Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
Dans l'coco d'ma fion, ya aussi les calins l'feeling des copines avec l'accent, avé l'accent, avec le sang, les sens bien éveillés, pour l'coup d'queue, offert par la maison, mais non, allons tu r'gardes TF1, faut arrêter d'pleurer ta race...
J'ai des draps sales. Des ejacs dedans, des bouts d'vomis d'alcool, des pieds qui puent, des flaques de sueur, des bouts d'shit, desgouttes de pisse dans le caleçon, des sortes de giclée d'chiasse aussi... La télé petite allumée. Les films de cul, les films gore, les rhalalala... les ragnagnas d'la bouche parce que j'crache du sang quand j'fume un joint, depuis que j'ai arrêté la clope.
J't'aime ma baby Malik, tu seras toujours mon amour, mon anus, mes câlins, mes usines mal finies, et aussi mes matelas souillés, mes souvenirs d'école, les coups qui pleuvaient avec... Toute façon, c'est avec toi que je mourrai, allongé dans mon lit d'hopital ou dans le trou plein d'boue, je mourrai avec toi, sur la colline pleine de pins verts naissants...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 00:35:12 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Quand tu souris, j'ai envie d'aller dormir dans mon
frigo...
Je vais doucement en avion dans mon
frigo...
Je passe tout mon temps à sourire et à me languir, dans mon
frigo...
Maintenant mon corps est tout froid,
mais je me sens mieux qu'un glaçon
dans mon
frigo...
Mais le temps, c'est quelque chose de long qui passe trop vite...
Mais je regarde aussi les morceaux de vieux jambon, les coquilles d'oeufs, les moisissures,
dans mon
frigo...
Et je souris, tu souris,
dans mon
frigo...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 02:21:12 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Quoiqu'il arrive, Sarko, tes électeurs, tes amis, et tous tes sympathisants, ainsi que les tolérants à ton régime, tu es un fasciste absolu... Et quand tu seras mort, ce que je souhaite pour les gens colériques, tu comprendras, toi, ton pote Jean-Marie L., ta potesse Royal et tous les moyens & grands patrons les suceurs dégueulasses de ta bite, que ta gueule, c'est de la merde, de l'hyper-merde, tout ce qu'il y a dedans et dehors...
Andy Verol
Publié par hirsute à 01:59:41 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Comme des petits bruits des bulles de salive mousseuse qui éclatent, en panache, sur le sol rutilant du centre commercial. Par exemple, maintenant tu t'en fous que je sois juste là, à faire le tour des Trois Fontaines tous les jours, ondulant entre la FNAC, Auchan, et Nicolas. T'imagines pas que vivant, parfois, on fait plus que ça... Que les gens payent moins pour toi... Tout le monde se paient dans ce monde. Personne ne produit rien. Je t'achète ton service au guichet ou via la feuille d'impôts. Je ne comprends toujours pas les gens qui trouvent les impôts sur le revenu trop chers. Savent-ils que c'est 1000 fois plus légitime que demander à un clochard de payer 5,5% de TVA sur le prix de sa baguette à 0,90 centimes d'euros? On s'en fout je sais... Alors Fred. Je te connais pas. C'est même pas grâce à cette chanson pourrie des Mitsouko que j'ai choisi l'pseudo Andy...
J'aurais pu mettre Valérie Roubignol comme pseudo... à la place d'Andy Vérol...
De toute façon, tous les jours, je fais plus que me lever à 11 heures -midi, la gueule dans l'cul, l'alcool et les migraines. Ensuite, je vais sur le PC. Je "navigue" sur l'internet, et je mange des oeufs ou des patates. Après j'écris. Après je vais aux Trois Fontaines.
T'as raté ça Fred, les soldes aux Trois Fontaines, janvier 2008. Tu aurais du essayer de tenir pour tenter le coup. Moi pour guerir la migraine, j'ai choisi de boire. Quand j'ai mal. Je bois. Dès le matin. Je fume plus de clopes, mais j'aime bien les joints, les anxiolitiques, renifler ma propre haleine suffirait à m'ennivrer... J'allume presque plus la télé. J'ai presque arrêté la télé. Parce que j'ai détesté la télé, après l'avoir aimée... Et puis l'autre Napoléon IV, et son peuple de cons, ne cesse de me rappeler qu'il va me sanctionner, à force de tourner dans le centre commercial les Trois Fontaines. Je crois qu'il a envie de me baffer quand je bois comme ça, le président. Il boit qu'avec Poutine lui, ou la pute là que quelqu'un lui a dit qu'il fallait santionner encore.
