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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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Une bonne bonne bonne recommandation d'Arturo B, sur son désormais cultissime blog culture pour les bourges mais néanmois cools ufcrk (ouais ça existe pas):
Source: CroCnique
Southside Dubstars c'est un peu le V Recordings du dubstep.
Actif depuis l'éclosion du mouvement (2004-2005), ce label sort sa première compilation ; Benga, Skream, Plastician, MRK 1, Kromestar, Hatcha, N-Type... toutes les plus grandes figures du dubstep sont ici réunies.
L'occasion de se réécouter ce classique old school (2006 !!!) signé Skream:
Publié par hirsute à 20:52:52 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
Bel artifice. Tu chiales, t’aimes pas payer les impôts… Tu vas tortiller le cul devant un concert l’furibard, mais t’es bidon… Pas un instant t’as la force, la capacité, le pif pour changer. Tu sais juger, parler, dire ce qui est bon ou mauvais. Les petits nazes qui vont à la fête de l’Huma parce que « ça fait » lutter contre les injustices sociales… Je tiens le stand de la Fédé de Flize-ville. Consciencieusement, je fais le café pour « les vieux », leur prépare des pâtes, range bien les tracts et m’occupe de distribuer la doc aux passants intéressés. Hier soir, j’ai flingué ma bête. Elle pourrit dans l’appartement.
Faux.
Ça, je ne l’ai pas écrit. N'est pas dans ce roman.
Début de l'extrait:
Les routes. Sa race avec les ongles. Ses chiens avec les mains. Je prends la manette, tire violemment dessus avant de l’abaisser de nouveau. Depuis deux semaines, j’ai d’atroces douleurs dans le thorax. Déchirantes. Ça m’impose la trouille, ça m’fait flipper. Arnaud est au garde-à-vous en bas du cabanon. Il n’a pas son sourire de nazi repenti. Il est plutôt la tête de con du citoyen planqué dans l’isoloir, la langue dehors, la salive fluide de celui qui va aller manger l’pot-au-feu juste après son vote.
Papier dans l’enveloppe. Arnaud a monté trois marches :
« Gros connard
- Quoi ?
- Tu vas la chier ta fionne !
- Quoi ??!
- Tu vas l’fourrer dans ta fionne la malice !
- Tu dis quoi là ???
- J’vas t’la coller dans l’urètre la fionne !
- Quoi ???
- T’es la pute d’Saint-Germain en Laye sur la terrasse de deux kilomètres !
- Mais t’as quoi merde !!!!
- Ta mère est la fionne à mamie dans le con des maisons tout en bas !
- OH ARNAUD ! ARRETE !
- La fionne à mamieeeee la fionne ta fionne !!!!»
Putain ses yeux rouges, mes larmes aux yeux, la force de la peur qui me donne envie de pisser dans le bleu du tissu de ma salopette… Au loin, l’océan est de plus en plus noir, agité, défoncé à grands coups de tatanes invisibles, les putains de talons, l’atmosphère, l’électricité, des tourbillons sombres, épais comme du goudron… Ce qu’on appelle un orage apocalyptique… Mes slips à sécher volent… Je pense aux poils pubiens qui m’irritent dans le froc.
Arnaud s’est approché. Trop. Son grand corps d’adulte gaulé comme un adolescent, est par terre. Tressautant un peu, nerveusement, à cause de la violence du coup de boule que je lui ai administré.
Le ciel. Les larmes du ciel. Je reprends les manettes avant que ça ne tombe trop dru, que la visibilité soit nulle.
J’ai
Tué
Un
Collègue
Une fois…
Qui ne l’a jamais fait ici ?
Arnaud tousse une fois. Le sang en une vague d’surf se déverse sur son cou, ses épaules… le long de son torse. J’ai des idées dégueulasses dans la tête… « Arnaud, on dirait un adolescent comme ça. Réveille-toi, avant que je ne fasse une connerie. »
Il ne bouge pas. Je m’acharne sur les manettes comme si je m’exciterais sur deux chibres. Homo, hétéro, c’est du pareil au même. Nous ne sommes plus que des crabes iodés.
Extrait du roman Mon Usine, la suite...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:24:35 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
D'autant qu'il faut se rappeler que le petit allemand brun d'origine autrichienne avait entretenu un temps une admiration aveugle pour le gros Mussolini... avant de s'en servir comme de la pâte de merde à tartiner l'Europe. Compresseur. Le rouleau dévalait sur toute l’Europe… avec l’accord d’une bande de débiles : les citoyens.
La façon même de me balancer à la gueule que je fais dans le « bon goût » qui vire au « mauvais goût », c’est un peu comme dire à une racaille de quartier : t’essaie d’être de classe moyenne mais tu portes mal la fringue du blanc-bec… J’avais dans l’idée que je n’écrirais plus pour les raclures. Que j’allais devenir le Begbeider, le Sollers, le Houellebecq des années 2010. J’allais enfin goûter les chaussettes onéreuses des tas de hue-hue de l’édition parisienne…
Mais détrompe-toi lecteur incapable, merdeux anonyme, chien du réseau… J’ai bien au contraire jeté tout à la benne. J’ai jeté les bouteilles d’alcool, les petites rébellions de gauchos pseudo-arnarcho. Je suis un ultra-libéral, un nihiliste consumériste, un bourgeois-célébrité. A présent j’ai une Audi dans l’parking et des filles à mes pieds. En fait, tu sais quoi ? ça me fait chier d’écrire pour toi, pour tous les autres. Je hais profondément les lecteurs, les petits juges quéplan derrière leur écran. J’ai eu droit à « t’es une ordure », t’as aucun talent, t’es une merde, t’es vulgaire, t’es un porc, t’es ci ça…
Dans le compresseur, il y a ma parano grandissante. Mon cerveau girouette et le souvenir des pelles baveuses balancées dans la bouche de Natacha. Argelès. J’ai presque 40 ans, il ne me reste plus très longtemps. Je n’ai plus de force, pour m’insurger. Je mourrai comme je suis né : décevant.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 16:13:39 dans Andy Verol | Commentaires (5) | Permaliens
La Vérole tend la nuque comme un crotale merdeux:
"La justice applique les lois dégueulasses rédigées et votées par des gens élus par le "peuple".
