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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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on se régale des images de révolution... Combien de Frères Musulmans au pouvoir après la victoire? Démocratie entubée par une queue aussi massive qu'une pyramide... inondations au Brésil, plus de 20 millions de personnes sans toi, oui! Sans toi! Ah j'aime l'actu en ce moment: des révolutions, des désastres climatiques, des séismes! Que demande le peuple! La réalité devient une super-production hollywoodienne! ça pique le nez ces lacrymos avec mes lunettes 3D, gauffré dans mon canapé! Des mois qu'on s'emmerdait avec la crise, les mini rébellions de l'Acropole et les gémissements de Belfast. Ces rafales d'images m'excitent, oui, parce qu'il fait soleil, que ça rappelle les vacances en Tunisie, les promenades vomitives à dos de chameaux... C'est beau comme ces peintures de 1870 qui imagaient la Commune, héroïque et crasse, écrasée dans son jus, son sang, abattue à coups de fusils par la flicaille obéissante aux ordres de la bourgeoisie, des aristos et des pétochards réunis... La révolution est comme un fantasme, sitôt réalisée, elle devient insipide, amère et décevante...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:03:54 dans Andy Verol | Commentaires (4) | Permaliens
Dans la rue, la violence régnait, aigüe... La foule fistée, la révolte foulée par les bombes lacrymogènes, les yeux pissant de larmes, les révolutionnaires n'en hurlaient pas moins: "A bas le pouvoir!"... Tout ça aurait du m'émouvoir lorsque je regardais cette rage sociale envahir la rue d'en bas de chez moi. Mais...
... mais j'avais à me soucier de mes fantômes, avec lesquels je bataillais... mais j'avais à lutter contre ces rafales de critiques et d'insultes qu'elle proférait contre moi. J'étais encore ce reclus social et parasitaire qui s'était replié dans son poste de fonctionnaire, petite main d'un Etat qui rongeait la couenne d'en bas pour la refiler aux félins irresponsables qui menaient la bête République et le monstre Europe. Le monde dans lequel j'avais grandi s'effondrait sur lui-même et j'en étais encore à mes névroses sentimentales, mes séismes conjuguaux... Ainsi l'ex-rebelle teigneux que j'étais, n'était plus qu'un lâche empêtré dans sa petite mouise puante...
Extrait de Mon Usine, la suite... (roman en cours d'écriture)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 16:20:07 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
j'irai pas chez les morts pour une meuf qui m'chie dans les bottes, j'irai pas à la mort pour vos sentiments mouillés, j'ai la schlasse en pleine forme: les meufs, les mecs, les shemales me font
chier!
Publié par hirsute à 20:35:45 dans Andy Verol | Commentaires (48) | Permaliens
Je vous épargnerai avec les détails... Mais le roman dont je fournis l'essentiel gratuitement en ligne, est mon dernier roman. Ensuite Vérol s'en va, heureux de s'en aller. Mais je ne trahirai personne, je donnerai le meilleur, et vous retournerai la tête une ultime fois.
Que les choses soient claires, je ne suis ni mégalo, ni narcissique. Je me fous de la trace que je laisserai. Ce roman est ma vie sans que j'en raconte une once. Ce roman est un testament que j'offre à tous et surtout à une personne... Une seule. A l'instant du crépuscule, je vais me déchirer les tripes, les veines et le cerveau pour une seule... celle qui est moi est l'eau, et moi je suis l'eau, elle est l'eau...
L'aventure Vérol existe depuis quinze ans, l'écriture me connait depuis 26 ans. J'ai fait le tour de la question. Que personne ne m'en veuille, je serais capable de les insulter de l'enfer qui m'est prédestiné, ou de mon corps décomposé par les larmes d'abord, puis par le feu ou les vers...
Vérol n'a pas été seulement une légende infecte, mais aussi le fruit d'une longue lutte pour se maintenir au-dessus de la surface de l'eau.
Quoiqu'en pensent des milliers de gens, il ne s'agissait ni d'un jeu ni d'une stimulation personnelle. Vérol, c'était ma vie, mon équilibre, ma liberté, et une façon comme une autre de ne pas sombrer dans la médiocrité.
Je n'ai jamais été antisémite, parce que je m'en fous des juifs, je n'ai jamais été raciste parce que je sais que les noirs, les gitans, les indiens, les autres, ne sont que des raclures, à l'instar des blancs qui ont dominé le monde durant le dernier siècle dernier. J'ai été amoureux, et le suis encore, mais je n'en dirai rien de plus, au risque de subir les sarcasmes dégueulasses de "lecteurs" qui n'ont aimé chez moi, que ce qu'ils détestaient chez eux...
Ce roman, un vrai testament, sera publié sans doute, mais je n'en serai pas responsable. Il naîtra sur les ruines puantes de mon cadavre... Et ça c'est drôle.
Pour conclure, j'aimerais qu'on se souvienne de Coïl, qui est ma tambouille sonore (Dieu existe? Alors il m'a laissé l'audition)... En attendant mes derniers soubresauts, expulsés comme une chiasse, dans ce roman testament, je te laisse entendre... si tu peux, écoute:
Andy Vérol
P.S.: je n'ai jamais eu l'esprit suicidaire, je décide et choisis...
Publié par hirsute à 19:46:28 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
« Belles burnes, c'est le surnom du silencieux. C'est un vrai phoque et un tueur terrifiant. A ça tu ajoutes qu'il est mauvais joueur, nul aux cartes... »
Nous sortions de l'entrepôt.
