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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Ouuuuuh baby mon Kadhafi, ti m’as donné l’plaisir, les autotoutes dans l’désert, les modems pour sauver tes opposants. Ti me manqueras mon Kadhafi, quand tou sera mort ou violé en prison, par Vérol, Duno Vérol, mon frère… Ti a été ma meilleure sextape mon Mouammar, ma salope, tes seins, tes croissants au p’tit dej’ et sur l’drapeau… Mon p’tite salope, tu es mon résidus d’la grande époque où les sextoys n’étaient pas à la mode, où la tek était underground, où Georges Bush était l’père, pote de Mitterrand au Koweit pour continuer à fabriquer des cheming-gums Hollywood pas chers, comme en 45, les belles robes au vent, les baises dans les fourrées de celles qui sont devenues des mémés Alzheimer, mais non mon Kadaf, j’t’en veux pas, tu pouvais plus bander, la house filtrée passait sur TF1, les gens d’gauche votaient bourgeois de gauche, le tri sélectif, les films X gratos sur le réseau, la criminalisation de l’alcoolisme, de la baise libre, et de la jeunesse… Hein Mon Kadaf’, t’inquiètes, je ferai payer cher à ces fils de putain qui étaient tes potes depuis 20 ans. Mon Saddam, mon Oussama, mon Marcos, mon Hitler, et mon Staline, je ne vous oublierai jamais, et je n’oublierai jamais que vos « amis » démocrates d’Occident vous ont payés comme des putains pour faire taire vos peuples, dans l’intérêt exclusif de la Liberté, de la pro-bité et de la bonté pour tous les humains de la planète… Mon Kadaf, tu as été la plus belle pute des enculés qui dirigent le monde, néo-nazis de toutes couleurs, unissons-nous : Obama, Poutine, l’aut’ là qui dirige la Chinetoque, l’aut’ bubar qui braille à gauche au Brésil, la vieille ancienne Alcoolo anonyme teutonne, et Gordon, aussi beau qu’un acteur d’Twin Peaks…
Mon Mouammar, ne m’en veux pas, j’ai besoin d’fric, et j’vais faire payer notre sextape… C’est pas pire qu’un enculeur de pays qui traîne à poil dans la suite d’un Sofitel hein ?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:30:38 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Tic tac, des dos qui courbent mais hum la déhanchée qui dévalise, la han, des mains merde collées sur l’poil, l’torse… On s’ra ensemble, dans la pousse la poussière crottes de pif on se léchera les seins sur un banc, bidules les bennes bilent ,es pétanques à cons et la belotte dans l’maillot d’porc, les baggys d’gouines
Parce que j’suis plus sexyyyy du han, les dim-up dans mon plaquif, crame-le après avoir défoncé, les maisons, les petits collègues, la route avé le goudron dedans du sonique… 1999, je sors ma queue, vautré dans l’trou du matelas en mousse pourri du clic-clac clac clac pan ! J’suis l’funky, la grosse star internationale di 18 m², l’ Salo ou les 120 jours de Conforama, j’m’entraîne, c’est pas un texte hein ? T’as capté ? C’est l’entrainement, dérouiller la mécano du corps cric-cric… 1999, dans la Saab dégueu d’Moktar, l’fute plein de colle à papier-peint… Baby-foot flippant avé un groupe hardcore local, les filles pas belles, les baises pas bonnes, le foie encore costaud… 1999, t’as compris hein ? C’est pas un texte, c’est un entraînement pour la mécano du corps, pas d’hype, pas d’urne, pas d’zic ni crevards, des rimes à chier et un rythme à roupillon, dedans, t’as pigé, hein ? C’est un texte ? Pour s’entrainer, r’tirer la rouille dans l’caisson les versions longues en CD, l’streaming pourrave de ma life… 1999, point d’arrêt, hein ? C’est le seul texte hein ? La mode des jeans troués disparue puis réapparue, la foie pas encore avinée, vivement la hue, invention 2004, et Vérol l’géniteur d’la dernière hype de ploucs du monde, connasse, hein ? 1999, t’as pigé, c’est un entraînement, les toiles d’araignée et les patates qu’on conserve dans la cave de la maison, la coron, grillé, crame-le, c’est pas un un texte tais-toi range tes pommes, pas d’internet sur mon matelas, là c’est la grille du loto, du baise où j’baise pas, j’sais pas moi, les mots fils de pute et pâte à tarte les moments, l’soleil qui fait chaud, chié, ça y est j’suis chaud des mots hein l’nain ?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 16:51:45 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
George Tron est un fétichiste des pieds, Kadhafi fait un BBQ d'main à Tripoli, tu viens? Y'aura des concombres, des snuffs movies et George Tron est un fétichiste des pieds, DSK des pipes grecques forcées, à Tripoli, c'est BBQ, dimanche, concombres grillés, sauce tunisienne, Georges Tron sera là, DSK, y peut pas, Kadhafi bounga bounga la révolution au concombre, pendant ce temps le G8, les pieds d'la secrétaire, et Georges Tron, hein?
Andy Vérol
Publié par hirsute à 10:15:03 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Du temps où nous pouvions ronger un stylo au bureau. « Je rappelle au numéro qui s'affiche-là ? Mais t'es où là ? Tu te rappelles toutes ces phrases clefs qui jalonnaient notre quotidien ? » .
