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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Ils pourraient être bien entre leurs doigts... | 22 septembre 2007

Ils pourraient être entremêlés,

pas chiants, pas romantiques,

entremêlés avec les yeux tous ronds. Une petite table de salon. Des pull très communs. Des conversations sur le seul homme qui ait envahi tous les foyers. Penser à faire du sport. Faire de l'exercice. Partir en vacances pour décompresser. Ne plus penser à l'actualité. Putain, il est trop con ce texte. Tu peux pas le dire toi au lieu de rester là planté devant ton écran comme un con?

Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 01:08:30 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Dans le dédale de ta gueule... | 21 septembre 2007

T'as vraiment les genoux qui flurpent, les mains qui slarpent les yeux qui puent l'purp l'parp et l'slang. Dans ton ventre t'as des tchiu t'as des rouip t'as aussi des henhenhen!

Les p'tites maisons où ils vivent tes aimés c'est des dertres entre 4 murs des flouyb n des ffjuicn  des maamamamama, t'as les yeux qui s'ferment quand tu lis ça. On dirait qu'ça t'cfait chier t'as l'temps attend les lent les lurne les bourties les flanflan tout c'bordel là

 

Ta GUEULE!!!!

Rappel à l'ordre.  

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:07:31 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

Le coût humain et financier du "Travailler plus pour gagner plus". | 21 septembre 2007

Cette mesure, selon certains économistes fera perdre entre 50000 et 80000 emplois.

Petite démonstration.

un patron emploie 8 salariés.
L'ensemble des heures supplémentaires (au-delà des 35 heures hebdomadaires) sont exonérées d'impôts pour les salariés et le patron.

Ce dernier a un chiffre d'affaire qui croît relativement peu. C'est ainsi dans toutes les petites entreprises.

Son marché est saturé, il ne peut gagner plus de parts de marché, ou très peu. Mais il veut augmenter sa marge bénéficiaire.

Il demande à 7 de ses 8 salariés s'ils seraient intéressés pour travailler 5 heures de plus par semaine. C'est "gagnant-gagnant" pour eux, puisqu'ils vont vraiment gagner plus en travaillant plus (l'exonération d'impôts accélère l'augmentation du salaire). Le patron s'y retrouve bien sûr. Ils acceptent tous parce qu'il a été relativement insistant.

"Et le 8ème salarié?" me direz-vous. C'était le moins performant de la boîte. De plus il a plus de 50 ans, il est fatigué. Etant donné que les 7 autres feront 5 heures sup' chacun, cela fait 35 heures d'heures supplémentaires exonérées d'impôts et autres charges patronales.

Le patron ne peut le licencier pour motif économique. Ce 8ème salarié râle. Mais le patron lui propose un deal. Il lui explique que d'après la convention collective de la profession, il devrait à ce 8ème salarié, en cas de licenciement économique (qu'il ne peut justifier du reste): 2 mois de préavis de licenciement aux assedic en cas d'acceptation par ce salarié de la convention de reclassement (qui permet au salarié de se former et de revenir plus vite à l'emploi, mais ça, le patron ne lui dit pas), une prime d'ancienneté correspondant à 1/4 de son salaire mensuel multiplié par le nombre d'années d'ancienneté (majorée parce qu'il a plus de 15 années de boîte), plus ses congés payés (ceux qu'il n'a pas encore pris). Si le patron lui verse tout ça, il n'en verra pas le gain.

Le patron propose donc au 8ème salarié "de trop", un licenciement pour faute grave. ça simplifie la procédure. Mais pour se protéger, le patron lui demande de répondre officiellement à ce licenciement (c'est nécessaire pour qu'il n'y ait pas de vice de procédure face aux prud'hommes)... Parallèlement, il fait signer un document à ce 8ème salarié qui stipule qu'il persevra la somme correspondant à 8 mois de salaires et qu'il s'engage à ne parler, sous aucun pretexte, de cet accord, à qui que ce soit.

Cette technique, mais c'est exactement vrai et c'est exactement comme ça que ça se déroulera pour des milliers de salariés (ça existe déjà sans ces exonérations. Voire le documentaire sur le site de Skalpa sur ces centaines de salariés de plus de 50 ans virés dans l'entreprise ultra-bénéficiaire "Bombardier":
http://kprodukt.blogspot.com ). Il faut savoir que dans ce type de détournement c'est l'Unedic qui trinque et particulièrement les cotisants salariés. Le patron bénéficie d'une mesure d'Etat qui lui permet de détourner les lois de protection des travailleurs et obligent les cotisants à payer ce détournement. La classe...

Au final, cette mesure aura permis de virer un mec, avoir le même nombre d'heures travaillées, mais avec l'exonération. ça rapporte aux 7 salariés non virés et au patron.

Ramenez le même exemple à une entreprise de 80 salariés: 10 virés. 800 salariés: 100 virés.