Alors par exemple Fred.
Le principe est le suivant. Il faut que tu le saches, au même titre que ceux qui lisent. Les gens se perchent lorsqu'ils possèdent, lorsqu'ils ont un cocon, qu'ils ont des relations. J'ai rêvé qu'on m'abandonnait mille fois. Mais moi c'est vrai. Ils rêvent aussi, les gens perchés, qu'on les abandonne, mais ils sont fermement attachés aux parois des immeubles qu'ils ont contribué à construire.
Pour te dire une chose, moi, quand je tourne avec mon casque de MP3 gueulant sur mes oreilles, au centre commercial les Trois Fontaines, je les vois perchés, accrochés aux murs, aux vitrines... J'ai vraiment la sensation qu'ils sont tous morts les gens. Fred. Je crois qu'ici, dans les villes nouvelles, les banlieues, les petits, les gros logements des centres villes, les gens sont bien morts. Ils sont liés avec ces cordages. Ils sortent la carte bleue. Ils disent que l'école c'est moins bien alors que 90% des gens arrêtaient l'école après le certificat d'études, à 12 ans maximum, avant. C'était mieux de connaître le nom des départements français par coeur? C'est bizarre comme j'ai l'impression qu'ils sont morts les gens. Fred (Je sais que tu aimais Napoléon IV à la fin de ta vie, que tu savais pas que c'était la fin de ta vie... Tu étais perché toi aussi à ce moment-là). Et les autres vivants. J'ai l'impression qu'ils sentent la viande faisandée, que leur chair de consommateurs est infecte... Ils me regardent moi, comme un mort... Si je leur disais que je suis romancier, que j'ai des milliers de lecteurs, les gens perchés essaieraient de se libérer de leurs chaînes qui les attachent fermement aux parois des villes... Ils essaieraient peut-être pour être de nouveaux vivants... Sans carte bleue, sans certitudes, sans cet air méchant et indifférent qu'il me propose quand je tourne en rond, aux Trois Fontaines, à Cergy-Pontoise... Fred.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:42:51 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Ses doigts se cripèrent sur le métal de la table d'interrogatoire.
"Alors Carlos? Tu a réfléchis à ma petite proposition?"
Carlos fixa Jacques avec insistance. Il faisait vert dans la pièce. Partout dans le monde, il commençait à faire vert. Il y avait des gens qui restaient des heures au bord de la mer à regarder les vagues s'écraser sur les galets. Carlos pensait qu'ils vivaient tous dans un monde vert, avec des corps verts, des voix vertes, des pensées vertes. Des flics verts à l'entrée de la grande préfecture verte. Les cadavres verts dans la chambre froide verte. Les enfants verts que l'on dorlote là, les enfants verts qu'on frappe là, qu'on installe devant des métiers à tisser, verts.
"Je t'ai posé une question.
- J'accepte la proposition Jacques...
- Ok. Tu seras libéré dès que tu auras parlé"
Ses pensées étaient vertes obscures. Les vacances ailleurs, les temps où l'on prenait des avions à pétrole pour aller se brûler sous les soleils des ailleurs. Les maisons qu'on s'achetait avec des cuisines équipées, des télés, des buanderies. Des salades vertes dans des saladiers, posés au centre de la table de jardin. Les couverts dressés, l'odeur de la viande grillée et des enfants qui courent, crient qu'on appelle. "A table!"
Carlos se leva et s'approcha de Jacques. Il blottit sa bouche près de l'oreille gauche et chuchota: "Mes enfants vivent chez Louise, une amie... Elle possède une maison dans les Iles rouges."
Carlos avait donné ses enfants à l'administration, pour revivre la liberté. Il ne se sentait pas de rester 20 ans, enfermé dans une pièce de 9 mètres carré. Il se sentait de vivre sans ses enfants, mais libre. Il avait déjà abandonné sa femme au suicide. Il avait laissé sa mère mourir d'un cancer, à l'hôpital de banlieue.
Il était bientôt libre. Le monde vert allait de nouveau lui sourire. Il allait boire, jouer dans les tripots qui pullulaient à la frontière de l'Etat. Il aurait des femmes. Il aurait des belles voitures, quelques costumes et de bons vins. Il pourrait terminer son roman...
Juste avant de passer la frontière, il regarderait, une dernière fois, ces millions de quidams accrochés aux parois des immeubles... Le regard de ses enfants qui chialeraient dans une camionnette policière...
Le côté vert de la liberté...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 15:43:04 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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