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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Il fendait la masse grouillante de greluches et de gredins, tutoyant le ciel du haut de ses dix mètres, un monstre de métal flamboyant et peint en jaune sur les flancs duquel était écrit en lettres noires : « HOUSSAM purifie l’air de vos villes ». Le camion était pourvu de cinq containers énormes chargées de recevoir les ordures triées. En permanence, il était escorté par deux 4x4 sur lesquels étaient juchés une dizaine d’hommes en arme. Il n’empruntait que les voies les plus larges de Marseille et contraignait les rares voitures à s’arrêter dans les deux sens pour le laisser passer. La foule reluquait le spectacle avec une fascination mêlée à l’effroi… Depuis quelques mois, la mafia tentait de reprendre la main sur le marché des déchets, mais la compagnie de Léonel Houssam, grâce à ses appuis haut placés et une milice privée armée jusqu’aux molaires, avait maintenu son leadership et refroidit toutes les tentatives des magouilleurs… J’admirais la bête, planté dans la marée humaine gluante de sueur, ne pouvant m’empêcher de penser qu’un jour, moi aussi, je serais l’un des valeureux employés de cette prestigieuse entreprise… « Des semaines puis des mois, des siècles que je croupis dans l’immeuble… Pour dix recrutements, cent autres bouffons comme moi affluent de toute la France et même de toute l’Europe »… C’était un peu comme si les flux migratoires étaient devenus tarés. Ceux qui crevaient au sud, venaient au nord. Et ceux du nord qui croupissaient dans le chômage et la désolation, prenaient le chemin du sud. Tout ça n’était plus qu’une cour des miracles de bras cassés sociaux, éructant dans des tee-shirts dégueulasses et trainant de la sandale dans une ville sans avenir… un trou… une prison… Mille fois nous avions vu ça dans des films américains, des téléfilms, mais la réalité n’avait pas le même rythme, et le scénario était moins haletant. Aucun suspens. Les jours se suivaient, et ne se ressemblaient pas. La démerde, c’était la force… Un gros type nu jaillit un matin d’un groupe de badauds rôtis par le soleil, et se rua sous les roues monstrueuses du camion. Un silence s’installa, et les os craquèrent, la viande du gros splatchant immonde sous le poids d’un pneu noir… « Ah la vache ! Il est crevé comme une limace ». Personne n’intervint. Aider un écrabouillé, c’était aussi utile que de gober une coquille vide… L’engin ne s’arrêta pas, et les roues arrière achevèrent de ratatiner la carne graisseuse du suicidaire. Certains pleurèrent, d’autres vomirent, la plupart regarda, impassible, les visages furtivement traversés par une mimique de dégoût et de douleur…
Extrait de la deuxième partie de mon roman : la Pyramide des sans race.
La troisième partie sera : « La Ruée vers l’or… dure ».