Les "honnêtes" gens veulent que l’on cadenasse tout légalement, pour protéger leurs vies de merde.
Mais dès qu'ils sortent des clous, ils sont confrontés au monstre qu’ils ont voulu, choisi, défendu : protection de l’enfance, lois antiracistes, politique de santé publique, sur la sécurité routière, réglementation, hygiène alimentaire, code de la route, code de procédure pénal, code civil, code de la propriété intellectuelle, code du travail, conventions collectives, contrats, chartes, constitutions, traités, lois-cadres, moratoire, statuts, abolition, révision, appel, nouveaux droits, nouveaux devoirs, nouvelle police, nouveaux services, mesures sécuritaires, caméras de surveillance, mise sous tutelle, …
La démocratie, les républiques, ne parlent qu'aux "honnêtes" gens, les planqués, les lâches, les majoritaires, les suivistes, les réac’ de gauche, de droite, les parents qui ont peur pour leurs enfants, les salariés qui ont peur de perdre leur travail, les lèches-culs qui ont peur de perdre les culs de leurs maîtres, les citoyens qui ont peur pour l’avenir, les lambdas qui ont peur de la mondialisation, les gens qui ont peur des gens qui ont peur, les écolos qui ont peur du réchauffement, les anti-écolos qui ont peur de perdre leurs belles bagnoles, les syndicalistes qui ont peur de défendre ceux qui ont peur de perdre leur boulot…"
Le journal de la joie de jouir - Justice. Déchiré. Salopé par sa merde séchée. La politique. La Vérole demande enfin : « Donne-moi de l’eau s’il te plait. - Après tout ce que tu viens de dire tu peux aller crever. - Dit quoi ? - T’es fier d’avoir été connu, d’avoir réussi hein ? Mais tu t’en foutais de ceux qui en chiaient hein ? - J’ai pas dit ça. Un peu oui. Mais comme tout l’monde. - Non moi j’aurais distribué les richesses, j’aurais aidé ceux qui étaient plus mal lotis que moi. - Ah tu crois ça ? - Evidemment ! Tout le monde n’est pas une racaille en col blanc comme toi ! - Ça mérite que tu ne me donnes pas d’eau alors ? - Exact. - Ça signifie que tu veux me faire crever. - Tu le mérites. - Tu vaux quoi de plus que moi en faisant ça ? - Je venge ceux que tu as exploités ! Moi tu m’as exploité ! Payé comme une merde à recycler, détruire des déchets hautement toxiques ! - Alors tu vas me laisser crever de soif et de faim. - C’est ce que tu mérites ! - Ça va guérir tes cellules cancéreuses ? ça va réanimer les morts ? ça va redonner une vie heureuse aux gens cassés par leur condition ? - Non mais ça ne sera que justice ! Tu auras payé ! - Je vais mourir de soif, de faim, de fatigue et de maladie, et ce sera la justice ? - Exact ! - Toi tu ne seras pas devenu un criminel. Tu seras le bourreau du bourreau, le destructeur de l’oppresseur. - Exact ! - Pourquoi tu ne me regardes pas dans les yeux quand tu me parles ? - Je te regarde ! Mais dans l’obscurité tu ne le vois pas ! - Ok. Tu me regardes. Tu assumes. - J’assume. - Tes copains assument… - Ils assument! » La Vérole s’allonge sur la poussière humidifiée par ses déjections. Les lèvres craquelées, le souffle rauque. L’œil blanc, retourné. L’haleine d’un homme vivant en état de putréfaction… qui réjouit les fantômes des vautours. Extrait de Mon Usine, la suite, roman toujours en cours d'écriture (quel bordel) Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:24:15 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
et si seulement dans cette pièce, il y avait d'autres couleurs. Inébranlable, Mémé me sourit de nouveau, un trait de soleil griffant sa joue droite. L'image serait si belle si son visage n'était pas si hideux, creusé par des rides, peau d'éléphant couvert de boue séchée. Son sourire, et son regard perçant qui me dit encore: "Je ne lâcherai pas petit Nelo, mon petit-fils, je ne lacherai pas."
Des journées entières, des nuits pleines, je suis assis là, à ses côtés, à tenter de deviner ce qu'elle pense, ce qu'elle ressent, mais aussi, ce qui l'emportera, l'instant précis où elle sera avalée par la mort... merdique, la mort. Elle aura, les premiers instants, un corps et un visage inapaisés... avant que la mort ne fasse son travail de ratatinage des traits, de lessivage de la peau... ça se mélange dans mon esprit. Si son âme survit comme disent ces crétins de religieux, peut-être ira-t-elle aussi errer dans le grenier, au-dessous des pieds suspendus du pendu...
Pour changer d'air, je vais jouer aux cartes, ou faire des courses. Je regarde la télé, ou je passe des coups de fil au hasard, à des gens à qui je pose des questions. "C'est pour un sondage très chère dame..."
On est con quand on accompagne l'agonie. On est à côté de ses pompes. Des larmoiements entrecoupés de moments hilares... Puis se morfondre... Entrer dans celle qui souffre et part. Essayer. Penser à changer le papier-peint dès qu'elle aura disparu.
Extrait du roman en cours d'écriture: Le goût amer de l'amande, cyanure.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 00:40:28 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
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