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Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/
Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/
Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.
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03 février 2010: j'ai bien bronzé à Gwada. Je suis revenu encore plus alcoolique, mais plus heureux... On dit souvent que je n'écris que de la merde. Les gens sont capables de critiquer les fonctionnaires, d'insulter une meuf qui est rentrée dans leur caisse, mais ils s'écrasent. En fait, j'en ai tellement marre, que je prends des bains tous les jours... J'ai les ongles des pieds sales.
04 février 2010: il est impossibleeeee d'écrireee ce nouveau livre. Malgré mes efforts, mon sexe ne répond pas, n'obéit plus. La picole, la vieille qui m'a sautée dessus, les meubles qui craquent la nuit... Tricky est si bon, j'ai pensé au réveil, qu'il me prenait en levrette, avec sa voix rauque qui me traitait de "bitch"... Je suis un mec ragga vulgos... Des gens à qui j'ai filé mon numéro comme un con, me harcèlent. C'est un jour.
05 février 2010: me suis remis derrière le rideau à mater les gens en bas, qui se ruent vers le centre commercial. Les petites larves montent le long de mes cuisses, entre les poils. On m'attaque de partout. Je ne sors plus, ne réponds plus au téléphone, et me méfie de mes amis... C'est certain, ce sont des fanatiques déguisés, qui se sont mis dans l'corps de mes amis. L'alcool, les insomnies, la perte de proches, les morceaux de Pet Shop Boy en boucle. Le chanteur frisé aussi me donnait envie. Always On My Mind me rendait si romantique, me rend tellement nostalgique, là dans mon salon, à trainer en calbute, les guiboles qui perdent le bronzage... Je touche mon sexe au-dessus de la table basse en chantant à tue-tête "little thing... you're always on my mind"!
06 février 2010: je les écoute quand je suis dans le bain, quand je vais dormir dans mon lit. It's A Sin, c'était les pieds sur le sable qui crame la racine des panards... Domino Dancing, c'était les chemises, les futals à pinces new wave, les roulages de pelle avec l'appareil dentaire... Je ne pense plus qu'à ça, je regarde mes doigts pleins de bagues. Manger un steak estampillé bio avec 5% de matière grasse en regardant les haïtiens crever dans la télé... en écoutant les "Pet Shop", en essayant de retirer cette crasse des ongles avec un cure-dents.
07 février 2010: On n'arrête pas de m'appeler. Deux éditeurs qui veulent taffer avec moi. Mais moi, je veux pas travailler avec eux. J'ai rien à dire. Suis une merde avec la couille qui sort et la musique des années 80 à fond. J'ai peur. On m'a frappé l'autre jour, en pleine rue: "Vérol, des mecs comme toi ça crève!". J'angoisse, j'anime une discussion littéraire avec Vincent Ravalec. Le mec, c'est une star presque. Mais surtout, va falloir que je sorte de chez moi, que je dise bonjour, que je fasse l'intello cool qui a peur de rien. Mon bronzage, c'est aussi imparfait que le nucléaire iranien.
08 février 2010: suis allé au resto chinois de Conflans tout seul. Il y avait une femme d'une soixantaine d'années qui avait envie de tendresse. Elle est venue à ma table, et m'a dit qu'elle m'avait reconnu. Elle était esseulée, comme moi, plutôt belle femme pour son âge. On a baisé dans ma pauvre bagnole. C'était froid, sec, mais torride. Nos viandes vulgaires.
09 février 2010: elle s'est excusée d'avoir fait ce malaise. Nous baisions pour la troisième fois cette nuit, et elle a eu des spasmes flippants. J'ai eu peur qu'elle crève comme ça. Je regrettais de ne pas avoir d'acide pour la dissoudre à jamais. Finalement, elle s'est portée mieux. ça m'a excité sa fébrilité. Je l'ai prise alors qu'elle était super mal dans le lit.
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Andy Vérol
Publié par hirsute à 19:16:20 dans Andy Verol | Commentaires (6) | Permaliens
Publié par hirsute à 18:25:15 dans Andy Verol | Commentaires (0) | Permaliens
J'vais pas me manger l'phallus toute la nuit pour essayer de bien faire mes noeuds d'lacets..; Si l'fu fend la fente à fion fion sur la route de Mery, j'mérite le "môman" des connards chiants français dans la cour des gauchos han hue, j'ai l'couillasse à roupette qui fait pas un prix Nobel, ni un prix d'littérature... Dans
l'sang suivent les
saignants...
C'est comme essayer de violer une meuf sans l'funky bite en érection... C'est ça.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 23:54:32 dans Andy Verol | Commentaires (15) | Permaliens
Yann Moix m’a appelé… Tout du moins c’est ce que j’ai d’abord pensé avant de m’apercevoir que je parlais à mon portable éteint… Les effets néfastes du sevrage ont commencé. J’ai envie de pleurer comme si je perdais la vie. Une violence que je me suis imposé. Arrêter de boire… après avoir arrêté le shit, la coc’ et le clope… Le cowboy sent ses forces s’épuiser, sent qu’il devient un pied tendre, un fond de sauce cramé… et décide lamentablement d’arrêter de picoler.
