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Andy Vérol - N'est pas ton ami

Le moindre de vos dons m'aidera à arrêter - Les écrits d'une petite frappe de la littérature

A lire et à écouter

Présentation

 


Une biographie d'Andy Vérol: Manu Chao, le clandestino, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Noir Désir, le vent les portera, juin 2009, Editions Pylône.Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Nouvelle d'Andy Vérol dans le livre collectif, Le Livre Noir de Ta Mère, Ed. de Ta Mère - 2009. Infos ici: http://detamere.blogspot.com/ 


 



Premier roman d'Andy Verol, Les Derniers Cowboys français. Collection Pylône - 2008. Infos ici: http://pylone.wordpress.com/


Une biographie d'Andy Vérol: Un noir désir, Bertrand Cantat, 2008, aux éditions Scali. Périmé.


Me cracher à la gueule, m'adorer, m'éclairer, m'obscurcir, me soumettre une opinion, un texte: hirsute.hirsute@orange.fr


 


 


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Duno, mon frère suicidé | 10 août 2009

Un indice pour savoir qui il était:

Publié par hirsute à 23:33:17 dans Andy Vérol & Duno | Commentaires (1) |

Des araignées dans la chatte du fantôme qui me surveille | 20 juillet 2009

Juste pour rappel, pour ceux qui n’ont pas suivi. Depuis deux ans maintenant, je mets en ligne certains textes de mon frère Duno. Ce dernier s’est suicidé dans les années 90 et je n’ai eu connaissance de son existence en tant que frère qu’au début des années 2000. Il était le chanteur d’un groupe qui connut un grand succès en France et dans quelques autres pays francophones. Par soucis de discrétion et de respect pour les autres membres de sa formation, je ne dirai jamais quel était ce groupe.

 

Enterré près de Bordeaux, il avait laissé des carnets, de très nombreux écrits, des journaux intimes où il vidait ses colères, ses rancoeurs, sa folie…

 

Andy Vérol

 

22 octobre 1996 - Nouvel extrait d’un cahier vert numéroté : 22ème lamentation. Italie fasciste:

 

On a joué à Rome hier. Mille connards pogotant comme des malades devant nous. J’ai pas aimé. J’aime pas aller en Italie. Les italiens puent le fascisme pour l’essentiel. M’en branle que ce soit pas vrai. Pour moi, ils puent ça et la magouille. Me demandais combien de ces petits keupons Aldo Maccione faisait du trafic, des activités de mafieux. C’est pas compatible avec l’anarchisme qu’ils exhibent sur leurs tee-shirts. La Major nous a payés un prix d’or pour aller à Rome. Mais dans le car qui menait à la salle, j’ai fait la gueule.

 

Les autres étaient contents et mataient un film de guerre à la télé. Moi je ruminais, je faisais attention de ne pas regarder dehors. Prendre soin de ne surtout pas se faire infecter par cette mentalité du tout-trafic-tout-football… Les italiens sont viraux, et traversent les vitres. Ils sont nuls en guerre mais très forts pour envoûter.

 

Ils ont l’arrogance des loosers, la prétention des fins de civilisation. Je matais mes pompes, des Nike hideuses qu’une ex m’a offertes sans aucune raison. C’est très confortable. On a plein de pompes en Occident. On aime ça les fringues, les shoes, les sous et les grands discours sur l’Humain. On  s’habille « bien » pour faire la leçon aux autres… Le rêve de cuisines aménagées des maîtres du monde et de leurs peuples connards.

 

« T’as quoi Duno ? » m’a demandé le guitareux.

 

J’ai rien répondu, ai allumé un joint. J’avais mal aux seins… Les tétons durs qu’une minette de 18 balais m’avait mordillé la veille dans ma loge… Elle était pas mal. Bourgeoise, propre sur elle, pas destroy. Ce que j’aime. La bourge qui s’encanaille avec Duno. Quand elle me suçait, je lui tirais les cheveux à fond. Comme j’étais bourré, je ne bandais pas des masses, mais ça suffisait. Je ne pense qu’à ça. Je n’envisage plus jamais de respecter aucunes femmes, sauf Patricia, et Noëlle… Quoique.

 

A la salle de concert, j’ai fermé ma gueule jusqu’à la balance. J’ai bu, j’ai fumé. J’en n’avais rien à cirer des ritals qui se pointeraient. Le fric coule à flot. Le jambon de Parme aussi. Mon ventre palpite d’angoisse. Cette vie de merde. J’ai une vie de merde.

 

J’avais décidé de ne mettre qu’un pauvre sweat et un jean. Pieds nus à la Yannick Noah… Les autres ont gueulé. Je leur ai dit qu’on ne jouerait que les morceaux cool, les slows, tout ça. Pas de morceaux speed.

