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Andy Verol & Hirsute

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

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Présentation

Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/



Sortie du second livre d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, le 25 juin 2008, aux éditions Scali. Infos ici: http://www.scali.net/









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A lire absolument

Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/

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Ils nationalisaient les entreprises, les ultra-libéraux... | 17 septembre 2008

 

Progressivement, les Etats tentaient de racheter les entreprises monstrueuses qui coulaient dans l'océan tempéteux de la crise mondiale. Des milliards d'euros, de dollars US, de thunes injectés dans les caisses craignos de ceux qui n'avaient cessé de dire, durant des années:

"Endettez-vous bande de cons, pour vous acheter une maison à la con, celle-là qu'il faudra revendre dans la douleur, à l'heure de votre divorce. Empruntez d'la pognon les merdeux d'citoyens, prenez la thune qu'on n'a pas qu'on te donne à toi, pour que tu puisses acheter le kit complet "je détruis la planète avec mes rêves consuméristes basiques, mes envies pathétiques de vacances en club, en camping, en maison d'hôtes; ohhh que c'est bien." Tenez p'tits consommateurs cochons, achetez tout, tout, vous pouvez souscrire à un crédit sur 25 ans pour un appartement ou une maison pourrie, loin de votre lieu de boulot, ce boulot parasitaire qui consiste à vendre, qui consiste à assister, qui consiste à assurer, qui consiste à accueillir, qui consiste à ranger les rayons, porter les palettes, assister des vieux, amuser des enfants, qui consiste à réjouir des abrutis de touristes, à faire bander des hommes d'affaires, qui consistent à écrire des articles et des chroniques sur tout ce qui bouge et ne bouge pas, qui consiste à "créer", à préparer, à servir des clients, qui consiste distribuer, importer, exporter, enseigner ... Prend des sous sur ton compte, avec l'illusion, durant 30 jours, que tu as les moyens de t'acheter comme le footballeux plein aux as qui fait des pubs de pute pour des assurances, que tu peux vivre pépère comme ces gros cons de patrons, ces ordures de bourges m'as-tu-vu "mais-parfois-je-vote-à-gauche-ou-centriste-c'est-sûr-avec-toute-cette-pauvreté"..."

Les dirigeants des Etats qui rachetaient les boîtes géantes de leurs copains PDG se foutaient bien que la moitié du personnel soit mise à la rue. Ils nous avaient vendus le libéralisme, le capitalisme, comme le seul système acceptable. Ils nous avaient transformés les élections en laboratoire d'expérimentations de publicités politiques. On votait pour celui qui avait le mieux propagandé, celui qui avait "parlé" vrai dans des meetings qui coûtaient des fortunes... Les élus étaient les frères, les pères, les enfants, les copains, les collègues de ceux qui dirigeaient l'économie... Le politique était la pute de l'économique. Le social était lui la petite gonzesse sur laquelle, les chefs d'Etat, les députés, les sénateurs, les chefs d'entreprise, les consultants de tous poils, les "experts" en ci, en ça, pratiquaient des tournantes hardcore...

ça virait au vinaigre. Le système avait provoqué des situations incroyables. De nombreuses personnes, en Occident, nées durant les trente glorieuses, avaient accumulé des économies substantielles. Leurs enfants, avaient un pouvoir d'achat, en euros courants, 30% inférieur au leur, au même âge. Ainsi, pour la première fois, des parents, possédant maisons, appartements, voitures et vacances, avaient plus de moyens que leurs progénitures. La société avait généré des monstres.

Les plus vieux, encroûtés dans leurs égoïsmes décennaux, refusaient de donner une partie de ce qu'ils avaient accumulé aux plus jeunes... Ils votaient réacs, de plus en plus. Les partis classiques de gauche, à tendance "socialiste" ou socio-démocrate, radicalisaient leurs discours, se droitisaient, affirmaient que le capitalisme était le bon système, qu'il fallait "lutter pour le pouvoir d'achat". Les plus vieux se liguaient contre leurs jeunesses, refusaient le partage, s'obstinaient à interdire un système politique et économique hors-capitalisme... Les vieux, et contrairement à leurs prédécesseurs durant des siècles, étaient devenus prescripteurs de mensonges, étaient des accélérateurs du système, repliés qu'ils étaient sur leur condition propre, envers et contre leurs enfants... Il aurait simplement fallu, à l'orée de la crise, libérer les épargnes et les injecter à 100% dans le monde, dans le réel, pour détruire un système économique violent, criminel, arrogant, hégémonique...

Polo pue et pète. Il rit comme une hyène. Il dit qu'il est un spéléo coincé dans l'conduit humide d'une grotte creusée par une rivière souterraine.

J'lui dis, la bouche pâteuse: "C'est pas une grotte, c'est le monde entier..."

