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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/





Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr











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A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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Pas de méchants dans les motels... Une explication du roman... | 30 décembre 2007

Petite ambiance musicale pour lire bien, Butterslut de LFO, ici:  http://www.myspace.com/lowfrequencyoscillator

Ya ça aussi comme son plus adapté, Monkland, Motel Inn: http://www.myspace.com/a31project

C'est plein de fumée. Me demande si je mettrai mon tee-shirt avec un gros Mao entouré d'un soleil, surplombant quelques paysans et ouvriers chinetoques au salon du livre... en mars... Je me demande bien aussi qui va bien vouloir me faire chier. Putain, un livre, c'est jouissif à écrire, mais tu dois te transformer en commerçant de merde ensuite. "Tu veux mon livre? Ben achète-le!"

Il y a la présence de motel "à la française" dans ce livre, Les derniers cow-boys français... C'est peut-être comme une usine ou une église moderne, un motel type Formule 1 ou Campanile (C'est plus cher ouais). C'est un lieu classieux, pas cher, où l'on peut s'échapper du quotidien. C'est aussi un endroit où on baise des putes. Dans mon roman, j'ai mis deux putes. Tu verras, c'est des pures putes. Pas la putes qu'on te met dans les films de Scorsese qui te font passer les bandits pour des héros. Moi, mes putes, c'est des vraies, celles qui te font penser que payer une meuf pour baiser, c'est quand même bien louche, c'est chiant, c'est trop gluand... Dans les films américains ou français ou d'ailleurs, les putes sont souvent de la chair à éjac, une forme de matière organique qui grandit les mecs... J'ai cherché à remettre les choses à leur place. Pas faire la morale. Je ne sais pas si c'est bien ou mal d'éjaculer dans la bouche d'une femme ou d'un mec payés pour ça. Ce genre de réflexions cradingues sur le bien, le mal, ça regarde les clergés, les honnêtes gens, les faux tolérants, les gens de gauche bien-pensante, les féministes, les nazis, et que sais-je encore...

La démarche, en l'occurence, est de plonger au coeur de la pratique de la baise rémunérée. Je regardais un film de boule ultra-amateur l'autre fois, avec une pure pute. Une meuf de 35 - 40 ans, toute osseuse, habillée d'une robe de type Tati en solde, les mains pas super entretenues, qui faisait son affaire à un vieux mec façon paysan moderne (Le jean H&M taché par de la terre, du fumier, un truc du style...). Elle parlait nature, avec un gros accent parigot à l'ancienne, des demi-formules à la Audiard. En fait, en le regardant sucer le vieux pour quelques biffetons, je me suis dit que c'était la Rolls Royce de la pute. Elle était plutôt moche, selon les critères des magazines féminins, des bleus, des griffures sur ses guiboles blanches mal épilées, des nibards comme des ballons de baudruche à moitié dégonflés, mais c'était la rolls de la pute. Elle était consciencieuse, presque attendrissante, pas emmerdante avec des phrases toutes simples du type: "Ah tu l'aimes ma belle chatte, vieux cochon." ça en devenait complètement asexué ce truc. Leur baise, c'était aussi saint qu'une séance au confessionnal. Le mec baise avec une capote. Elle lui a savonné la bite juste avant. Elle s'est lubrifiée un peu. Elle a pris son temps (Et pour un mec, 15 - 20 minutes, c'est déjà bien). Le mec faisait mal au coeur. Elle avait un côté maternel aussi. ça, c'est le point le plus surprenant. Le mec finit de jouir, et elle lui dit: "Alors mon gros nounours, ça t'a plu?" Bien sûr que ça lui a plu au vieux. Mais il est là. Il remet son vieux slip comme un gamin. Elle l'aide même à réajuster son pull. La totale. Ensuite, le mec se barre de la caravane (ouais c'est pas vraiment un motel). J'ai pas vu la suite, mais j'imagine la pute qui se lave le sexe puis se vautre sur le lit qu'elle a refait. Elle se mate "Questions pour un champion" en attendant le prochain mec...

