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Andy Vérol - Une dernière usine avant extinction

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Mort à l'Académie Française! | 02 juillet 2011

La langue française est une langue parmi tant d'autres... Mais elle se différencie de la plupart des autres langues du monde, en cela qu'elle est d'une complexité telle qu'aucun français n'est capable d'en maîtriser plus de 50% de sa grammaire, conjugaison, etc. S'il existe une Académie de vieux pour reluquer les évolutions et faire des rappels à la règle, c'est parce qu'un seul de ces très grands intellectuels n'est capable de comprendre la bête. Il est nécessaire qu'un paquet de tronches se réunissent pour tenter d'officialiser les usages linguistiques...

Heureusement le XXème siècle est passé par là, et des milliers d'écrivains se sont joués des règles (avec ou sans faute), et ce sont ces gens mêlés aux populos qui ont permis de laisser une chance à la langue française d'exister encore pour quelques décennies. Aucune acadamie et encore moins un ministère de la Francophonie ne sont acceptables, dans ce cadre. Je suis pour la suppression pure et simple de ces "institutions" pour rendre au quidam ce qui lui appartient: sa langue. Mort à l'élitisme franco-françois! L'écriture n'est pas la maîtrise de la langue, mais un style, un rythme et le jet d'âme de celui qui la pratique... Qu'est-ce cet anachronisme qui consiste à attendre la validation d'un usage par des vieux sages, sinon une forme de réminiscence tiers-étatiste du citoyen-scribouillard (le complexe de celui qui se sent sous le boss... euh, le chef)?

L'écriture n'est plus la chose d'une élite, d'une royauté ou d'une république bonapartiste, elle est l'arme ultime à la portée de tous.


Andy Vérol
 
P.S.: les fautes qui se seraient glissées dans ce texte, eh ben, je m'en branle...

Publié par hirsute à 20:06:14 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Je fais des enfants pour qu'ils soient heureux | 29 juin 2011

Moi c'est mes gosses qui paieront ma retraite, mon chomedu et ma sécu, donc j'suis tranquille! C'est pour ça que je les élève dans des valeurs de gauche... Je leur raconte la Chine la méchante comme mes parents me racontaient les USA enculés (mais faut regarder les films quand même). Je fais des gosses pour qu'ils soient heureux, c'était nécessaire qu'ils naissent... Je leur explique que le monde est dégueulasse, qu'il y a des pauvres, je pense comme Jésus mais je déteste sa religion. J'ai une voiture polluante mais c'est pas de ma faute, faut aussi que je les nourrisse mes gosses... Je détestais la télé, les parcs d'attraction, je haïssais les flics, mais je leur fais des cadeaux, les emmène là où ils sont beaux, une voiture de police pour le garçon et des vêtements un peu colorés pour la fille. Je veux la meilleure éducation pour eux, tant pis pour les autres, je les scolariserai pas dans l'école publique d'un quartier... Je fais des enfants, pour les aimer... Je fais des enfants, parce que c'est un choix... Je fais des enfants dans un monde qui tombe - qui rime avec tombe - mais c'est pour eux, pas pourri, c'est pour eux...                                                                        Andy Vérol

Publié par hirsute à 20:19:16 dans Andy Verol | Commentaires (4) |

Taponier et Ghesquiere libérés, et je m'en fous | 29 juin 2011

c'est fou comme je m'en fous des otages journaleux libérés... 4 millions de
personnes sont otages de Pôle Emploi, depuis des années, et à ce jour, aucun
gouvernement n'a tenté de les libérer... La paresse et le corporatisme des journaleux me cassent les couilles... ça c'est dit.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 18:54:38 dans Andy Verol | Commentaires (4) |

Les bien-penseurs du trop-tard | 28 juin 2011

Il fallait accepter de partir sans descendance, et nous pondions, de plus en plus... Alors que nous tombions, nous nous amusions à voler dans des oiseaux géants... Nous buvions l'eau potable de tout le monde, nous faisions la guerre à des peuples lointains pour asseoir la communication de nos puissants... Nous n'avions plus que le mot Amour dans la bouche et nous n'avions que des médecins fortunés pour "simulacrer" les dernières heures de nos vies... Nous n'avions plus que des coups de chaleur, des tempêtes et des écrans plats... les bien-penseurs du trop-tard nous tartinaient l'esprit de leurs "qu'allons-nous léguer à nos enfants?"... Même pas des ruines. Nous avions les yeux embués des junkies à la conso, des mimes minables de nos ancêtres qui étaient morts, eux aussi, pour rien... Des bras semblaient me porter, aussi agréables qu'un cure-dents qui extirpe un morceau de sauciflard d'une bouche d'apéro...

Extrait de Mon Usine, la suite... Roman en cours d'écriture.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 21:29:34 dans Andy Verol | Commentaires (1) |

la valve du cul défoncée par 50 ans d'industrie agro-alimentaire | 28 juin 2011

Ceci n'est pas une cuve à merde, c'est ta porte de sortie...

Il entrait, il entre, comme si c'était aujourd'hui, toute la surface propre de son corps extraordinairement sexy (la déchéance rachitique de l'affamé excitait les occidentaux), qui se laissait imprégner de toutes les bactéries, les microbes et les virus contre lesquels nous nous battions avec des frigos ridicules...

"Eh sister, j'peux t'appeler ma sœur? Ma Amanda?". Il eut un dernier haut-le-cœur avant de plonger dans le dégueu...

Il avait déjà disparu dans le gluant salivaire de ce vide-intestin sans p.q., la valve du cul défoncée par 50 ans d'industrie agro-alimentaire aussi honnêtes qu'un véroleux baiseur de putes en Californie dans les années 80, et je devais me lancer à mon tour dans l'immense cuve, marécages à intestins... Je me retournai une dernière fois vers la maison. Les plantes étaient grillées, les immenses baies vitrées étaient devenues opaques, couverte d’une épaisse couche de crasse… Des semaines passées là, je ne retenais encore une fois que la mort qui avait fauché chaque membre de notre bande d’éclopés de l’existence. Le ciel était ocre, de nouveau, accablant, bleu, belle, gigantesque, avec son disque solaire flouté par les nuages de sable rouge. Un vent, à la manière d’un courant d’air, faisait claquer les portes et poussait des copeaux, des ramas, des rognures à l’intérieur de notre squat déchu. Il fallait s’échapper, pour sentir frémir encore les mains, les doigts fouillant comme dans un paquet de chips, bien grasses… Ma vie jusqu’à Marseille avait été aussi belle qu’une soirée dans un fast-food. La suite avait été une course furieuse dans une boue collante.

Je dégueulai une dernière fois, puis je me jetai dans l’immonde.

La sensation d’étouffement, la panique et les membres retenus par la force terrifiante de caillots intestinaux mêlés de pisses, de poils, de cheveux et grumeaux organiques. Triste mort, je pensais, me disais « triste mort » et « oh maman ! j’ai peur maman ! ». Je ne devais pas ouvrir la bouche, me focaliser uniquement sur mon avancée, tenter de choper des prises sur les parois pour tirer vers l’avant… Nous ne savions pas quelle était la profondeur du tunnel… Nous ne savions pas non plus où il nous menait… La panique… Quelle fin ! J’heurtai Polo… ou quelque chose de ce genre, comme un corps, quelque chose de ce genre, une masse compacte…

Extrait de Mon Usine, la suite..., roman en cours d'écriture

Andy Vérol

Publié par hirsute à 20:13:00 dans Andy Verol | Commentaires (4) |

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