Nous n'avions plus que quelques jours à tenir. La faim nous tiraillait, et surtout les carences. Berthe avait fondu comme beurre au soleil, ses cheveux commencèrent à tomber, épais mais éparses, secs et cassants... Sa peau s'affinait et se refroidissait de jour en jour. Allongée sur le canapé, elle était inerte, devant la télé éteinte. Elle disait voir des images. Irritable par moments, elle nous envoyait bouler, avant de se rétracter, entrer en elle, inerte... Nous nous nourrissions d'eau sale, de touffes d'herbe séchées, de morceaux de cuir pour mâcher, activer la salive et faire fonctionner nos mâchoires. Des chutes régulières, des plaies qui peinaient à cicatriser... Je laissai Berthe un soir, elle s'était endormie pendant que je la sautais... Car étrangement, j'avais encore une libido, même amoindrie, mais j'en avais une. Elle se laissait faire. Son corps fondu me plaisait de plus en plus, bien que ses seins aient pris l'apparence de poulpes jaunâtres. Et pendant que je la pénétrais, elle ne réagissait plus, sauf pour geindre de douleur. Elle avait cessé de sécréter, si bien que je forçais, la brute, la bête, le sexe aux commandes. Et Polo s'asseyait souvent en face, dans le grand fauteuil, se paluchait ou matait simplement. En aucune manière il ne sentait de prendre le relais. J'avais l'ex-grosse pour moi seul. C'était si sexy, si savoureux, sinistre et cynique. L'orgasme me nourrissait quelques secondes, gonflait mon être de plaisir, se répandant rapidement, à l'instar de métastases vigoureux... J'éjaculai donc en elle, ce soir-là, et ne pris pas soin d'essuyer. Je me foutais bien de sa dignité, de sa propreté, j'étais lessivé, claqué comme si j'avais vomi mon tronc...
Nous avions hermétiquement fermé la porte de la cave, mais les effluves de mort semblaient traverser les parois... J'allai dormir dehors, sur une palette de bois, à côté serré de Polo qui s'était déjà endormi... Je dormis de cauchemars, je vacillai les yeux clos, j'eus de violentes crises de diarrhée, jusqu'au matin cramé, le corps-sueur, et les muscles asséchés. « Lèves-toi vieux, viens, vite ». Je fis comme je pus et suivis mon Polo perdu, paniqué dans les méandres encombrés de la maison...
Elle
Gisait
A
La même place. Le corps glacial, le cœur arrêté. Je reçus cette nouvelle avec tranquillité d'abord. « Elle a droit à un dernier hommage ». Sans réfléchir, je baissai mon caleçon, écartai ses cuisses encore gélatineuses, et la pénétrai une ultime fois... Il est impossible de savoir si elle puait, baignés dans les odeurs infectes de cette fin locale du monde. Polo me laissa finir, puis il posa un drap sur son corps. « Il faut partir maintenant. Ils s'approchent, et nous crevons... Avec un peu de chance, on trouvera peut-être la vie ».
Mon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:12:02 dans Andy Verol | Commentaires (11) | Permaliens
Tout l'monde s'en fout d'un mec qui a eu du succès pour la pire série beauf d'un réalisateur visqueux: Besson... Le fond des chiottes serait Samy Naceri? Non non, c'est celui qui lui a donné le droit d'être l'acteur des films les plus cradingues que le cinéma français a pu pondre depuis deux décennies... Samy Naceri est un écorché, comme on dit, qui n'a jamais eu la carrure pour jouer dans des films abominables... C'est un bon acteur, point barre, à qui l'on n'a proposé que des daubes depuis qu'il a joué dans le bankable TAXI. Le mec fait chier le monde à Cannes, il montre son cul à des connards qui lui demandent une photo dans la rue, et quoi? Ces merdeux ou ceux qui trainaient autour, portent plainte direct, pour faire mumuse avec un pur punk. Un vrai. Je m'entends. Il n'est pas un expert en politique, il est rebeu (donc mal venu aujourd'hui, et ce depuis toujours en France), et il ne supporte pas le succès d'abord, puis le fait qu'on lui crache à la gueule parce qu'il n'a pas encaissé le succès...
Je n'ai pas pour habitude de défendre ce genre de mecs, mais je sais que je dois le faire parce ce qu'il est intelligent, rongé, et humilié par ceux qui ont su faire des thunes avec lui mais et qui ne voulaient pas voir le mec, la tour qui s'écroulait... Naceri n'est pas un chien, juste un peu trop libre, malheureux de vivre dedans, mais heureux de vivre dehors quand on lui donne quelques gémissements timides d'affection... En rien il ne se distingue des keupons que j'ai connus, des lascars de quartiers, des Brassens, ou encore des communards. Un instinctif, un bousilleux doux dans l'intime mais infernal dans le monde des hommes qu'il déteste... Car ce mec ne recherche pas la reconnaissance de ses pairs, de ses proches ou des quidams, il cherche la paix que ce monde ne lui donne jamais... Et ça, les "ceux je porte plainte il m'a choqué", ne l'ont pas compris... Il n'a jamais tué personne, il a dérouillé parfois quand on lui disait d'aller se faire foutre, mais Naceri, n'en déplaise à tous les connards de français, est un grand acteur à qui l'on n'a jamais donné de grands films à jouer, et un homme intime qui se défoncerait de coups, pour dormir paisiblement...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:48:59 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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