Là, tu as tout le monde qui gueule: Ouais mais la prostitution, c'est une violence contre les femmes! Là tu parles d'une pute comme ça, mais la plupart, ce sont des filles de l'est ou d'Afrique ou d'Amérique du sud qui se font casser la gueule par leurs macs, qui se font piquer leurs passeports, qui gagnent pas un rond, qu'on a trahi, etc. Tous ces trucs d'information qu'on nous lâche dans le journal de TF1 ou les émissions de Stéphane Bern ou dans Libé... 

Oui c'est sûr. Mais je me fous de ça. Moi je veux parler de pures putes qui font de pures passes. C'est finalement moins sale que ce que l'on veut bien dire. C'est finalement moins propre que ce que l'on veut bien dire.

Ensuite, pour revenir aux motels, je pense que ce sont des lieux à l'âme éphémère. Le client s'intalle. ça s'active. C'est une vie, une expérience, une existence qui vient se poser là pour finalement s'éclipser le lendemain ou le surlendemain... Ce que j'aimais quand j'étais petit, dans les Motels (ça s'appelle hôtels, je sais), ça n'était pas de baiser une pute, ou de bourrer la gueule à des étudiantes pour en abuser, mais c'était l'accès à Canal +.

C'est tout.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 17:37:47 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Eux. Eux, ils pensent qu'on ne "peut pas accueillir toute la misère du monde" | 29 décembre 2007

©Andy Vérol - Des gens avec plein de lumière dans la gueule - Décembre 2007 

Ce texte, c'est comme d'habitude, mais c'est bon à écrire, et bon à lire. Slurp...  

Un peu comme le père qui abuse de son gosse (ou la mère d'ailleurs). Tu as aussi oublié la bien-pensance, ce truc assassin qui assaille les honnêtes gens, qui se foutent bien que l'on croupisse dans des zonzons à sodomies sèches, des cités au goût pisse... Les honnêtes gens ne veulent pas le mal des autres, mais ils veulent la sécurité, ils ne veulent pas que des oiseaux de mauvaise augure venus de ces "zones de non-droits" leur volent leurs biens. Ils veulent ne pas le mal eux. Ils sont honnêtes eux. Ils travaillent eux. Ils payent leurs impôts, eux. Ils payent la redevance, le loyer et EDF, eux. Ils mettent leurs gosses dans des clubs, ils suivent leurs études, ils veulent le meilleur pour eux, eux. Ils veulent aussi leur laisser un héritage, eux. Ils ne veulent pas du FN ou des extrémistes de gauche, eux, parce que, eux, ils sont honnêtes et votent pour des partis réformistes, eux. Des partis qui n'ont pas de couille, qui mettent plein de flics dans les rues, qui abandonnent les pauvres, culpabilisent les malades, les chômeurs, les artistes... Eux. Eux, ils pensent qu'on ne "peut pas accueillir toute la misère du monde", parce que 4 à 5 milliards de personnes vivants en France, ça ferait un peu étroit. C'est sûr. Parce que les gens honnêtes, surtout de classe moyenne, ils ont du bon sens, eux. Ils savent comment on élève des enfants. Quand la planète se dégrade, ce n'est pas leur faute à eux, c'est la faute à la Chine, aux Etats-Unis. Eux, ils trouvent normal qu'on mette des dealers de shit en taule, qu'on castre les pédophiles (leur couper la tête serait mieux. Qui n'a pas entendu cette phrase de fils de pute: "Moi je suis pour la peine de mort, uniquement pour ceux qui violent et tuent des enfants"?). Eux, ils ne veulent pas faire du mal. Ils votent pour des gens qui mettent des caméras à tous les coins de rue, qui déploient la flicaille dans les centres-ville, qui s'étalent comme des salopes, des putains dans les pages People de ce qu'ils appellent des torchons (Que ce soit les Lepen, les Royal/Hollande, les Sarko, etc. C'est du pareil au même. Enfants de putain). Eux, les honnêtes gens, ils achètent tout ce qu'il faut à la rentrée scolaire et ne comprennent pas que les "jeunes de banlieue" sèchent les cours: Mais que font leurs parents. Eux, ils donnent des leçons parce qu'ils se gavent de journaux télévisés, de navets tels que Libé, le Figaro ou le Parisien. Eux, tu les vois les enfants de putain, ignorer les clochedus ("on peut pas donner à tout le monde non plus, et en plus, c'est pour le boire alors!" Et il boit quoi le gens honnête à la Noël de merde? Du sirop? De la bière sans alcool! A oui, lui il ne boit que pour les sorties... C'est vrai qu'il peut se comparer au crève la dalle le gens honnête)... Eux, ils se ratatinent comme des merdes devant un flic, un patron ou un député... Ils appellent ça le respect, eux...

