Blog à vocation satyrique - Tous les textes sur ce site appartiennent exclusivement à l'auteur aux termes des articles L 111-1 et L112-1 du code de la Prop. intellectuelle.
Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr
Les publicités Google affichées sur ce blog sont le fait de l'hébergeur. Je considère ces pubs comme une intrusion abusive sur cet espace...
Avertissement: Le contenu de ce site risque de heurter la sensibilité de certains lecteurs, particulièrement les mineurs.
Depuis le 22-09-2006 :
10683800 visiteurs
Depuis le début du mois :
67877 visiteurs
Billets :
4423 billets
Je ne vois pas des gens, je vois des ombres, les ombres métalliques des fantômes... Il y a deux prismes violeurs qui bondissent sur le tronc femelle d'une des ombres du monde fake... Des ombres, des dégâts, des fils... Mes yeux s'ouvrent, écarquillés, ... Le scorbut nouveau est rangé dans le rayon fruits et légumes, derrière la tête de gondole à Marcel. C'est un bon chef de rayon Marcel, il a pas son pareil pour manier les palettes et tester les stagiaires... Moi je n'y vois qu'une matinée très claire envahie de salariés mangés par la nouvelle moinerie: la peur de perdre son travail... ça dégouline de sent-bon et de mains au cul, de blagues de toto façon graphiques et statistiques bancaires. J'y vois des nouilles et un caddie, l'orée du parking et son merveilleux bouchon de taules étincelantes, des René, des Kevin, des Jean-Paul et des Martine... J'y vois l'bulleux d'une niche fiscale et l'fielleux de la trappe fécale... A risque égal, le vendeur de missiles s'en sort haut la main, quand le commercial en cure-dents se vautre dans la nacelle d'une attraction pour beauf. J'préssens la cuisse de Jupiler, la mousse collante et amère scotchée sur des lèvres botoxées/./ A lire des radios, à rendre sous les ponts, à griller dans le sable, à couper les pieds d'un barbeuk pour les croquer vestiaire devant une manette d'games à gogo... Finalement le chômeur digère son rejet social - l'truc blanc giclant sur l'miroir - en butant des Trolls, en construisant des villes, en fightant une ingénue noiche en jupette...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:03:15 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Rédiger un co-Lundi, .je suis toujours collé au canapé. Le brouillard est intense dehors, des lunes ont poussé comme des furoncles dans le ciel... Mardi, toujours collé au canapé, la télé ronronne ses flashs comiques, la cure de lessivage de tronche, les mains comme des brosses à dents, attendant dans un verre en bord d'un lavabo. Mercredi, j'en ai des coups de soleil sur les cuisses. L'écran irradie le dard barbelé relié aux muscles de l'abdomen, l'abeille, les clopes, le café... Le ciel est un mur en parpaing vouté... Jeudi, le canapé a fabriqué des esquarres sous mon cul, mes cuisses... Des taches rouges sur les bras, mes yeux, grands ouverts, ont séché... Je crois que je suis mort depuis quatre jours...
Andy Vérol
Publié par hirsute à 18:51:14 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
« Oulla petit ! Tu vas où comme ça ! On te cherchait partout ». Le gosse hurla, se débattit comme un diable, les « lâchez-moi ! Lâchez-moi ! »… Le képi le plaquait contre lui. Il sentait ses cuisses puissantes et le tissu désagréable de son uniforme… C’était l’époque du Gendarme et des Gendarmettes, de la 7ème compagnie… L’époque où l’on ridiculisait les uniformes, des « bonhommes » obtus chiens loups des vieilles autorités… Il fut embarqué dans l’estafette, le cul planté sur un banc en bois, toisé par deux képis austères jouant les sévères. « Si la camionnette, elle démarre avant dix, ils me diront que c’était pour rire »… Ce film crétin se déroule en flot sur l’écran. Je me lève, me sers une tasse de ce café trop corsé et me brûle la bouche goulument. Maintenant, je sais qu’il fait beau partout, que les grandes façades grises aspergées de bleu crasse, vont s’effondrer. Les villes tomberont bientôt, les campagnes crameront, les petits présentateurs aux implants impeccables hurleront « maman » à la mort, dézingués en plein vol par la contrition du monde. L’univers est entre mes mains, la mort n’est qu’une frontière… Je ris.