Mon Usine, la suite... (Roman en cours d'écriture)

Andy Vérol

Publié par hirsute à 07:59:25 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Andy Vérol a l'pendouille qui sourit hue hue... | 16 septembre 2008

 

C'est mou comme le nuage qui ressemble à Georges Washington dans l'ciel de mon lieu d'vacances que j'ai pas. &Et le dîner s'prolonge avec les doigts vernis qui courent comme de la pisse, sur le tissu d'mon jean. Rhaalalala./.. La han ha n la hue hue... T'es belle la oiseau de gauche qui se pose sur l'fil à linge d'mon père qui frappe fort ma...mère... adoptive dans leurs goûts d'baisers mordus et de vernis écaillés, les flippers à Nouzonville,, la mairie qui fait pleurer tellement l'est moche, la place qui fait chialer tellement la fête au village l'est pourrage, les auto-tamponeuses sont trop dangereuses... "Alors tu l'aimes bien la fête?" Elle demande tata... C'était le temps où je rêvais de monter dans un Zodiak.

Mon Usine, la suite... Extrait d'un roman en cours.

Andy Vérol

Publié par hirsute à 23:09:56 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

ça fait un long moment que je te cure les dents... | 16 septembre 2008

 

Au dîner, on a dressé la toile cirée, t'avais des dents déchaussées, t'étais belle comme la salope, tata... T'rappelles pas tata, mais moi j'm'en rappelle... t'avais fait un plat avec des marrons à la con, que t'avais achetée à Auchan parce que t'aimes faire ta maline tata, t'aime dire que t'as une voiture pour faire les courses, que t'as des jupes fendues, que tu as un amant de moins d'18 ans... Tu dresses ton gros fion contre moi, sous la couette d'mon lit une place et tu dis, tata, qu't'aimes ça ha! Tu fais ha! tata... Alors l'dimanche, au dîner de famille avé la toile cirée, les portraits de tes gauchistes de parents, au-dessus du paravent, les odeurs de beurre cuit, les façons vulgaires qu'ont tes culottes sexy pas cheres achetée à Leclerc de sécher sur l'fil à linge du petit jardin pourri... Quand tonton, celui qu'est ton frère, pas ton mari mort, te tapote la cuisse en gueulant plein d'tabac dans la gorge: "AHH QU'ON EST BIEN EN FAMILLE HEIN?" Moi je te tuerais pas tata, mais je te couperais bien les mains, j'te boucherais bien l'vagin, et j'lècherais tes escarpins qui sentent fort tes pieds en gueulant han  han han PUTAIN D'TATA j'T'Aime Comme les NouIlles A la Sauce la tomate... Tout l'tralala...

Quand j'étais petit, j'avais des envies de sauces sucrées rouges dans mon lit. Le murmure gentil flippant des fantômes dans mon oreille...

Andy Vérol

Publié par hirsute à 22:03:44 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

Amanda les renifle dans la porte en fer, ces cons... | 16 septembre 2008

 

« J'aime pas les juifs, les musulmans, les chrétiens, je les aime pas. Pas plus que j'aime les agnostiques, les athées, les bouddhistes, les hindouistes, les scientologues, les animistes, les je sais pas quoi. Je les aime pas.

-          Qu'est ce que tu racontes toi ?

-          Ecoute Carlos, on a le droit de pas aimer tout ça. Toi par exemple, t'aimes pas le saucisson à l'ail. Ben moi j'aime pas tous ces gens-là...

-          Putain mais t'es grave toi. C'est la honte de penser comme ça.

-          Non. Moi je crois que les extra-terrestres sont là. Je le sais. Je les ai pas vus, mais je le sais. Ça sent leur présence. Un soir, j'ai vu un vaisseau passer dans le ciel.

-          Ah ouais ? Et ma bite tu l'as vue passer dans le ciel ou dans ton slip.

-          T'es un gros con Carlos. T'es qu'un facho primitif.

-          Arrête P'tit Meurtrier, c'est faux.

-          Si t'en es un.

-          Ah ouais ? interroge Natif.

-          Mais non il dit des conneries l'meurtrier. Il dit ça parce que je trouve ça bien qu'on est une culture en France.

-          Quelle culture ?

-          Putain on s'en fout merde. Amanda va se pointer et on va encore la saouler.

-          On n'a rien à se dire. On est tout le temps en train de s'engueuler depuis quelques semaines.

-          C'est à cause des énergies sales qui nous entourent.

-          C'est étouffant.

-          On sait plus qui parle là.

-          C'est moi.

-          Non moi.

-          C'est moi.

-          Aussi. Arrête... »

 

Le vent claque sur la porte du garage. Réagir. La suite est dans leur bide. La chaleur est étouffante. Ils respirent bien, béat devant leurs postures de crevards inutiles. Les murs craquent.

 

Amanda, la joue plaquée sur le verso de la poste métallique du garage. Ecoute. Elle se sent comme la viande dure, la carne qu'on mâche longtemps sans pouvoir l'avaler. Elle comprend, elle sait, elle « piffe » le changement lent de ses amis là, « englauqués » dans leur continuum espace-con, l'asphyxie des tuyaux, le temps qui stoppe, assez ! stoppe. Le temps a genoux. « Je ne comprend rien ».

