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Andy Vérol, ne vous aime jamais

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/ 


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/


Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/

Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


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Wham, c'était mes premiers pédés! | 26 décembre 2011

Putain arrêtez de vous connecter entre 18 heures et 20 heures, entre le retour du boulot à la con et l'heure de la becquetance du marmot, ça ralentit ma connexion sales beaufs! Non beaufs c'est la chébran, tu dis ça dans une boom et t'as le look! J'me suis racheté mes premiers sweat shirts bleus ciel bien amples des années 80 sur Priceminister, et des brasselets de tennis à la Borg sur 3615 Merguez-en-solde! En plus j'ai un poster de Wham au-dessus de mon lit que la première meuf à qui j'ai roulé des pelles, m'a filé à une soirée de speed dating de presque-quadras... Allez, un peu de bonne zic pour égailler ce nouvel an qui vous promet une année de sacrifices (qui z'ont dit à la télé alors c'est vrai):

 

NoËl c'était trop bien mamie!

Le nouvel, ça s'ra encore mieux! On aura l'droit d'boire du Champagne! Avé les moule-bites blancs! y dit "my big sperm man" à 1minute 19 secondes! j'en suis sûr! A 2 minutes 30, y' dansent la Techtonik en plus! C'est les premiers pédés de l'Histoire, c'est trop fort! C'était les premiers mecs épilés du monde aussi!

AV

 

Publié par hirsute à 20:47:55 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Pris le chibre dans le sac | 26 décembre 2011

« Tu fais quoi là ?! ». Pendant que Malik était parti aux toilettes, le gamin s’était approché de la porte du fond, entrouverte, d’où émanait une forte odeur de sueur et des ronflements d’ours. Malik l’avait quasiment assommé avec un balai, tirant son corps à la hâte, à l’extérieur de la chambre.

« J’ai pas fait exprès. Je savais pas.

-          J’te pardonne mon pote, mais si tu refais ça, j’te mets une balle dans la tête ».

Il pleura sans un bruit, écrasant des larmes entre ses paupières, « si je fais plus de 5 larmes, j’aurai un Carambar avant minuit »… Les yeux enflèrent, la boule de vexation dans la gorge… Le sol était fait de tomettes aux couleurs chaudes couvertes d’une pellicule de crasse tenace tassée par des années de foulées de clients en rut. Tout le monde savait que la mère de Malik était une pute. Tout le monde le savait et le chuchotait dans les recoins des maisons. Elle était en place, indétrônable, à peine ennuyée par la police qui comptait une grosse poignée de consommateurs d’Aïcha. La compromission était de cet ordre-là. Une femme, laide, grosse, vulgaire servait de vidangeuse de citoyens honnêtes, ouvriers, contremaitres, adjoint au maire, instit’, chômeur, truand, fonctionnaires et employeurs. Personne ne savait exactement le nombre de client que cette femme rassasiait. Ces choses-là, on n’en parlait pas, on en avait honte, on affirmait qu’il s’agissait de l’autre, avec sa tête de vicelard, qui se repaissait la nouille. Une pute ou deux s’activaient dans la ville. Aïcha était la plus visible, celle qui n’avait pas peur de provoquer, faisant sa publicité grâce au bouche à oreille des hypocrites, maris « fidèles », honnêtes citoyens, gendres idéaux, papy gâteau, politiciens moralistes et hommes de dieu. On ne savait pas exactement le nombre d’hommes qui se jetaient dans la sueur et la graisse de la bonne femme. Chacun renvoyait la balle sur le voisin bizarre ou Richard et sa tête de tocard, l’Marcel qui se grattait les couilles en public ou Bruno, qu’on savait pas pourquoi il avait fait deux ans de prison. Voilà de quoi Aïcha était censée se contenter, la lie de la ville… En réalité, dans le silence des rues, la nuit, des silhouettes se faufilaient jusqu’à sa porte, des hommes de toutes conditions, venaient faire leur affaire. Et bien sûr, quelques types bien sous tout rapport, avaient tenté de jouer aux caïds, affirmant au conseil municipal que ces « putes sont la honte de la ville et que ses clients sont des raclures qu’il faudrait foutre à l’échafaud »… ça parait tellement caricatural, abject, et pourtant Edouard Santini, adjoint au maire chargé des sports s’était fait choper, un soir de cuite, sortant défroqué de la maison d’Aïcha. Deux flics étaient postés là, l’attendant, en embuscade, sur dénonciation anonyme. Le grand Santini, le bel homme, propre sur lui, avec des costards blancs, impeccables, des chaussures bien cirées et des discours sur l’immoralité de « ces hommes qui dépensent l’argent du foyer pour payer des prostitués plutôt que s’occuper de leurs femmes », le grand Santini, prince de vertu, amis des ouvriers et protégé de l’Eglise… Et bien le grand Santini pris le chibre dans le sac termina sa carrière à des kilomètres de la ville qui avait fait sa gloire. « Homme à pute », « gros dégueulasse », « saloperie de baiseur de bénitier »… Jusqu’à la fin de ces jours, le grand Santini ne serait plus que le petit « tringleur de putain »…