A la gendarmerie, Tonton déboula avé ses « j’ai honte ! Quelle honte ! Mais qu’est-ce que t’as foutu putain ! Des fois t’es plus con que ton père ! T’es qu’un zob coupé comme ton paternel ! Quelle honte ! Devant les gendarmes ! La France te recherchait partout ». Il y avait des guirlandes de Noël encore, des photos de motos et de chiens molosses. Sur le bureau, un verre de bière à moitié vide tachait une feuille de papier carbone. La trousse, les stylos Bic et la machine à écrire. Crevant, criard, une tête de berger allemand sur poster fixait le petit. « J’suis mignon, ils vont me foutre en prison… ». L’enfant se mit à hurler : « J’VEUX PAS ALLER EN PRISON ! J’VAIS ETRE SAGE ! J’VAIS BIEN TRAVAILLER ! PARDON ! ». Il s’effondra à genoux, le velours de son pantalon n’amortit pas le choc. « Si ils me mettent pas en prison, j’promets de croire en toi le Dieu ! Je promets que j’vais être gentil et que j’ferai des prières ! Pitié ! J’veux pas la prison ! »… Tonton connaissait le Capitaine. Ils se tapaient régulièrement des bitures ensemble, Chez Nono, l’ancien champion de la division d’honneur. « Ce petit nous fait que des problèmes depuis que ses parents sont morts. On l’élève bien, on lui donne à manger, on est gentils et voilà ce que ça donne ! C’est un dingue ! On dit qu’il traine avec des bougnoules, c’est pour ça hein ». Le garçon fut rassis sur sa chaise et menacé par un grand blond à la mâchoire de crocodile. Son regard bleu ciel était plombant. Le petit inclina la tête et s’enfonça dans les univers, l’œil calé sur le scratch de sa basket. « On décolle, des armées veulent nous détruire, heureusement, je suis là. J’ai fait de la muscu et je suis champion du tir au laser. Je veux pas leur faire de mal, mais je les crame. Y’en a qui fondent, y’en a qui brillent comme le feu. Si j’veux, je peux les transpercer par surprise, comme quand j’écrase des musaraignes. Le sang, c’est pour nourrir les rois d’OTO, les os, c’est la farine des sauvages d’ORNILA… Et si on faisait des guerres pour la paix ? Ils m’auront pas… ».
Mon Usine, la suite… Premières pages du roman en cours d’assemblage (1 à 2 mois de taf)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 15:51:44 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Et de nouveau, le garçon mettait un pied devant l'autre, chameau des forêts, au pied du Maroc, charriant l'attirail scolaire sur ses épaules courtes et osseuses. A ceci près que chaque matin, il enfouissait dans une poche interne, une nénette en plastoc, une poupée volée à sa cousine, une chaussette chourée à tata, une boîte de comprimés de mémés, des images, des morceaux d'articles de presse (qui noircissaient les doigts plus qu'ils n'informaient)... Ce morceau "des autres" était une protection contre les Têtes Brûlées de Papy Boyington. Les nuits étaient courtes, la couette avait été une protection. Les cris de tata, les grognements de tonton… Il ne déjeunait plus pour éviter les vomissements, les petits soubresauts pénibles d’un estomac noué, défaillant… Le chemin de l’école, les petites saletés sur le sol, l’imperturbable banalité du quotidien d’un écolier… Il croisa pourtant son chemin, un matin de fin d’hiver. Malik déboula à contre-sens, fuyant, à toute vitesse, une dizaine de fanatiques de son âge. L’enfant le vit courir dans sa direction. Son corps était mince, sa foulée était fluide. Il avait des cheveux frisés, épais, une panse creuse, des mains fines et un nez ratatiné comme celui des boxers. Malik s’arrêta devant lui : « Planque-moi toi »… Le garçon prit sa main et l’attira dans la forêt, un peu plus haut. Il riait de plaisir, insultant ses poursuivants. « Il faut se cacher ». « Oui », répondit le gosse. Un buisson fit l’affaire. Malik retint son souffle saturé par sa course. C’est ainsi qu’ils se rencontrèrent. Ce matin-là était glacial, le gel blanchissait les feuilles, le sol, les branches, la crasse du chemin.
Je déteste « volute de fumée », trop usé… « Bourrasque d’âcre », j’apprécie bien plus. A quoi bon cesser de fumer, de boire puisque qu’une pointe empoisonnée de radiations, viendra bientôt me frapper la touche… Et c’est à ce moment-là où l’enfant devint moi. La course dingue dans la forêt nous porta, main dans la main, dans la vulve du réel... Nous passions du ventre (fracassé) à l'air pur d'une réalité démente...
Commencer en parlant d'amours moites, obligatoires. Les débuts, les premières lignes d’une vie. Les années 1980 furent, vraiment, pathétiques. Les années de mon enfance qui ébauchèrent le glaviot idéologique qui formata un Occident en phase de mutation accélérée…
Nous devenions peu à peu, des pousseurs de caddies…
Le cimetière des Allemands était souvent plongé dans la brume, traversé par les feux-follets, une bande de faux-culs sans corps/viande… Comme si leurs silhouettes s’évaporaient sans cesse, traversaient le terreau riche de la forêt qui les couvrait… Des dizaines de cadavres de soldats de la Wehrmacht gisaient là, sous nos pieds, au garde-à-vous, à l’horizontal...