 

Les mains, c'est glacé, quand c'est mal placé. La nuit l'enveloppe Amanda dans les bras de Flavio la Taule l'odeur costaude des barreaux sur les doigts - c'est une image, c'est une senteur simplement - submergée rattrapée, elle qui n'a connu que l'abandon, pauvre conne occidentale plaintive s'imaginant souffrir plus encore qu'un Ethiopien l'enfant étiolés par la faim dans un désert d'rocailles, de crevasses... « Pétasse j'suis, j'mangerai plus jamais. Ces cons gueulent. Quand j'pense que mes cons d'parents « rouges » me disaient qu'il fallait finir son assiette, fallait manger tout rapport à ces p'tits noirs qui crevaient la faim, la fin j'sais pas où ? »

 

Ils se définissent contre...

(Extrait du roman en cours d'écriture).

Andy Vérol

Publié par hirsute à 20:22:11 dans Andy Verol | Commentaires (0) |

La crise ne tue pas les riches... | 16 septembre 2008

 

Des centaines de milliers de personnes éveillées préviennent... Le capitalisme n'est pas un système économique sain. Il génère le chômage, l'appropriation des biens de la planète par une ultra-minorité, les guerres d'intérêts colossales, l'installation progressive de régimes sécuritaires, anti-démocratiques (le bipatisme est un contrôle des structures d'Etat par des élites bourgeoises) en Occident, le renforcement de régimes autoritaires ailleurs, le détournement des valeurs humanistes au service de ces mêmes dirigeants, ... Le capitalisme provoque la destruction massive de l'environnement (ne me parle pas des régimes communistes please, please, l'URSS n'existe plus depuis plus de 15 ans et la Chine est devenue l'usine et l'entrepot du capitalisme occidentale mondialisé), ... Le capitalisme, c'est 15% de la population mondiale qui affame, vole, humilie, écrase, provoque, défonce, exproprie, maltraite les autres 85%.

On va donc pleurer les possédants ces jours prochains. On va nous raconter à longueur de journées que ceux qui possédaient des actions sont ruinés. Ils ont été riches? Possédants non? Il faut les pleurer maintenant. C'est parce que les pauvres ont toujours été pauvres qu'on les pleure moins que ceux qui le deviennent soudainement? Nous devons nous obstiner? Nous devons continuer à servir la soupe à ces ordures qui dirigent le monde via les institutions pseudo-démocratiques occidentales?

... j'ai trouvé dans le chômage, un refuge. J'ai trouvé la rue lorsqu'on m'a expulsé. J'ai trouvé la violence, les insultes, le regard méprisant ou compassionnel des passants... J'ai trouvé dans le chômage, des outils pour m'échapper du réel: l'alcool en abondance, les médocs, la faim... le stress... la crasse. J'ai découvert dans le chômage la véritable nature des Hommes: veules, vénaux, visqueux, vexant, vides, violents, ... Dans le chômage, j'ai trouvé la vie, celle des affamés, de ceux qui ne vivent jamais jusqu'à 80 ans... J'ai pas vu de mecs dans la rue qui aient 80ans, j'en ai vu qui en paraissaient plus encore... Avec le chômage, j'ai rencontré des "conseillers à l'emploi" , des "conseillers Assedic", qui te font la leçon, qui te disent de faire des concessions, qui t'expliquent que tu dois te booster, te donner de la peine, que ce que l'on te donne comme maigres thunes, c'est pour ton bien, que c'est déjà bien, que la condition est de trouver un emploi... qui n'existe pas...

... avec le chômage, j'ai découvert le suicide. Pas le spectaculaire. Le mollasson, l'efficace. J'ai découvert le dénuement psychique, la nudité sociale humiliante, les reproches habillés de "on te comprend" des proches, des anciens proches... Avec le chômage, j'ai ouvert les yeux, pour les refermer aussitôt... Avec le chômage, je n'ai plus vu la misère d'ailleurs, je l'ai simplement vu partout, tout autour de moi... j'ai pu rencontrer des hommes, surtout, mais des femmes, aussi, accoudés aux bars, installés sur les bancs publics, picolant sans fin... conversations postillonnées, râles et roustons compressés par le trop de pisse...

... avec le chômage, j'ai croisé le véritable visage de la liberté: contrôles permanents de mes papiers par la police, regards suspects des vigiles de supermarchés, des clients même (!), des douleurs dans le corps, des nausés, des semaines sans rire, sans sourire, sans baiser, sans jouir...

à suivre... han.

Andy Vérol 

Publié par hirsute à 08:06:35 dans Andy Verol | Commentaires (4) |

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Collection Pylône, éditeur d'Andy Vérol

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Vidéo de Gorzar sur un texte "vérolé"

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