 

« Eh mais t’es pas net Duno ! On peut pas faire ça !

- Si on va le faire. C’est tout ce qu’ils méritent ici.

- C’est quoi ces grosses conneries ! »

 

Notre manager était au bord de la syncope. J’ai insisté.

 

« Bon on fait la balance Duno, et ensuite, on voit. »

 

C’était tout vu.

 

Un quart d’heure avant, ce sont nos gars qui ont réglé tout. Mais j’ai insisté pour qu’on fasse la balance nous-mêmes pour une fois.

 

« T’es complètement parano Duno, les Italiens bossent aussi bien que nous.

- Fuck »

 

Ensuite, j’ai gueulé sur l’ingé-son. Angelo machin-chose a vite été agacé. Je n’avais pas particulièrement envie de l’emmerder ce viandard, mais j’étais suspicieux. J’avais l’impression qu’il voulait saboter mon live.

 

Finalement notre manager est venu temporiser. Il m’a filé de la coke et c’était reparti. Plus de déprime. Presque.

 

« Trouve moi une italienne avant que je monte sur scène ».

 

Je sais qu’ils en ont tous marre que je me comporte comme ça. Mais jusqu’à preuve du contraire, c’est grâce à moi que notre business tourne. Ma réput’ de connard fait venir toujours plus de jeunes crétins.

 

L’italienne avait 37 ans. Ouha ! Une vieille du tonnerre. Electrisante. Silencieuse, timide, réservée, nulle en pipe et franchement excitée de la hanche. On a fait ça dans ma loge. Une demi-heure avant le concert. Sans parler. Sans que je sache son prénom. Une italienne. Simplement. Ma spécialité locale. Je ne sais pas. Je suis mal. J’ai gerbé, presque sur elle, à force de trop boire du whisky… Romantique. Les tocs sexuels de Duno. Elle a décampé. J’ai remis mon jean et je suis allé sur scène illico.

 

Direct, je me suis foutu du public. Je n’ai pas parlé italien, ni anglais, ni français. J’imitais les singes en les montrant du doigt. Ça a commencé à siffler, à huer… alors les musicos ont commencé à jouer « Roule sur elle ». Le pied, je pensais encore à l’italienne.

 

Finalement, c’était à chier. On m’a balancé une tomate dans la gueule, ainsi qu’une chaussure. Alors, au bout de trois morceaux, je me suis barré. Définitivement.

 

Pas aliéné… J’étais mal dans le car. J’avais honte. Comme d’habitude. Alors j’ai bu. A fond. Je ne me rappelle que des araignées dans la chatte du fantôme qui me surveille.

 

Duno

Publié par hirsute à 14:59:22 dans Andy Vérol & Duno | Commentaires (0) |

Il a une tête de petite salope ce mec - Extrait des cahiers de Duno - Mon frère suicidé. | 24 septembre 2008

 

Au détour de la lecture intensive des milliers de pages écrites par mon frère Duno (je le rappelle encore, pour les nouveaux venus, que je n'ai appris son existence qu'il y a peu. Il était le leader d'un groupe électro-rock qui connut un vrai succès en France dans les années 90. Il s'est suicidé.), j'ai trouvé un passage sur le "nihilisme" qu'un lecteur a catégoriquement nié (par humour? Par cynisme? Par dégoût pour mes écrits?).

11 février 1995 - Page 17 (numéroté à la main) d'un cahier noir Clairefontaine à grands carreaux bleus!

Après le concert à Montpellier, j'ai décidé de reprendre ma vie en main. Je me dis ça à chaque fois que je déchire mes nuits. Celle-là fut particulièrement nique sa mère. Dans la face de pute qu'a le monde, j'ai vu que la vérité était dans le pathétique des gens qui se lèvent chaque matin, pour faire un boulot de merde. Un jour, un mec dira à ces cons de Français: "Je suis avec vous ceux qui se lèvent tôt!" La communication politique fera office de programme et les petites phrases seront les plans quinquennaux de l'ultérieur (j'aime bien c'terme, plutôt que dire le futur, dire l'ultérieur, comme rappeler que ce futur est évidemment la résultante du présent, j'ai les couilles qui grattent).

Il y a en ce moment, un merdeux qui a trahi Chirac en rejoignant cette vieille peau de Balladur - l'ultérieur au service des morts-vivants - qui s'appelle d'un nom de merde d'un pays de l'est. Sarkozy. Il a une tête de petite salope ce mec. C'est l'avenir de la France ce genre de crevard. Un arriviste avide de pouvoir qui giflera la gueule les français avec son gland gluant.