Malik tenait fermement ma main et m'entraînait sur le chemin étroit et sinueux qui serpentait à travers le bois. Il était presque minuit et j’étais épuisé par cette escapade tarée qui dura des heures. Les images pourries de ce dessin animé Walt Disney me submergeaient. Je me marrais dans mon intérieur de gosse, mais j’avais aussi la trouille, accablé par les flashs : des grosses branches d’arbres, telles des bras, allaient tenter de m’attraper et déchiqueter mes vêtements, griffer ma peau, et écorcher mon visage… Je m’imaginais Blanche Neige en secret. Les nains me dégoûtaient et je ne comprenais pas ce qu’elle leur trouvait… Il s’agissait des images cochonnes de toutes ces conneries mièvres pour progénitures qui provoquaient mon attention…
Sur un arbre, Malik me plaqua et m'embrassa goulûment, la langue enfoncée jusqu'à la glotte.
« Comme avec les filles », me murmurait-il, l'œil très noir de rage, de désir et de bonheur. La terre bougeait. Elle tremblait de façon quasiment imperceptible. La terre. Le terreau des bois où l'on était embourbé. Dans la lumière forte et blanche de la pleine lune. La nuit interdite.
Puis nous reprîmes notre course. Nous grimpions sur la colline, un peu plus loin, au-delà de la limite des habitations de la petite ville industrielle... Des petits bruits dans les bois. Des bruits de pas légers. On ne savait quelles bestioles nocturnes infâmes crapahutaient sous nos pompes – des écrase-merdes on répétait, seule occasion de dire haut le mot « merde » devant les adultes – ni quelle saloperie de fantômes infects.
Cette colline s’appelait Le Maroc. Une sorte de dos vert bombé au-dessus de la ville vieillotte et grise/noire. On ne savait trop pourquoi on l’appelait ainsi. Malik me disait que c’était parce que les marocains qui bossaient dans les usines de fonte, s’y réunissaient pour sacrifier des blancs au nom de Allah.
« J'ai très peur Malik. »
Il affirmait que je n’étais qu’un pauvre con raciste, que je ne savais pas que les musulmans ne faisaient pas ce genre de choses. Dans mon for intérieur de gosse blanc élevé au racisme populo, j’avais des doutes… Avant de vivre idylle avé Malik, je pensais comme tata, tonton et mémé: les musulmans ne mangeaient pas de porc parce qu'ils en étaient les descendants...
Je me sentais faible et mes jambes devinrent guimauve. M'effondrai, mon dos glissant sur le tronc râpeux d'un vieux chêne.
« J'ai du sang »
Il m'embrassa.
« Mais arrête d'avoir peur! C'est rien! »
Il se figea. Regarda le sens de la source rouge qui coulait à la commissure de mes lèvres. Le sang ruisselant abondamment de mes gencives fraîchement striées par des lames invisibles, jusqu’à la petite fossette de mon menton.
« Qu'est ce que tu as? » Je crus m'évanouir un instant. Il me gifla frénétiquement.
Tout autour il y avait les tombes. Elles avaient émergé là à cause des bombes, des coups d’fusil, des mitraillettes, des lames, … C’était réel. Des dizaines de tombes tordues sur la terre, comme dans les films d’horreur dont nous nous nourrissions. Certaines de ces tombes étaient déterrées, d'autres simplement de travers, chahutées par des pillards et des racines d’arbres en croissance. Quelques-unes étaient intactes mais couvertes de lierres et de mousses. La liesse des morts brisait le silence.
Nous voyions la guerre et ses massacres sous le prisme des cours d’Histoire. Mais surtout des films hollywoodiens, au fil des années, avaient héroïsé certains acteurs de ce conflit, en avaient effacé d’autres… Les salauds, c’était les allemands. Les gentils, c’était les américains, les français, les anglais. On comprenait les choses comme ça.
A la longue, ce sang dans ma bouche avait pris le goût de l’herbe fraîche.
Malik dit sèchement: « Les Nazis, ils ne meurent jamais.
- Pourquoi tu dis un truc aussi horrible merde ! C’est comme si les nains de Blanche-Neige et les sept nains existaient vraiment.
