Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
On a le vent en poupe. On vire le temps. On vire le temps. On lui botte le cul avec des orties et des épingles-chiennasses. On reste là. Je roule une clope. Le détail de la bande collante humidifiée sous ses yeux faciles de féline. La câline, le clin d'œil. On est amis, mais elle aime ma bouche. On est les identiques, mais elle glisse la langue, la lisse contre ses lèvres à elle, charnues. Je roule la clope. On fuit le temps, on compte les têtes des passants. On évite la vie, la vraie, la vendue pas cher, pour nos chers parents. Payer SMIC nos jeunesses pour s'payer l'H&M, l'Morgan, et l'HLM.
Ses lèvres humides, et ses yeux qui se plissent, puissant regard, en matant ma bouche en rond pomper la clope/pénis. Ce rythme est à chier. L'instant résumé avec le mauvais rythme.Elle, c'est les cheveux longs peignés au féminin. Moi, les cheveux ébouriffés au masculin. Malins nos doigts imaginés sur ses seins, les fesses, les caresses... Elle. Moi. Pompe fort sur la clope la roulée : « Tu veux tirer dessus ? ». Son regard lubrique recommence, s'imbrique presque brillant dans l'espace invisible l'air je ne peux pas dérouler des mots comme ça je veux plutôt les chier ou les tirer comme des boulets l'canon « à l'assaut ! ». Elle demande : « Qu'est-ce qui t'arrive pauv'con ? », puis elle rit, je vois un peu de salive au bord de sa lèvre. De dire ce mot, de rappeler bouche, c'est baiser sa bouche. « Chut ». Le nuage de phéromones que je balance dans l'air comme un pet silencieux mais odorant... « Tire sur la clope ». Elle sourit, suante et suave, sa peau élastique et ses traits parfaits, arrondis, ses seins rebondis, ses mains mignonnes posées silencieuses sur l'opaque de ses collants pourris. On l'a pensé des milliards de fois, ça nous les mecs, les bites fusée qui décollent et percent la lune.
Le miracle de ses « oui » non dits. Je recommence. J'la déchire comme une chienne. Je sais que j'peux ressortir l'pogo lui mettre des coups dans la gueule en gueulant qu'elle est belle. « T'es trop belle quand tu tires... Sur la clope... » Dit pas merci la vagine. Je pense : « Démonte-lui la bouche pour qu'elle arrête de faire monter ma queue... » Il fait noir. Les aspérités des murs de béton du garage. Une danseuse gothique sur un poster au mur. Les styles jeunes c'est du vomi. L'dégueulis.
Extrait d'un roman-projet: Ils se définissent contre
Andy VérolPublié par hirsute à 22:40:00 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Etrange cette femme au cancer incurable héréditaire inguérissable sortie du chapeau entre les deux tours... Comme si l'euthanasie concernait cette meuf et sa souffrance... Des centaines de milliers de personnes tentent de se suicider chaque année en France. Certains réussissent, d'autres pas. Mais bizarrement, entre deux tours, soudain, une femme en pleine forme pour se suicider seule débarque dégueulassement dans l'actu, les télés, les radios, les journaux... Bizarre. On sait tous qu'à la vue de ce qu'elle sur-vit il serait pleinement suffisant qu'elle avale trois boîtes d'antidepresseurs... Voilà. C'est évident. C'est horriblement logique... Mais non, soudain, entre les deux tours, il ne faut parler politique qu'avec des quotas, alors voilà mon gars, on te montre un cancer de la gueule ignoble que tu supporterais pas pourquoi? Parce qu'évidemment, c'est tellement terrifiant (et pourtant exceptionnellement exceptionnel) que tu es abattu... comme si tu avais inocculé cette maladie... Allons voyons, pourquoi ce débat totalement incongru entre deux tours des municipales? On en parlera encore de cette femme dans une semaine, un mois? Non jamais. Plus jamais. Elle va mourir humiliée et mentie par toi, vous, eux... TU voteras toujours comme un gros con.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 00:47:29 dans Andy Verol | Commentaires (19) | Permaliens
Je suis presque d'accord avec toi sauf avec rien. Je suis pour la dissolution de la France-la-Connasse pour enfin cesser la supercherie des nations, des cultures et de l'espèce humaine façon vagine et chibrasse qui pue l'poil. Pour moi les tunisiens, les américains, les iraniens, les turques, les chinois, les bouddhistes, les chrétiens, les musulmans, les animistes, les juifs, les agnostiques, les athés, les fétichistes, les sado-masochistes, les fans de raggae, les nerveux du punk, les transits du barroque, etc etc etc, ce sont des merdes, rien d'autre... Alors si tu te crois toi, moi, vous vous croyez, vous, nous, si nous voulons avancer, ben il faut sincèrement accepter de faire, formater et construire cette énorme balle qui détruira l'os de notre crâne l'mien mais non on s'en fout vraiment, royalement de l'origine des gens. Les gens c'est des humains. Et les humains c'est des merdes, tous des merdes...