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:22:18 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Une pile le Polo. Alors que le match venait à peine de se terminer que son Porto s’était pris une taule contre Liverpool, il se lança dans une diatribe rageuse :
« Moi jme suis cassé de la banlieue, j’ai accepté de faire ce taf de poubelleur de merde parce que j’en avais marre du multiculturalisme qu’ils disaient que c’était bon, à la télé, alors qu’eux, ils vivaient pas avec plus d’Africains que de blancs… Eux, ils avaient trois potes blacks, un rebeu et allaient à des concerts de colorés et ils retournaient dans leurs quartiers de blancs. Après ils te faisaient la leçon, ils te disaient que t’étais qu’un raciste parce que t’acceptais plus les voisins. Ils avaient qu’à y venir en banlieue ces cons et venir vivre comme en Afrique parce que quand t’avais pas de fric, t’étais obligé de te faire chier dans des HLM pleins de ces gens-là. Ils étaient pas méchants, mais ils vivaient pas comme nous. Ils parlaient forts et ils s’habillaient en musulmans. Moi j’suis catholique, alors les musulmans, c’est juste des gens qui iront en enfer. Moi j’ai rien contre eux, mais fallait qu’ils m’expliquent pourquoi ils avaient tout le temps la haine, qu’ils ouvraient tout le temps leurs gueules alors que nous, on en chiait autant qu’eux… Les élites là, ils nous disaient de pas être racistes et ils voulaient qu’on soit cool avec des africains alors qu’on n’arrivait même pas à être d’accord entre européens. Ils ont brûlé les étapes les mecs. Ils nous ont foutus dans notre merde avec les autres africains là… Ils nous racontaient qu’on allait être bien en Europe et on se foutait sur la tronche. Tout ce qu’ils savaient faire, c’était augmenter nos impôts et nous sucrer les trucs sociaux que les français d’avant ils avaient eu à coup de saignées. Moi j’avais rien contre les Africains., y’en avait plein des sympas, mais nous, on avait pas le choix. Fallait qu’on aime tout le monde, qu’on reste dans notre merde et qu’on ouvre notre gueule qu’aux élections. Moi j’ suis portos, alors je sais ce que c’est l’racisme. Les français, ils nous ont pris pour des maçons et des boniches, mes parents et mes grands-parents. Après, ils sont devenus cools avec nous, mais on l’avait de travers. On est venu quand la France, elle était puissante et qu’elle faisait fermer les gueules de tout le monde. On est venus quand y’avait du taf. Les français d’avant, ils ont voulu qu’on construise leurs maisons et qu’on nettoie leurs chiottes. On l’a fait. Mais après, on est devenus français et ce pays est devenu un truc en crise. Ça, j’ai pas compris… les autres pays, ils ont dit d’aller se faire foutre aux immigrés d’Afrique. Après c’était la passoire, et nous, on nous a même piqués nos tafs de nettoyeurs de merde et de constructeurs… Voilà c’que c’est de niquer l’avenir parce que les bourges eux, ils trouvent trop merveillleeuuux d’aller bouffer un couscous et danser sur de la musique de black… Vas raconter ça aux chinois ou même aux russes, ils te rient direct à la face… Derrière, tu deviens pauvre, tu vis avec des gens que t’aiment pas plus que ça… Pas étonnant ce qui est arrivé après. Nous, on voulait pas devenir africains avant de réussir à être européens »…
J’essayais désespérément de lire un Voici de 2015 que j’avais chopé dans la table de nuit de Léonel, mais ce con de Polo détruisit mon envie de me rappeler des affaires de fesses des stars de l’époque… Il finit par se taire, s’alluma une clope et s’enquilla une bouteille de Bourgueil cul sec.
Extrait de la troisième partie de mon roman en cours d’écriture : Mon Usine, la suite…
Andy Vérol - P.S.: un track pour faire chier Polo: Ou encore pire, celui-là:
Publié par hirsute à 18:32:18 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Je m'enfonçais dans l'inviolable tombeau des réseaux, « surfant » sans relâche en attendant que l'opérateur ne coupe les couilles des résidus de vie sociale que j'y entretenais... Je plongeais littéralement dans l'écran, fouetté par les eaux vives d'un monde virtuel immense... Le paravent de ma vie était cette gloutonnerie de geek qui avait tuée toute honte de trainer en savates durant trois jours sans me laver, me changer, actionner les muscles de mon corps... L'autour n'existait plus. Pendant des heures, des jours, je pouvais complètement omettre la réalité de mon corps, le tiraillement de la faim, et même les douleurs d'une gastro carabinée... Il y avait dans l'écran, mon Salut de minable, la réponse