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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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« Des cris dans des larmes, j't'arrache la jambe, j't'arrache la tête, la langue, tes p'tits cris dans les larmes... J'veux t'oublier, j'veux que tu sortes de là, j'veux t'oublier». Son visage rougi d'pali plia ses paupières. « J'veux t'oublier, j'veux te virer d’moi! ».
Dans la chambre de Malik, ça sentait la vieille chaussure et les jouets en plastique brûlés au briquet à essence. Un Monopoly était posé sur la moquette, la thune éparpillée tout autour et le gun clinquant trônait sur la case « prison ».
« Les gens qui mettent des lustres, c’est des pédales de bourgeois. Tu sais c’que c’est un bourgeois ?
- Ben c’est ceux qui ont plein de fric.
- Nan, c’est ceux qui s’prennent pour la raie du cul du monde ».
Maudits. Ils allèrent crever au trou, petites choses faibles enculées par d’horribles criminels. « Mon père, il est mort en prison parce que c’était un sentimental.
- Surtout parce que c’était un salaud. Ceux qui vont dans les prisons, c’est des monstres.
- T’es encore qu’un con.
- Pfff, c’est c’que je dis.
- Ah ! Ah ! On va lui tirer une balle dans la tête à ton porc, et c’est toi qui seras le salaud ?
- Non, c’est pas pareil. Moi c’est normal.
- Ben t’iras en prison pour ça et tout le monde pensera que t’es qu’un enfant monstre.
- T’as peut-être raison. Alors ça veut dire que les gens, c’est des connards.
- Nan, les gens, c’est des taulards qu’ont de la chance de pas se faire choper.
- Tous gens tuent pas des gens, ou violent ou font du mal aux autres…
- Regarde les Allemands et les Français quand ils se sont tapés sur la gueule, y faisaient quoi les mecs ?
- Ben y tuaient et y blessaient… mais c’était pas pareil.
- Ah ouais ? Et pourquoi ? Ils mitraillaient un mec qui connaissaient pas et après ils rentraient à la maison.
- Ben oui mais c’était pour se défendre ! C’est pas pareil que le docteur des fous.
- C’est vrai, lui il aura pas l’temps d’aller en prison parce qu’on l’aura buté comme un boche avant.
- Ça veut dire qu’on ira en prison parce que j’ai voulu me défendre alors.
- Alors tu seras un monstre ?
- Ben non…
- Alors dis pas que tous ceux qui sont en taule sont des monstres.
- T’as raison… Bon, on joue ?
- Ouais… »
Ils sortirent les cartes et commencèrent une partie de pouilleux massacreur… Le garçon se sentit serein, sûr de son bon droit. On doit bien réfléchir, s’imbiber de la mort que l’on va infliger avant de passer à l’acte. Ils étaient comme des résistants, incompris d’adultes aveugles, des gnomes, des androïdes, quelques fantômes et des lacs de terreur, des papas noyés suicidés dans l’alcool et des grands enfants qui l’on avait vendu des happy ends et des illusions de bonheur… C’était un monde très triste, je me rappelle, un monde de boîtes de conserve, de boules moches dans des sapins, des rires rares et forcés, des cuites plutôt que des ivresses dans des brises depuis longtemps brisées par les fumées industrielles… La tache de café a séché sur mon short. Ça fait un style, hum, j’aime avoir du style, j’vais dandiner l’boobs sur « try to be positive… ». J’ai quelques minutes encore. « MARY-LINE ! MON CAFE ! ». Elle ne viendra pas, fluette hypocrite frétillant maintenant dans les jupons d’un soldat…
Ces vacances allaient être le moment le plus exaltant de sa vie de gosse. Une parenthèse ardente, un feu de joie, une bête d’aventure…
Extrait de la première partie de mon roman en cours d’écriture, « Mon Usine, la suite ».
