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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/




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A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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Risque de chute d'astéroïde aujourd'hui | 03 mars 2008

J'aime beaucoup c'que tu fais, j'aime beaucoup. J'aime beaucoup c'que tu fais. J'aime beaucoup laver ta bagnole. J'aime beaucoup cirer tes pompes. J'adore ce que tu fais. J'aime beaucoup ce que tu fais. J'aime regarder des avions décoller avec toi. J'aime bien imiter les travailleurs sociaux pour toi. J'aime beaucoup ce que tu fais. J'aime te regarder bronzer et te répandre de la graisse de vache sur le dos. J'aime beaucoup ce que tu fais, j'aime, même si je n'aime pas que tu sois ennuyé par des mauvais conducteurs, que tu sois stressé par des secrets lourds. J'aime beaucoup ce que tu fais. J'aime penser que tu payes tes impôts. J'aime t'imaginer à la piscine, faire tes longueurs. J'aime beaucoup ce que tu fais. J'aime ton âge et tes jambes. J'aime tes poils et tes pensées. J'aime beaucoup ce que tu fais. T'en fais pas, j'aime beaucoup ce que tu fais. Fuis.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 13:40:08 dans Andy Verol | Commentaires (6) |

Un nouveau conte de la folie ordinaire? Vie et mort d'un mec qui ne créa pas de journal underground. | 01 mars 2008

Bon voilà une nouvelle écrite en diminuendo, c'est à dire consacrée à l'ennui, le côté chiant de l'ivresse, de la pénétration de l'esprit par des grosses conneries obsédantes. Le mec se réveille dans une Velsatis, à poil, incapable de se rappeler la raison de sa présence dans la berline. Cette nouvelle absurdo-obscure (avec des p'tits morceaux d'rigolo dedans) a été refusée par le comité de lecture de Poussière éditions... "Bon style mais ne nous a procuré aucune émotion" m'a-t-on dit... Soit. N'empêche qu'il est parfois indispensable de proposer à la lecture, des textes laconiques qui encroûtent le lecteur dans son propre agacement et sa seule perfidie à s'estimer en droit de juger! (C'est bon j'rigole, encore que...) 

La nouvelle est téléchargeable en pdf, ici .

A.V.

Publié par hirsute à 12:56:17 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Feu fooohh han han han... | 29 février 2008

Eu'l lieu d'travail, l'bouchon dans l'autoroute avec la voiture à crédit pour cotoyer les bouffons qu'ont les thunes pour payer à Paris, pour se "lâcher" à Paris, s'la jouer speed, responsables, capables de comprendre les croûtes les payer misère et leur dire c'qui faut écrire comme book. Dans l'fond d'mon HLM et mes merdeux d'la "minorité visible", j'traine, j'm'embrouille en baston les nuits à gueuler puissant sur l'fils à pute qu'est l'colabo black qui s'fait payer par l'gérant metalleux qui vend d'la binouze à des "darkeux" limite faschos pédés et suce-bite à souhait... Ici à Cergy, on n'aime pas les suce-bites, parce que la nuit on est avec personne. Qu'on soit important ou pas, on est d'la shit à chieur, du fion entrou'vert à la vindict rue piétonne déserte dans la nuit. Pas d'terrasse pour siffler des café des piz e des sandwich ha nhan    ahn n   HANN z d l'rond à rta ta mère y pue putain puissant tu m'as pris pour l'chien d'quel maitre hien han? §Fiiiiiiiggguuuuuuuuuufooooo   l'dieu y la lé zyeux bleu l'putain han!

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:51:40 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Il est ton p'tit Ricard après l'suicide raté… | 29 février 2008

Expertise... Tu ne viens plus par ici depuis un moment. Ça ne t'intéressait pas plus que ça. Tu pensais qu'il avait pris la grosse gueule façon j'suis la star. Le garde du corps qui protégeait Depardieu à Paris t'a chopé les couilles comme il se doit. Tu avais un peu de dentifrice séché sur le menton t'avais l'air con mais on se refait pas. Enfermé, analysé par les proches. Le gosse qui pleure avec la couche pleine de merde. La maman qui te dit : « Il va bien le petit ? ». Tu n'oseras jamais lui dire que tu préfères le laisser chialer plus d'une heure pour te palucher sur des films amateurs sur Internet, l'genre avec des allemandes qui croupissent sur l'chibre à des costauds dans des boîtes aux spots roses...

J'arrête. J'ai pignon sur rue, je devrais pas parler comme ça, y a des gens bien façon vin qui a tourné au vinaigre qu'on réutilise pour la salade.

Je l'ai pas volé l'enfant plein d'caca. Je regardais Canal +, je jure. La maman rentre et sent tout de suite le vomi du petit. Putain d'instinct maternel des féministo-capitalistes...