immédiate à mes angoisses... Il y avait sur Internet, ma seule raison de vivre... Il y avait tout là-dedans. C'était l'en-dedans contre l'autour, c'était l'âme sans le corps. C'était tout simplement la certitude de toucher l'outre-tombe de son vivant... Un moyen de s'éviter le purgatoire, une solution pour savoir par avance si le paradis ou l'enfer m'étaient prédestinés... Un soir, j'avalai sept bières et gobai 2 Xanax périmés, et je vis l'au-delà, une grosse cuve de merde bien pleine dans laquelle je devais plonger pour accéder à la bonté divine... Le shoot était ma messe. Ma piaule était mon temple. La défonce me rendait spirituelle (au féminin), à l'opposé de la lucidité qui me plongeait dans un cartésianisme angoissé et dépressif... Dans cette pièce, je n’étais plus l’erreur suggérée par la société, j’étais un messie, un démiurge, je tenais le monde dans mes mimines. L’Apocalypse selon Gros Con, P’tit looser, l’Alcoolo chiant qui pétait les portes à coups de poings… Notre gosse miaulait parfois sur mes genoux, jouant de ses pattes comme le chaton qui tète sa mère… ça me transperçait les cuisses. Cette daube à quatre pattes allait finir dans un trou de terre, démoli à coups de hache… Le cadavre, c’était selon. Une suite d’idées pour l’abattre. Sur des forums, on me conseillait l’asphyxie « pour qu’il ne souffre pas »… Mais je retardais l’échéance, préférant le faire valdinguer à travers la pièce dans un sursaut ultime de colère animale… « NON MAIS T’ES PAS BIEN ? ». Elle venait toujours à la rescousse pour son « bébé », cette fausse génitrice qui préférait mettre des culottes en coton « parce que c’est plus confortable et ça me rentre pas dans l’cul », plutôt qu’un string bien sexe capable de me lever le chibre plus que n’importe quelle tentative de buccale/// Un chouette pays que l’échappatoire virtuel, un univers qui ne souffrait pas de politesses et d’hypocrisies… Entre l’écran universaliste et mes problèmes de bite molle, j’avais choisi… Je crois, de mémoire… C’est si loin et si vulgaire…
Extrait du début de la seconde partie de mon roman en cours d’écriture : Mon Usine, la suite…
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:31:27 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Delacouille vit dans un bidonville où il taffe 15 heures par jour... Pour ton info, 80% des gens des bidonvilles ne travaillent pas, parce qu'ils n'ont pas de taf proposé, mon garçon... Comment faire 15 heures de taf dans un bidonville sans travailler? Delacouille, l'anarchiste français intègre a la réponse! C'est parce qu'ils ne travaillent pas, qu'ils trafiquent, zonent, magouillent qu'ils vivent dans des bidonvilles. Tu ne serais pas un bidonboy à 15 heures minimum par jour Delacouille, anarchiste intègre et grand vanneur à deux pesetas? J’adore les anarchistes à deux roupies. Ils te font toujours des compet' de pauvreté avec les mecs dont ils ne connaissent pas les moyens, mais en face, ils s'ingénient à n'être que de gros fumeurs de binouzes, des pas si malheureux que ça qui aiment mimer le pauvre... L'anarchiste français moderne est généralement plutôt mal rasé, un peu limite faux pauvre niveau fringues, te fait des leçons sur la pauvreté tout en ayant le chauffage, l'eau courante chez lui (hlm ou pas) ou chez ceux chez qui il squatte comme une loque suçant le taf des autres... tu as les anarchistes à la con de SUD, ou la frange libertaire de la CGT ou des autres syndicats qui t'expliquent que le CE doit être géré pour éduquer les salariés... Ils sont eux-mêmes salariés et donc signataires d'un contrat avec le dégueulasse employeur qui les paient... L'anarchiste artiste, il est bon aussi... Un geek parfaitement intégré dans la vie, connecté à mort, qui suce la mairie pour des subventions tout en criant haut et fort qu'il détruira le système. Jeudi, 20h00, retrouvez Dj Bloche pour un mix Drums & Bass dans la salle "des jeunes" payée par monsieur le maire qui, bien sûr, n'est qu'un fils de pute devant le public. Le prof anarchiste, c'est le boss... Il déteste ses élèves, ces cons qui sont imbibés des marques, des jolis nègres qu'il appelle les jeunes en public et "ouech ouech" dans la salle des profs... T'as vu, l'anarchiste, c'est un mec qui connait son sujet et qui le vit 100%. Un mec intègre comme un militant du FN, comme un buraliste raciste qui n'a que des rebeus dans son rade... C'est ça un anarchiste aujourd'hui en France...