Je décide de me reprendre en main. Arrêter l'alcool. J'peux pas. Arrêter la coke et le shit. Niet j'parle un peu russe les puces poussent dans mon caleçon moite mais non. Je dois pourtant. Je dois aussi d'arrêter. Je suis trop vieux pour baiser des filles de 17 ans qui savent pas bien sucer, qui se débattent, qui ont des peaux d'abricots chauds. Chuuut.

Bon alors je me dis que la vie, c'est les presque morts. Les gens qui se lèvent, font un boulot de chiotte, vendent tout, pensent à s'acheter tout ce qu'il y a d'achetable avec des crédits et leurs salaires de daube. Le Français moyen, celui qui se lève le matin, est un nihiliste. Il ne s'octroie rien en terme intellectuel. Il se gave du terreau, des minerais, des vies animales. Il brûle tout pour bouffer, pour faire la leçon.

L'autre jour, une femme, la quarantaine, avec ses petits cheveux, son petit tailleur, ses talons, son petit maquillage, me dit: "Vous je vous aime pas, vous portez des mauvaises valeurs pour nos jeunes! Vous faites l'apologie de la drogue, du viol et de la décadence morale! Sans parler de la drogue!" Je lui ai mis une grosse gifle - l'a porté plainte la salope garde à vue procès en vue prison peut-être amende en tout cas l'aura mon argent mal acquis cette chienne - et lui ai hurlée n'importe quoi dans la gueule.

Et puis je me suis dit qu'elle était une pure nihiliste au fond. Je l'imaginais s'appliquant à sucer studieusement la bite demi-molle de son homme pourri. Elle ne savait même pas sucer. Elle ne savait même pas tendre sa croupe face à la queue, et elle venait me faire la leçon. Elle ne valait rien, elle le savait, mais gardait ce côté hargneux qu'ont les vrais nihilistes à l'endroit de ce qu'ils refusent: la vitalité. Parce que boire, se droguer, se bastonner, insulter, se lever à n'importe quelle heure, abuser sexuellement de tout ce qui a un sexe, se foutre des règles, se foutre de l'ordre, chier sur la morale, pisser à la raie de l'Humanité et surtout de l'Occident, c'est salvateur, c'est la vitalité, c'est l'ultérieur des gens à la vie courte mais aux mains propres... Cette connasse avait de beaux yeux. Je lui ai dit, en regardant sa fille de 14 ans: "Je suis sûr que la petite suce cent fois mieux que toi vieille conne. Tu devrais lui apprendre à bien sucer à ta fille, ça lui évitera de se prendre des grosses baffes dans la gueule à l'instant de l'orgasme."

Dehors il faisait gris morose. J'ai rendez-vous, j'me casse.

Duno

 

Publié par hirsute à 08:06:40 dans Andy Vérol & Duno | Commentaires (0) |

"L'intérêt jubilatoire qu'il y aurait à juter sur ses nibards pleins de lait...' Extrait des carnets de mon frère suicidé. | 13 août 2008

Bon hier, j'ai recopié ce texte de folie de mon frère. Je vois surtout qu'il se sentait seul malgré le succès de son groupe. Il était seul, pire isolé. Duno avait un regard perçant, percutant, en tout cas sans concession sur le monde qui l'entourait. Ce texte (daté d'août 1993) est tiré d'un carnet bleu non numéroté:

Ça m'a donné un coup de fouet. Patrice, je lui parlais pas avant cette expédition. Pendant les tournée du groupe, il y a un tas de personnes qui gravitent autour de nous sans que nous sachions vraiment qui ils sont. On te donne à bouffer en se présentant.

« Salut j'm'appelle Jérémie, c'est moi qui te sert tes pâtes ce soir. J'adore c'que tu fais. T'es un pur, un destroy, tu déchires. »

Et Patrice, c'est juste le frère du manager. Il a une tête de rouquin. Je fais partie de ces cons qui pensent les rouquins ça pue de la tête. Dans mon intérieur de con, je sens qu'ils puent, et que leur rousseur est un défaut de la nature insupportable. Ça ne vient pas de moi toutes ces conneries. C'est le fait d'une éducation. Quand j'avais 12 ans, j'étais dans une famille d'accueil. Jeanne et Bernard, les pires beaufs de la planète, gentil et tout à qui on confiait des gosses à gogo. J'étais le énième à être recueilli chez eux. Doux, aimants, délicieux. Jeanne c'était une fausse maman. J'aimais regarder ses énormes nibards et me caresser ma jeune bite derrière la toile cirée. Elle avait de gros mamelons, des aréoles aussi larges que le vaisseau-mère de la série « V » (comme vulve argh on disait avec les potos du bahut). Des ballons à jute. Sans avoir jamais vu un seul film de cul, à cet âge-là, j'avais déjà compris l'intérêt jubilatoire qu'il y aurait à juter sur ses nibards pleins de lait... La jute blanche sur la toile jaune zip ripait flan ! et dégoulinait rebelote sur la cuisse. J'ai éjac dès l'âge de 12 ans. Quand je faisais ça, je gueulais dans ma tête « MAMAN SALOPE T'ES BONNE ».