Le Benco sentait bon. Les Petits Beurres, trempés quelques secondes, devenaient mous, onctueux. Il suffisait de le placer sur la langue et le laisser se dissoudre : explosion de sucre, de chaleur et de bien-être dans la buccale.


Extrait de la première partie du roman "Mon Usine, la suite"

Andy Vérol

Publié par hirsute à 17:35:57 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Les Hommes produisent le caca des usines | 26 décembre 2011

« C’est comme si les hommes étaient les boyaux des machines, le sang, les organes de l’usine. Les hommes produisent le caca de l’usine. On lui fait manger de la coke, du fer, un tas de trucs en morceaux et en poudre, et les ouvriers font les sucs de la salive, la bile de l’estomac, l’acide du foi, de la rate, l’urique de la vessie… Les ouvriers font les reins, les intestins et conduisent jusqu’au trou du cul de l’usine, la merde qui est jetée, pour servir d’engrais, de terreaux, d’humus de la consommation des Hommes, des ouvriers, des pas ouvriers, des riches, des pauvres, qui consomment la merde des usines pour croitre, éclore et faner… Mourir et pourrir… ». Il peinait à suivre Malik qui n’avait peur de rien, enivré par le danger de se faire pincer. La condamnation serait terrible, la punition serait humiliante si par mégarde ils étaient chopés.

« L’usine est un être, un corps et un esprit inventés par les Hommes pour alimenter la glaise, créer du comestible avec du chimique, changer ses besoins de primates en nécessité d’androïdes fous. Les machines produisent tout, créent tout, fabriquent le rêve, le cocoon, emportant l’être dans la spirale du confort et la sensation d’immortalité. La merde produite est un bienfait de façade, un peu comme un gosse qui ne se nourrirait que de frites grasses et de confiseries trop sucrées à longueur de journée ».

Ils passèrent l’épreuve sans soucis, s’extirpant de la zone interdite par un trou dans le grillage, à l’arrière du site. Au bord d’une rivière qui brillait malgré la pollution qui la saturait, ils firent une pause, reprenant leurs esprits et leurs souffles, riant étranglés par l’effort et l’hilarité des vainqueurs.

« Putain, on a réussi ! Pour fêter ça, on va aller s’boire un Benco et bouffer des p’tits beurres chez moi…

-          Oh j’peux pas, tata va me tuer si j’rentre trop tard.

-          Viens j’te dis, à cette heure ma mère dort. On aura le catalogue La Redoute que pour nous, la télé et les histoires de Bellemare qui font trop peur ».

Le garçon hésita, vrillé par le doute, et finit par accepter. Avec Malik, il triompherait de tout, suffirait de le suivre, d’être patient… De toute façon, il n’était plus rien ailleurs qu’un souffre-douleur, la chose des androïdes et le cobaye des fantômes…

Le ventre mou d'une fonderie désaffectée, la panse molle d'une prostituée à mi-temps, Aïcha, Mama da Malik, le trou joli qu'on y met le doigt dedans le crâne...

Son cul beurre et bombé flaqué de taches marron se cambrait à outrance. Ses ronflements sifflements étaient des gémissements de pie baffée par une carrosserie fusant nuit sur route de campagne... Horrifié, il resta là, debout, la tête cariée par cette vue spectaculaire sur la fin du monde. Aïcha sentait l'outrance des avaleux d'sodas et de lard... Les lèvres de son sexe plissaient dans une jungle de poils noirs et graisseux... Il n’avait d’yeux que pour ces nouveaux bels hommes, ces musclors débarqués des US dans les dessins animés, les petites annonces et les films… Son rêve était de devenir un bodybuilder pour qu’une pute lui offre en solde, une nuit d’amour… Aïcha ronflait toujours lorsqu’il sentit un coup si puissant que son corps s’affaissa sur ses genoux… qui craquèrent comme du bois qui brûle… « Tu fais quoi là ?! ». Pendant que Malik était parti aux toilettes, le gamin s’était approché de la porte du fond, entrouverte, d’où émanait une forte odeur de sueur et des ronflements d’ours. Malik l’avait quasiment assommé avec un balai, tirant son corps à la hâte, à l’extérieur de la chambre.