La bien-pensance... des gens honnêtes... Enfants de putain... Lâches et lèches-cul... Ennuyeux. Sournois. Vénaux. Soumis. Aveugles. Violents. Bien-pensants, simplement...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 19:38:39 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Je suis le challenger, HAN! | 29 décembre 2007

§Je suis le challenger, celui qui parle en je, en han, qui parle pue qui peste en réclamant sa pitence l'intense reconnaissance la renaissance bousillé par la maladie mentale le métal le palpitant qui prend de plus en plus de temps à pousser l'sang dans l'corps. Dans l'corps du sang. Je suis le challenger, je pose des décors des sacs à sperme des "vas te faire foutre", des "qu'est-ce que t'as encore" un challenger le meilleur. Je fais ce texte de merde comme toi lecteur de merde tu lis tu sues tu pues tu craches. et tu te prends pour qui? Je suis le challenger, celui qui aime s'en prendre plein la gueule pourvu qui pique la place au champion, qui lui chourrave ses privilèges, son nom, son titre... Je suis le challenger, tu es aussi le challenger, mais tu n'es pas le bon challenger, je suis le bon challenger je suis un accapareur, un voleur, un usurpateur; je suis un arrogant, un plein d'mains pleines de sang, c'est sûr. Je suis impur, je peste, je râle je gueule contre les privilèges. je suis pur aussi  comme le challenger, je veux la mort des champions, je suis le challenger, je veux écarter tout le monde aller en haut du sommet de la pyramide du fric et de la reconnaissance! Je suis challenge T'es o ah fu t''e s là faitre la couille à m'tanner avec tes turf tes flans tes didido tes hans les miens sont purs. Putain, c'est moi le challenger, celui qui frappe, celui qui n'a pas peur de tuer pour han! Etre le meilleur! Le best! Le plus grand! Le roi des slibards du monde! Le baiseur roi! L'exterminateur! Le fils de putain qui baise les mères des autres fils de putain! Je veux être un fort pas un lâche! je suis le challenger increvable viable éternel tel moi moi moi moi-même mon je mes HAN! Mes Han! Je suis l'champion des Han! des han!han!han! J'suis plus l'challenger des han! J'suis l'champion des han! des suck! des fuck! des nihilistes lâches! je suis le roi des nihilistes égocentriques lâches modernes putain d'bordel de merde! Je suis l'champion des han! han! han! je suis le challenger increvable viable éternel tel moi moi moi moi-même mon je mes HAN! Mes Han! Je suis l'champion des Han! des han!han!han! J'suis plus l'challenger des han! J'suis l'champion des han! des suck! des fuck! des nihilistes lâches! je suis le roi des nihilistes égocentriques lâches modernes putain d'bordel de merde! Je suis l'champion des han! han! han! je suis le challenger increvable viable éternel tel moi moi moi moi-même mon je mes HAN! Mes Han! Je suis l'champion des Han! des han!han!han! J'suis plus l'challenger des han! J'suis l'champion des han! des suck! des fuck! des nihilistes lâches! je suis le roi des nihilistes égocentriques lâches modernes putain d'bordel de merde! Je suis l'champion des han! han! han! je suis le challenger increvable viable éternel tel moi moi moi moi-même mon je mes HAN! Mes Han! Je suis l'champion des Han! des han!han!han! J'suis plus l'challenger des han! J'suis l'champion des han! des suck! des fuck! des nihilistes lâches! je suis le roi des nihilistes égocentriques lâches modernes putain d'bordel de merde! Je suis l'champion des han! han! han!

 

Han! Je suis l'champion des HAN!