Bref Jeanne et Bernard, c'était aussi des racistes. Des bons français racistes. Mais contrairement à ce que disent les immigrés ou les enfants d'immigrés ou les gauchistes, le racisme de ces vieux français n'étaient pas pire que celui des anti-racistes qui parlent avec une haine et un mépris inégalable des « fachos ». Qui l'est ? Qui ne l'est pas ? Je prédis que dans quelques années, les « universalistes », les « humanistes », les « droit-de-l'hommistes » diront des anti-cléricaux, des anarchistes anti-religieux, des athés anti-mollah anti-curetons anti-moines bouddhistes et autres, que ce sont des gens intolérants pour la religion et la foi des autres, qu'ils sont dangereux, voir racistes, extrémistes et radicaux. Retour à la case départ. Dans quelques années, lorsque nous serons dans les années de l'après-an 2000, le XXIème siècle deviendra religieux, spirituel, et donc, primitifs, archaïques malfaisant. Croire en un dieu est une chose. Se soumettre individuellement, à la rigueur. Mais ça n'est jamais un choix personnel, et bien un conditionnement culturel pitoyable,  le moyen le plus efficace que les puissants aient trouvé pour assujettir les masses. Bernard était donc raciste, infecte dans le style, mais pas pire que tous ceux qui veulent construire des églises, des mosquées, des synagogues et des temples protestants ou bouddhistes sur le territoire de la France, gros pays qui n'a eu qu'un mérite : celui de mettre des gros coups de boule, de bite, de pieds dans le fion puant des religions... Je m'embarque dans un merdier de pensées là.

Donc le groupe, et surtout moi, je bouffe à part, avant chaque concert. Je suis semi-bourré, c'est-à-dire que je plafonne ma conso de stups et d'alcool. Parfois j'enfile une lycéenne bénévole qui est venue pour aider. C'est comme ça que j'ai baisé Isa, une jeune fille de 16 ans qui faisait super mal les nouilles mais gravement bien les pipes. Je me disais « putain qu'elle pompe bien la petite ». Et quand je lui ai giclé dans la gueule, j'ai lâché d'un flan : « C'est ton gentil papa qui t'a appris à faire ça ? » L'a pas osé me gifler la petite, mais j'ose imaginer que dans quelques mois elle demandera à son boyfriend lambda de lui baffer la gueule avec son gland gluant. Guerre.

Patrice passait et repassait devant moi. Je disais au manager ce qu'il foutait là, mais l'autre faisait celui qui n'avait jamais le temps de répondre. Notre groupe, c'est ça. On paye des gars à faire on ne sait quoi, on ne sait où, et tout le monde, surtout la maison de disque et le manager, nous disent que c'est normal t'inquiète pas on s'occupe de tout.

Alors je lui ai dit que tant qu'à faire, je voulais que le Patrice devienne mon chauffeur perso pour aller en Ukraine. Ça lui ferait les pieds, et je pourrais m'enfiler des autostoppeuses sur la banquette arrière.

Bagnole pleine donc. Et c'est alors qu'une trisomique de vingt ans à peine, s'est ruée sur moi en gueulant : « J't'aime Duno, t'es mon chanteur préféré réré... » Oh putain.

A suivre...

Duno & Andy Vérol

 

Publié par hirsute à 07:54:55 dans Andy Vérol & Duno | Commentaires (0) |

Extrait des carnets de Duno, mon frère suicidé: 'Juste avant de rencontrer la triso" | 11 août 2008

On avait rempli la voiture. La voiture était remplie. Pleine de mes valises. J'avais pensé à tout. Il ne fallait pas oublier. Ne rien oublier. Patrice me faisait chier: " Tu peux pas prendre ça. Franchement. ça blinde la bagnole. On le fera expédier par avion le reste, fais pas chier Duno."

J'ai dit "non". J'étais en boucle dans le boudin de mes pensées. Ne pas hésiter à lâcher des formules. Je brûlais d'arriver. France - Ukraine en voiture, c'était absolument abusé. Mais j'avais pas envie de l'avion. J'avais envie de me faire mal, d'arriver chez les ukrainiens sur les genoux. C'était un beau projet. Patrice, c'est le frère de notre manager. C'était lui le chéquier, l'approvisionnement, les nuits au volant, le punching-ball. Il allait morfler. J'en étais intimiment persuadé.

A suivre...

Duno

Publié par hirsute à 08:06:10 dans Andy Vérol & Duno | Commentaires (1) |

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