J'vais chercher l'façon eud'plaire euh'découvrir euh'pluie et les femmes et les mecs et l'dindon d'mon sexe façon boudin dans l'cal'çon c'est si suant l'son d'ta han han...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:10:38 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
- L'éternité est froide, & tu crois au bonheur.
- N'écris pas, marche.
- Déjà l'affaire se complique.
- Oui & non. Je pense que seul un Palestinien peut-être ou un Rom, un Tchétchène aussi pourrait véritablement comprendre. Une indication cependant : le jet succédant chaque intervalle. Sur le blanc de Meudon, le pictogramme saignera bientôt tout son sens.
Chaque parole est une prophétie. Chaque parole est une prophétie.Genet doit en pleurer dans sa tombe. Le grand tralala hypocrite des cyniques continue de battre son plein. A Gaza le chaos est une chose tellement ordinaire n'est-ce pas, les corps y explosent dans l'indifférence générale. Qu'est-ce qu'on peut y faire, hein ?!
Allez, vive le salon du BLABLALIVRE 2008 !
Le massacre d'humains sous la PAVANE occidentale & son barattage nombriliste.
VIVE
Régis Nivelle
Réponse d'Andy Vérol:
Salut Régis,
Je réfléchis. Je me pose des questions. J'ai parlé de cette histoire de salon du livre avec du monde. Je ne comprend pas cette adhésion étrange des combattants de la "liberté" en faveur de certains pro-arabes et autres suceurs d'autoritarismes intellectuellement paresseux, des mecs parce qu'ils sont de gauche, se croient autorisés à laminer des écrivains israëliens. Je ne soutiens pas l'honneur fait à Israël comme je ne soutiendrais donc pas l'honneur qui serait fait au Maroc et son roi de merde, comme je ne donnerais aucun crédit aux écrivains russes, anglais, allemands, pakistanais, iraniens...
Il va falloir vraiment sortir les doigts du cul, et le critiquer, l'infester pour ce qu'il est: l'apologie d'un capitalisme sauvage détruisant, à vitesse grand V, tout espoir de diffusion des auteurs du possible, de l'ouragan et de la colère...
Israël pratique une politique sauvage et criminelle en Palestine, mais la plupart des écrivains de ce pays, présents, ne méritent pas, pas plus que les français ou les espagnols, d'être dégueulés comme on le fait maintenant. Comme je disais à mon meilleur pote, Vidal, les grandes gueules de la "lutte" ici s'accrochent aux symboles plus qu'ils ne combattent vraiment. C'est pour moi, d'un pathétique affligeant.
Et moi aussi, je dis avec ferveur, comme nombre d'écrivains israëliens que je n'ai jamais lus: Vive la Palestine! Evidemment. Et à mort la colonisation, dans le sens large et totale du terme... Et lâchez la grappe à ceux qui ne font qu'écrire des livres.
Andy Vérol
Une réponse logique de cet ami Régis Nivelle:
Publié par hirsute à 18:54:40 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
L' son, l'est très bon: http://www.lanefonirique.be/radio/
On voulait qu'on lui dise quoi? La porte craque et tant pis si l'on me dit l'consanguin. Les parpaings puent un peu lorsqu'on s'approche. "On n'est pas bien là Polo? On n'est pas heureux?" L'autre gesticule sur sa chaise l'corps ses g'noux pliés et l'tout ligoté. On se lâche pas. On se fige pour bien le regarder paniquer et ses yeux plein de pisse. L'écran plat est allumé et le monde qui fait le beau nous émerveille comme des petits enfants avec des cadavres dans le ventre.
"Tu faisais quoi avant que le monde fonde sous les coups d'butoir d'la salope la carbone?"
"J'étais thanatopracteur... Ti sait c'était un boulot que j'aimais bien. Je pouvais rendre à la vie les corps des morts."
Mon corps bat la chamade, je zappe sur une chaîne de courses de moto. Le commentateur braille...
"Thanatopracteur, c'est un peu le taxidermiste pour les hommes, mon Polo". Il avale une gorgée de lait. Pourquoi faut-il toujours que j'en revienne à des gens ligotés la ligote les liens les lustres.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 00:42:36 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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