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 14:44:30 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

T'as tout qui est déformé... C'est bizarre. | 26 décembre 2007

L'idée était de récupérer des morceaux de réalité pour les utiliser à des fins littéraires. Subitement, en ouvrant les yeux sur l'monde de ce qui a déjà été fait, j'ai compris que nous vivions dans la première société de l'écrit intégral. Tout le monde fait ça, scribouille, gribouille, barbouille et bafouille sa life sur un blog, dans un cahier-papier, dans des micro-journaux  des pas gros des idiots. Me suis dit que l'autre là-haut, il peut interdire les partis politiques d'opposition que tout le monde s'en foutrait, pourvu que chacun puisse dégueuler ses conneries sous forme d'écrits grotesques. Les citoyens sont des bifteks bien saignants. Sucer le jus gluant dans lequel barbotent leurs cerveaux plein d'bobos l'enfance Freud ta mère et toutes les conneries du genre. genre: han! tu crois que c'est parce que j'ai un frigo et l'eau courante que j'suis heureuse comme mec?

 Coup d'kick dans la gueule. La viande des gens par terre comme les mecs tout mou qu'on expulse à l'arrache juste après un attentat... Plein d'petits Jésus plein le sang plein la gueule... Han!

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:25:25 dans Andy Verol | Commentaires (5) |

J'ai froid. Maman est refroidie. Papa est froid. Tata est timide... | 26 décembre 2007

... Si je sors de la Velsatis, je dois avoir à supporter la lame que le black sec a sorti de sa poche. J'ai chaud. De plus en plus chaud. Et mes mains tremblent tout aussi fort que lorsqu'enfant, je sentais s'approcher, surgi de derrière le placard, le fantôme-femme à la robe de chambre rouge... Crouch crouch... Le bruit de ses pieds sur le parquet vieux.

J'ai des flashs de mémoire dingue qui se vautrent dans ma migraine. Des zooms forts sur l'origine de ce piège. Dehors, la rue s'obscurcit et les passants disparaissent... C'est la ville et le noir qui hurle encore, frappant la vitre avec la lame froide de ce couteau.

La mémoire. Et je sais peu à peu la raison de cette situation, cette sorte de dernier instant d'une vie. Vu. Tout a commencé lorsque j'ai fermé ce bouquin de Bukowski, ce vieux porc plein de talent... Il y a deux jours de ça, je sors d'un réveillon hyper-arrosé. Mais malgré la défonce, je me sentais en pleine forme. La gueule intacte, presque, le moral au beau fixe. J'avais laissé couler. J'avais bu dans mon coin, dans cette soirée morose, sans tenter de m'enquiller une lourdaude aux seins ballons. Avec un mec, Pierrot, accablés par les morceaux de musique minable lâchés par un dj étudiant branchouille, nous avons parlé de la création d'un fanzine. Un truc vraiment underground, comme il en a existé des dizaines, de par le passé. Evidemment, nous avions bien conscience que ce projet pourrait s'avérer anachronique... Mais recréer un underground était urgent... Plus nous buvions, plus nous fumions de joints, moins nous focalisions sur le sexe, et plus, Pierrot et moi devenions créatifs. Merde. Etre créatifs. Quelle connerie de vouloir être un mec qui invente des trucs qui ne serviront à rien à personne. Maintenant que je trempe dans mon jus, mes sueurs dans cette Velsatis de merde, je réalise bien l'côté areuh areuh de cette idée. Mais nous étions embarqués dans l'ivresse et l'envie de croire en ce projet...

C'est comme ça que les choses ont commencé.

Vautré dans mon plumard, plein d'alcool dans la gueule, la bite en demi-gaule, j'ai lu une nouvelle de ce gros con de Bukowski. Lire des textes de ce mec, c'est se mettre en taule pendant le temps de la lecture. Dans cette nouvelle, tu le crois ou pas, un mec a créé un fanzine underground à Los angelès. Le mec s'appelle Hyans. Et moi, je ne m'appelle pas Andy Vérol (Faudrait être bien con pour le croire), je me nomme Loïc Hyans. Véridique! J'étais bien. Tu avais l'impression d'être le moins con des gros cons de ce temps, la fine fleur des créateurs prémonitoires. Un truc du genre. Jouir. Avec la demi-gaule.

A suivre...

Vie et mort d'un mec qui ne créa pas de journal underground (Projet à l'attention de Poussière éditions)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:06:23 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

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Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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Exposition - Art! Anthropophagie! Aujourd'hui!

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