "Ouais je suis juste intolérant avec les intolérants..."
On était comme des chiens bouffant le cadavre de leurs maîtres...
La Vérole se retourne et tente de me regarder avec ses pupilles pleines de pisse: "Je suis content que tu me sois resté fidèle."
Mon Usine, la suite... (Roman toujours en cours d'écriture).
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:39:36 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
"Lève-toi mon petit, t'as besoin de laver ton sexe et tes pieds, chercher du travail... et ranger ta chambre, couper ton ordinateur, éteindre ta console, ton MP3, ton portable. Il faut que tu donnes des caresses. Il faut que tu changes ta chambre, que tu mettes les meubles autrement. Il faut que tu ailles aux Etats-Unis, pour apprendre l'anglais, c'est important d'être bilingue dans le monde dans lequel on vit, c'est comme ça que tu trouveras un travail digne de ce nom, que tu comprennes la politique, que tu arrêtes d'essayer mes robes de gala, les robes de gala de papa, c'est pour qu'on puisse manger correctement. Que dans l'hiver canadien, je puisse proposer des spectacles travestis pour aider à sauver les ours blancs, faut avoir des bonnes notes à l'école hein?."
"Tu fais chier papa."
Je lève ma grande paluche vers le ciel avant de l'éjecter contre la joue du fiston.
"Tu dois le respect à daddy/papa. Tu n'es qu'un merdeux. Tu t'amuses, tu vis à la cool dans ta piaule dégueulasse. Mais c'est moi qui te nourrit. Tu me rentres dedans sans cesse pour me dire que les africains sont tes frères, que tu es solidaire des asiatiques qui se font buter, des sud-américains qui luttent pour leurs droits. Quels droits? Tu m'expliques? T'as des droits ici non? Mais tu me balances que je te fais chier. Et je vais te dire pourquoi tu me lances des trucs de connard comme ça à la gueule. Parce que tu as plein d'hormones dans ton corps. T'as juste envie de baiser tout le temps, tu n'as aucun courage, tu joues au coq qui veut contrôler la basse-cour pour te dire que tu es quelqu'un. Mais moi je suis papa-daddy, et tu sais que si tu lèves la main sur moi aujourd'hui, je te pulvériserais contre un mur... même si tu fais du Kick Boxing et du Karaté. Je te pulvériserais."
Je referme le cahier. La Vérole a écrit ça en janvier 2008. Apparemment, il avait un fiston et retranscrivait intégralement leur relation sur ses cahiers pourris.
"Oh shit, What a fuck... Yé Truuuu".
J'écoute un vieux truc. Le rap c'était bien. ça a contribué à la destruction du monde et sa grosse queue bien raide, pour le bonheur de chaucun. La Vérole est tordu de douleur. Il a des diarrhés depuis des jours et des jours. Une fièvre colossale. Le maître du monde qui croupit comme une huître sur le macadam de la cave.
"Tu vas tenir le coup la Vérole? Parce que je te rappelle qu'à cause d'enculés comme toi, on n'a plus de système de santé rentable. Tout comme les Arabes ont niqué leurs avancées fondamentales en se laissant submerger par une nouvelle religion et baffer par l'occident,...; les occidentaux sont en phase de finir dans le même coulis de décadence non assumée... Et..."
La porte de la cave s'ouvre. La lumière artificielle déboule dans les pupilles comme une explosion atomique de forme rectangulaire.
"La relève".
Je ramasse ma serviette, mon coussin et mon flingue. Mes clefs sont restées dans la poche.
"Salut la Vérole, je récupère et je reviens à toi."
Polo fait sa gueule de con. Les séances de surveillance nous extirpent de notre confort volé.
Mon Usine, la suite... (Roman toujours en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:54:00 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Putain que je regrette d'être aller là-bas. Je ne suis pas du genre à regretter, sauf dans des cas particuliers, du genre je me suis pris un platane parce que j'avais pas gonflé les pneus, ou j'ai pas acheté de pq parce que je voulais faire l'écolo des chiottes.
C'était pourtant bien parti. J'étais aveuglé par une illusion. Avec la sortie de la bio sur Manu Chao, je me suis dit qu'il serait bien que j'aille là-bas pour le voir sur scène et me faire une idée du débris fiévreux qu'il serait éventuellement devenu. Ensuite je comptais passer la soirée avec le groupe la Phaze, me torcher aux frais du festoche et me propulser dans le ciel orageux de ma fin du monde, un truc comme ça.
Mais arrivé à Porte Maillot, ça s'est compliqué direct. Il y avait des fils à papa, des genres de jeunes meufs instits ou en passe de le devenir avec des fringues de fausses hippies (ou vraies, je m'en tape le coquillard de cette culture du "je flippe, j'utopise puis finalement j'aime pas trop avaler à la fin"). Là je monte dans la navette et m'aperçois qu'il n'y a que des clônes de ce genre, que ça! Des centaines de ça! Ahhh! Le cauchemar. Pas un keupon, pas un destroy, pas un malade mental, pas un viocque, pas un gugusse aviné, pas un type qui parle trop fort, rien... Juste des étudiants blancs, officiellement de gauche (avec tout le tralala nauséabond qui va avec: belles pensées, raccourcis idéologiques, obstination à ne pas reconnaître la violence naturelle, etc. Bref des gens qui pensent bien pour les autres mais qui ont une vue aussi étroite qu'un candidat de Secret Story [Le secret de Coline, elle est de gauche et dé-tes-te les gens violents, aime manger bio, adore Renaud, Ferré et Amadou et Mariam]), avec une pure personnalité de dauphin (fonctionne en groupe et est faussement gentil).
