Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
"Me joue pas du violon s'te plé! On n'est pas à la décharge ici."
Amanda essaie de rester gentille. P'tit meurtrier mime une branlette, affalé dans le fauteuil, face à Natif.
"Arrête, tu nous déprimes pauv'cramé."
Une jeunesse à la con qui croupit conne dans ses consoles de jeu, ses hormones en excédent, ses soirées stéréotypées à base de défonce.
"Pourquoi les vieux qui étaient des hippies ou je sais pas quoi dans les années 70, disent que nous les jeunes, on se bouge plus le cul? Ils se bougent eux? Ouais ils bougent. Ils bouffent bio, ils s'habillent décontracté, ils ont tous des bagnoles qui polluent, ils votent pour tous les partis qui enterrent les pauvres, les jeunes sans la misère. Ils se battent pour leur pouvoir d'achat et nous traitent de merdeux, de vauriens, de bons à rien comme leurs putains de parents leur faisaient. En gros, ils sont aussi cons vieux que leurs vieux quoi".
Tire une grosse bouffée d'chichon en faisant une tête de chouette. Chut. Hue, han...
"Y m'font chier avec leur discours pacifiste et pro homos femmes anti pauvreté, en même temps merde."
L'chichon qui monte dans le crâne.
"Arrête de dire des crachats c'est chiant.
- Pourquoi tu dis ça?
- Parce que t'as une tête de vieille chouette j'aime pas les chouettes!"
Ils rient déchirés...
Ils se définissent contre...
(Extrait du roman en cours d'écriture).
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:35:48 dans Andy Verol | Commentaires (4) | Permaliens
Il portait des jupes qui lui tombaient aux chevilles.
Parfois.
En plein trottoir. Elle n'avait pas peur de sa maigreur, elle n'avait pas peur qu'on la grise d'insultes (les rires aux éclats lorsqu'on se moquait d'elle), elle craignait surtout que l'on voit son pubis proéminent, sa chatte livide, tendue dans la culotte en coton usée (pas de thunes pour se payer le nécessaire de la pudeur occidentale)... Lorsqu'un garçon un peu bourré, la bourrait (plus qu'il ne lui faisait l'amour) (et forcément bourré puisqu'aucun mâle ne pouvait bander sur une maigreur de cette sorte, sauf s'il était en mode "viol" ou en mode "foncedé"), elle se sentait honteuse de montrer ce qu'elle appelait le "bout de bois pourri" de son corps... Son trou noir. Un soir, un mec, un beau, odorant puissamment la sueur qui la grimpait dans une chambre étriquée d'étudiant made in Crous à trois sous, cuisine collective et chiottes souillées/pas/lavées, lui dit qu'elle était "Edwige qui sent d'la trou noir"...
Elle le laissa éjaculer sans broncher, retenant des larmes, bercée secouée dans ce viol déguisé par son seul silence. Il aurait fallu qu'elle crie. Mais elle ne le fit pas. Elle était de la viande hâchée chiante que ces mecs alcoolisées de soirées prenaient volontiers parce qu'elle avait l'air timide, qu'elle portait des talons et qu'elle montrait de silk bas mousse à la noix qui suffisaient à déchiqueter de désir, n'importe quel looser équipé de bite... LIre. Sa vie.
Ils se définissent contre...
(Extrait du roman en cours d'écriture). Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:18:58 dans Andy Verol | Commentaires (2) | Permaliens
Là je me dis que j'ai déconné quelque part. J'ai bien essayé de m'intéresser au sujet. Mais franchement je m'en fous. ça change quoi que je sois fiché comme leader politique, comme hétéro ou homo.
Les trois quarts des flics sont homophobes, plus de la moitié sont racistes, une bonne partie d'entre eux déteste les gens de gauche, pire d'extrême-gauche...
