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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Taponier et Ghesquiere libérés, et je m'en fous | 29 juin 2011

c'est fou comme je m'en fous des otages journaleux libérés... 4 millions de
personnes sont otages de Pôle Emploi, depuis des années, et à ce jour, aucun
gouvernement n'a tenté de les libérer... La paresse et le corporatisme des journaleux me cassent les couilles... ça c'est dit.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 18:54:38 dans Andy Verol | Commentaires (4) |

Les bien-penseurs du trop-tard | 28 juin 2011

Il fallait accepter de partir sans descendance, et nous pondions, de plus en plus... Alors que nous tombions, nous nous amusions à voler dans des oiseaux géants... Nous buvions l'eau potable de tout le monde, nous faisions la guerre à des peuples lointains pour asseoir la communication de nos puissants... Nous n'avions plus que le mot Amour dans la bouche et nous n'avions que des médecins fortunés pour "simulacrer" les dernières heures de nos vies... Nous n'avions plus que des coups de chaleur, des tempêtes et des écrans plats... les bien-penseurs du trop-tard nous tartinaient l'esprit de leurs "qu'allons-nous léguer à nos enfants?"... Même pas des ruines. Nous avions les yeux embués des junkies à la conso, des mimes minables de nos ancêtres qui étaient morts, eux aussi, pour rien... Des bras semblaient me porter, aussi agréables qu'un cure-dents qui extirpe un morceau de sauciflard d'une bouche d'apéro...

Extrait de Mon Usine, la suite... Roman en cours d'écriture.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:29:34 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

la valve du cul défoncée par 50 ans d'industrie agro-alimentaire | 28 juin 2011

Ceci n'est pas une cuve à merde, c'est ta porte de sortie...

Il entrait, il entre, comme si c'était aujourd'hui, toute la surface propre de son corps extraordinairement sexy (la déchéance rachitique de l'affamé excitait les occidentaux), qui se laissait imprégner de toutes les bactéries, les microbes et les virus contre lesquels nous nous battions avec des frigos ridicules...

"Eh sister, j'peux t'appeler ma sœur? Ma Amanda?". Il eut un dernier haut-le-cœur avant de plonger dans le dégueu...

Il avait déjà disparu dans le gluant salivaire de ce vide-intestin sans p.q., la valve du cul défoncée par 50 ans d'industrie agro-alimentaire aussi honnêtes qu'un véroleux baiseur de putes en Californie dans les années 80, et je devais me lancer à mon tour dans l'immense cuve, marécages à intestins... Je me retournai une dernière fois vers la maison. Les plantes étaient grillées, les immenses baies vitrées étaient devenues opaques, couverte d’une épaisse couche de crasse… Des semaines passées là, je ne retenais encore une fois que la mort qui avait fauché chaque membre de notre bande d’éclopés de l’existence. Le ciel était ocre, de nouveau, accablant, bleu, belle, gigantesque, avec son disque solaire flouté par les nuages de sable rouge. Un vent, à la manière d’un courant d’air, faisait claquer les portes et poussait des copeaux, des ramas, des rognures à l’intérieur de notre squat déchu. Il fallait s’échapper, pour sentir frémir encore les mains, les doigts fouillant comme dans un paquet de chips, bien grasses… Ma vie jusqu’à Marseille avait été aussi belle qu’une soirée dans un fast-food. La suite avait été une course furieuse dans une boue collante.

Je dégueulai une dernière fois, puis je me jetai dans l’immonde.

La sensation d’étouffement, la panique et les membres retenus par la force terrifiante de caillots intestinaux mêlés de pisses, de poils, de cheveux et grumeaux organiques. Triste mort, je pensais, me disais « triste mort » et « oh maman ! j’ai peur maman ! ». Je ne devais pas ouvrir la bouche, me focaliser uniquement sur mon avancée, tenter de choper des prises sur les parois pour tirer vers l’avant… Nous ne savions pas quelle était la profondeur du tunnel… Nous ne savions pas non plus où il nous menait… La panique… Quelle fin ! J’heurtai Polo… ou quelque chose de ce genre, comme un corps, quelque chose de ce genre, une masse compacte…