- Qu’est-ce tu dis toi ! T’es qu’un con, comme tous les blancs. »
Les corps décharnés d'hommes en uniforme, en haillons s’étaient rués sur moi et me baisaient armés de doigts, de petits os pointus déchirants. Et Malik à genoux, admirant. La mort au bout. La mémoire est une machine à déformer. J’avais décroché. Je n’étais plus le gamin, cette chose grotesque sur laquelle le tonnerre des crétins adultes s’abattait… La nuit passa, dans la froid, dans le chaud de son corps, dans le champ des morts, les faces toisées par la lune… Amer. J’écris ça, mes souvenirs kitchs, la vie mauvais roman… Redevint l’autre. L’enfant se leva de terre et dévala le chemin en sens inverse… Malgré le brouillard, la lumière du jour éclata… C’était un matin transpercé par les nerfs, les « j’vais m’faire tuer »… Il avait laissé Malik seul, ronflant sur un tapis de feuilles… «J’vais me faire tuer, y vont me tuer »… Il avait pris soin de se rhabiller, de caler son cartable sur le dos… Sa course éreintante s’interrompit soudainement dans les bras d’un gendarme posté au bord de la route : « Oula petit ! Tu vas où comme ça ! On te cherchait partout ». Le gosse hurla, se débattit comme un diable, les « lâchez-moi ! Lâchez-moi ! »… Le képi le plaquait contre lui. Il sentait ses cuisses puissantes et le tissu désagréable de son uniforme…
Mon Usine, la suite… Premières pages du roman en cours d’assemblage (1 à 2 mois de taf)
Andy Vérol
Publié par hirsute à 15:04:39 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
Extrait de Mon Usine, la suite...
Andy vérol
Publié par hirsute à 14:20:05 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| 133| 134| 135| 136| 137| 138| 139| 140| 141| 142| 143| 144| 145| 146| 147| 148| 149| 150| 151| 152| 153| 154| 155| 156| 157| 158| 159| 160| 161| 162| 163| 164| 165| 166| 167| 168| 169| 170| 171| 172| 173| 174| 175| 176| 177| 178| 179| 180| 181| 182| 183| 184| 185| 186| 187| 188| 189| 190| 191| 192| 193| 194| 195| 196| 197| 198| 199| 200| 201| 202| 203| 204| 205| 206| 207| 208| 209| 210| 211| 212| 213| 214| 215| 216| 217| 218| 219| 220| 221| 222| 223| 224| 225| 226| 227| 228| 229| 230| 231| 232| 233| 234| 235| 236| 237| 238| 239| 240| 241| 242| 243| 244| 245| 246| 247| 248| 249| 250| 251| 252| 253| 254| 255| 256| 257| 258| 259| 260| 261| 262| 263| 264| 265| 266| 267| 268| 269| 270| 271| 272| 273| 274| 275| 276| 277| 278| 279| 280| 281| 282| 283| 284| 285| 286| 287| 288| 289| 290| 291| 292| 293| 294| 295| 296| 297| 298| 299| 300| 301| 302| 303| 304| 305| 306| 307| 308| 309| 310| 311| 312| 313| 314| 315| 316| 317| 318| 319| 320| 321| 322| 323| 324| 325| 326| 327| 328| 329| 330| 331| 332| 333| 334| 335| 336| 337| 338| 339| 340| 341| 342| 343| 344| 345| 346| 347| 348| 349| 350| 351| 352| 353| 354| 355| 356| 357| 358| 359| 360| 361| 362| 363| 364| 365| 366| 367| 368| 369| 370| 371| 372| 373| 374| 375| 376| 377| 378| 379| 380| 381| 382| 383| 384| 385| 386| 387| 388| 389| 390| 391| 392| 393| 394| 395| 396| 397| 398| 399| 400| 401| 402| 403| 404| 405| 406| 407| 408| 409| 410| 411| 412| 413| 414| 415| 416| 417| 418| 419| 420| 421| 422| 423| 424| 425| 426| 427| 428| 429| 430| 431| 432| 433| 434| 435| 436| 437| 438| 439| 440| 441| 442| 443| 444| 445| 446| 447| 448| 449| 450| 451| 452| 453| 454| 455| 456| 457| 458| 459| 460| 461| 462| 463| 464| 465| 466| 467| 468| 469| 470| 471| 472| 473| 474| 475| 476| 477| 478| 479| 480| 481| 482| 483| 484| 485| 486| 487| 488| 489| 490| 491| 492| 493| 494| 495| 496| 497| 498| 499| 500| 501| 502| 503| 504| 505| 506| 507| 508| 509| 510| 511| 512| 513| 514| 515| 516| 517| 518| 519| 520| 521| 522| 523| 524| 525| 526| 527| 528| 529| 530| 531| 532| 533| 534| 535| 536| >>
Commentaires