Je m'en fous du fichier Edwige, les combats de bobos me gonflent, les luttes d'arrière-garde sur les "libertés individuelles" me font chier... Le fait que la moitié, des français-les-connards, soit propriétaire et l'autre non est un dysfonctionnement majeur dans une société. Que ceux qui possèdent passent leur temps à se protéger de ceux qui ne possèdent pas et qui souhaiteraient prendre leur part... Ceux qui possèdent votent à droite généralement ou pour le Modem ou le PS, qui ne sont que des partis de bourgeois attachés au capitalisme et son sacro-saint principe de propriété.
Ceux qui possèdent veulent des alarmes, plus de police, veulent des fichiers, veulent des prisons. Ceux qui possèdent veulent plus de sécurité que ceux qui ne possèdent pas. Parce qu'ils gardent pour eux ce qu'ils ont accumulé sans jamais en filer une miette à ceux qui ne possèdent pas. Ceux qui possèdent veulent que la pauvreté s'arrête mais demandent à l'Etat de s'en charger, gardant précieusement ce qu'ils possèdent. Ce que tu possèdes, Français-le-connard, tu l'as volé à tous... Et je préfère signer cette pétition, que je lance, pour l'abrogation du terme "propriété" de l'article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme:
"Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression."
Pas sûr que cette fois, les han-han citoyens qui "luttent" pour leur pouvoir d'achat comprennent l'intérêt qu'il y a à flinguer ce terme...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 08:07:33 dans Andy Verol | Commentaires (14) | Permaliens
"T'es toujours là avec ta tête de méchant"... Carlos et son pif boursoufflé confluent fisteux de ses propres cauchemars. La merde (la merdeuuuux) au cul, dans la soirée. L'appartement. L'Amanda, la maigre, la belle, l'a dit "faut abso-lu-ment que tu sortes mon choux! sinon tu vas finir anti-solaire..." Humpf... Il sumène sa charge, la porte à travers le bureau d'papa, la maman de p'tit meurtrier... L'aime ni Amanda, ni l'petit con, L'aime lui enfin maigre là avec ses tonnes de Vodka dans la bidoche, ... L'obésité à 19 balais, c'est pas mieux qu'à 10... ça donne encore des larmes, l'sexe qui lâche seul dans la couette, et les poings hue han rentre dans le plâtre du mur bidon de la maison pas cher d'la Nico au pouvoir... C'est hue han l'dedans qui chope l'dedans... Des souvenirs de chevauché d'poney??? en vacances avec maman qui dit hur han: "Casse-toi p'tit con! Casse-toi! vas jouer au mini-golf au lieu d'faire chier tonton et moi... Et leurs sueurs mélangées en souvenir lors-qu'il s'é-loi-gnait du bungalow..."
Ils se définissent contre... (Extrait du roman en cours d'écriture).
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:40:07 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Carlos s'approuve, c'est déjà ça. Carlos rêve d'être un gangster, un old connard un peu musculeux qui balancerait les dès dedans le tapis pan! Il sait Carlos qu'il vit avec une bande de trous du cake qui, crak, passent leur temps à jouer les racailles, les costauds, avec leur daube à la con... Carlos a la viande. Se vide dans les viandes qu'il vide dans son bide. Han. Carlos et sa masse qui gène en soirée, siphonne les sons cool les r'nb bidon, les hue hue, les boules qui bougent... Carlos sue pue se vide de ses liquides en buvant en pensant qu'il est un gangster, l'anti-karscher lâché par l'autre... Lent.
Il se lève péniblement, pour aller pisser. La vessie s'est remplie des résidus de vodka qu'il a absorbé toute la nuit. Il titube péniblement vers la porte des chiottes. ça chie là-dedans? Les murs font la danse du ventre les uns sur les autres... S'ensuit la sueur... L'impression de marcher à la vitesse d'une lenteur, la vessie pleine, explosive, quasi explosée... Et cette fille bourrée, canon, avec sa jupe relevée, ses bas couleur la chair, qui gerbe à fond dans l'rond risqué de la seule cuvette à pisse de la soirée...
Ils se définissent contre... (Extrait du roman en cours d'écriture).
Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:33:23 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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