Sur le papier, ça paraît bien. C’est un vrai sujet littéraire depuis quelques années. En fait, nos grands-parents, mais plus spécifiquement nos parents pour les trentenaires de mon espèce, avaient initié le pouvoir des fleurs, la conso astronomique de LSD, de beuh’ (d’herbe qui disaient) et toutes les formes de gueudros qui pouvaient permettre de chatouiller le cul de Jah ou renifler la plante des pieds d’un truc hindouiste ou bouddhiste… ou plus trivialement pour se taper des partouzes sans complexe au nom de la libération des minous et des minettes.
Ça a vite tourné à la tornade cette affaire-là. Bon je la refais pas mais ça a été « j’ai des gosses maintenant, j’ai un tas de potes dead d’une OD et le SIDA et la crise, et la pollution et on fait quoi pour les prochaines vacances en club familial avec les cours de poney, de voile et la soirée dansante avé de la New Wave… »
Comme plein de mecs, j’ai commencé à boire pour faire comme les potes, puis parce que l’ivresse était désinhibante et coooool… Finalement les quantités n’ont cessé d’augmenter, et de soirée en soirée, les potes de beuveries ont disparu, mais la picole est restée. Je me suis mis, peu à peu à boire pour oublier la merde que j’étais quand je ne buvais pas, puis j’ai bu pour oublier que je buvais, puis pour oublier que je fumais, puis pour oublier que j’allais en mourir… Enfin j’ai fini par boire parce que j’étais devenu un junky à l’alcool, purement et simplement… Une demi-journée sans boire : les tremblements, et la mauvaise humeur, une fatigue intense que l’alcool détruit sans mal et la dépression, un regard objectif sur la vie et le monde : « C’est à chier, c’est de la merde. L’existence c’est pitoyable. Sers m’en un autre mec ! »
Les derniers temps, j’avais totalement cessé d’écrire des trucs potables…
Ma libido, mes pintes, mes culs-secs, mes rasades, … Ma joie, la tête en vrac, l’impression furtive d’être puissant, d’être bon écrivain… Voilà. J’ai honte mais je fais comme ces nullos d’écrivains bourgeois que sont Nicolas Ray ou Fred Beigbeder… Mais à la différence de ces hue-hue, pour ma part, c’est pour réécrire de nouveau, retourner à mon underground… Ceux-là ne font que tenter de devenir des écrivains à part entière…
Ça n’a pas de rapport, mais j’ai arrêté de boire quand j’ai cessé d’avoir les érections du matin et lorsque j’ai commencé à pisser un peu de sang.
J’ai arrêté de boire… ce matin… Oh putain ! Ce matin ! J’ai l’impression que ça fait un siècle… La dépression m’envahit. Je suis certain que je vais mourir !!! Que je ne saurai plus jamais rire (même comme un hystéro d’alcoolo), que je ne serai plus hardcore, papy en pantoufle, tête de con poli… Ah putain ! Je veux boire ! Mon corps, mon esprit réclament leur dose : picole, picole… Yann Moix dit dans mon portable éteint : « Maint’nant t’es comme tout le monde ».
Parce que c’est ça l’alcool, c’est l’élixir qui te fait échapper à la médiocrité. Quand tu bois, tu te bats – même mal – tu insultes des vigiles ultra-balèzes, tu insultes des gens sur Internet, tu bandes mou en pensant que tu bandes dur, tu es persuadé que tu sais écrire, chanter, danser sexy… Quand tu es bourré, tu vois tout, mais tout est orange, bleu, ce sont des formes, des ondulations plus que des corps, ce sont des bonnes odeurs plutôt que des haleines avinées. L’alcool réjouit le cœur à l’instant du coucher (effondré/défoncé/habillé… évanoui plus qu’endormi)... empêche les rêves et les cauchemars… L’alcool rajeunit, renforce la sensation de puissance. Mais les fantômes… Les crises de nerfs, les tentatives de suicide, les migraines insupportables, les séparations violentes sont là… mais très vite compensées par les teuf’ tout seul… On ne sent même plus le dégoûtant de son vomi.
Viande.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 20:09:16 dans Andy Verol | Commentaires (12) | Permaliens
J'avais du mal, comme ces jours où la luminosité blafarde laisse croire que l'on végète dans un coma artificiel... Et c'est peut-être de ça qu'il s'agit. Peut-être n'ai-je jamais vécu ce que je pense vivre... Peut-être que tout, autour de moi, est faux, complètement faux... Cette vie que je pense imaginer, ne pas véritablement vivre, c'est un peu aussi con et absurde que ces femmes plus très fraîches qui veulent encore ressembler à Sylvie Vartan. Tout comme vieillir avec des implants, des traitements, des heures de Body Karaté ou Cardio-training.
Tout ça m'est venu quand j'ai réalisé que cette fille avec qui je vis depuis près de deux ans, se tapait mon meilleur pote. Immédiatement, c'est la jalousie, la colère et la rage qui m'ont submergé... Je suis un être humain tellement prévisible. Puis j'ai soudain réalisé que ce qui m'entêtais le plus violemment, c'était de les voir tous les deux, baiser, rire, baver dans les draps, mais surtout la bite de mon pote. Un chibre colossal. Une obsession récurente chez moi. Je suis un homme tellement prévisible.
C'était soudain la petite famille qui s'effondrait. La petite soeur qui baisait avec le mec de son grand frère, la belle-mère qui se tapait le père de sa demi-soeur, etc. Le monde pourri à petite échelle.
Bon c'est bon, pas l'temps de continuer. Je retourne aux cauchemars.
Andy Vérol
Publié par hirsute à 08:29:31 dans Andy Verol | Commentaires (1) | Permaliens
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