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:55:47 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Loin de moi l’idée de mettre de l’huile sur le feu en cette époque de consensus sordide sur le fait que nous soyons en « crise »… Il me semble, et ma mémoire n’est pas encore défaillante malgré quelques abus de jeunesse, que nous sommes en « crise » depuis 1973, année de l’avènement triomphal de pays émergents (terme si moderne aujourd’hui alors que vieux comme Yalta): les membres de l’OPEP. Il est vrai que les courbes statistiques économiques ont connu une chute vertigineuse en 2008 après une décennie de politique occidentale fondée sur une vieille doctrine économique poussée à son extrême (l’alliance des théories de Smith, Ricardo, Ford, Taylor et quelques autres… peu importe) mais enfin hégémonique sous le gouvernement de Bush (mais initiée avec acharnement par Reggan, Bush père, Clinton, …) : le gel des salaires et le financement d’une consommation outrancière par le crédit. Les Cetelem, Cofidis et bien d’autres jaillirent alors dans les pages de pub, favorisant des crédits à la consommation sans contrôle à des citoyens ne tendant plus qu’à vivre comme leurs chères élites… Un tel système, consistant à donner à tous, les moyens de posséder une voiture, internet, des ordinateurs, des portables, des fruits exotiques, des légumes hors saison, des maisons, appartements, vacances au soleil à tout le monde, impliquait d’imposer un rythme frénétique aux citoyens-consommateurs : leur bourrer le crâne à longueur de journée avec des pubs, des articles de journaux plus proches de la communication que de l’information, des sponsorings tous azimuts, de l’intox et la création de la nécessité, fille de l’envie, en terme capitaliste (un chômeur, aujourd’hui est pénalisé s’il ne possède pas d’ordinateur, de portable, de connexion internet, tous les outils de recherche principaux étant désormais dématérialisés, un exemple parmi tant d’autres). Pour « irresponsabiliser » (étrange, ce mot n’est pas français, bizarre non ?) le consommateur, les lois ont été élaborées de telle manière que le fait de dépenser largement au-dessus de ses revenus, devenait automatiquement une charge étatique… Sur ce dernier point, la gauche Velsatis (comme précédemment la gauche caviar, et plus tard la gauche bobo), a tout fait pour maintenir le système de l’endettement en créant ces dispositifs de mise sous tutelle des surendettés (ce dernier mot existe en français, c’est étrange non ?) provoquant l’idée qu’on peut être un gosse qui a fait une grosse bêtise, qu’on punie, puis qu’on aide à s’en sortir (du bon menchevisme quoi).
Pour en revenir au sujet de départ, la crise de 2008 a cela de spécifique qu’elle n'a pas ruiné l’ensemble de la société, mais infléchi le pouvoir d’achat des classes moyennes, plongé quelques millions de personnes dans la classe populaire alors qu’ils étaient de la classe moyenne inférieure (concept anglais qui n’est jamais venu en France, chelou hein ?)… Alors pourquoi les « racines du mal » ne sont pas à dater en 2008 mais au milieu des années 90 ? Parce que, comme dit plus haut, un système idéologique (ce n’est pas l’économie qui dirige mais les doctrines politiques) a prospéré sur la base d’une précédente crise survenue au début des années 90. Les élites (qui sont essentiellement industrielles et financières – et non plus religieuses, intellectuelles ou artistiques -, déjà à l’époque), se sont toutes ralliées aux dirigeants américains qui produisaient des chiffres erronés de croissance : à savoir que l’endettement américain était hallucinant, mais on s’en foutait. Le Japon se cassait la gueule. L’important, c’était, et ça parlait aux gens-citoyens ça : les chiffres du chômage. Ces derniers ne sont jamais analysés par personne. Dès les années 90, à côté des bouffe-thunes de Cofidis et autres filiales de crédits-vol des méga-banques, les boîtes intérim ont connu une croissance gigantesque, et ça n’a jamais cessé par la suite. Grosso modo, la flexibilité du travail était entérinée. Et qui en France a délégué le pouvoir de se mettre en concurrence avec l’ANPE aux agences intérim ? Le gouvernement Jospin (Les Mencheviks oui). Qui a accéléré les privatisations d’entreprises publiques florissantes ? Le gouvernement Jospin… Et j’en passe… En réalité, les élites, peu importe leur parti, ont entériné une idéologique de l’ultra-libéralisme (l’alliance du libéralisme économique de droite, et le libéralisme politique social-démocrate)… Je ne prends pas le parti du Front de gauche ou du Front National (eux font des guerres de tranchées perdues d’avance), mais je fais un constat.