 

Lurg

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 19:29:34 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Jacques Attali, c'était Robocop déguisé en Charles Ingalls… | 29 février 2008

 

 

Aux alentours de 1983, nombre d'adultes commençaient à faire la gueule. On comprenait assez vite que les années Mitterrand ne ressembleraient finalement pas à une chanson d'amour. Dans tout l'attirail mis en place pour faire illusion auprès des ouvriers commençant à sérieusement croupir dans le chomdu dans les bassins industriels, il y avait des personnages à la mord-moi l'fion comme Jacques, Jacquot (une sorte de Jacquouille avant l'heure comme dans l'navet avec Clavier l'mauvais visiteur et Reno cette tête de pine qui joue la dure avec des lunettes noires argh !), l'Attali, l'Attila sans l'cheval et la bravoure fougueuse du guerrier sanguinaire... Une cohorte de mecs qui te prédisait l'avenir du progrès (forcément technologique et bienfaisant) avec une voix posée, paisible, des phrases bien faites, des beaux costumes bien "rech", des binocles hors de prix et les coiffures furtives de p'tits mecs qui-savent-mieux-que-toi-ce-qui-est-bon-pour-toi-et-ta-mère-et-ta-femme-et-tes-gosses. Ce genre de mecs tu ne les vois jamais trainer leurs guêtres dans les patelins sinistrés par le chômage. « J'ai conscience du malheur subi par les gens mais ça ira mieux grâce à une économie de marché à visage humain ». A te faire plier en douze jusqu'à l'arrêt cardiaque les millions de naufragés de la France-la-connasse... Bleu blanc sang passe ton tour trou duc, Jacques a dit « C'est pas grave ! » alors tu souris, tu finis ta vinasse et tu meurs sans rechigner l'miséreux.

 

Mine de rien, son discours était efficace. Sous la coupe d'un président qui en jetait pas mal façon gauche monarchiste, l'Attali distillait, lumineux, ses idées, ses verrous, ses cloaques idéologiques... Il construisait une sorte de barrière blindée autour des utopies et des fous désirs de libération des personnes socialement victimes d'un système capitaliste ouvertement criminel.

 

Il proférait (et continue encore) des principes idéologiques purement infects sans que personne n'ose l'interrompre, dans les milieux « autorisés », de peur de passer pour un con. Il suffisait pourtant de mettre le mec aux oubliettes, lui dire qu'il n'était qu'une huître capitalisto-socialiste de plus et basta... Mais non.

 

Nous avions un maire assez inconsistant qui dirigeait, de main molle, la déliquescence de la ville postindustrielle (c'est excellent ce terme « post » que j'utilise aussi à outrance, qui ne signifie simplement qu'une chose : mort. Une société postindustrielle est une société morte... On utilise « post » parce qu'on n'a aucun mot qui pourrait qualifier un système « termitien » hyper-poussé)... Nous savions que le mec qui dirigeait vraiment notre trou, c'était Jean-Pierre M., un docteur en gynécologie, qui avait fait bâtir sa petite maison dans la prairie avec la Mercedes qui allait avec, une femme bonne à te faire bander en un clin d'œil et deux filles que nous étions tous prêts, les mecs d'l'école, à violer sans même avoir de poils aux couilles... C'est un peu ce qui arriva.

 

Jean-Pierre M., c'était notre Jacques Attali local, le mec pas élu, ne se mélangeant surtout pas à la lie du patelin, et passant son temps à dire posément au Maire, durant les fêtes privées qu'ils s'organisaient en toute discrétion (tout en faisant en sorte que tout le monde le sache a posteriori) ce qu'il fallait faire pour insuffler de l'optimisme, de l'espoir et de l'amour à tous les trous du cul paumés que nous étions à ses yeux. Le mec passait ses journées à trifouiller les chattes des femmes de chômeurs et dispensait des cours d'idéologie minable au maire : « L'économie de marché est la seule voie, mais il est vrai que parfois, elle engendre des malheurs. Nous devons tendre à améliorer le système pour qu'il ne laisse personne sur la touche, même si ce sera long et difficile ». Sûr que s'il avait dit ça en face d'un de mes voisins, on lui aurait sans doute coupé ses couilles de gynéco pour les carrer dans l'vagin à sa femme, histoire de le rappeler au pathétique de son humanité...

 

Tout comme pour Jacques Attali, J.P, le Robocop déguisé en Charles Ingalls, le bipartisme était un système démocratique, et une société sous surveillance était un gage de sécurité, et donc de bien-être... Et là, c'aurait été son cerveau qu'on aurait grillé au chalumeau...

 

Pour rester dans le rythme de ces souvenirs d'enfance, je vais éviter de prolonger un suspens à deux balles... Sa fille aînée, Lucie, se fit violer par deux mecs de Bogny, venus expressément montrer au Jacques Attali local que le malheur se vivait tout de suite, maintenant, qu'on en sortait jamais indemne et qu'il valait mieux parfois fermer sa grande gueule d'idéologue du progrès, pour le bien de tous... Elle resta clouée à une chaise roulante (Les mecs de Bogny étaient férus de braconnage et de cassage de colonne à mains nues, semblait-il)... et Robocop, l'Jean-Pierre l'Gyneco entra dans une dépression d'où il ne sortit jamais. Il se suicida en 1984, noyé dans les dettes, alcoolique...

 

La prairie redevint sauvage, sa femme et ses filles allèrent vivre en Région parisienne et nous étions débarrassés de ces amas de conneries idéologiques d'intello-bourgeois de gauche qui n'avait fait que nous déprimer un peu plus encore...

 

Robert de Niro n'est plus un héros...

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 14:35:45 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

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Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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