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:03:18 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Roman en cours d'écriture, extrait de la première partie (sortie prévue en 2012, environ)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 12:01:20 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
je préfère ne pas savoir ce que c'est ton roi (j'espère que tu n'es pas biblique au point de prendre un bordélique naze comme moi à la place de ton Dieu), et oui tu es un fou de Jésus Christ, avec tes délires sur le paradis, la lumière devant, le mieux être ensemble... C'est un truc de crapeaux de bénitier, un jésuite séculier, une Sainte Verge Marie. Les gens de gauche ressemblent affreusement à des Chrétiens... Culpabilité, purgatoire, rachat de Salut, et conquête du Paradis... Saint-François... Hollande... Gre-nouille de bénitier, je ne voterai ni pour toi, ni pour tes ennemis... J'en veux pas du Paradis... Vieux produit d'appel du marketing chrétien... Marketing = créer le besoin, inculquer la dépendance. Le Capitalisme a simplement appliqué les règles de bourrage de crâne de toutes les religions. Avant avec les dieux, on n'achetait pas, on faisait des dons, contraints ou forcés...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:05:13 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
nous allons nous débarasser de Sarkozy (tu sais le connard qui nous dit sacrifices quand on est la 5ème puissance mondiale, son AAA au Karscher, sa femme de mauvaise vie (pour éviter de dire P*** vis à vis de la loi et leurs lois, leurs salons luxueux et leurs blablabla à la télévifion) à Rome), et on va recommencer à foutre le bordel, mollarder tranquilles planter l'cul sur notre trône de superpuissance! au trou de la c'est-cul? Au trou du Fillon?
La Dame de fer, c'est Tatcher nan?
AV
Publié par hirsute à 20:20:36 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Extrait de Mon Usine, la suite... Roman en cours d'écriture avec des morceaux manquants dedans (histoire de pas vendre la peau du roman avant de l'avoir achevé):
Le Benco sentait bon. Les Petits Beurres, trempés quelques secondes, devenaient mous, onctueux. Il suffisait de le placer sur la langue et le laisser se dissoudre : explosion de sucre, de chaleur et de bien-être dans la buccale.
« Traverser l’usine comme on a fait, c’est pareil que buter des viet’ comme les amerloques. Eux, c’était les plus forts. On dit que c’est les Viets, mais c’est pas vrai. Les USA gagnent toujours. Y disent « winneur » eux, ça veut dire qu’y sont les plus forts. On a traversé les lignes de sales cocos et on a mis la bombe dans le lit de leur chef ! ».
Il prit un temps, regardant avec dégoût, le garçon qui s’empiffrait. « T’as jamais bu du chocolat ou quoi ?! Putain on dirait qu’t’as pas bouffé depuis 2 ans ! ».
Le gamin s’interrompit, les lèvres crades et fixa Malik sans broncher.
« Bon maintenant, faut que l’aut’ porc là, on lui fait payer ! J’ai vu que t’étais courageux mon pote, alors on va passer à la bataille d’après.
- C’est quoi ?
- On va préparer le terrain avant que j’utilise le flingue.
- Ça fait peur.
- Nan ! Maintenant on peut plus reculer ! ».
Il ouvrit son cartable et en sortit l’arme. Elle brillait de nouveau entre ses petites mains fines, le canon tourné vers le visage du gamin apeuré. Des mimiques, des tiques plein le visage, les paumes posées sur le bois d’une table massive. Il était, je crois, porté comme dans un rêve. Méduse flasque étalée sur le sable d’une plage, le balbutiant chiffonné par le gras des mots. Ce gosse était une réplique fébrile d’un être humain.
Immuablement, il se levait à 8h15, allumait la cafetière puis allait se doucher en écoutant RTL. A 8h30, il allait chier, porte ouverte puis allait directement se servir un café qu'il buvait debout à côté de la radio. Il s'installait à 8h45 dans la véranda pour fumer un cigarillo. Le crime se perpétrait ainsi, selon un rituel bien précis. Le jeudi matin était une plage de repos qu'il consacrait à la lecture du journal, assis en peignoir qu'il finissait par ouvrir après avoir remplacé le journal par des albums photos dont il se servait pour se masturber.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:50:53 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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