« J’ai pas fait exprès. Je savais pas.

-          J’te pardonne mon pote, mais si tu refais ça, j’te mets une balle dans la tête ».

Il pleura sans un bruit, écrasant des larmes entre ses paupières…


Extrait de la première partie du roman en cours d'écriture: "Mon Usine, la suite".

Andy Vérol

Publié par hirsute à 14:46:07 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

L'Europe est la preuve de la délation du blanc | 24 décembre 2011

Ça mange trop d'abats les sud-américains, c'est pour ça qu'ils sont des losers perpétuellement... Après les chinois, ça becquette du rat, du chien, c'est pour ça qu'ils n'ont jamais pu dominer le monde plus de 100 ans à chaque fois avec 700 ans de misère entre... Ce qui va leur arriver dans 50-60 ans de nouveau... Les africains mangent des légumes qui ont des écorces de presque arbres, c'est pour ça qu'ils n'y arrivent pas. Les amerloques sont dans la loose tous les 25 ans avant de refoutre la dominante et le bordel pendant 10 - 15 ans... Y'a des cycles, faut être patient les européens, vous serez toujours les plus beaux: c'est vous qui avez inventé la capote, le nucléaire et la sanctuarisation de l'Histoire.

Vous êtes les winners !

Tu psychotes comme un faible avec les chinois. Moi je m'en branle des chinois, comme je m'en branlais des américains et des russes du temps où c'était eux les maitres du monde. Faut arrêter de se chier dessus à chaque fois que le monde est dominé par l'un ou l'autre. Les australiens, ils dominent rien, et pourtant, ben ils se sentent très bien... va falloir arrêter d'être taré et nul avec la Chine. Ok ils ont pris des usines qu'on avait, mais TANT MIEUX! PUTAIN VOUS VOULez bosser pour 1 euro par jour comme nos arrière grands-pères et arrière grands-mères il y a à 80 - 100 ans? Mais laissez-leur les usines merde! On n'a pas envie de redevenir un continent d'ouvriers à la con!

Ce que je préfère de l’Europe, ce sont ceux que l’Europe a viré pendant des siècles, les parias, les furibonds, les fouteurs de merde qui ont inventé les USA, l'Australie, Hong Kong, etc. C'est ça l'Europe, bande de pleurnichards trouillards, soumis au discours de crise inventé par VOS ELITES!

La France est le pays qui a le plus de millionnaires au monde au kilomètre carré. Oui il y a des rmistes, j'appelle ça la carotte pour créer l'ambiance glauque de loosers finis qui régit l'Europe depuis des décennies. Si l'Europe c'est ça, ben j'irai au Brésil comme mon pote Gilles de Staal qui en avait plein le cul de ce pseudo misérabilisme victimaire des "citoyens" européens depuis des années.

Les nazis, c'est une grande invention européenne, tout comme la démocratie, les musées et les casernes. L'Europe a quasiment tout inventé. Moi je ne regarde pas la paille dans l'œil de l'autre, je m'occupe de la poutre qui est dans le mien (excellente expression). L'Europe a même inventé l'anarchisme, le capitalisme, le communisme, l'écologie politique, etc... De quoi on se plaint? L’Europe a inventé tout ce qui fait le monde d'aujourd'hui.

Mais cette vieille pute en fin de course se pisse dessus et passe ses journées à jouer à la belotte, dépressive et merdant dans le pot chambre au fond du couloir...

L'Europe est morte en 1945, à Yalta.

La maman a légué tous ses biens à ses enfants. Maintenant, c'est une grand-mère, et ses petits-enfants, plein d'une jeunesse sonique la trouve gentille, respectable et incroyable, mais voilà, c'est une grand-mère qui se meurt, et ALORS? Moi je m'en branle, je ne suis pas les bas de contention de l'Europe, je suis Andy Vérol, et mon taf, ça n'est pas d'être l'aide-soignant d'une octogénaire qui se réveille la nuit le cul dans ses excréments. Je préfère le jambon d'poulet au jambon de porcS, désolé.

 

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:52:55 dans Andy Verol | Commentaires (2) |

Des brins de claques à la gueule | 24 décembre 2011

Bertrand était l'amical, la falcifieuse da run, mes mains sur mes côtes, la mouette hurlante chiant sur nos têtes. Nous étions stressés, et ses doigts tremblaient tellement plus que les miens, houspillant le chien du gun durant une demi-heure avant que nous nous décidions à agir.

 

"Mon Usine, la suite..."

Andy Vérol

Publié par hirsute à 06:41:07 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

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