Bon voilà, j'étais engoncé dans la navette gratos et j'avais une boule dans le ventre. J'avais envie d'un pogo, de brutaliser tous ces gogos répugnants... "Qu'est-ce que je fous là putain..."
A suivre?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 11:54:36 dans Andy Verol | Commentaires (4) | Permaliens
Dès demain, je me jette dans l'arène. Direction Solidays, le festival où je me suis toujours refusé à aller. La programmation y est consensuelle et sert la soupe à un paquet de gogos gaucho à deux balles... J'y vais parce que je vais y retrouver Damny, chanteur de la Phaze, qui a préfacé ma biographie de Manu Chao et qui jouera demain soir à 20 heures. Ensuite j'irai dimanche pour croiser Manu Chao himself en live, et peut-être etc.
Bon voilà, je suis toujours pas devenu un connard. J'ai des morceaux de jambon dans la connerie. C'est tout. Un mec m'a dit qu'il allait me...
Non mais attend, tu crois que je vais te raconter ma life???? Ou quoi. (Arturo aimerait porter des trucs sales).
Bon ma pub. Patrick Eudeline qui m'avait pécho l'année dernière pour écrire la bio de Noir Désir et de Bertrand Cantat, la première après le "drame de Vilnius" est sur i-Télé et se fait rentrer dedans par la bouzeuse Laurence Haïm, pseudo journaliste, en tout cas envoyée permanente auprès de la machine à com' du Obama. Eudeline est ce qu'il est, mais c'est le mec qui a vu le funky qui était en moi. Je créerai une boîte à partouze, rien que pour lui.
Alors. Deux livres de moiself sont partout disponibles partout. Je les dédicace si c'est possible (je dessine des bites comme au collège et je précise que Marie Gosse elle est bonne. C'était une bourge qui m'excitait au collège parce qu'elle avait un beau cul et surtout parce qu'elle était bourge...).
Présentation de l'éditeur
Manu Chao est un trublion qui ne rentre pas dans les cases qu'on voudrait lui imposer. C'est une star internationale mais il joue parfois dans des quartiers bien paumés. Il dort à Barcelone mais la veille il a tapé un bœuf à Ménilmontant, l'avant veille l'état Mexicain a voulu l'expulser, le jour d'avant il dormait sur un sofa chez un pote. Manu Chao a été dépeint comme un altermondialiste un peu naïf, mais il n'y a qu'à le lire, l'écouter vraiment, pour rendre compte qu'il est de ceux qui ont raison de se méfier de l'arrogance des dirigeants de ce monde. Sur scène comme dans la vie, Manu est un chalumeau. Il est l'enfer de ses détracteurs et l'un des rares artistes à tenir ses promesses. Dans le pays où il est né, on ne le considère plus vraiment comme Français. Dans les pays où il vit, il est Espagnol, il est Portugais, il est Italien, il est Arabe, il est Anglais, il est Américain, Sud-Américain, Nord-Américain. Demain, il sera Japonais, il sera Chinois, Sud-Africain, Australien, Indien... Il vit, il est bien là, il est vigilant et précautionneux, il est énergique. Mais surtout, il a compris que le "monde est notre camion sauvage".
Biographie de l'auteur
Prolixe, insolent, parfois décalé, Andy Vérol connaît un succès étonnant sur Internet. Membre fondateur du collectif littéraire d'inspiration punk Hirsute, il a publié un roman, Les Derniers Cow boys français (Pylone, 2008), des pamphlets, des interviews et pas mal de nouvelles dont la très remarquée Mort dans Marcelle (Le Livre Noir de ta mère, 2009, éditions de ta mère).
Dispo ICI
Présentation de l'éditeur
Le rock'n'roll n'est pas qu'une boîte à camembert formatée pour faire du blé, et faire le beau à la tévé. C'est surtout le mode d'expression préféré des adolescents que nous sommes, ou que nous rêvons d'avoir été. Noir Désir est le plus grand groupe de rock français depuis... Téléphone, Trust ou Mathusalem, selon le point de vue où l'on se place. Un groupe engagé dans une aventure musicale exigeante, qui se remet en question, et qui nous pose des questions. Depuis ses débuts à Bordeaux jusqu'à l'album à venir, l'itinéraire du groupe et de son leader, Bertrand Cantat, est suivi à la loupe par l'improbable Andy Vérol, un écrivain qui n'a rien d'une groupie. Il a observé le groupe à travers toutes les strates de ses évolutions, depuis ses doutes jusqu'à ses succès artistiques et commerciaux, jusqu'à ses engagements citoyens et politiques. Mais Les Sombres Héros de l'amer connaissent eux aussi le goût de l'amertume. C'est ce qui les rend terriblement humains. Humain, trop humain, comme disait Nietzsche. Un rockeur lui aussi.
Biographie de l'auteur
Prolixe, insolent, parfois décalé, Andy Vérol connaît un succès étonnant sur Internet. Membre fondateur du collectif littéraire d'inspiration punk Hirsute, il a publié un roman, Les Derniers Cow boys français (Pylône, 2008), Manu Chao, le Clandestino (Pylône, 2009), des pamphlets, des interviews (de l'écrivain Maurice G. Dantec comme des groupes High Tone, La Phaze ou Diabologum, etc.) et pas mal de nouvelles dont la très remarquée Mort dans Marcelle (Le Livre noir de ta mère, 2009, Editions de ta mère).
Dispo ICI
Publié par hirsute à 19:21:19 dans Andy Verol | Commentaires (7) | Permaliens
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