Sarkozy explique que cela permettrait à la France d'être attractive. Il s'accroche comme une vipère à un rocher chaud à l'idée que l'action attire l'action... Mais pourtant, les objectifs de croissance ne seront pas atteints, le miracle voire le mirage économique rêvé et revendiqué par ce type contredit totalement ses propos sur la mondialisation et le fait que la France doit s'insérer dans ce marché mondial. Pourquoi, à l'heure du krach bancaire américain, des annonces sur une croissance molle en 2008, la france sortirait-elle du lot? Sarkozy se contredit sur tout, tout le temps. Il dit aux patrons qu'il en a assez que l'on traque les abus de biens sociaux et autres faits de corruption, et répète aux français qu'il y en a marre de ces spéculteurs sans foi ni loi alors qu'il traîne avec les pires d'entre eux, façon français: Lagardère, Bolloré, Bouygues, et j'en passe.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 15:19:01 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Juste après la balustrade. Nos corps merdiques nous sautaient à la gueule avec les tonnes de honte. | 21 septembre 2007

On saute des balustrades. Nos corps  trempés. Les haillons. Je dis en suffoquant, à Louis, que ça me fait penser à ces films américains ignobles que j'étais contraint d'avaler à la  télé, chaque après-midi, lorsque j'étais au chômage. Au-delà de la balustrade nous croyons entrer en paradis, ou presque. Le terrain qui entoure l'immense maison est fait de verdure luxuriante. Je pense à des séries télé, des émissions des années 2000 surtout. Ces machins qu'ils créaient pour nous faire entrer dans le crâne le principe : « Il faut être le meilleur si l'i ne veut pas se faire bouffer. »

 

Sur l'île, j'avais ce poste et j'écoutais des disques. Des compacts disques. Un groupe qui s'appelait Stupéflip, bien énervé, énervant pour les collègue de chantier, chantait : « C'est la nature humaine, toujours l'même problème, écraser l'autre sinon c'est toi qui t'fait ken ». Nous avons été gavés, tous autant que nous sommes par une société qui après avoir été « de consommation » est devenu « de surconsommation ». ça signifiait que les immenses entreprises mondiales n'avaient plus à combler nos besoins élémentaires, ou même de les rassasier (En France, ça avait atteint ce but dès les années 90), il fallait provoquer des désirs des envies sans nécessité première.

 

Pour ça, nous avions les médias qui servaient essentiellement d'excitant. Les pubs, les émissions, les événements sportifs, les documentaires, les journaux télévisés, les débats politiques, tout comportait des marques, la présence des grosses entreprises montrées, nommées ou suggérées. Nous étouffions de ça, mais ne savions plus, pour ceux qui le contestaient, comment arrêter cette machine infernale. De plus en plus, nous voyions des reportages sur les gens riches et leurs grands bonheurs matériels. Ils nous paraissaient presque immortels à force d'être dévoilés sous ce jour. Ils portaient des jeans, étaient décontractés, superficiels, souvent gnangnan voire neuneus, Ils avaient de grosses voitures mais portaient des baskets, allaient dans les supermarchés, centres commerciaux. Ils allaient au bord de sublimes piscines, mais les gens de classes moyennes aussi. Ils étaient un peu comme tout le monde, sauf qu'ils avaient plein de fric, pas d'angoisse pour les lendemains, se foutaient de l'état du monde et se faisait opérer tranquillement dès qu'une partie de leur corps montrait des signes de faiblesse. Certains étaient cultivés. Ils parlaient la même langue de que nous, ou presque, ou à de très rares exceptions. Ils disaient « merde », ils se grattaient les cheveux nonchalamment dans leurs yachts. Ils faisaient des crises d'asthmes, ils avaient des crises de panique face au vide. Ils étaient comme tous les pourceaux de classe moyenne que nous étions, mais sans les problèmes, sans l'angoisse des lendemains.

 

Nous avons plus de 500 mètres à parcourir pour atteindre l'immense maison. C'est sublime, entretenu de façon parfaite. Nous ne savons pas, exactement, à qui elle appartient, mais nous sommes vraiment très surpris que cela puisse encore exister. Pas un journal télévisé, par un magazine, pas un homme politique ne parlaient de lieux tels que celui-ci. Une sorte de pays de cocagne dans la planète-enfer. Ils nous ont tous parlé de l'effondrement du monde. Des ruines. Des banqueroutes. Ils nous ont parlé de l'Etat, qui tentait encore de maintenir à flot certains secteurs de l'économie, tels que les industries de l'armement, et de l'énergie.

 

Nous avançons comme des bêtes. Pas furieuses les bêtes surprises. Les frocs-haillons plein de nos diarrhées odorantes. Nous sommes tellement ignobles. Nous avons peur. Nous sommes persuadés que des chiens vont jaillir pour nous bouffer, nous arrache le peu de peau qui colle encore à nos résidus de muscles tendus par-dessus nos os trop longtemps privés de calcium...

 

Extrait du roman/futur Mon Usine, la suite...
Andy Vérol

Publié par hirsute à 11:19:19 dans Andy Verol | Commentaires (3) |

C'est tout confus... Non? | 20 septembre 2007

L'prix au détail. M'balade avec la douleur au bassin. J'boîte et j'aime pas la vendeuse de tomates. M'ont dit de prendre l'avion pour me changer les idées. J'ai de sous pour payer le kérozene de l'avion. J'ai pas l'bassin qui faut pour monter les marches pour aller dans l'avion. J'aimerais bien y aller pourtant. On m'a dit que les femmes qui montrent les portes des avions sont très belles et qu'elles font même bander les pédés. C'est pas moi qui le dit. C'est des gens qui ont l'habitude de jouir avec d'autres gens.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 13:19:11 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

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