Les années là celles-là où les syndicats se comportaient en secte, insultant tous ceux qui les considéraient comme des incapables et des médiocres. Les murs étaient tagués partout dans la ville. Ça lui donnait un air dégueulasse, pouilleux, souillon comme celui du Bronx des années 70. Les poubelles dégueulaient, la foule sentait la crasse. La chaussée était jonchée de graviers, terminé le nettoyage, les machines bruyantes à lustrer le ciment. Dans le cœur du cœur des villes, la pauvreté régnait avec ses apparats du chaos. Le cul du monde, les fusées qui décollaient encore, et mon envie perpétuelle de tuer mes darons, durs connards d'une époque où le désir d'enfants poussait à féconder, quitte à plonger la progéniture dans un monde concentrationnaire...
Le ciel pissait ses acides, les milliardaires flottaient dans quelques stations orbitales. Rien ne changeait. La Chine, le changement climatique, les mots, toujours les mêmes me prenaient la tête. La crise, la guerre, et la mort. La misère. Les écrans criaient ces mots en boucle. La solitude, les épidémies... Dieu n'existait plus, et s'il existait, il ne s'occupait plus des Hommes trop occupés à détruire les tombes, à écrire des saloperies, à broyer des corps au métal, aux éclats, aux lasers, aux réseaux sociaux, succion sadique des esprits barbotant dans le virtuel des vies « interneteuses ».
Vioque.
Je ne rêvais pas d'être vioque pour la retraite, ou parce que je voulais voir mes gosses grandir. Je voulais vivre assez longtemps pour me venger de ma naissance, de l'existence salope que j'avais eu à subir durant ma jeunesse. Les humiliations, la protection des mineurs mon cul, les déflagrations cérébrales lorsque les coups pleuvaient, que les mauvais sketchs durcissaient les muscles du bide. Baigner dans sa merde, dans l'attente de jours meilleurs. Les écrans nous avaient promis le bonheur, puis l'attente du bonheur, puis une forme de voyeurisme permanent qui consistait à mater les autres qui s'enrichissaient, les autres qui s'aimaient, les autres qui riaient, qui baisaient, les autres qui faisaient ce qu'ils voulaient, les autres parler du temps chaque matin comme si ça avait plus d'importance qu'une irradiation à l'uranium enrichi.
Chier, pisser, boire, manger, vomir et ne se soucier que du présent, tout en se préoccupant de l'avenir, tout en mystifiant le Téléthon, le SAMU social et les dribbles géniaux d'un footballeur star à la con. Cuit. J'étais cramé chaque jour. Immolé comme le fils de Bertrand, chaque matin où je me réveillais. Cramé dans la face, brûlé par la frustration, la tristesse, l'ennui avec les autres... « J'aimerais les Hommes s'ils n'étaient pas des Hommes ».
J'avais passé trente-cinq années de ma vie à m'entourer de coton pour amortir les coups. L'inefficace course à la sécurité. Je pensais à jouer, puis à étudier et à jouer, puis à étudier et à bosser... Je serais allé où si ça avait du continuer ? Je n'avais même pas le courage de me donner la mort, la hargne au pubis, la salive épaisse, la migraine facile. Plus les années passaient, plus je faisais mine d'aimer ma femme, la vie de famille, les murs que nous louions et les week-ends au soleil, plus j'avais soif de vengeance. Le monstre dans les entrailles qui se nourrissait de cette merde raffinée par la surnutrition toute occidentale. La vengeance, le désir d'étrangler ma propre mère pour pomper l'héritage, et laisser à l'état le soin d'inhumer son corps déchiqueté par ma rage. Tuer mon père, ce porc alcoolique qui aurait baisé des morts plutôt que d'ouvrir les yeux sur son existence de porc passif et inculte, ses errances à travers le monde, ses parties de touche-pipi avec ma petite sœur. La vengeance parce que les relations humaines n'étaient faites que de « je te donne ça, tu me dois le respect, et alors je te donnerai peut-être des miettes ».
On se souriait en face, on finalisait notre vie dans des boîtes en béton armé... pour finir asphyxiés dans un lit médicalisé... à domicile, dans l'odeur de notre propre mort, les yeux grands ouverts...
Je voulais ma vengeance et plutôt que d'abandonner, croupir dans une dépression longue et latente, j'avais fait, peu à peu, le choix de la rage... Le peu de sagesse contrainte acquise à la force du confort classe moyenne, s'estompait avec l'âge...
J'avais été anarchiste, mais je détestais les anarchistes, j'avais été communiste, mais je détestais les communistes, j'avais été patriote et réactionnaire, mais je détestais la France, ses beaufs, ses riens fiers d'être des nains gueulards... J'avais rêvé d'être une star du rock, j'avais rêvé d'être l'antihéros de mon époque. Rien n'y faisait, tout ça croupissait dans ma tête et je n'étais finalement devenu qu'un quidam sans envergure, une fiotte citoyenne avec autant de personnalité et de réalité qu'un orteil de cul de jatte. Peu à peu, j'avais abandonné les idéologies, les idéaux et même les désirs de chaos régis par une mégalomanie refoulée. Mon seul souhait devint simple, plus percutant. Tout comme j'avais adoré les bodybuilders durant mon enfance rachitique, je fomentai un plan secret, celui de devenir l'ex-nihilo, une pure brute capable de briser un fémur à mains nues... pire, devenir un gardien du massacre capable de faire flipper un flic, le doigt tremblant sur la gâchette... Ma face éclatée, percutée, explosée de plein fouet par une balle...
La grande crise et la chute de notre civilisation me donnait l'occasion de réaliser ce dessein... Bertrand devenait soudain le moyen d'amorcer cette vengeance et non cette revanche sur la vie...
Extrait de Mon usine, la suite... Roman en cours d'écriture.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 17:45:51 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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