Extrait de Mon Usine, la suite..., roman en cours d'écriture

Andy Vérol

Publié par hirsute à 20:13:00 dans Andy Verol | Commentaires (4) |

Andy Vérol en mode dégradé: juillet 2011 | 28 juin 2011

Voilà, des années que j’y bosse et me voilà devant un chantier chaotique : Mon Usine, la suite…, mon roman est un amas de textes par dizaines, plus de 150 pages jetées en vrac sur un fichier Word… Il faut que je m’y mette, le maître d’ouvrage va devenir le maître d’œuvre, et vice-versa… Dans ce cadre, mon blog fonctionnera en mode dégradé durant les prochaines semaines. Quelques broutilles seront publiées, mais rien de consistant… Je fixe cette phase de « travaux » à trois semaines de taf minimum… Pour ceux qui veulent lire le dernier truc « sérieux » de Vérol, qu’ils achètent le numéro d’été de Chronic’art

 

Ali V Der Chie.

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 09:14:16 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

Lunatique, elle lisait un magazine femelle | 23 juin 2011

On ne pouvait pas parler d’apocalypse, ce truc créé pour faire flipper les gens et les mener dans les gros bras musclés du Divin Comédien Universel. Sali, salope, par des pompeurs de style, j’avais finalement du m’isoler aux confins des fuites d’eau dans le hall d’entrée. Cette fois, porte n°11, couloir cradingue, sortie des « artistes » (des junkies au crack, au MBDB, au GHB, au Rohypnol, à la Ritaline, à la Méphédrone essentiellement, des alcooliques à la 90°C)… J’me connecte à la face artifice, un homme entre. Il a sans doute emboîté le pas de Mary-Line (lunatique, elle lisait un magazine femelle pour contrarier mon autorité de mâle dévirilisé). « Tu restes chez toi aujourd’hui ? ». « Non je compte mes chutes ». A force de malnutrition, il commençait à avoir des troubles du comportement et des problèmes d’équilibre.

L’homme entre et efface avec sa forte corpulence, le corps frêle de Mary-Line . Ne suis plus très à l’aise avec les gens du dehors. Il inspecte du regard la pièce des écrans, repérant le cradingue, les saletés à l’abandon, la désaffection assumée du lieu…

En arrêtant de boire, j’avais cessé de vivre, mais j’étais bien mieux… heureux… L’ivresse avait été une porte de sortie utile dans le quotidien tuning des années 2000, mais elle était devenue un handicap, un poids, une masse molle qui tordait l’échine après les ravages de la crise millénaire.

L’homme s’appelle Camille, chauve, luisant, légèrement syphilitique au regard tricheur. Pas le genre à se poser sur une épaule et s’y endormir. Plutôt un dévergondé du tabassage et de la phrase assassine… Je regarde Mary-Line, interrogatif et colère, pour savoir qui l’avait autorisée à faire entrer un inconnu ici, chez moi, dans mon antre « polycatodique » vintage et futuriste à la fois. J’ai l’impression d’être le petit garçon à qui l'on donne le dernier paquet pourri du pied du sapin, tandis que les autres ont déjà eu, avant lui, les plus beaux cadeaux de l’année/publicité…

« Tu me reconnais ?

-          Bonjour.

-          Oui, bonjour.

-          Tu me reconnais ou pas ?

-          Non.

-          Normal.

-          Pourquoi normal?”

Il attrape le dossier de ma chaise de “président en cuir avec accoudoirs et dossier extra-large”, fait tourner celle -ci sur un tour avant de la bloquer net, afin de s’y asseoir.

« C’est normal que tu me reconnaisses pas, parce que tu m’as jamais vu… Et pourtant tu me connais… »

J’ai une forte poussée au niveau du rectum ; La peur pousse la merde vers l’extérieur, compresse comme un vieux linge, les boyaux du bileux.

« Monsieur non, je ne vous connais pas. Je vous ai eu au téléphone ? Comment êtes-vous entré ici sans mon autorisation ?

-          Tu me connais mais tu ne me reconnais pas…parce que tu ne m'as jamais vu.

-          Je flippe, le monsieur fait le méchant. DEHORS ! ET MARY-LINE, on va s’expliquer juste après ! ».

Extrait de Mon Usine, la suite... Roman en cours d'écriture.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 16:04:22 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

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