Le AAA perdu… Qu’est-ce que c’est ? Sinon une supercherie… Les agences de notation sont financées par qui ? Le FMI, l’OMC, l’OMS, l’ONU (etc.) sont financés par qui selon vous ? Par Dieu ? Par les pays africains ? Par les Inuits ? Ces questions offrent les réponses… Bien sûr ici, je ne peux développer l’ensemble des pensées, constatations et analysent qui encombrent mon esprit sur la base de dizaines de lectures et d’échanges… Quoiqu’il en soit, l’annonce de la perte du AAA pour la France est… décidée par la France. Standard and Poor' s (un correcteur basic traduit le mot poor’s par porcs, étrange non ?), agence fondée par des français, déclasse un pays qui la finance largement… Etrange non ? Nous parlons du AAA depuis 2011 et pas depuis 2008 ? Etrange aussi non ? Selon vous, que fait-on d’un pays qui fait faillite (comme l’Argentine l’a vécu par exemple), et un pays qui finance le FMI, l’ONU, l’OMC, l’OCDE, etc. ? Un pays qui fait faillite, est-ce comme une usine ? On ferme et on vire tout le monde ? Vire-t-on un peuple de son pays quand il a fait faillite ? Pourquoi la dégradation du AAA est-elle mise en avant à ce point ? Parce que dans la tête de chacun, elle rappelle la faillite d’un commerce, d’une usine ou d’une association… Croyez-vous que vous allez pointer dans les Pôles Emploi du reste du monde et que l’on détruira la France avec un Bulldozer ? Non… La réponse est non. Enfin, revenons à l’argumentaire bidon de cette agence : la France a dépassé les 80% de déficits publics… Elle doit être rétrogradée… A la fin du mois de décembre, la France est revenue à la 5ème place mondiale des superpuissances économiques, détrônant la Grande-Bretagne… Pourquoi cette information a été reléguée au fin fond des colonnes des journaux « sérieux » ? Pourquoi la France serait-elle contrainte à des taux de prêt en hausse avec une rétrogradation de AAA vers AA+ alors que le Japon, avec plus de 150% d’endettement public (deux fois plus que la France) est noté minable depuis des années, et que l’Allemagne, avec un endettement similaire à la France, n’est pas rétrogradée ? Ces deux derniers pays bénéficiant de prêts à moins de 1% quand la France en paie trois fois plus. A cause des chiffres du chômage ? Non… Parce que Standard and Poor' s est une agence française, financée par la France (et d’autres… et les autres agences sont financées par d’autres et la France. Une sorte de Médiator ou de prothèse Pip de l’économie pour ne pas parler d’autres scandales passés… Pire, un Clearstream en gigantesque… C’est drôle clear stream, ça veut dire « eau claire » en français, étrange non ?) , parce que cette agence est, depuis plus d’un an, l’arme du gouvernement pour faire fléchir le citoyen-consommateur sous la surface de l’océan… Avec cette propagande, on ne t’impose pas de maigrir, on te demande de continuer à dire qu’être beau, c’est être mince…
Une suite nécessaire ? Non. T’as tout compris…
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:30:15 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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