Sortie du premier roman d'Andy Verol,le 02 avril 2008: Les Derniers Cowboys français. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
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Sans doute le meilleur roman de Franca Maï, L'Amour Carnassier. Infos ici: http://www.francamai.net/
Il est le mangeur et le mangé. Tu pensais sérieusement que j'allais t'écrire un texte molasse avec les formules acceptées pondues par des groupes d'rock français genre "j'te souffre d'un amour déchiré", ou "j'ai vu ton visage dans une lune batcave"... Ouais j'arrive pas à faire aussi mauvais que les scribouillards de la sène "Oui Fm"... Quelle drogue, quelle flûte quelle bagnole l'mec y t'la gare dans un renfoncement prévu à cet effet... Un voiturier pour ta voiture. J'écris pas sur les femmes, parce qu'elles ne m'intéressent pas. "Oh Vérol tu peux pas dire ça!" "J'exige un hélico! Une valise de billets! Trois putes et une télé putain de 220 cm avec le plasma d'chèvre dedans et l'lait d'brebis..." Je marche le long d'un mur en briques rouges comme un clip de BB Brune ou un truc du genre... Je re-vomis les poncifs sixties moi le fils à daddy qu'a ditr "c'est bien mon fiston". On reprend le RER après avoir regardé les pompiers ramasser le cadavre d'un salarié qui s'est jeté contre et s'est pété l'intérieur à coup d'hémorragie l'interne la radicale la belle. Enfin je suppose. Je suppute. Je souligne le regard et accentue mes beautiful valoches sous les paupières d'un tait d'eye-liner sa mère. Celui de tata. Chut encore.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 12:08:33 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
ça me fait du bien tu es salvateur pour moi merci chut je saurai me taire et ta maman m'aimera aussi elle embrassera mon zizi avec amour chut merci à toi ouais et après ? lol je savais qu'en parlant de ta mère on allait casser la glace enfant la glace ? pas de glace plus de chut tu dit que ma mère fais des bisous sur ton ziz et alors ? looooooolllll oh oui chut plein de bisous c ça que tu eux c des chut elle est gentille alors chut je sais ouais chut elle aime bien les bisous sur le zizi tout dur j'aime bien c'est trop beau chut comme les films cochon sauf que c'est ta maman chut elle aime bien mon slip elle renifle l'odeur de mon sexe turgescent c bien ccontinue ton delire mais chut Elle hume telle une femelle folasse, le gland de ses rêves elle fait "chut" sur le bout gluand chut et ma queue ferme monte elle s'est tellement fait chier à élever ses cons de gosses voilà un moment de bonheur enfin mérité chuuutt une heure dans la cave d'une maison humide sur la côte normande à la con... En écoutant Noir Désir Sans préservatif en curant le nez, en pénétrant l'orifice en fouettant le cul en écrivant la haine chut et sa bouche bulbe qui s'arrondit autour du rosé de la peau archi-tendue du chibrasse la grognasse la chaudasse chut pas fadasse se lache et redécouvre les matins humides de ses eighties kitchs subies mais bons souvenirs... Force est de constater que l'amour est dans la maturité, les coups d'butoirs puissants dans l'flanc flasque entre ses hanches chiennasses... Sa maman... La télé allumée...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 01:08:50 dans Andy Verol | Commentaires (6) | Permaliens
Ristourne à gogo sur la vinasse à premier prix le hors la saison avec l'tracteur qui retourne l'sable cradingue de la plage juste à la fin d'l'hiver... S'éjaculer dans la combinaison de ski en s'matant l'echo des Savannes dans un Chalet à Samoens... Allez voir la Cité Interdite au ciné avec la combi encore trempée... Et s'taper un déhanché sur des morceaux de disco à la kitch braillés en soirée dansante via l'vinyle l'33 tours... Mal au crâne... Et crainte... Crise. Sans... Suite.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 22:27:37 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
La tête han han han la tête et han la tête han j'ai la tête à t'lécher l'visage et t'en faire une caricature, un morceau d'morcif, la sensation d'être l'histoire que tu écris avec les rides en plus, et maintenant les artères bouchées la clope l'alcool, les douleurs pectorales han han mais nan han j'pourrai pas han...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 21:37:48 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
C'est parti. La barraque est au fond d'un terrain plein de ronces, d'orties, de mauvaises herbes en tout genre. Il grogne derrière la porte: "Ouvrez monsieur", et nous: "mais c'est toi qui a fermé de l'intérieur!" Une 4L blanche devant, toute pleine de boue sur les roues, des poules qui puent et qui braillent, le journal télévisé à fond dedans.
"Assassins! Ce sont des assassins!"
Le récit s'écoule comme ça, très classique, très mords-moi l'noeud. Une prise d'otages au son des vaches qui beuglent ça beugle les vaches, non peut-être pas en tout cas ça fait du lait ça boit de l'eau pas du lait c'est le veau d'lait qui en boit pour se nourrir mais de l'eau aussi... L'égorger. "Sors de là merde! J'dois me casser aux Sports d'hiver, fais pas chier."
Le journaliste de TF1 qui nous colle au cul esquisse un sourire. Il pensait que les négos se faisaient à l'amerloque, pour nous non, ça s'fait à la one again la française avec les fringues fabriquées en chine, la canette de coca vidée dans l'estomac et éventuellement pour les plus vieux un verre de rouge, mais rouge noir par pétant, celui qui rince la tuyauterie, la vieille France. "J'sortirai pas! J'tue tout l'monde si vous entrez!"
Putain l'vieux pequenot et sa tronche de consanguin (ça m'rappelle les banderoles que les collègues avaient pas pensé à enlever avant l'match histoire qu'on s'marre un peu) et le journaliste de TF1, dans la trempe p'tit intello qui s'fait des sensations: "Vous avez positionné des hommes partout Capitaine?" Tu parles, le mec est de plus en plus dans son long métrage à l'amerloque. Y sait pas qu'on improvise, que ce matin je trempais ma tranche de pain beurrée dans l'jus dchaussette que tata me prépare gentiment "faut pas qui soit trop fort sinon c'est pas bon pour le coeur." Je réponds pas au journaliste et balance en gueulant tel un cocktail molotov de manifestant bien lancé: "Eh mon vieux! Tu l'aurais pas fait trop fort ton café c'matin? c'est pas bon pour l'coeur tu sais ça?" Je l'entends ricaner le forcené puis se ressaisir:
"Me prenez pas pour un con où j'leur fais sauter l'caisson." Je me gratte les couilles. Une spécificité dans mon commissariat, on aime gratter nos couilles dans le froc et foutre les doigts plein de jus d'bollocks sous l'pif d'un collègue, si possible une gonzesse ou un stagiaire ou un "africain" (on a des appelations politiquement correcte nous aussi, histoire qu'on nous accuse pas de racisme. On n'est pas raciste dans mon commissariat, au contraire, mais qu'est-ce qu'on peut être cons parfois... pfff...). Le vieux arme le chien. Je l'entends, je connais. La faillite de la négo nécessiterait d'intervenir au plus vite, mais les mecs de la gendarmerie, l'GIGN (Nous on préfererait les mecs de de nos rangs du RAID mais bon) sont pas arrivés. ça va tourner au canigou plus vite que prévu. J'envoie mon poing dans la gueule du journaliste de TF1, histoire de lui compliquer la vision, et nous défonçons la porte, déboullons, pan!pan!pan! t'es mort, sont tous morts et moi une balle dans l'épaule. ça ne me fait rien sur le coup, puis une douleur aigûe, comme si l'on tirait sur un nerf comme on tend un élactoc. Bouh...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 08:20:41 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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